Voyage dans le temps RPG
Le temps est une invention de l'Homme, vous savez. Alors autant jouer avec puisque la vie n'a aucun sens... Mais plusieurs. Tenez, des centaines de personnes disparaissent chaque année sans donner d'explications. ça donne la chair de poule, non? Paris est une grande ville. Elle a des projets pour certains de ses habitants. Vous ne me croyez pas? A votre guise... Mais croyez vous vraiment que ce soit le hasard qui vous ait conduit jusqu'ici?



 
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 Les archives de RP

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Tess
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MessageSujet: Les archives de RP   Ven 24 Mai - 19:59

Voici ci dessous tous les précédents RP existant en 1690 à la cour du roi du temps où le RPG n'était encore qu'un RPG skyrock.


Dernière édition par Tess le Mer 29 Mai - 19:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les archives de RP   Mer 19 Juin - 12:03





«Les femmes à la cour du roi sont d'un distingué...»

Légende couleurs: noir Marie (Marie-Elizabeth), bleu Tess (Oscar et Adèle), rouge foncé Lola (Elisabeth)

RP entre Marie-Elizabeth, Oscar, Elisabeth et Adèle


Marie-Elizabeth se promenait dans les couloirs du château du roi, veillant à ce que sa robe cache bien ses mollets comme les dames de cette époque. Elle de déplaçait tranquillement, sans se presser, son éventail non ouvert à la main. Elle saluait respectueusement les personnes qui passait à ses côtés.

Le carrosse du frère du roi arriva dans la cour du château de Versailles. Oscar n'avait pas cessé de faire l'enfant durant tout le trajet. Cela faisait bien rire Monsieur. Le valet prenait tout son temps pour venir leur ouvrir la porte, Oscar n'en pouvait plus. Il ouvrit d'un grand coup de pied la porte du carrosse et en sortit d'un bond: " Ah mais quand même! *se tourne vers le domestique* Si vous étiez payés à la minute vous seriez riche mon vieux! Mais malheureusement pour vous et heureusement pour nous vous ne l'êtes pas alors pressons! Je suis l'invité du frère du roi! *il lança un dernier regard noir à son interlocuteur avant de s'en désintéresser complètement et de s'étirer. Le domestique ne savait plus ou se mettre, et s'inclina face à monsieur.*
Le frère du roi pouffa de rire et descendit tranquillement le carrosse à l'aide du marche pied qu'on venait de lui apporter. Il plaça sa main sur l'épaule d'Oscar d'un air tendre:" L'impatience de la jeunesse, ne t'en fais pas on est arrivés à Versailles...
Oscar fit une moue enfantine: la prochaine fois pas question d'attendre le carrosse de ta femme c'est compris?
- D'accord d'accord..." Oscar lui vola un baiser avant de faire un sourire malicieux. Il lui emboita le pas et entra dans le palais. Leur entrée à tous les deux fit jaser. L'assemblée entière de courtisans se mit à chuchoter des messes basses à propos du frère du roi et de son amant si sans gêne et si séduisant.
Oscar adorait être le centre de l'attention. Il avançait d'un pas sûr et confiant.


Marie-Elizabeth se dirigea sans se presser vers le bruit qu'elle entendait de si loin, elle ouvrit son évantail et s'approcha d'Isabelle De Marquis, une des femmes de la cour et une des nombreuses amante du roi : Que se passe-t-il en cette demeure, ma chère amie? *Demanda-t-elle en s’éventant doucement*
_ L'arrivée du frère du roi, mon chère Marie-Elizabeth, et d'après ce qui est visible, de son amant également qui a voyagé avec lui au lieu de sa conjointe. *Répondit Isabelle, maîtresse d'elle-même*
_ Et c'est cela qui fait autant jasé dans la cour?
_ Oui, leur arrivée est très attendu, beaucoup essaye de se rapprocher de Monsieur pour pouvoir se rapprocher de notre Roi. *Isabelle sourit aux arrivants*
_ Si ce n'est que cela, j'aurai préféré continué ma lecture, ce cher livre était bien plus intéressant que les derniers amours de Monsieur.
_ Marie-Elzabeth! *réprimanda son amie*
_ Ce n'est que mon humble avis ma chère amie.

Le roi était au fond de la salle, accaparé par de nombreuses personnes (surnommées les vautours par Oscar) qui essayaient d'attirer son attention, lorsque un des valets personnels du roi lui informa à l'oreille que son frère était arrivé. Le roi se devait de venir le saluer en personne puisqu'il était membre de la famille royale, selon l'étiquette. De plus il avait une profonde tendresse pour son petit frère qui avait toujours besoin qu'on s'occupe de lui.
Oscar vit donc le roi et ses courtisans s'avancer droit devant eux, il se tint donc sagement près de son amant et fit une révérence exquise à l'arrivée du monarque. Monsieur se contenta d'incliner la tête vu son rang et le roi fit de même. Ils échangèrent quelques banalités sur le temps qu'il faisait et les événements de la cour. Oscar commençait à décrocher à cause de l'ennui mortel de la discussion quand le roi finit par se tourner vers lui:
" Ainsi c'est vous Mr de Bonaventure qui avez fait une si forte impression à mon frère?
Oscar pouffa de rire puis répondit sur un ton assez impoli: C'est Bonaventure tout court, je n'ai aucun titre votre majesté, je me présente devant vous aussi humble sois je. *il fit une courbette par moquerie puis releva la tête* Quand à l'impression que j'ai fait sur votre charmant petit frère, je suis bien surpris que vous en ayez eu vent. Ais je déjà une réputation à la cour?"
Quelques courtisans furent choqués du ton que prenait Oscar pour répondre à sa Majesté. Mais Louis ne s'en offusqua pas et répondit:
_ Je vois ce que Monsieur vous trouve. Vous êtes plein de... vie. Quand à votre réputation, ne vous en faîtes pas, le roi se doit seulement de tout savoir puisqu'il est l'envoyé de Dieu. Sur ce monsieur Bonaventure...
_ Vous pouvez m'appeler Oscar *il fit un clin d'oeil à Marie Elizabeth qu'il trouva très belle*
_ A bientôt peut être..."


*Elisabeth avait été pousser par son père de venir dans la grande salle du Palais pour peut etre que le Roi ne lui adresse la parole ou bien peut-être Monsieur qui était de séjour au Palais c'est temps-ci. Mais elle s'en moquait et était plonger dans un roman de cape et d'épée adosser doucement à un pilier de la grand salle et selon elle caché. Elle ne remarqua pas l'échange entre Le Roi et ce...Bonaventure. *

Marie-Elizabeth contrairement aux autres ne prit pas une mine choqué des paroles d'Oscar, elle ne montra qu'un intérêt poli à cette étranger, elle avait bien entendu salué le Roi comme le devait l'étiquette, mais elle n'avait que peu accordé d'attention à cette discussion, elle ne l'intéressait pas, elle préférait rêvasser sur son livre.
Elle regarda le Roi partir et quand il passa devant lui, elle s'enquit de la santé de sa conjointe avec qui elle était proche:
_ Mon Roi *se penche pour le saluer* Comment va Madame, notre reine?
_ Notre Reine va très bien Marie-Elizabeth, elle pourra bientôt recommencé vos discussion autour du feu, je sais qu'elle lui manque.
_ Bien, mon Roi, merci de ces informations, je ne vais pas vous importuner plus longtemps.
*Le Roi partir*

Oscar soupira en voyant le roi partir et se tourna vers son amant: Ce fut un échange passionnant qui alimentera les ragôts de la cour pour un bon bout de temps tu ne crois pas?
Monsieur esquissa un sourire: Fais tout de même attention à comment tu parles aux nobles... Rappelle toi tu n'es...
_ Qu'un simple comédien. Je sais je sais. *il lui donna une petite tape sur le nez* Mais le meilleur des comédiens. *Il repéra Elisabeth adossée à un pillier* Si tu veux bien m'excuser...
Monsieur le retint par le bras: Avec qui vas tu parler?
Oscar leva les yeux au ciel: Mon dieu que tu es jaloux, j'ai seulement repéré ce bon vieux monsieur Chemin... Tu vas m'interdire de parler à notre maréchal ferrand peut être?
Monsieur baissa les yeux, il ne se laissait pas avoir par le subterfuge d'Oscar mais il le laissa tout de même partir: A tout à l'heure...
Oscar lui fit un clin d'oeil: Je t'embrasserais bien mais ça ne serait pas correct *il avait bien insisté sur le dernier mot en guise de raillerie puis fila vers Mr Chemin*: Tiens monsieur Chemin quel grand plaisir de vous voir je vou... *voit que Monsieur ne le regarde plus* Allez Ciao! *lit au dessus de l'épaule d'Elisabeth* Oh je l'ai lu, il est vraiment passionnant ce livre. *sourire*


* La jeune demoiselle sursauta doucement, elle referma le livre et le cacha derrière son dos en se tournant face au jeune homme* Excusez moi, Monsieur mais il n'est pas de bonne convenance d'aborder une jeune femme sans la prévenir sans une personnage qui servirait d'intermédiaire...*elle semblait réciter un cour qu'elle avait appris et répéter à multiples reprise*

Marie-Elizabeth était à côté des deux jeunes gens, elle gardait son calme et sa maitrise de soi mais un coin de sa bouche se souleva en guise d'amusement, elle reprit sa discussion avec Isabelle.

Oscar fit de grands yeux avant de s'esclaffer bruyamment. Il fit une petite révérence: Je vous prie de m'excuser mademoiselle de bonne famille. Mais je pensais que vous vous éloigniez du monde derrière ce pilier, exprès parce que vous n'aimiez pas toutes ces bêtises d'étiquette et de cour. Vous m'en voyez désolé que cela soit faux. *il lui tourna le dos et continua de parler pour attiser sa curiosité* Après tout il est vrai que la plupart des dames de la haute société se contente de rêver à de grandes batailles au mousquet dans les livres plutôt que de vivre pleinement...
On entendit la puissante voix du valet chargé d'avertir de l'entrée de quelqu'un d'important: Les mousquetaires!
Une garnison d'une dizaine de personnes entra, Adèle y compris. Ils revenaient de mission et le capitaine son oncle se devait de faire son rapport devant la cour. Adèle mourrait de peur d'être découverte en plein Versailles sous les yeux du roi mais elle restait digne.


* Elisabeth attrapa doucement le bras d'Oscar et lui chuchotta* Même si une demoiselle comme moi s'ennuie à la cours et souhaite de partir pour voguer sur des mers d'un bleue plus bleue que ma robe ou bien de rester sur le pont d'un bateau en regardant l'horizon en quête de navire ennemis...*elle avait fermer les yeux pour laisser son imagination faire ce que bon lui semblait. Au son de la voix du Valet, elle se redressa, rouvrit les yeux et s'approcha de l'oreille d'Oscar* Je ne supportes pas les étiquettes et les manières de la cours mais je me dois de les respecter pour l'honneur de mon père. Ne dites pas trop de bêtise Oscar, la cour ne vous apprécie pas plus que la Peste...*Elle lui fit une petite révérence et s'approcha un peu pour voir les mousquetaires.*

Oscar plissa les yeux puis haussa les épaules d'un air amusé: Ah ces femmes nobles... *n'en avait rien à faire des mousquetaires, il cria à l'encontre d'Elisabeth, de plus en plus impoli* Alors c'est l'uniforme des mousquetaires que vous préférez? Toutes les mêmes! *il crisa le regard de Monsieur, un regard blessé et jaloux. Oscar lui rendit un regard froid et chercha du regard ce qu'il pourrait bien pouvoir faire pour s'occuper. Sa vie était si trépidante avant... Pourquoi avait il rejoint Monsieur? Il prit un des petits fours qui était disposé sur une table et s'en régala. Pour les chouquettes et la brioche. Il sourit à cette pensée, il s'était vendu pour de la riche nourriture et des vêtements neufs.* "La peste hein..."

On fit place aux mousquetaires, qui mirent tous un genou à terre devant le roi. Adèle gardait la tête baissée, espérant que son chapeau volumineux cache ses traits fins. Son oncle prit la parole: "Nous n'avons toujours pas trouvé ce satané pirate mais nous avons saisi toute une partie d'un autre équipage pirate ainsi que leur marchandises sire."
Le roi soupira: Très bien capitaine... Puisque vous êtes là profitez de la fête vous et vos hommes, vous l'avez bien mérité.
L'oncle d'Adèle ne put s'empêcher d'avoir un regard inquiet pour sa nièce: C'est à dire que.. Votre Majesté nous ne sommes pas dignes de...
Le roi fit un geste de la main pour montrer son impatience: Il suffit Capitaine. Laissez un peu de mou à vos hommes, je suis sûr qu'il aimeraient se joindre à nous n'est ce pas?
Adèle grommela tandis que les mousquetaires se mêlaient à la foule. Son oncle lui fit signe de se faire discrète. C'était facile à dire...


Marie-Elizabeth regarda froidement Oscar : Un peu de tenue serait le bienvenue Monsieur, je ne suis pas sur que d'être l'amant du frère du roi suffira pour toujours à être dans ses bonnes grâces. *Elle n'avait pu s'en empêcher d'intervenir en faveur d'Elisabeth surtout en entendant Oscar critiquait tout et à tout va* Maintenant, je dois y aller, Isabelle, je vous attends à la salle de lecture à 19h? *celle ci hocha la tête.*

Oscar finit sa chouquette et rendit son regard froid à Marie Elizabeth, il lui répondit calmement: Raison de plus pour en profiter aujourd'hui, si vous êtes à la cour depuis assez longtemps vous devriez savoir que ça ne dure jamais bien longtemps, quand bien même vous seriez irréprochable.

Marie-Elizabeth retient un sourire amusé à a répartie de l'homme devant elle, cela la changeait des hommes qui s'inclinait devant elle, ne souhaitant pas être contre elle car elle était proche de la Reine : Cela tombe bien alors que je ne viens que d'arriver à la cour, on pourra ainsi excuser mon impudence, ce qui ne sera point votre cas, mon cher, et il y a profiter et creuser sa propre tombe.

* Elisabeth lança un regard à Oscar et lui dit sans un son* Ce sont les Pirates et les voleurs qui m'attire le plus ! *Elle inclina doucement la tête, puis fit une révérence en gardant la tête baiser à Marie-Elizabeth* Madame...*elle recula doucement et en se retournant se retrouva nez à nez avec Adèle* Oh veuillez m'excusez...*l'observa attentivement et lui fit un petit sourire malicieux* Monseigneur...

Oscar esquissa un sourire en entendant Elisabeth: Rien que ça... Mais j'ai plein d'amis qui se feraient une joie de dépuceler une jeune noble dévergondée comme vous. Devant votre cher papa ou non *lui chuchota t il avant de l'ignorer et de regarder le décolleté de Marie Elizabeth* : On excuse tout de la part d'une femme aussi... en forme que vous *sourire lubrique puis haussa les épaules* J'ai toujours su que je mourrais jeune. On fera une pièce de théâtre comique de ma vie misérable *sourit et siffle le valet qui détenait les boissons*
Adèle croisa le regard d'Elisabeth et rougit. Elle prit son chapeau d'une main et se l'écrasa sur le visage: Hm hm ce n'est rien je vous en prie madame... *Elle était si belle et distinguée.... Tout ce qu'elle ne serait jamais...*


Marie-Elizabeth s’inclina elle aussi devant sa consœur : Mademoiselle plutôt.
*Se tourne ensuite vers Oscar* Vous avez encore des progrès à faire dans les compliments Monsieur, mais seriez-vous donc en train de vous appesantir sur votre vie? Cela ne ressemble point aux rumeurs qui courent à votre sujet. *prend un des amuses-gueules de la salle pour le manger*

Oscar lança un regard à Marie Elizabeth: Ah bon? Et qu'est ce qui me ressemblerait davantage selon vous? Éclairez moi *sourit*

Marie-Elizabeth lui rendit son sourire, mais un petit sourire mystérieux : Cela dépend, ce que je sais de vous, ou ce qu'on dit à votre sujet mon cher ami? *croque dans son amuse-gueule, amusé du tour qu'avait pris la conversation*

* Elisabeth sourit doucement à Adèle* Ne vous en faites pas très cher ce n'est rien je vous l'assure ! *elle pencha la tête sur le côté ne sachant pas très bien si elle avait bien cru se trouver nez à nez à une femme tout à l'heure ou si elle s'était tromper* Je vous pris d'excuser mon insolence mais depuis quand êtes vous Mousquetaire ?

Oscar prit un air théâtral qui lui seyait à merveille: (à Marie Elizabeth) Tenez.. dîtes moi ce qu'on dit à mon sujet, ça m’intéresse. *sourit en se doutant que ça ne serait pas des plus tendres*
Adèle gardait son chapeau baissé qui lui couvrait la moitié du visage. Elle répondit avec une voix grave: Et bien... Depuis une semaine... Pourquoi ça se voit tant que ça? *esquisse un sourire*


*Elisabeth sourit agréablement et retient un petit rire* Non absolument pas Monseigneur ne vous inquiète point. C'est juste que quelques chose m'intrigue fortement...j'ai ouïe dire qu'un Pirate était rechercher par vous mais pouvez vous m'en dire plus ? *elle avait les yeux qui pétillaient*

Marie-Elizabeth pencha la tête sur le côté, avalant son amuse-gueule : Intéressé par des ragots de second ordre? Je dois vous dire que si vous êtes vraiment intéressé par cela, il faut aller voir Anne-Louise et Francesca au fond de la salle. Enfin, sur vous, on dit que le frère du Roi vous as courtisé pendant un temps et que vous avez cédé, heureux de votre sort, vous auriez un bon talent en comédie mais les personnes de la cour déplore vos apparitions rares ce qui les réconfortent dans l'idée que vous êtes vraiment devenu le mignon de Monsieur, et très heureux de l'être, vous seriez aussi le bourreau des coeurs qui ne peut plus exercer de son talent sur ceux-ci.

Oscar fit une grimace: Ma parole vous pourriez ouvrir un stand dans les rues de Paris en vous vantant être médium *rit* Je n'ai plus rien à cacher on dirait, vous lisez en moi comme dans un livre ouvert. *échange un regard malicieux avec elle* A mon tour vous voulez bien? *saisit son regard et fait mine de lire dedans* Tout juste sortie du couvent, mais moins innocente que l'on pourrait croire. Melle Du Duc est à la cour car elle a une tendance précieuse. *sourit* Collier en perle de nacre, belle coiffe et robe très chère, vous pourriez très bien plaire au roi mais on dirait que vous ne faîtes pas beaucoup d'effort pour cela... Et vous avez les faveurs de la reine à ce qu'il parait.
Adèle ne savait pas quoi répondre, pourquoi s'intéressait elle à cela?: Pourquoi une demoiselle d'un noble rang s'intéresse à ces choses là? Vous savez ce n'est pas bien passionnant, nous les hommes de la garde du roi nous ne faisons que les basses tâches... Nos rares prouesses nous les montrons à l'épée et quand nous donnons notre vie pour la France. *son chapeau laissait à présent entrevoir ses beaux yeux verts, elle s'était laissée allée*


*Elisabeth fit un sourire encore plus grand* Qu'elle plaisir de pouvoir entendre parler avec tant de passion...C'est la passion qui vous pose à faire ce que vous faite Monseigneur, une demoiselle d'un noble rang comme vous dites, s'ennuie à la cour...mais la plupart de le montre pas. Pour ma part avoir l'occasion de pouvoir aborder un vrai sujet de conversation avec un Mousquetaire est un plaisir et un honneur !!

Marie-Elizabeth eu un rire sincèrement amusé : Il faut croire que nous sommes deux à en savoir plus sur l'autre que ce qu'il ne paraît. Je ne m'intéressais pas à devenir méduim, que sera la vie sans surprise? Il est tellement plus plaisant de ne pas savoir ce que la vie où les gens peuvent nous réserver dans le futur. *Elle inclina ensuite la tête* Il est que je suis proche de notre Reine, mais à quoi cela servirait d'être aussi proche du Roi, devoir le suivre partout et essayer de lui sourire à chaque occasion qui se présente? Ce temps peut-être utilisé d'une manière plus précieuse. Ainsi, vous me pensez moins innocente que la plupart de ses dames, qu'est ce qui pourrait vous faire croire cela mon cher ami? *avec un sourire amusé qu'elle ne cachait pas*

Adèle fut quelque peu surprise d'entendre parler une jeune femme avec autant de franchise qu'elle même. Si elles s'étaient connues plus tôt peut être auraient elles pu devenir de vraies amies. Malheureusement cette jeune femme croyait parler à un mousquetaire pur et dur... Adèle finit par sourire, touché par les propos d'Elisabeth: C'est un plaisir pour moi de rencontrer quelqu'un qui admire tant les faits d'armes et la noblesse de coeur! Il est vrai que l'amour de la France et de la justice m'ont poussé à devenir mousquetaire. *sourit. Elle pensa qu'en effet elle n'aurait pas supporté de s'ennuyer à la cour comme Elisabeth le faisait, et qu'elle avait tout de même de la chance d'avoir son oncle pour la couvrir dans ses aventures.* Tenez l'autre jour j'ai pourfendu moi même un brigand qui venait de voler tout un carrosse de voyageurs... Il s'était enfui à cheval et...
Un mousquetaire vint interrompre Adèle, c'était un de ses compagnons d'armes. Il lui frappa dans le dos en riant: Alors on ne me présente pas Marc? *s'incline* Enchanté mademoiselle.
Adèle: Ah... Ce n'est pas ce que tu crois Cédric! Madame, voici le second en chef des mousquetaire Cédric Gaudroit.
Cédric: J'espère que notre Marc ne se montre pas impoli avec vous *rit*

Oscar esquissa un sourire: Je ne pense pas comme vous, il est tellement plaisant d'aller voir une bohémienne pour s'entendre dire ce qu'il ne faut surtout pas faire... et de le faire quand même. *la regarde de haut en bas* Et bien j'ai mes sources, Monsieur est très bavard le matin au lit. Et pour ce qui est de votre manque d'innocence disons que j'ai le nez pour repérer les gens comme cela. *se prend une flute de champagne et lui en tend une*


Marie-Elizabeth prit la flute avec un sourire amusé : Eh bien, explorer vous-même son côté bavard si vous le voulez mon cher ami, mais je ne tiens que peu à l'explorer moi-même, en quoi des ragots venu du Roi changerait donc ma vie? Mieux vos profité de ce temps pour se promener, lire, regarder un pièce ou tout autre activité possible. Votre nez pourrait vous tromper mon cher Monsieur, si c'était le cas, soyer sur que j'en serais navré *amusé et buvant son verre*

* Elisabeth était totalement enchanté et absorbé par tout ce qu'elle lui racontait et fut quelques peu surprise qu'on vienne les interrompent. Elle sourit doucement en faisant une petite révérence * Enchanté Monseigneur Gaudroit, je suis la fille du Comte de Bordeaux, Elisabeth Tanner. *Elle lui lança un petit regard en riant* non pas le moins du monde, Votre ami Marc me racontait un de vos exploit !! * Elle regarda Adèle comme pour avoir la suite* Et donc comment avez vous faite pour rattraper le carrosse qui avait été pris par ce brigand ?

Oscar pouffa, son rire enfantin emplit la pièce, ce qui lui valu quelques regards intéressés de femmes de la cour. Il but de moitié sa flute de champagne et répondit sur un ton taquin à Marie Elizabeth: Quand bien même vous le voudriez, vous ne pourriez rien obtenir de Monsieur, vous n'êtes pas son type. Il vous manque un je ne sais quoi en dessous de la ceinture. *Il finit sa boisson et lança son verre vide à un domestique qui ne put le rattraper à temps. Des morceaux de verre jonchaient à présent le parquet de la galerie des glaces et plusieurs valets accoururent pour tout nettoyer avant que quelqu'un se blesse. Oscar n'y fit pas vraiment attention et continua sa réplique, d'un air sérieux* Pourtant vous avez l'air de ne pas vouloir "creuser votre propre tombe" comme moi visiblement? Alors vous devriez faire un peu plus attention aux ragots, des gens sont morts pour moins que ça. *Il se rapprocha du visage de Marie Elizabeth* Et pour votre information, mon 6eme sens ne me trompe jamais pour ce qui est de repérer les gens de mon espèce. *Il se recula l'air de rien et s'étira* Si vous voulez bien m'excuser, j'ai eu ma dose de cour pour aujourd'hui. *Il inclina sa tête respectueusement* Nous devrions nous revoir d'ici peu si vous êtes moins ennuyante que ces vautours de courtisans." A ces mots il rejoint d'un pas gracieux Monsieur, lui chuchota quelques jérémiades à l'oreille comme quoi il voulait rentré, que personne ne l'amusait aujourd'hui. Après un petit dialogue de sourd Monsieur soupira et l'autorisa à rentrer avec un carosse du château. Oscar fit un grand sourire et siffla son valet. En partant il fit un clin d'oeil à Elisabeth et Adèle, les trouvant tout aussi séduisant l'un que l'autre. En y repensant, cela faisait longtemps qu'il n'avait fricoté avec un homme d'épée...
Sur le chemin du retour, Oscar se contenta de regarder le paysage, tout rideau tiré. Beaucoup d'enfants miséreux essayèrent de lui soutirer quelques pièces. Il leur lança des sucreries volées de Versailles et leur promit de revenir. Il sortit sa tête du carrosse pour sentir le vent frais sur son visage. Il en avait eu assez pour tout un mois. Ce soir il filerait à l'anglaise pour la cour des miracles.
[RP de Oscar: Fini]

Gaudroit retira son chapeau deux fois en signe de respect devant Elisabeth. Il voulut dire quelque chose de spirituel pour s'attirer les faveurs de la fille d'un si puissant personnage, mais Adèle ne lui en donna pas l'occasion.
La mousquetaire reprit son récit avec panache, mêlant les figures de styles aux gestes: Notre capitaine nous a alors fait un signe de tête que chacun des mousquetaires a comprit. Nous devions nous mettre en formation de ciseaux pour forcer le brigand à s'arrêter. J'ai alors poussé mon cheval au galop pour être en tête de peloton. Le brigand, ne démordant pas, même une fois à terre, s'en est pris lâchement à mon cheval. Je suis alors descendue d'un bond et j'ai sorti mon épée." Elle avait le geste de sortir son mousquet, elle avait commencé à mimer la scène de combat à l'épée. Gaudroit s'était éclipsé sans qu'Adèle ou Elisabeth ne l'eut remarqué, il allait raconter à ses compagnons d'armes que le petit Marc avait fait une conquête haut placée. Adèle finissait son récit lorsqu'elle sentit la main de son oncle se poser sur son bras droit. Son regard réprobateur lui fit baisser la tête, elle s'était donnée en spectacle alors qu'elle ne devait surtout pas attirer l'attention. Adèle enleva son chapeau de mousquetaire et le plaça devant sa poitrine pour s'excuser.
La capitaine des mousquetaires se tourna vers Elisabeth et la salua cordialement: Mon neveu est quelque peu fougueux, j'espère qu'il ne vous dérange point. "
Après qu'Elisabeth ait répondu que non, au bien au contraire, le sourcil gauche du capitaine se leva dans un rictus interrogateur. Adèle, pour éviter d'être une fois de plus réprimandée devança sa réponse. Elle remis rapidement son chapeau et tendit son bras à Elisabeth: Peut être pourrions nous faire quelques pas dans les jardins? Je risque d'éborgner quelqu'un si je continue comme cela. "Finit elle par dire en souriant. Elle ne voulait pas déjà quitter sa nouvelle amie. Pour une fois qu'elle pouvait parler à une femme sans crainte de mesurer ses paroles... Adèle n'avait jamais eut d'amie fille étant enfant, elle était si casse coup qu'elle ne s'était toujours entendue qu'avec des garçons.
Une fois arrivée devant le bassin d’Apollon, Adèle s'arrêta de marcher. Elle joint ses mains: " Excusez moi de vous avoir embarquée dehors, je sentais que mon oncle allait encore me faire une remarque désobligeante...


Marie-Elizabeth écouta avec attention les paroles d'Oscar, se concentrant pour ne trahir aucune de ses émotions, elle parla peu de temps après qu'Oscar est lancé sa flute : Qui peut savoir de quoi nous sommes fait, si ça se trouve nous sommes semblables ou au antipodes l'un de l'autre. Quoi qu'il en soit, je peux vous excusez auprès de la cour et de ma personne concernant votre absence, j'aime à penser que nos conversations pourraient aussi être moins futiles que celle qui animent les autres *fait un signe de tête poli pour répondre à son salut* Mais je suppose que vous avez d'autres occupations maintenant, je suis sûre que nous nous reverrons et qui sait dans quels circonstances vu que selon vous, je ne suis pas exactement la fille modèle, maintenant allez, je pense que Monsieur vous attend. *elle fit une petite révérence pour le saluer et quand il fut parti, elle rejoint sa chère amie, Isabelle*
_ Votre soirée se passe-t-elle à votre convenance ma chère amie? *S'enquit son amie d'un ton délicat en agitant son éventail devant ses lèvres*
_ Une soirée intéressante ma chère amie, il est le cas de le dire *Sourit Marie-Elizabeth*
Marie-Elizabeth se mêla ensuite à la foule, s'attirant les bonnes grâces de quelques hommes et femmes proche du Roi et de la Reine. Elle avait vu assez de monde pour ce soir, et il semblerait qu'un de ses amis soit de retour ce soir, elle se demandait bien comment allait ce cher James.
[ RP de Marie-Elizabeth : Terminé également ]

*Elisabeth était plus qu'émerveillée par ce que lui racontait Adèle/Marc et avait un sourire rayonnant sur le visage. Elle oublia bien vite la présence de ce Gaudroit ou je ne sais quoi. La jeune femme vivait autant que si elle y était la scène que lui racontait et lui mimait la jeune Mousquetaire. Elisabeth allait pour placer sa main sur celle d'Adèle pour lui demander de lui raconter une autre aventure mais l'oncle de celle-ci arriva. Elle fit une révérence au Capitaine en souriant* Non pas le moins du monde Monsieur Le Capitaine. Ce que me raconte votre Neveu est tellement palpitant...* Elisabeth rit doucement en prenant le bras d'Adèle* Avec grand plaisir Monseigneur. * les deux jeunes femmes marchèrent jusqu'au bassin d'Apollon jusqu'au moment ou Adèle s'arrêta* Oh mais non ne soyer pas confus. Il faisait une chaleur étouffante à l'intérieur et faire des révérences à toutes les personnes qui viennent me saluer me donne mal aux genoux * dit-elle en riant* Une remarque désobligeante mais pourquoi dites vous cela ?

Adèle sourit à la remarque d'Elisabeth: Je ne sais pas comment vous faîtes, une journée à la cour doit équivaloir à une journée à cheval! " Elle admira quelque peu le reflet du soleil dans l'eau qui s'écoulait des statues dorées de poisson au milieu du bassin. Le dieu grec étincelait sur son char, cela devait être la meilleure heure de la journée pour se promener dans les jardins de Versailles. Quelques couples mariés ou secrets furetaient autour du château, s'échangeant des banalités. Adèle ne quittait pas le bassin du regard pour répondre à Elisabeth: Et bien disons que mon oncle est très attaché à l'étiquette, et que je me fais un peu trop remarquer à son goût. *Les yeux d'Adèle se tournèrent vers son interlocutrice* Je le vois déjà me faire la remarque à notre retour à la caserne des mousquetaires "Ad... Euh Marc, *elle imita sa grosse voix et pointa son index comme il le faisait si bien lorsqu'il l’engueulait* Ne t’aie je donc pas appris à bien te comporter à la cour du roi? Pourquoi tu es toujours le premier volontaire pour les missions trop risquées et le dernier pour faire un rapport à notre souverain?" *Elle se tut l'espace d'un instant et échangea un rire complice avec Elisabeth.*

*Elisabeth rit aux éclats* Vous savez l'habitude fais qu'au final je ne sens même plus l'ennuie profond qui m'habite dans ses moments ci...* Elle sourit doucement et s'assit sur le bord de la fontaine délicatement en trempant sa main dans l'eau et écouta doucement Adèle* Votre oncle ne comprend donc pas qu'un...*elle observa une fois de plus adèle et sourit doucement en coin* personnage comme vous n'est pas fais pour être à la cour mais pour croiser le fer avec qui ne sera pas du même avis que vous !! *elle rit doucement en voyant le visage perplexe d'Adèle*

Adèle se demanda ce qu'avait voulu dire Elisabeth à l'instant. Son regard franc semblait percer tous ses secrets. Peut être qu'Adèle était moins discrète qu'elle ne l'aurait cru? Après tout à quoi avait elle pensé lorsqu'elle s'était engagée dans les mousquetaires? Que sa tenue large cacherait ses épaules frêles? Que son grand chapeau planquerait ses traits minces? Elle risquait la mort, elle en était bien consciente. Mais cette notion de la mort restait très vague et lointaine pour elle. Adèle vivait surtout le moment présent et la fougue de sa jeunesse lui donnait des ailes. C'était bien vrai qu'elle n'était pas faite pour les précieuseries de la cour mais plutôt pour les combats sanglants. Lorsqu'elle vivait des courses poursuites effrénées, des duels à l'épée, elle sentait chaque cellule de son corps en ébullition. Rien ne valait l'adrénaline. Adèle regarda quelques instants autour d'elle. Le soleil était bas. La plupart des mousquetaires était sorti du palais et attendait de l'autre côté du château, dans la cour principale. Adèle s'inclina respectueusement et enleva son chapeau:" Il se fait tard, je me dois de rentrer avec la garnison. *elle releva les yeux vers Elisabeth en rajustant son chapeau* En tout cas j'ai été ravie d'avoir partagé une conversation intéressante avec vous. Je ne m'y attendais pas en venant à la cour." Elle sourit et continua de faire ses respects avant de partir. Qui sait si elle la reverrait un jour?

*Elisabeth sourit doucement, cette femme était surement la plus impressionnante qu'elle n'avait jamais rencontrer et remerciait ciel et terre de l'avoir mis sur son chemin, elle s'avait maintenant qu'elle n'était pas la seule à se sentir mal à l'aise en société. * Ce fut un plaisir pour moi de rencontrer quelqu'un d'aussi courageux que vous Monseigneur..*Elle fit une magnifique révérence et la regarda s'éloigner pour rejoindre ses compagnons. Soudain elle se dit qu'il fallait à tout prix qu'elle lui dises que son secret serait bien garder et qu'elle espérait avoir de nouveau une conversation avec elle et souleva donc sa robe pour se précipité de l'autre côté du chateau. Elle arriva de justesse et s'inclina devant la garnison de mousquetaires.* Messieurs...*Elle sourit toujours aussi charmeuse qu'à son habitude et s'approcha d'Adèle, elle lui déposa un doux baiser sur la joue en lui glissant quelques mots* Je garderais tout pour moi, ne vous en faites pas très chère...* Elle sourit se recula et fit à nouveau une révérance* J'espère vous revoir très vite Seigneur Marc !

Ses compagnons d'armes se tenaient droit sur leurs chevaux dans la cour du château de Versailles et n'attendaient plus qu'Adèle. Un d'entre eux la charria sur le fait qu'il l'avait vu en bonne compagnie. Adèle leva les yeux au ciel et prit les rennes de sa monture, prête à la chevaucher quand elle entendit des bruits de pas se rapprocher d'elle. Adèle eut à peine le temps de se retourner qu'Elisabeth lui déposa un baiser sur la joue. Adèle fit des yeux ronds et on entendit des mousquetaires faire des "ah!" et des "oh"! certains d'entre eux gloussèrent de façon impolie. Adèle avait rougi, ne comprenant rien, puis lorsqu'elle entendit Elisabeth appuyer sur le "e" de très "chère" elle sentit son coeur battre la chamade. Son secret avait été percé à jour en quelques heures par cette comtesse... Qu'allait elle devenir? La jeune mousquetaire se sentait à la fois désemparée de s'être faite découverte et heureuse et pleine d'espoir car elle voulait faire confiance à Elisabeth.
L'oncle d'Adèle fit un signe de la main qui fit taire la rumeur des mousquetaires. Adèle fit un léger signe de tête à Elisabeth, une pointe d'inquiétude dans le regard. Elle grimpa sur son cheval et partit au trot, jetant de brefs regards en arrière vers sa nouvelle amie.
[Adèle: Fin du RP]


*Elisabeth sourit très fière de l'effet qu'elle avait fait. Finalement la cour n'était pas si ennuyante que ça quand les Mousquetaires faisaient leurs visites. Elle était déjà impatiente qu'ils reviennent. Mais elle voulait par dessus tout revoir sa jeune amie même si son véritable prénom lui était toujours inconnu.* A bientot...*souffla t-elle alors qu'ils étaient déjà loin. Elisabeth resta longtemps dans la cours, à vrai dire elle resta jusqu'à ce que ces oreilles ne lui rappellent plus les bruits de la course des cheveaux. Elle fini par rentrer rappelée à l'ordre par sa nourrice.*
[ fin du Rp de Elisabeth ]



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MessageSujet: Re: Les archives de RP   Dim 25 Aoû - 22:33





"Les enterrements sont prétextes à la fête!»

Légende des couleurs: bleu Anna/Nana, noir Tess (Oscar)

12 anges... 13 anges... 14.. ah non c'est un angelot. Vingt minutes à fixer le plafond richement peint de la chapelle privée et Oscar se sentait basculer petit à petit dans les bras de Morphée. Il ne cessait de gigoter, balançant ses jambes à un rythme régulier, chaque fois que le prêtre finissait une phrase latine. Le nez en l'air, sa posture était tout à fait inappropriée pour un lieu saint mais à quoi bon faire semblant d'être pieux? Dieu ne s'y laisserait pas prendre. Cela faisait deux semaines que Madame, la princesse palatine, avait disparu sans laisser la moindre trace et Monsieur le frère du roi avait cru bon d'organiser une messe à cercueil vide en guise de funérailles. Bien que ce soit une cérémonie du plus mauvais goût, c'était un bon moyen d'annoncer implicitement que la place de belle soeur du roi était de nouveau libre. Toutes les familles nobles semblaient avoir accouru dans l'empressement de se voir présenter à Monsieur, ainsi que quelques pique-assiettes curieux. Alors que les deux enfants de Monsieur pleuraient à chaudes larmes au premier rang, l'ainée se rendant bien compte du tragique de la situation et le bambin dans les bras de sa nourrice ne faisant qu'imiter sa soeur, Oscar regardait passer la multitude de femmes de haut rang, plus ou moins jeunes, donner respectueusement leurs condoléances au veuf.
"C'est un vrai défilé de jeunes fleurs à marier..." Laissa t il échapper doucement pour que ses paroles ne résonnent pas dans le bâtiment froid et austère en pierre. La nourrice échangea un regard désespéré avec lui, étant la seule adulte à être véritablement touchée par la situation. Le mignon de Monsieur était juste à côté des enfants, traité comme un membre à part entière de la famille royale et cela l'amusait beaucoup. Son amant lui avait imposé ce matin, une tenue de deuil qui convenait aux circonstances. Tout de noir vêtu, s'autorisant quelques fanfreluches au bas de son col et au bout de ses manches satinées; Oscar attirait le regard de tous car c'était bien le seul homme dans tout l'Eglise qui avait de la prestance en ce jour funeste. Certains ducs et comtesses lui adressèrent même quelques mots de réconfort, ce qui était un comble sachant que la présumée morte l'avait toujours haït du plus profond de son être. Il lui avait volé son mari, s'était attiré les faveurs de ses enfants en jouant avec eux, avait envahi sa belle et grande maison, ... C'était donc une fin logique que de voler la vedette à son propre enterrement se dit il. Cette femme avait eut une existence bien morose tout de même... Oscar lança un dernier regard nostalgique vers le cercueil rempli de roses d'une beauté rare avant qu'il ne soit emporté hors de l'église par quatre valets bien bâtis. Il se leva très rapidement pour s'échapper d'ici, suivant de près le cercueil. "Quel dévouement, Mr de Bonaventure qui ne veut pas quitter le cercueil de sa bonne amie tout de suite...." Chuchota une marquise, la larme à l'oeil. Oscar haussa un sourcil en entendant cette grossière remarque puis reconnut qu'elle provenait d'une de ses récentes conquêtes qui était encore éprise de lui. Etant donc aux premières loges de la procession, il parcouru l'assistance de son regard brun pétillant. Les jumelles Du Barreau étaient présentes comme toujours à chaque "événement", s'étant attifées de robes couleur chocolat très à la mode. Elles n’espéraient tout de même pas avoir une chance d'habiter sous son toit? Oscar ferma un bref instant les yeux, laissant échapper un soupir. Cela allait être une longue journée. Alors autant en profiter pour la rendre attrayante! Il joua des coudes pour rejoindre le frère du roi, poussant quelques nobles grassouillets au passage. "Faites attention jeune homme! La sortie ce n'est pas par là..." "Ah mais qui pousse comme cela enfin?" Oscar gloussa d'un rire enfantin et atteint enfin son amant, l'attrapant par le bras. "Te voilà!" S'exclama t il d'un ton gai. (Ils se tutoyaient très familièrement depuis le début de leur histoire car Oscar se permettait tout, son amant trouvant son arrogance décadente à souhait.) Monsieur lui lança un regard réprobateur lui signifiant qu'il se laissait trop aller pour un enterrement. Oscar fit une petite moue adorablement honteuse pour se faire pardonner et il vit dans la seconde le front de Monsieur se dérider. Il devait être soulagé de le voir interrompre les dizaines de femmes qui se présentaient à lui. Cet excès de robes et de décolletés devait l’écœurer, Oscar saurait tirer avantage des déceptions féminines. Il rapprocha son visage du sien et interrogea tout bas "Tu as vu une future à ton goût?
_ L'on dirait presque que cela t'amuses de me voir ainsi courtisé...
Oscar retint un pouffement de rire derrière sa main gantée: _ Tu sais bien que je suis aussi attristé que toi par la situation...
_ Attristé vraiment? Ironisa le frère du roi qui savait qu'Oscar ne montrait jamais de tels sentiments.
_ Je ne risque pas d'être jaloux. *Regard amusé.* Quoiqu'il en soit je me disais que puisque toutes ces jolies jeunes femmes veulent t'être présentées, il faudrait rendre cela divertissant.
Oscar marqua une pause savamment étudiée.
_ Continue. Je t'écoute.
_ Nous pourrions manger dehors... Un déjeuner champêtre et quelques jeux ne sont jamais de trop.
_ Oui pourquoi pas... Cela changera peut être les idées des enfants."
Cela n'allait définitivement pas leur changer les idées pensa Oscar. Monsieur était vraiment sans coeur quelques fois... Mais Oscar acquiesça.
Le mignon compatissait en voyant la petite Charline frotter son nez tout rouge au dessus de la tombe de sa mère. Elle et son frère étaient bien la seule victime de l'histoire. Il s'éloigna de son amant et caressa doucement la tête de la gamine pendant que Monsieur annonçait à l'assemblée leur projet pour l'après midi. Tous étaient bien entendu invités à faire la fête dans leur magnifique domaine pour rendre hommage à la bonne humeur de la défunte. Comme cela était bien tourné.

- Si c'est une plaisanterie, elle est de bien vilain goût !

*Haussant un fin sourcil a l'entente de l'altercation de son amant, Nana fit signe à sa servante de continuer son œuvre capillaire. Il était vrai que pour un enterrement, elle s'était autorisée bien des folies, dépassant par là la morale éthique imposée pour une telle cérémonie. Mais avant d'être une courtisane, Nana était avant tout une fille des rues. Arborant un décolleté si profond que ses tétons en débordaient plus que mesure, elle avait osé, pour ses tissus, un vif bleu turquoise qui contrastait avec son teint de porcelaine. Sentant le regard de M, Duchatel sur sa personne, cette dernière rétorqua, fatiguée par de telles contraintes.*

- Eh bien, je ne vois pas le mal à être présentable ! Et puis si ce n'est pour offrir mes charmes, pourquoi m'avoir amené ici ?

*Abdiquant au regard de la blonde effrontée, l'homme plia l'échine non sans avoir échanger un sourire complice.*

------------

- Oh soyez gentil ! Allons faire de la barque là-bas !

*Excitée par sa première visite des jardins, Nana découvrait avec émerveillement les loisirs offerts par la prestigieuse Cour de France. Ici tout était bien différent de Paris, ce n'était que faste, luxe et frivolité. En ville, on raquait le sol pour un simple pignon de pain. Traversant le parvis pour rejoindre la petite chapelle où se déroulait l'enterrement de Madame, dont Nana ignorait parfaitement l'existence, cette dernière avait alors louché sur le grand canal qui lui inspira bien vite une envie d'escapade.*

- Allons, nous avons tout le temps pour enterrer les morts. Ils ne bougeront pas, eux !

*Imperturbable, son amant qu'elle trouvait fort lassant à son goût continua sa marche ne se retournant que pour lui imposer de le suivre.*

- Tu dois t'intégrer à la Cour, c'est le meilleur moyen d'y rester. Et obéis-moi. Si je te coupe les vivres, tu ne connaitras personne pour te payer le séjour.

*Devant cette menace à peine voilée, Nana délaissa alors son envie de ballade suivant alors son protecteur qui franchissait déjà le perron de la petite Chapelle. La messe fut fort lassante. Nana, qui ne connaissait pas un piètre mot de Latin, fit mine de chanter quand il le fallut, jetant quelques œillades appuyés sur le cercueil apposé auprès de l'autel. Se demandant quand cette funeste comédie prendrait fin, Nana fut soulagée lorsque le cercueil fut relevé et emporté par quatre valets qu'elle dévora littéralement du regard. Elle pensa aussitot qu'elle avait été imbécile avec la messe, cette dernière apportait tout de même quelques légères consolations. Ne prenant par la peine d'attendre son amant qu'elle percevait décidément comme trop sage et trop pieux, la jeune femme sortit de la chapelle, voulant profitant de la belle fin de journée qui s'annonçait. Ah non ! Il serait trop bête de rester enfermer par un si beau temps. Voulant retrouver M.Duchatel, cette dernière fut vite étouffée par une foule qui ne cessait de grossir. Deux vieilles bien mises en dentelles passèrent à côté d'elle, et, en la jugeant d'un seul regard qui accordèrent les pires propos qu'elle n'eut jamais entendue "Encore une traînée à la Cour !" "Mais avez-vous ses bijoux ? . Même moi, ma foi, je n'en eus jamais jouit de pareils!" Plus choquée qu'elle ne fut furieuse de ces paroles, elle chercha à sortir de cette foule dont elle ne supportait plus la simple présence. Mais bien vite, elle fut emportée par une valse de jupons qui la poussèrent vers un singulier personnage qui semblait bien important. Efféminé à souhait, ce dernier bien que portant un costume sobre à l'occasion de la messe funèbre, avait la particularité d'avoir les joues fardées ce qui la fit sourire d'avantage. Marquant une révérence maladroite devant ce curieux personnage, elle se releva croisant ton regard lorsque tu soufflas une paroles au creux de l'oreille de cet homme. Décidément, tu semblais le connaitre vu ton attitude, peut être étais-tu l'un de ses proches cousins ?*

- Pousse-toi la délurée. Bon Dieu ! J'ai l'impression de revoir la Montespan.

* La femme qui venait de cracher ses paroles n'était pas plus âgée que Nana, et cette dernière lui envoyait un regard qui voulait en dire long sur ses propres pensées. Encore une fois Nana ne connaissait pas l'histoire de la Montespan et l'amertume de certains courtisans à son égard mais la virulence des propos lui firent comprendre que cette femme n'avait que des amis. Orgueilleuse, Nana s'apprêtait à lui cracher au visage, comme elle en avait pris le pli à Paris mais elle fut stoppée par l'annonce du mystérieux personnage qui venait de te quitter. Oubliant sa mésaventure et les regards qui la dévisageait d'un seul trait, elle s'engaya à l'idée de participer enfin à une soirée digne de ce nom. Le seul problème était l'endroit dans lequel cette reception avait lieu, elle ne connaissait pas Versailles et se doutait sue son amant ne veuille la laisser partir. Pas timide pour un denier, elle chercha du regard une quelconque personne qui pouvait la renseigner avant de poser de nouveau son regard sur ta personne. Oui, tu étais assez mignon et aimable pour qu'elle t'accorde la parole.*

- Eh ! Toi le dentellé ! Dis-moi, où est la demeure de ce Monsieur ?

*Ayant crier un peu trop fort, faisant ainsi ressortir son air de petite bourgeoise parisienne, elle se rapprocha, t'envoyant un regard de défi. C'était sur. Si tu osais critiquer sa tenue elle te giflerait. Elle avait connu d'humiliation pour aujourd'hui.*


"Eh ! Toi le dentellé ! Dis-moi, où est la demeure de ce Monsieur ? "
Se demandant qui l'avait apostrophé ainsi, le mignon fit volte face, prêt à rabattre le caquet de cette grossière voix féminine. A crier comme cela l'on se serait cru aux halles un dimanche matin... Les yeux d'Oscar s'arrêtèrent sur de charmants petits pieds mis en valeur par des souliers de couleur criarde. Son regard détailla de façon tout à fait inappropriée son interlocutrice des pieds à la tête, celle ci semblant s'impatienter devant le silence du jeune homme. La bouche du mignon se fendit d'un sourire intéressé de voir une si belle créature de bleu vêtu, dénotant avec la marée de soie noire des courtisans. Croisant les bras, il dit tout haut sa pensée: " En voilà une bien charmante poissonnière..." La mine de Nana vira au rouge, et telle une enfant piquée au vif, elle réagit au quart de tour, le giflant devant bon nombre de témoins. L'on s'offusqua de tout côtés de l'attitude indécente de la jeune femme, une telle affaire croustillante ferait jaser la cour pour quelques semaines. Portant sa main gauche sur sa joue en feu, Oscar ne se vexa pas pour autant, ne pensant pas une seule seconde à la jalousie maladive de Monsieur qui ne manquerait pas de se déclencher dès que l'incident serait porté à sa connaissance. Quel tempérament! La voilà qui déjà s'enfuyait plus loin... L'éphèbe partit à sa poursuite et la rattrapa en quelques enjambées. Voyant qu'elle l'ignorait royalement, affichant son plus beau port de tête, Oscar agrippa son bras sans vergogne. Il croisa le regard flamboyant de la belle blonde mais ne se démonta pas, elle avait trop attisé sa curiosité pour disparaitre de la sorte. Ne relâchant toujours pas son emprise il lui adressa son plus joli minois qui avait fait craquer plus d'un noble, tout sexe confondu: " Et bien madame, je ne voulais pas m'attirer vos foudres ainsi si je vous ait blessé par mes propos irréfléchis je m'en excuse platement. Je crois que nous sommes tous bouleversés par la perte d'une si noble femme.... Ne m'en tenez pas rigueur. *Il inclina gracieusement sa tête en guise d'excuse puis reprit son expression enfantine habituelle, un léger sourire au coin des lèvres* De plus cela serait un vrai gâchis de voir votre visage angélique gâté par la colère." La séduction étant aussi naturelle chez lui que ses paroles semblaient couler en un flot inépuisable sans qu'il n'eut besoin de réfléchir. Pourtant son interlocutrice semblait rodée à l'exercice, ce qui ne représenta pour Oscar qu'un défi de plus qu'il relèverait avec plaisir. Avec le temps il pouvait presque passer inaperçu au milieu des nobles, sa langue pouvant être aussi acerbe que les plus mauvaises commères de Versailles, mais quelque chose dans son allure le distinguait. C'était la même arrogance des gens de petite naissance qui animait son regard et lui permettait d'éviter la langue de bois. Un monsieur Duchatel tout à fait présentable bien que les tempes grisonnantes vint à leur rencontre, alerté par les interjections des gens alentours. Lançant un regard interloqué à Nana il baragouina ces quelques mots, reconnaissant Oscar: " Y a t il un problème monseigneur de Bonaventure?
Oscar lâcha le bras de Nana à contre coeur: _ Au contraire Monsieur... (ce bonhomme lui disait quelque chose mais allez savoir son nom. L'on croisait tellement de lèches bottes lorsqu'on était un proche de la famille royale) Je faisais la connaissance... revigorante de... *silence et échange de regards* madame a t elle un nom ou dois je vous surnommer la boxeuse?" Dit il non sans humour. Après qu'elle se soit présentée Oscar s'inclina à nouveau suivant les convenances, en faisant des tonnes comme à son habitude pour ridiculiser les politesses qu'il jugeait futiles. " Vous pouvez m'appeler Oscar. *Il se tourna vers Mr Duchatel* Votre ami m'a rajouté une particule semble t il, pourquoi diable tout le monde me rajoute "de" quand mon patronyme se limite à "Bonaventure"? *Il laissa échapper un rire cristallin sincère, mi amusé mi mélancolique* A moins que l'on finisse par devenir noble à force de fréquenter le roi..." Oscar crut déceler une lueur d'avidité dans les yeux de la belle à l'entente du mot "roi". Encore une qui était émerveillée par le faste de la cour, cela serait peut être plus facile que prévu... En attendant le jeune homme pointa du doigt le canal comme s'il était le maitre de ces lieux. "Me ferez vous l'honneur de m'accompagner par la voie fluviale jusqu'au domaine de Monsieur pour la fête? Nous ne sommes pas très loin." Faisant quelques pas jusqu'au bord de l'eau il siffla un valet pour qu'une barque soit apportée. Oscar offrit sa main qu'il déganta pour l'occasion à Nana puis fit non de la tête à son protecteur. " Voyons monseigneur, la voie des eaux n'est réservée qu'aux femmes délicieuses. Vous ne voudriez pas fâcher Poséidon ou je ne sais quelle divinité des eaux en grimpant dans notre barque? Je m'en voudrais que vous vous noyiez en ma compagnie, que dirait Monsieur?" Finit il par demander, les yeux brillants de malice.

*Attendant ta réponse avec une petite mine d'impatience, Nana se révéla offusquée à tes paroles. Elle demandait une information et on l'envoyait paître avec une grossièreté sans nom. D'un tempérament passionnel, Nana laissa la fureur dépasser la raison et souffleta l'individus qui arborait un sourire vicieux qu'elle jugea de suite prétentieux. Voila qui lui ferait une belle jambe, depuis quand osait-on l'insulter de la sorte ? Détournant alors tête, regard et jupons, elle te quitta, piquée au vif sous les quolibets et autre railleries de la sinistre assemblée qui avait jouit de cette altercation. Cela ne faisait que quelques jours qu'elle avait franchit le majestueux portail de la Cour du Roi, et déjà son tempérament impétueux avait reprit le dessus. Poussant un jeune homme qui se plaisait à lui barrer le passage, elle aperçut plus loin son amant qu'il semblait la chercher du regard. Priant pour que l'affaire ne lui soit déjà contée, elle emboîta paresseusement le pas pour le rejoindre. Après tout, bien que ce dernier ne lui soit d'un ennui mortel, elle se plaisait à se balader à ses côtés. Avec cet homme tout était simple comme bonjour, même au lit il n'en demandait jamais trop et n'était jamais avare sur ses petites envies matérielles. Jetant un regard de mépris en arrière, observant ses petites gens qui ne ressemblaient désormais plus qu'à un petit troupeau désorganisé, Nana te vit sortir à ton tour avant de comprendre que tu cherchais quelque chose. Feignant un sourire sournois en te voyant observer dans toute les directions, ce dernier se fendit lorsque tu posas son regard sur sa personne avant de te rapprocher, décidé à la rejoindre.*

- Fichtre ! Mais c'est qu'il m'en veux ce petit bonhomme là.

*Faisant mine de recevoir le soleil dans les yeux, elle se détourna alors, pressant le pas pour rejoindre son cher Mr Duchatel qui avait malheureusement disparu. Bon Dieu ! Elle avait pourtant prévu que cette journée se déroulerait sous les meilleures auspices. Elle qui voulait s'amuser, elle se ferait les pieds à retrouver ses appartements pour le coucher de ce soir. Désormais tout à fait perdue, elle s'apprêtait à esquisser un demi-tour lorsque tu l'empoignas sans vergogne lui arrachant un cri de stupeur. Sa parole, c'est qu'à Paris, les hommes étaient moins brusque. Courroucée par ton attitude qu'elle jugeait fort cavalière, elle te jeta un regard de dédain qui disparut bien vite à l'entente de la défunte. Ainsi c'était une femme ? Allons donc, un fleuron de Versailles venait de se faner. Voyant ton visage fin et angélique se plissait en un rictus malheureux, la jeune femme blonde te pardonna l'outrance. Après tout, peut être que cette femme avait tenue une place particulière en ton cœur. s'attardant à cette pensée, elle ne sourcilla pas à ta cour, bien que parfaitement rodée. Tu semblais habituée à l'exercice, tout dans ton dialecte et dans tes expressions le faisait ressentir, mais Nana, maitresse dans l'art de l'amour savait déjouer les hommes un peu trop entreprenant. Après tout, elle n'avait jamais pris le pli de plier sans avoir touché une compensation par la suite. Leur intimité ne dura pas bien longtemps, s'apprêtant à prendre parole, Mr Duchatel la coupa, s'inquiétant de ce rapprochement soudain. La conversation l'ennuyant mortellement, elle sortit avec un air las son éventail aux longues plumes d'autruche, le faisant battre lentement contre sa joue en entendant la libération. Et cette dernière vint de ta personne. Esquissant une légère révérence, qu'elle trouvait bien fort inutile, lorsque tu te présentas, elle te tendit le poignée pour un baise-main.*

- Je m'appelle Anna. Mes intimes m'appellent aussi Nana.

*Prenant soin de ne pas divulguer son entier patronyme, de peur de faire tâche dans cette illustre assemblée, elle sentit son coeur faire un bon en sa poitrine lorsque tu lui proposas la fameuse traversée dont elle avait fortement envie. Excitée de l'intérieur, elle ne jugea même pas la peine de dire "bonsoir" à son cher monsieur que déjà elle se dirigea vers la barque qu'ils leur serviraient de moyen de locomotion. Regardant un valet mettre en place cette dernière pendant que tu parlementais à son amant, elle te vit revenir, sans que Mr Duchatel ne te suive.*

- Comment as-tu donc fait ? C'est qu'il a pris la sale habitude de suivre chacun de mes pas...

*T'adressant l'un de ses plus beaux sourires, véritablement heureuse de se débarrasser de cet homme qu'elle voyait de plus en plus comme l'objet de ses pénitence, elle releva sans embarra ses jupons, s'appuyant avec une certaine rusticité sur ton épaule, cherchant l'équilibre sur la barque qui tanguait. Non pas que cela la dérangeait, mais elle trouvait exercice bien plus dur qu'elle n'y pensait. Trouvant enfin une position agréable, elle plongea son regard azur dans le tiens, cherchant à y lire une quelconque pensée qui eut bien pu traverser ton esprit de beau parleur. Tout à l'heure elle avait surprit dans ta conversation que tu étais proche du Roi. Parfait, elle se servirait de cette relation pour s'élever dans cette société bien trop fermée à son gout. Te tendant les rames avec un petit air de défi, elle t'apostropha par la suite.*

- Tenez Monsieur, vous êtes bien beau parleur, mais j'aime les hommes bien bâti. Après tout, même les poissonnières désirent de la qualité.

*Affectant alors une petite mine supérieure, elle se débarrassa de son chapeau qui la gênait avant de profiter de la clarté de l'eau, y baignant langoureusement ses mains d'une blancheur immaculée. C'est qu'il n'y avait rien de plus agréable. Décelant quelques présences de poissons dans le large bassin, elle reporta son regard sur toi, s'amusant de te voir à l'effort.*

- Dis-moi. Comment se nomme le Monsieur chez lequel nous allons ? C'est que de mémoire, je n'ai jamais vu un homme plus maquillé encore.

*Elle avait parlé sur le ton de la confidence. Bien que le murmure n'était pas nécessaire, personne ne pouvant entendre leur conversation, elle s'amusait à l'employer, se pensant être entremetteuse. Et puis de toute façon, en jugeant ton sourire charmant, elle se doutait que tu veuilles point jouer dans son jeu.*


Le ballottement que fit la barque à l'arrivée des deux jeunes gens troublait à présent l'eau cristalline du grand canal de vaguelettes. Oscar avait eut l'occasion à deux reprises de grimper dans une telle embarcation pour se rendre au palais lors du dernier anniversaire du souverain mais il n'avait jamais eut besoin de ramer dans le petit Venise...Croisant le regard malicieux de la belle qui lui tendait les lourds manches de bois nécessaires à la navigation, il cacha son manque de motivation en gonflant les épaules et s'empara desdites rames. Nana lui adressa une réplique cinglante qui le fit sourire. C'est qu'elle avait du répondant la petite bourgeoise fraichement débarquée de la boue se dit il. Le valet qui avait apprêté le petit navire fit des yeux ronds en les voyant faire, ce fut bien la première fois de sa vie qu'il constatait qu'un courtisan ramait lui même! Il baragouina quelques mots sur un ton interrogateur: " Monsieur... Enfin... Est il sûr de vouloir se dispenser d'un rameur?
Oscar avait finit de prendre place élégamment en face de la dame. Il releva la tête vers son interlocuteur et lui lança un regard de défi, le sourire aux lèvres comme si l'idée était venue de lui: _ Admirez et apprenez mon brave." Assenant la fin de sa phrase d'un clin d'oeil au domestique aux yeux bleus, il fit un salut militaire parodique de la main avant de faire quelques ronds dans l'eau pour avancer. Cela fut plus facile qu'il pensait, ses muscles n'avaient pas beaucoup perdu de leur vigueur depuis qu'il avait choisi la vie de château. Bien sûr il avait les joues plus colorées et pleines qu'une année plus tôt lorsqu'il n'était encore qu'un comédien itinérant. Merci aux nombreuses douceurs qui ornaient la table de Monsieur tous les soirs... Oscar n'était en effet pas le dernier des gourmands, sachant combien il devait profiter de sa chance le temps que durerait "l'épanchement" du frère du roi;cela allait de paire avec son tempérament. Il continuait cependant à s'entretenir, notamment par des duels à l'épée ne serait ce que pour continuer à faire des ravages avec ses tablettes de chocolat.
La barque avançait donc à une vitesse plus que correcte mais ne suivait pas une ligne très droite, frôlant de temps à autres les quelques barques qui partageaient le canal avec eux.
"Dis-moi. Comment se nomme le Monsieur chez lequel nous allons ? C'est que de mémoire, je n'ai jamais vu un homme plus maquillé encore. " Oscar releva les yeux, se rendant compte qu'il était resté concentré inconsciemment depuis de longues minutes sur le mouvement à donner aux rames. La franchise et l’inconscience de la réplique de Nana méritait l'admiration. Le mignon éclata de rire gaiement.
" Le fard est l'apparat des coquettes et Monsieur est sans doute la plus précieuse des nobles que je connaisse. *Il ne releva pas l'inculture de sa nouvelle connaissance et se contenta de lui expliquer simplement:* Monsieur est le petit nom que l'on réserve au frère cadet du roi. Et l'enterrement auquel vous venez de vous rendre était celui de madame sa femme. Votre admirateur * en parlant de Mr Duchatel* n'aurait il pas du vous faire quelques fiches pour vous expliquer où il vous emmenait et pourquoi?" Demanda t il en un sourire dénué de toute méchanceté. Oscar avait cru saisir les liens qui les unissait tous les deux, les comparant à lui et à son amant royal. Nana et Oscar semblaient être de la même trempe, ne comptant que sur leurs charmes pour gravir les échelons. L'on pense que c'est des plus faciles de vendre son corps? Bien au contraire les prostituées ou mignons de luxe avaient beaucoup de mal à se faire de place à la cour; la compagnie de Nana était d'autant plus rafraichissante qu'elle était rare. Se demandant si elle avait compris qui il était, il échangea un regard langoureux avec la demoiselle et continua ses insinuations:" Je pourrais vous présenter à Monsieur et vous épargner ainsi le devoir de faire la queue après les nobles dames qui espèrent taper dans l'oeil du veuf, mais malheureusement je crois que cela jouerait quelque peu en votre défaveur... Quand bien même votre monsieur... Dubateau?*Il arqua un sourcil* A moins que ce ne soit Duchateau?*Nana le corrigea ce qui lui fit hausser les épaules nonchalamment* arriverait à vous faire épouser Monsieur, croyez moi votre existence serait bien triste. Il ne pourrait profiter de vos appâts, n'aimant pas la compagnie "du sexe". Finit il par avouer en langage de la cour, le sexe étant bien entendu le sexe faible, Nana finirait par comprendre pourquoi Oscar tenait une place si particulière dans la famille.
La discussion l'ayant distrait, Oscar avait totalement oublié de tenir la barre de navigation et un choc bruyant le rappela trop tard à l'ordre. Leur barque venait d'entrer magistralement en collision avec l'arrière de la barque voisine d'un charmant couple de comte et comtesse et de leurs deux enfants. Manquant de tomber à l'eau, Oscar s'accrocha aux bords de leur embarcation pour éviter que celle ci ne se retourne et attrapa la main d'Anna lui évitant le même sort. "Mais qu'est ce dont?" S'offusqua le comte, se retournant pour constater les dégâts. Oscar ne put s'empêcher d'afficher sa mine amusée:
_Mille excuses messieurs dames, je crains d'avoir oublié mon manuel de navigation chez moi.
La comtesse s'était levée inutilement pour prendre ses jeunes fils qui étaient vraisemblablement très excités de voir un peu d'action en ce début d'après midi.
_ Que faîtes vous ma mie? S'inquiéta le comte. Voyons restez tranquille... Et vous là! *s'adressant à leur rameur* Faîtes quelque chose! Vous voyez bien que nous ne pouvons plus avancer.... Mais prenons nous l'eau?!" Un gros plouf le coupa, la comtesse qui n'était pas dotée d'un équilibre certain venait d'asperger la plupart des passagers en tombant par dessus bord. Les deux enfants s'esclaffèrent, bien loin de s'inquiéter pour leur maman qui se perdait dans des mètres de tissu mouillés. Oscar après avoir pouffé de rire derrière sa main finit par se lever et dédicaça son futur sauvetage à Nana d'un sourire fier et sûr de lui. Il plongea et récupéra la comtesse qui pesait bien plus que prévu dans l'eau. Le rameur aida comme il pouvait en tirant le bras de la noyée qui poussait des cris d'effroi depuis quelques minutes et Oscar se permit de pousser son derrière pour la remettre dans la barque. Oscar resta dans l'eau, faisant du sur place, habitué à nager. Cela lui rappela l' été savoureux de ses 15 ans où il avait fait particulièrement chaud.
"Vénus sortant des eaux." Commenta t il, ce qui dérida la comtesse qui se calmait.
" Monsieur vous m'avez sauvé...
_ Et mis en danger tout de même... Marmonna le comte.
Le rameur s'éclaircit la gorge et annonça d'une voix étranglée: _ La barque fuit de plus en plus je le crains...
Oscar esquissa un sourire penaud et désigna sa barque de la main, toujours à l'eau: _ Pour me faire pardonner veuillez accepter mon humble barque, il me semble y avoir de la place pour tout le monde. Nous nous rendions à la fête de Monsieur, voulez vous nous accompagner? Le champagne vous réchauffera les coeurs et les esprits.
_ Et bien mon ami? Pressa la comtesse trempée. Je ne voudrais pas attraper un rhume de cerveau. De toute façon nous allions là bas...
_ *soupir* Je crois que nous n'avons pas le choix, je ne voudrais pas que ma famille se noie près de Versailles." Et d'un bond il grimpa aux côtés de Nana, ne manquant pas de faire trembler la barque. Le rameur s'empressa de monter en portant les enfants qui applaudissaient, l'un se mettant tranquillement sur les genoux d'Anna et Oscar jaillit des eaux. Sa tenue de tafta noir étant devenue transparente, il offrait la vue de son torse à tout le monde mais ne fut nullement gêné, pensant seulement au soulagement que lui procurait le domestique qui ramait déjà. De plus la vue qu'avait la comtesse semblait la ravir malgré sa mésaventure récente. Une fois arrivés ils furent quelque peu le centre d'attraction du moment. Monsieur rejoignant ses invités, il s'écriait déjà très inquiet en direction d'un Oscar ruisselant: "Mon dieu mon ami que vous est il arrivé?"


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