Voyage dans le temps RPG
Le temps est une invention de l'Homme, vous savez. Alors autant jouer avec puisque la vie n'a aucun sens... Mais plusieurs. Tenez, des centaines de personnes disparaissent chaque année sans donner d'explications. ça donne la chair de poule, non? Paris est une grande ville. Elle a des projets pour certains de ses habitants. Vous ne me croyez pas? A votre guise... Mais croyez vous vraiment que ce soit le hasard qui vous ait conduit jusqu'ici?



 
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 Les archives de RP

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Tess
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MessageSujet: Les archives de RP   Ven 24 Mai - 20:27

Voici ci dessous tous les précédents RP existant en 1690 à la cour des miracles du temps où le RPG n'était encore qu'un RPG skyrock.


Dernière édition par Tess le Mer 29 Mai - 19:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les archives de RP   Mer 19 Juin - 12:14



«Escapade nocturne à la cour des miracles»


Légende de couleurs: Noir Tess (Oscar), Vert Marie (Marie-Elizabeth)

RP entre Oscar et Marie Elisabeth:une escapade nocturne à la cour des miracles
où nobles masqués se croisent et se cherchent


Il était bientôt minuit. Et dans la palais privé de Monsieur, Oscar ne pouvait pas dormir. Il était rentré tôt de Versailles et avait croisé dès l'entrée la femme de Monsieur, Coralie du Châtelet. Une femme d'une grande beauté et qui savait faire preuve d'une froideur et d'un mordant impressionnants, surtout à l'égard de l'amant de son mari. Il fallait dire que vivre sous le même toit que l'objet de convoitise de son cher époux ne devait pas être facile. Oscar l'aurait bien volontiers consolé en la réconfortant de ses faveurs mais rien que l'idée qu'il aurait du monter tout un stratagème pour passer du lit de l'époux au lit de l'épouse et vice versa lui donnait la migraine. Les plans cérébraux n'étaient vraiment pas sa tasse de thé. D'ailleurs ce soir, son plan d'action n'était pas très élaboré. Il avait attendu que son amant revienne du château, exténué comme à son habitude. Il l'avait satisfait largement au lit, et depuis plus de 10 minutes attendait patiemment que Monsieur s'endorme. Oscar fixait désespérément le plafond de la chambre. Il était bloqué par le bras du frère du roi. Quand on entendit enfin l'insupportable sifflement de narines de Monsieur, Oscar sut que c'était le bon moment pour s'éclipser. Il mit un oreiller à sa place pour que Monsieur puisse serrer quelque chose pendant son sommeil (en effet sur ce plan là il était un vrai enfant, si personne ne le cageolait la nuit il faisait des cauchemars.) Oscar courut complètement nu dans les couloirs de l'imposante maison, une domestique l'attendait déjà dans les cuisines avec des vêtements neufs passe partout. Oscar lui sourit, l'embrassa dans le cou puis enfila ses vêtements bien moins colorés que ceux de la cour du roi. La bonne gloussa et secoua la tête d'un air réprobateur: "Je me fais avoir à chaque fois avec toi Oscar... Si Monsieur apprenait que je t'aide à t'enfuir une nuit sur deux, que deviendrais je?
Oscar eut un regard tendre pour cette petite bonne écervelée mais dotée d'une forte poitrine, ce qui la rendait supportable: _ Et bien tu serais virée. Voilà pourquoi tu ne dois rien dire et te montrer discrète Isabelle. *Il lui encercla la taille de ses bras* Et puis il y a quelques récompenses non négligeables lorsqu'on est une vilaine fille non?"
La bonne gloussa à nouveau et fit mine de le repousser, alors qu'elle adorait se sentir courtisée. Oscar en profita pour filer, son carrosse des excursions était déjà prêt. Dès qu'il fut monté dedans, la voiture fila à toute allure en direction du coeur de Paris, là où commençaient les basfonds les mois fréquentables. Oscar se devait de ne pas être reconnu, mais pour ça il ne se faisait pas de souci, qui pourrait reconnaitre le visage du mignon de Monsieur au milieu de tous ces mendiants et bohémiens? Il se masqua le visage d'un loup noir qui lui donnait l'air très théâtral et le carrosse s'arrêta à quelques rues de la cour des miracles. Il ne valait mieux pas que la riche voiture s'arrête en pleins quartiers miséreux, il aurait pu se faire attaquer et démonter en l'espace de quelques minutes.
Oscar descendit illico presto de son véhicule, faisant signe à son cocher qu'il rentrerait à pied. Sa cape retomba lourdement sur ses pieds et il s'engouffra dans la rue mal pavé qui bordait la cour des miracles. La musique de quelques flutes s'entendait au loin, des bohémiennes dansaient nus pieds sur les bas côtés, dans l'espoir d'avoir quelques pièces ou dans voler d'une riche bourse. Une troupe itinérante d'acteurs comiques faisait son show et des ivrognes s'en donnaient à coeur joie en cassant les rares objets qui étaient encore intacts. Oscar lança une pièce à une enfant couverte de suie qui le gratifia d'un sourire entièrement carié. Il lui chuchota: " Allez ma puce, tu es bien trop jolie pour mendier ici, va t'acheter à manger pour renflouer ces joues creuses." La fillette hocha la tête et partit en courant. Oscar s'assit sur les marches d'une Eglise, observant ce merveilleux spectacles plein de vie. C'était ça qu'il voulait connaitre tous les jours: bienvenue à la cour des miracles! Le plus grand coupe gorge de la ville.

Marie-Elizabeth était dans le château de Versailles, elle passa à côtés des mousquetaires furtivement, ses années d'aventures folles lui permettaient de pouvoir facilement se déplacer n'importe où sans jamais se faire attraper. Elle avait un peu discuter avec sa Reine autour du feu aujourd'hui et elle avait pu obtenir mine de rien, une lourde cape qui la cachait facilement du regard des autres.
Elle se déplaça agilement jusqu'au centre de la cour où elle attrapa le sac où elle avait laissé ses affaires, elle laissa sa tenue de chambre à l'intérieur pour enfiler sa tenue brodée de couleur crème avec son masque de perle, elle faisait dans la coquetterie même en tant que femme inconnue, dans ce genre de soirée, elle reprenait son ancienne nom : Alexandra, ce nom qu'elle avait utilisé pendant 2 ans presque.
Elle alla dans le carrosse qu'elle utilisait tout le temps pour ses sorties, le clocher savait où l'amener maintenant.
Pendant le trajet, elle observa les rues regardant et se souvenant de ces sorties similaires quand elle s'était enfui du couvant, la meilleure décision de sa vie, elle avait d'ailleurs du mal à se réhabituer à devoir vivre sous un masque, c'est pour cela qu'elle allait à la cour des miracles, pour vivre sans tabou et en profiter, ce qu'elle ne pouvait faire une fois à Versailles.
Elle descendit de la voiture à quelques rues de la fête, les enfants l'entourèrent, ils avaient fini par s'habituer à elle, elle venait toujours avec le même masque, même si sa tenue changeait souvent.
Elle eu un petit rire et dansa avec les enfants avant de croiser Katherine, une bohémienne.
_ Ma belle, ça faisait longtemps. *Dit katherine en la serrant contre elle, celle ci ne connaissait pas son vrai nom mais elle était venue souvent ici, sous le nom d'Alexandra*
_ C'est exact, mais je compte bien me rattraper toute la nuit. *Dit Marie-Elizabeth avec un sourire en commençant à danser avec elle, elle avait sa cape blanche ouverte, sa robe dessiné son corps plus que les autres tenues qu'elle n'avait mais pas encore assez pour tomber dans l'indescence.*
Alors, elle dansa, Katherine lui avait appris comment danser de la même façon que les gitans et elle en profitait, dansant avec ceux-ci où avec les enfants. Elle était connu tout en restant inconnu ici, mais cela n'importait pas aux autres.


Une belle femme masquée fit son apparition, attirant l'attention d'Oscar. Elle semblait être dans son élément malgré la richesse de sa garde robe... Avait il rencontré une autre âme en peine échappée de la cour et aspirant à la vie de bohémien? Il avait une folle envie de se présenter devant elle, mais il hésita. Ce n'était sans doute pas prudent de faire le premier pas car s'il était reconnu et que Monsieur venait par l'apprendre... Il ne lui pardonnerait plus aussi bien son énième incartade. Jouet sexuel d'un membre de la famille royale... Qu'allait il devenir au final? Sa mine se faisait sombre car de noires pensées lui vinrent à l'esprit. Ces pensées furent chassées en l'espace d'une seconde par la douce main noire d'une danseuse de rue qui s'était posée sur son menton. Elle avait des yeux verts magnifiques telle une Esméralda miséreuse. Elle lui lança d'une voix rauque: "Et bien mon joli? On boude dans son coin? Tu t'es perdu sans doute... et la vue de tous ces mendiants tous à moitié éclopés te déprime?" Finit elle en riant. Des artistes de rue s'esclaffèrent eux aussi.
Une voix masculine s'éleva " Ouais qu'est ce qu'il fait là l'homme masqué? Il n'est sûrement pas l'un des nôtres!" D'autres ivrognes renchérirent, ce qui fit se lever Oscar, amusé. Il dit d'une voix forte et claire: " Alors vous pensez qu'un noble serait descendu vous voir exprès?
La belle noire aux yeux verts pouffa de rire et mit les mains sur ses hanches: _ Non c'est vrai que ce serait stupide... Mais si tu n'es pas un noble ou un riche bourgeois perdu, qu'est ce que tu fais là?"
Oscar fit un magnifique sourire, son coeur battait la chamade comme toutes les fois où il avait donné des représentations théâtrales: Ce que je fais là?" Il sauta sur la scène des comédiens ambulants, en poussant un au passage. " Je suis un artiste, un comédien sans coeur, défiguré... Je me cache de mon loup pour ne pas effrayer les petits gens tels que vous..." Il avait pris un ton d'acteur de théâtre, les enfants commencèrent à s'asseoir devant la scène pour l'écouter. Oscar prit deux bouts de bois et les enflamma pour jongler avec, il récita toute une partie d'une pièce, jouant parfaitement la comédie, sa voix était claire et assurée. Ses gestes parfaits. Il lança ses torches enflammées par terre en riant et descendit de la scène après avoir déclamé son texte. Beaucoup l'applaudirent, il fit une petite révérence avant de voler une pomme à un homme et de croquer devant: Merci mon brave pour ce fruit, je l'accepte avec plaisir."

Marie-Elizabeth continua de danser pendant un moment avec les autres, s'amusant en passant de bras en bras, dansant parfois en groupe, jouant avec les enfants, elle leur faisait parfois des devinettes amusantes.
Son attention fut soudainement attiré par un Homme qui lui paraissait étrangement familier sans qu'elle ne puisse comprendre pourquoi, elle l'écouta discourir avec un sourire et observa avec amusement son petit show, la soirée promettait bien des richesses et des amusements.
Elle s'approcha de Kendra, la femme qui avait en premier lieu parlait avec Oscar:
_ Amusant, pas mal de talent, n'est-ce pas ma chère amie? *Sourit Marie-Elizabeth, son masque ne cachait que le haut de son visage et s'arrêtait après son nez, des petites perles pendait pourtant joliment autour de son masque, empêchant ses traits d'être facilement reconnu*
_ Certes, mais ce poète, jongleur ou qu'est-il encore n'a pas sa place parmi nous, Alexandra. *Dit Kendra en observant tout de même Oscar, Marie-Elizabeth eu un délicat rire amusée*
_ Ca ne vous as pas empêché de m'intégrer dans cette place et de me faire miroiter ce que je ne pourrais plus jamais touché, qu'est-ce qui serait différant pour ce jeune homme? *S'enquit Marie-Elizabeth de son ton doux et mesurée*
_ Qui sait de qui vient ses ordres ou ses habits. Ne proteste pas ma belle, tu sais aussi bien que moi que si nous t'avons accepté aussi facilement, c'est à cause de notre ami commun, nous n'avons aucune raison de ne pas nous montrer méfiant envers cette étranger. *Dit Kendra en croisant les bras sur son imposante poitrine*
_ Oui, mais rien ne vous, ne nous empêche non plus de l'accueillir et de voir au fils du temps quelle confiance vous pourriez lui accorder, regarder comme les enfants ont les yeux pétillants devant son spectacle, cela n'arrive que si peu souvent ses derniers temps...
_ Bien *soupira Kendra* Mais ne t'attends pas à ce qu'il puisse accéder à nos demeures, et c'est uniquement ton intervention qui lui permettra de ne pas avoir d'ennuis.
*Marie-Elizabeth eu un sourire amusée*
_ Quel intervention déjà?
*Kendra leva les yeux aux ciels pendant que les bohémiens et les gitans se passaient déjà le mot, Oscar était pour le moment le bienvenue, ce que peu de personne savait ici, c'était que Kendra était celle qui commandait, ou plutôt, sa grand-mère était celle qui commandait mais sur la place des miracles, le pouvoir en revenait au mains de Kendra, et les hommes respectaient même cela dans ce monde pourtant dirigé par les Hommes, mais justement, c'était leur élément de surprise, et cela, Marie-Elizabeth l'avait compris depuis qu'elle avait vu Kendra agir et les autres agir autour de ses actions.
Elle finit par s'installer contre un muret, trois enfants bohémiens la rejoignirent et se cachèrent dans sa robe, l'un dans sa cape, l'autre derrière elle, le dernier sur ses genoux, avec un petit rire amusé, elle les entoura de sa cape tout en regardant et écoutant le spectacle d'Oscar avec un petit sourire émerveillé.*


Les habitués de la cour des miracles semblaient faire un bon accueil au spectacle improvisé d'Oscar qui avait émerveillé plus d'un. Il avait encore la chair de poule alors qu'il était descendu de la scène depuis une bonne dizaine de minutes. S'il avait pu vivre de son talent d'acteur, il l'aurait fait sans jamais vendre son corps. La comédie c'était ce qui le faisait vivre. "Pour l'amour du spectacle et pour les frissons de la scène" était sa devise de jadis. Pourrait il encore vivre sa passion? Cela n'avait rien à voir quand Monsieur et toute sa clique lui demandaient de jouer lors d'une représentation fermée au palais. Tout était soigneusement calculée, millimétrée, alors qu'en pleine rue les acteurs se bousculaient, cassaient des choses, le public n'hésitait pas à exprimer sa colère lorsqu'il n'aimait pas la pièce. Combien de fois avait il du éviter une tomate pourrie lorsqu'il devait jouer des tragédies classiques dans les rues de Paris? Les mendiants et les passants n'ont toujours aimé que les comédies et les satyres, le génie de Corneille et Racine leur échappait totalement. Et ce n'était d'ailleurs pas vraiment le registre d'Oscar. Une diseuse de bonne aventure lui fit signe de rejoindre sa table. (ou ce qui faisait office de table, quelques planches qui tenaient par miracle, cachées sous une châle violet usé.) Oscar fut intrigué et se mit accroupi face à elle. Un clou saillant dépassait de sa table, Oscar se coupa méchamment la jambe en s'installant. Il grimaça tandis que la bohémienne se mit à sourire:" Tu veux connaitre ton avenir? C'est 3 sous normalement mais pour toi ce sera gratuit." Annonça t elle de son bel accent prononcé.
Oscar haussa les épaules et tendit sa main côté paume:" Pourquoi pas! Dis moi, est ce que je vais devenir riche bientôt?
Son interlocutrice passa ses doigts noircis sur la main blanche et douce du mignon. Elle fronça les sourcils: Toi... Etre déjà dans le luxe. Toi... Bientôt avoir de gros ennuis à cause de ton goût pour le danger. *elle le regarda droit dans les yeux* Tu vas mourir si tu continues à vivre comme ça."
Oscar fit la moue: " Vous savez que vous ne m'apprenez rien là? J'aurais plutôt aimé savoir si j'allais vivre encore de nombreuses et passionnées aventures amoureuses avec tous les gens beaux et attirants de la cour et des rues de Paris..."
La diseuses de bonne aventure fit un rictus moqueur: " ça tu le sais également non?" Elle retira doucement sa main mais Oscar l’agrippa et lui chuchota":
_ Ce que je sais c'est que je lis mieux l'avenir et le présent que tu ne le feras jamais. Alors Dis à ton petit copain dans mon dos de lâcher immédiatement ma bourse et de retirer sa main de ma poche avant que je ne te tranche tes jolis doigts. Avoue que ce serait une belle ironie du sort pour quelqu'un qui lit dans les lignes de la main?" Il avait sortit un petit poignard et le tenait sans trembler au dessus du poignet de la femme en question. Son attraction de lire l'avenir n'était en fait qu'un piège pour tous les crédules et les naïfs, un voleur se tenait derrière eux pendant qu'ils étaient captivés par la prédiction de la bonne femme. De nombreux hommes sortirent des couteaux et prirent un air menaçant pour dissuader Oscar de faire quoique ce soit.
Oscar souriait toujours, testant ses ennemis. Il savait bien se battre et n'hésiterait pas à répliquer. Cet argent il l'avait gagné durement et il n'était pas question qu'il le perde à cause de cinq mecs fauchés. Tout le monde autour d'eux s'était tu et l'atmosphère était plus tendue que jamais. Quand soudain une vieille femme fendit la foule et agita sa main en l'air. C'était la grand mère de Kendra: "Allons cela suffit, vous avez assez joué avec notre invité. Maintenant on baisse son joujou et on lui rend sa bourse." Elle avait dit ça sur un ton autoritaire. La diseuse de bonne aventure obéit et se mit à rire, bientôt suivie de tout le monde autour. Oscar n'avait pas déçu les attentes de chacun. Oscar esquissa un sourire et rangea son poignard: "Et bien ce fut un accueil charmant mes amis. Vous me servirez bien à boire pour me remettre de mes émotions?"

Marie-Elizabeth observa tout ce qui se passa avec un sourire aux lèvres, il semblerait que ce cher inconnu soit plus observateur que la moyenne, et surement plus intéressant, en tout cas, il avait déjà ravie le cœur de tous les enfants de la cour des miracles.
Elle observa ce cher monsieur évolué parmi les hommes et les femmes qui composaient la cour, il ne paraissait pas mal à l'aise.
L'enfant derrière elle qui la serrait contre lui se décolla de son cou :
_ Madame, c'est qui le m'sieur?
_ Je ne sais pas mon ange *avec un joli petit sourire* Mais je suis sûre qu'il pourrait vous faire un autre spectacle un jour.
_ Vous croyez? *demanda celui derrière elle excité, l'enfant sur ses genoux et celui roulé dans sa cape se tortillaient aussi pour écouter avec attention sa réponse*
_ J'en suis sûre, mais on aura qu'à lui demander quand il passera devant nous.
*Les enfants se relevèrent excité, deux prirent la main de Marie-Elizabeth la traînèrent vers Oscar pendant qu'un autre courait devant, mais le temps qu'ils arrivent, il était déjà parti et les enfants ne le retrouvait pas, par contre la grand-mère de Kendra était là*
_ Mon enfant, ça fait longtemps depuis la dernière fois. *Parla en premier la grand-mère de Kendra de sa voix profonde et grave pour une femme*
_ En effet, je n'ai pas vraiment pu me libérer avant. *La grand-mère de Kendra leva la main en l'air pour demander le silence à Marie-Elizabeth*
_ Tu n'as pas à te justifier, je suis simplement heureuse de te revoir, et apparemment tu te sentiras moins seul avec un autre noble dans les environs.
_ Il semblerait et...
*Les enfants recommencèrent à la tirer, ayant vu Oscar*
_ Alexandra, il est là, il est là. *les enfants étaient excités, ils se campèrent devant Oscar, deux tenaient toujours la main de Marie-Elizabeth qui souriait tendrement devant leur exubérance pendant qu'un autre se posa devant Oscar*
_ Monsieur, c'était super bien le spectacle, très joli et très bien fait, y a pas beaucoup de monde qui en fait ici, c'est toujours la même chose, en plus... *Les deux autres se raclèrent la gorge pour rappeler à l'ordre l'enfant qui rougit adorablement* Ah, et je m'appelle Enrique, voici Henri et Cédric, et la jolie Dame, c'est Alexandra, mais c'est pas son vrai nom mais elle a jamais dit à qui que ce soit son prénom, si vous le savez, vous me le direz? *dit ses mots comme s'il lui faisait une confidence mais il les prononçait tellement haut que Marie-Elizabeth n'eut aucun mal à les entendre. Elle eu un petit sourire et hocha la tête en direction d'Oscar, ces petits inserts de perle se penchèrent en suivant le mouvement de son masque*
_ Ravie de rencontrer celui qui a réussi à ravir le cœur d'autant d'enfant et qui a pu aussi en faire de même à ceux des adultes.


On avait offert à boire de l'alcool très fort à Oscar dans une choppe sale. Mais il ne s'en offusqua pas, cela lui rappela ses virées après ses spectacles il y a quelques années. Il but cul sec son verre et se marra avec d'autres hommes.
"T'as une bonne descente l'artiste!
Oscar fit une révérence: _ C'est l'un de mes rares talents. "
Il sentit une petite main tirer sur sa cape pour attirer son attention. C'était un enfant adorable qui lui fit des compliments sur son spectacle. Oscar sourit s'accroupit face à Enriqué. Il lui caressa la tête d'un geste paternel: "Merci petit, j'ai toujours préféré un public plus jeune parce c'est le public le plus franc du monde. *Il sourit puis leva les yeux vers Alexandra. Elle lui était familière mais il ne sut pas dire en quoi* Tu sais Enrique, je serais mal placé pour dévoiler l'identité des personnes masquées. *Il rit et enleva son loup, tout le monde crut qu'il allait mettre son visage à découvert mais il faisait encore son numéro de magie. Oscar claqua des doigts et dévoila un autre loup identique au précédent sous son premier masque. Quelques enfants s'écrièrent devant ce magicien hors paire et une jeune femme rit.* Nous ne sommes que des acteurs sur la scène de Paris, autant porter un masque apparent. *Il inclina sa tête face à Marie Elizabeth* C'est un plaisir de rencontrer quelqu'un d'aussi ravissant bien qu'elle porte un masque.
Un des enfants qui se cachait dans les jupons de Marie Elizabeth osa demander: _ Et toi c'est quoi ton nom magicien?
Oscar porta sa main à son menton pour réfléchir:_ Hm... Appelez moi... François.

Marie-Elizabeth eu un petit sourire aux propos d'Oscar, elle s'en amusait et le montrait bien, contrairement à la Cour où elle devait toujours caché ses sentiments : Et bien, vous ne pouvez pas vraiment voir si je suis ravissante, mais disons que pour tout ce petit monde, je serai au moins gentille et cordiale avec tout le monde, *hausse le ton* Même avec les ivrognes *Lesdits Ivrognes protestèrent qu'ils ne l'étaient pas, un peu mollement vu qu'ils avaient déjà pas mal bu* Oui, je vous traite d'ivrognes mais je pense que je suis en droit quand on vous voit. *se penche vers Oscar pour lui chuchoter, malicieuse, comme si c'était un secret d'une grande importance* N'hésitez pas à les appeler ainsi, c'est comme ça que tout le monde les appellent ici, en plus *amusé* Ils adorent les numéros de magie donc ils ne vous en voudront pas. *se redresse comme si de rien était, enlevant les plis de sa robe, récupérant au passage la main d'un des enfants* Enfin, il faudra un jour que vous me dévoiliez comment vous avez pu aussi rapidement poser deux masques... *ne parle pas plus pour ne pas gâcher le plaisir des enfants* Ca pourrait être amusant.

Oscar fit un joli sourire à Marie Elizabeth qui avait l'air d'être une habituée du coin vu le ton des "ivrognes". Bien qu'il se soit montré très poli lorsque l'un des enfants lui avait proposé de découvrir l'identité secrète de la belle, il n'en pensait pas moins. La curiosité était l'un de ses plus vilains défauts et il mourrait d'envie qu'elle dévoile son visage.
" Oh mais je peux faire une petite exception au fait que les magiciens ne révèlent jamais leurs tours...en révélant des petites astuces basiques pour trouver un jeune disciple. *Il regarda les enfants un à un en faisant mine de chercher son successeur* Qu'est ce que vous en dites les enfants?
Les enfants s'écrièrent tous "moi!" "oui!" "non moi!" Et Oscar éclata d'un rire communicatif puis essaya d'avoir l'air cool devant les mômes: Et bien nous verrons ça la prochaine fois... Si vous êtes sages... Non je plaisante! Si vous m'offrez largement du vin ce soir je verrais ce que je peux faire!"
Les enfants pouffèrent de rire et se mirent à courir dans tous les sens pour chercher des bouteilles de vin. L'un d'eux vola une bouteille à un poivrot pour l'amener docilement à Oscar. L'ivrogne se mit à grommeler et se demanda où était sa bouteille. Oscar pouffa de rire et accepta la bouteille comme présent: Merci petit, c'est le plus beau cadeau qu'on ne m'ait jamais fait. *Il fit une petite révérence, but au goulot, puis se tourna vers la dite Alexandra* Si vous les traitez d'ivrognes, affublez moi également de ce petit surnom, je ne suis pas venu ici ce soir que pour être l'attraction des bambins. *Il sourit malicieusement et but une nouvelle fois au goulot puis frappa dans ses mains* Allez musique maestro!"
Les bohémiens se mirent à jouer de plus belle du tambour et de la flute. Les danseuses de rue se donnèrent à coeur joie et Oscar également, sa bouteille à la main. Il prit le bras de Marie Elizabeth sans lui demander et dansa gracieusement avec elle, se défoulant à sa guise. Au diable les étiquettes ici, aucune femme ne s'offusquerait de ses manières et cela lui faisait du bien.

Marie-Elizabeth observa un petit instant Oscar avec surprise avant de rire doucement : Eh bien, monsieur l'ivrogne, au moins vous savez danser, c'est déjà ça de pris pour moi. *danse avec lui avec le sourire, sans contrainte et en s'amusant véritablement.* J'ai hâte de voir ce que le reste de la soirée nous réserve avec vous à nos côtés.

Oscar sourit et finit la bouteille cul sec, sous les yeux médusés des enfants. Il envoya valser la bouteille qui se brisa en mille morceau sur les pavés mal alignés de la rue: Olé! Et bien moi aussi madame... J'ai bien l'intention de profiter de cette soirée hors de ma prison dorée. *Il regarda autour de lui, en quête de quelque chose à faire*

Marie-Elizabeth haussa un sourcil, amusé : Eh bien, d'abord évité de finir ivre, ensuite, évité de recommencer à jeter des bouteilles partout, y a des enfants pieds nus ici, et pour finir, les femmes de basses catégories. *ce qui voulait dire les putains* Ne sont pas dans ce secteur. Donc, il faudra se contenter de ce qu'il y a ici...

Oscar haussa un sourcil et s'approcha de Marie Elizabeth: Mais qui a parlé de putains? Vous avez l'esprit mal tourné très chère. Je n'ai pas besoin de cela je n'ai qu'à me pencher pour ramasser mes admiratrices... *Dit il d'un air faussement las* Je préfère les gens durs à attraper, je pense que les gens qui seront ici feront très bien l'affaire d'ailleurs. *Il esquissa un sourire en la dévisageant* C'est une proposition déguisée? *soupir* Les nobles et leur langue de bois....

Marie-Elizabeth releva le menton d'Oscar : Et moi, je sais reconnaître les personnes qui ne vivent que dans la luxure. *sourire charmeur avant de s'éloigner* Heureusement que nous ne sommes pas fait du même bois donc. Je ne voudrais pas ressembler à cette personne là, surtout quand ce n'est qu'un masque, même si on a beaucoup de mal à l'enlever, n'est-ce pas... Messire? *sourire arrogant car elle savait avoir dit la vérité, et une troublante*

Oscar porta sa main à l'endroit de son menton où Marie Elisabeth l'avait touché, souriant, intéressé. Il répondit sur un ton de défi: Cela est facile d'imaginer que ma vie n'est que luxure vu mon physique, que pourrais je faire d'autre pour gagner ma vie? Les temps sont durs, les gens présents ici ne vont pas vous dire le contraire. Et vos mains sont douces, devrais je vous appeler marquise? Duchesse? Comtesse? *Répondit il sur le même ton qu'elle* Ou bien avez vous laissé votre passé et vos manières chez vous pour vivre librement ce soir? Vous avez encore cet air hautain que je hais tant. *Il s'assit à demi sur une barrique qui trainait là. Sa voix se faisait toujours légère.*

Marie-Elizabeth éclata d'un rire sincère et amusée : Eh bien, je vois que vous êtes un personnage haut en couleur, tant mieux, les autres m'ennuyent facilement. *s'assoit à ses côtés* Appelez-moi donc selon vos désirs mon cher, peut-être qu'un jour, vous trouverez la vérité. *Toujours amusé à en juger par son sourire et ses yeux amusé* Et moi? Comment dois-je vous appelez? Vous nommer?

Oscar esquissa à nouveau un sourire. Ce qui était étrange chez lui, c'est que bien qu'il garde toujours un air amusé et enfantin, il y avait également beaucoup de tristesse dans ses yeux. Il tourna sa tête vers elle et lui chuchota à l'oreille, son souffle bien trop près: Maitre? Amant? Donnez moi l'étiquette qu'il vous plaira, ce n'est pas le nom qui fait l'homme mais ses actes. *Il écarta son visage* Moi je vais vous appeler Marquise, ce sont toujours les plus coquines des nobles et je vous parle d'expérience. *Il regarda un peu les danseuses avant de demander* Vous savez jouer aux jeux d'argent?

Marie-Elizabeth le regarda un long moment, avant de se décidé dans sa tête que quoi qu'il se passe dans le futur, elle essayera de percer son secret, un dernier acte charitable dirons-nous, en attendant, elle sourit à Oscar : Je préfère encore me contenter d'un simple, Monsieur, je ne m'appelle pas François, mais je me ferais appelé ainsi ce soir. *sourire amusée* Enfin, pour les jeux d'argents, il fut un temps dans ma vie où je plumais bien des oiseaux, mais généralement, pas très légalement. *amusé en se rappelant des ces années de fuite.*

Oscar: Vraiment? *Il sourit et tendit sa main pour qu'elle la prenne* Cela vous dirait il de fréquenter un endroit encore plus crasseux qu'ici mais bien plus mouvementé? J'ai apporté une bourse à dépenser en futilités ce soir, autant dépenser l'argent de la couronne en jeux plutôt que cela parte dans le budget écurie de Versailles qu'en dites vous?

Marie-Elizabeth regarda la main d'Oscar : j'espère pour vous que cela en vaut le coup, je ne tiens que peu à offenser Mère-grand et kendra pour des futilités. *prends finalement la main d'Oscar et se relève avec grâce* Mais j'accepte de vous suivre mon cher. Je me demande où vous comptez m'amener. *sourire joueur et taquin aux lèvres.*

Oscar se mordit la lèvre inférieure, cela lui plaisait beaucoup quand quelqu'un rentrait dans son jeu: C'est bien la première fois que j'entends une pseudo marquise s'en faire pour l'égo de bohémiens. *Il leva son index de libre en souriant* Première étape pour voir si vous êtes digne de la cour des miracles: l'endurance. *Il se mit à courir comme un dératé et slaloma entre les rues étroites de Paris, tenant d'une main ferme et douce celle de Marie-Eli. Il n'avait que peu l'occasion de courir et tel un cheval sauvage cela lui manquait. Les deux masqués arrivèrent devant une porte massive en bois d'où s'échappait de la lumière des interstices. Oscar frappa une sorte de code et la visière s'ouvrit*
_ On est fermés.
_ Allons Bartholomé, vous refusez de l'or? *Il agita sa bourse qui fit un bruit aigu* Ce serait bien la première fois...
_ Tiens l'artiste! T'es venu accompagné cette fois? *On entendit la porte grincer en s'ouvrant, laissant voir une salle miteuse où des jeux de cartes battaient leur plein. Certains clients se cognaient au fond de la salle pour de sombres affaires de tricheries. Oscar tapa l'arrière du crâne d'un homme et lui fit signe de dégager de sa table.*

Marie-Elizabeth suivit la course d'Oscar avec un petit rire, ça lui avait manqué de ne pas pouvoir se libéré comme cela avant.
Elle regarda les interactions de ce cher Oscar avec les autres avec un sourire amusé aux lèvres. Elle s'éloigna un petit instant, disant bonjour à une de ses connaissances qui pourraient lui donner des nouvelles des personnes qu'elle avait considéré comme sa famille, quand elle vit qu'Oscar commençait à la chercher, elle alla s'installer sur ses genoux, faisant fit du regard surpris d'Oscar.
L'un des joueur parla :
_ Ton porte-bonheur l'artiste?
*Marie-Elizabeth répondit avant Oscar*
_ Pour ce tour-ci, ça sera le cas, jaloux de ne pas en avoir également un?


Oscar fut assez surpris de la réaction de Marie-Eli, puis finit par hausser les épaules et apprécier. Elle le surprenait beaucoup ce soir et cela était rare que quelqu'un le divertisse aussi longtemps. Il rit en entendant un des hommes à sa table demander si elle était son porte bonheur. Ils étaient quatre hommes à sa table, un borgne d'une hygiène douteuse, un jeune homme avec un air naïf et deux roux qui semblaient être de la même famille. L'on distribua les cartes et avant qu'Oscar ne regarde sa donne il tendit sa main à Marie Eli: Un porte bonheur ne doit il pas embrasser le joueur pour lui donner un maximum de chance? *Il sourit, fier de sa réplique*

Marie-Elizabeth observa rapidement les joueurs, aucun véritable danger pour Oscar, amusée, elle dit : Peur de ne pas être à la hauteur sans. *prends sa main avant de l'embrasser délicatement et de la reposer entre les siennes pour ensuite se pencher à l'oreille d'Oscar* Attention à ce que cela ne se retourne pas un jour contre vous mon cher. *se redresse ensuite, amusé en observant les joueurs déstabilisé, elle éclata de rire*

Oscar sourit à Marie Eli: Je suis un affreux joueur alors oui j'ai peur de perdre sans votre chance marquise. *Il regarda ses cartes et défia du regard ses adversaires. Il plaça 5 pièces d'or au centre de la table. Le vieux borgne gromela*
_ SI on joue direct comme ça on va devoir vendre notre mère pour finir la partie...
_ Je suis sûr que ça ne vous arrêterais pas mon cher. *Répondit méchamment son voisin de table* Je suis. *Il plaça 6 pièces d'or*
Oscar se frotta les mains en souriant: Et bien on distingue enfin les vrais hommes de cette table. *Il posa une de ses mains sur la jambe de Marie Eli l'air de rien*
Le jeune homme plaça 7 pièces d'or et demanda la tapis.
Oscar avait gagné: Moi qui avait tout fait pour que vous compreniez qu'il fallait se coucher... Je vais devoir dépenser tout votre argent en boisson maintenant... Tavernier! Deux pintes de votre meilleure blonde pour moi et mon porte bonheur. *Il lui lança un regard d'un air de dire "à vous maintenant"* Impressionnez moi.

Marie-Elizabeth les regarda avec un sourire : Eh bien, on dirait que vous vous êtes fait avoir en beauté messires, une envie de revanche? *sourire craquant, ils ne firent pas attention de tomber dans son piège* Et si nous commencions la donne un peu plus haut? Après tout, il ne devrait pas être trop dur de battre une femme n'est-ce pas?
*Elle les manipula avec expertise, ils ne firent pas attention à son sourire de requin et hochèrent la tête en accord*
_ Vous m'excuserez, je ne quitterai pas ma place ce soir. *amusée*
*La partie commença et Marie-Elizabeth fit une fausse moue deçue devant ses cartes, les hommes se moquèrent déjà de cette partie qui seraient terminé avant même d'avoir commencé.*
_ Je mise la première.
* La partie continua, et finalement, au moment de réveler ses cartes, Marie-Elizabeth gagna et eu un petit sourire vainqueur* Messieurs, ils sembleraient que vous ayez perdu. *se tourne vers Oscar, toujours sur ses genoux, elle n'avait d'ailleurs pas enlever la main d'Oscar* Impressionné? *amusée*


Oscar éclata de rire en voyant les hommes consternés. Il applaudit, ce qui fit tourner quelques têtes: C'était magnifique! *Il rit de plus belle et embrassa sur la joue Marie -E par surprise* C'est votre bonus pour avoir bien joué. *Il aida Marie E à ramasser le tas de pièces d'or* Vous vous êtes fait ensorceler messieurs...
Le jeune homme suait à grosse gouttes: Je ... Je n'ai pas assez d'argent sur moi pour vous régler tout de suite... *Il fouilla ses poches, en ressortit un bout de pain rassit, une plume desséchée et un bout de papier* Ceci est un pamphlet que j'ai fait ce matin sur le roi et son premier ministre... Mes pamphlets se vendent à prix d'or depuis que j'ai fait la célèbre satyre de la maison de Monsieur "maison du vice"
Oscar arqua un sourcil: C'était donc vous? *Il prit le papier que l'écrivain leur offrait d'une main distraite* Et cela vaut il cher?
Le jeune homme hocha vivement la tête.
Oscar esquissa un sourire: Et bien marquise qu'en pensez vous, l'art vaut il autant que quelques pièces rouillées? *Il regarda le jeune homme* Vous pourriez me faire un pamphlet spécial sur la reine et ses dames? Oh et puis sur la femme de monsieur! Et... Sur quelques hommes d'Eglise... ça mettra du piment dans les conversations, j'ai quelques ragots véridiques, qu'en pensez vous?

Marie-Elizabeth le regarda un instant avec surprise avant de sourire, se redressant bien droite une fois debout, elle garda son visage amusé tout le long de la discussion, elle s'approcha ensuite d'Oscar et passa distraitement sa main dans le dos de celui-ci : cela dépend si c'est une bonne satyre, ou si ce n'est que de l'art sur le papier mon cher... Votre avis d'expert? *sourire malicieux bien qu'elle cachait, finement il faut l'avouer, son stress à l'idée d'être découverte, surtout ici.*

Oscar hocha la tête à la remarque de Marie-E: Il est vrai que si c'est mauvais cela ne vaut pas le coup de sacrifier une pinte de bière. *Il tendit la sienne à Marie-E* Cul sec? *Il esquissa un sourire et but la sienne d'un seul trait, il tenait bien l'alcool. Puis il déchiffra la feuille du jeune écrivain* Hm plutôt pas mal. Vous n'êtes pas tendre avec les courtisans. Moi je dis que ça peut couvrir vos dettes monsieur. Alors écrivez donc en deux ou trois et on sera quittes. *Il sourit rien qu'à l'idée que cela mettrait hors de rage la femme de monsieur. Elle le traitait de façon de plus en plus méprisante ces derniers temps*
Le jeune écrivain acquiesça et se mit à écrire à toute allure des pamphlets sur la reine et sa belle famille lorsque la porte d'entrée fut enfoncée par des mousquetaires.
"Au nom du roi que personne ne bouge de ce taudis"

Marie-Elizabeth sourit en regardant par dessus l'épaule d'Oscar : C'est vrai que ce n'est pas mal. *voit arrivé les mousquetaires et sourit de façon féline, amusée par la situation* Cela fait si peu de temps que je ne me suis pas trouvé dans cette situation, cela m'aurait presque manqué... *Grandement amusée et pas du tout inquiète de ce qui se passait, elle prit la main d'Oscar avec un sourire, et commença à reculer vers la sortie caché* Allons-y mon cher, cette compagnie ne m'est plus aussi agréable qu'avant....

Oscar échangea un regard avec Marie -E: Tiens dont, pour moi elle se fait plus agréable, n'est il pas drôle? *Il vola le mousquet d'un client et se mit face à un mousquetaire* En garde!
Le mousquetaire sortit de façon précipitée son épée et attaqua de façon grossière Oscar qui feinta habilement: Allons monseigneur en voilà des manières... *Il lui piqua l'arrière train et le tavernier pouffa de rire* Le dos droit, le regard vif... *Il fit quelques passes pour s'amuser avec le mousquetaire* Bon pour le regard vif on repassera. *Il sourit et le désarma* Ne jamais faire de coups bas à son adversaire... *Le mousquetaire lança de rage un pichet de vin à la tête d'Oscar, il fut tout aspergé*

Marie-Elizabeth éclata de rire en voyant la mésaventure d'Oscar : Mon cher, je ne crois pas que vous ayez prévu de finir votre soirée ainsi. *éclate une nouvelle fois de rire avant de se redresser brusquement et de prendre dans ses bas deux dagues, elle en envoya une, très proche de la tête d'Oscar, elle toucha le garde en plein dans sa main, lui faisant lâcher son mousquet, sa main étant transpercé, elle venait ainsi de sauver la vie d'Oscar, elle murmura* Oui, vraiment un petit retour aux sources... *elle donna un fort coup de pieds à l'homme qui tentait de la ceinturer.* On ne touche pas à une Dame mon cher. *son masque n'avait pas bougé d'un pouce pendant tout ce temps*

Oscar s'essuya tant bien que mal le vin qui ruisselait sur son visage. Son masque était tout collant. Il enleva la dague plantée dans le mur à quelques centimètres de sa tête: Je veillerais désormais très chère à ne pas vous froisser... J'imaginais certes que vos dessous cachaient des armes mais certainement pas de ce genre là. *Il sourit , quelque peu secoué de voir que sa camarade recelait de talents cachés puis flanqua un violent coup de pied au mousquetaire ce qui l'acheva, il se tortillait à présent à terre. Oscar ramassa les pamphlets tandis qu'un mousquetaire hurla* Ce sont eux qui ont les insultes faites au roi! Ils sont sûrement des ennemis de la France! Attrapez les!
Oscar prit la main de Marie-E: Ils sont certes stupides, mais lorsqu'ils sont des centaines c'est plus dur de les repousser. *Il lui fit signe de partir*

Marie-Elizabeth sourit, amusée : On imagine beaucoup de choses fausses à mon sujet, enfin, pour le moment, il est temps de m'écouter et de partir. *récupère sa dague avec un sourire avant de parler à ces mousquetaires* Mais chers, ils faudraient un peu réfléchir avant de dire des bêtises plus grosses que vous.... Même si c'est dur pour vous. *Avant même que les mousquetaires n'aient pu comprendre le sens de ses paroles, elle commença à courir en tirant Oscar avec elle, slalomant à travers les marchés de nuit avant de toquer à une porte qui s’entrouvrit* Frank! On a besoin d'un peu d'aide.
*Ledit Frank ouvrit la porte en grommelant* Plus de vingts ans, et tu fais toujours autant de bêtises que quand tu traînais avec eux. Tes habits et tes armes sont toujours à la même place. *retourne à son siège toujours en râlant, Marie-Elizabeth se tourna vers Oscar*
_ Faut pas faire attention au Père, il est toujours comme ça, sauf avec la Mamé. *le tire ensuite vers une malle qui contenait bijoux, robes de combats, armes, sabres* Tiens, ils sont passé par là eux. *parle pour elle-même*


Oscar avait incliné sa tête face à Frank pour le remercier de leur servir de planque. Il avait toujours les précieux pamphlets dans sa main gauche, tout chiffonnés. Il écarquilla les yeux en voyant tout l'attirail de Marie-E: Mais je suis tombé sur la seule noble de France qui exerce également le métier de bandit et contrebande d'armes ma parole? *Cette dame était bien plus dangereuse qu'elle paraissait... Ce qui ne faisait que relever le goût de cette escapade nocturne. Oscar aimait tout particulièrement les gens qui pouvaient lui attirer des ennuis, en effet il choisissait toujours très mal ses fréquentations. Il prit une dague parmi le fourbis et commença à jongler avec d'une main* Je crois que nous allons être obligés de nous planquer ici tout le reste de la nuit si on ne veut pas finir à la Bastille... *dit il sur un ton nonchalant*

Marie-Elizabeth releva ses jupons pour y glisser deux petites dagues, retirant l'arme qui y était déjà : Eh bien, je ne suis ni bandit, ni contrebande d'arme, mais qui sait, peut-être qu'un jour, vous trouverez qui je suis. *amusée derrière son masque avant de s'approcher avec un sourire d'Oscar pour lui prendre l'arme des mains* Ceci est à moi, et je ne suis pas partageuse. *sourire malicieux aux lèvres*

Oscar fit une moue enfantine comme si on lui volait son jouet. Il fit un geste de la main vers elle pour lui rendre sa dague puis la mit en l'air, bien plus haut qu'elle pour qu'elle vienne la chercher* Ce n'est pas comme si vous en manquiez... Vous ne pouvez pas me la laisser en souvenir de notre nuit? *Il plissa les yeux, gardant toujours le bras en l'air pour qu'elle ne récupère pas sa dague* Je ne donne pas cher de ma peau le jour où je découvrirai votre identité. *Il esquissa un sourire*

Marie-Elizabeth éclata de rire, secouant la tête avec amusement, pensant que décidément, cet homme était bien étrange, mais assez attachant, à sa manière. Elle croisa les bras sur sa poitrine avec un sourire : Pourquoi vous la laisserai-je, alors que je n'ai aucune idée d'où elle finira, je m'attache à mes armes, elles m'ont plusieurs fois sauvé là vie, et c'est aussi le cas de la dague que tu tiens dans ta main... *Sourire malicieux, sa main jaillit rapidement, et elle abaissa le bras d'Oscar en l'agrippant sur son avant bras, le baissant sans problème avec toujours son sourire aux lèvres, la dague était juste devant elle, mais elle ne la reprit pas pour autant.* Ta réponse donc?

Oscar ne s'attendait pas à ce qu'une telle force émane de la belle, il fut surpris par elle et son bras se descendit sans effort. Ils se regardèrent dans les yeux derrière leurs masques puis Oscar soupira et ouvrit sa main pour qu'elle reprenne son bien: Une femme qui s'attache plus à ses armes qu'aux hommes... *Dit il sur un ton mi dubitatif mi ironique. Les interstices du volet de la fenêtre laissèrent passer les premières lueurs du jour. La folle nuit était finie. Oscar eut un petit pincement au coeur en se disant qu'il devrait partir d'ici quelques minutes et courir jusqu'au passage secret menant à la chambre de Monsieur pour qu'il ne se doute de rien. Oscar, qui fixait la fenêtre depuis deux minutes, se tourna brusquement vers Marie Elisabeth, se rapprocha, lui prit doucement le menton et lui vola un baiser. Il savait que ça aurait pu lui coûter cher vu ce qu'elle avait en main, mais ça le démangeait depuis qu'il avait vu sa belle silhouette à la cour des miracles. Il vérifia si elle ne l'avait pas poignardé ou autre puis sourit en se mordant la lèvre inférieure* J'emporte ce souvenir là avec moi si c'est comme ça. *Puis il sortit de la pièce en courant, descendit les escaliers et se sauva dans les rues de Paris à peine éclairées par les premiers rayons de soleil. Il croisa des mousquetaires qui reconnurent "l'homme masqué et dangereux", il du alors sauter dans la Seine pour les décourager de le suivre. Après une longue demie heure dans l'eau glacée, Oscar pu enfin rejoindre la terre ferme aux abords du château de Monsieur. Il essora quelque peu sa chemise et secoua ses cheveux tel un chien mouillé. La bonne du château qui l'avait aidé à sortir en douce manqua de réveiller toute la maison en voyant dans quel état il était. Oscar lui mit la main sur la bouche et lui proposa plutôt de l'aider à se sécher que de faire un scandale. La bonne fronça les sourcils et marmonna: "Mais comment vous vous êtes mis dans cet état? Une baignade à cette époque de l'année c'est un coup à attraper la mort.... *Elle attrapa une serviette une fois qu'Oscar fut nu et commença à lui frotter le dos*
Oscar haussa les épaules en souriant: Si je ne suis pas assez solide pour sortir ça ne vaut pas la peine de continuer toute cette mascarade ici. *Il porta sa main à sa bouche et caressa ses lèvres, se remémorant le baiser volé.* Je n'oublierai certainement pas ces lèvres là.* Il sourit à nouveau et se promit intérieurement de découvrir la véritable identité d'Alexandra*
[fin du RP d'Oscar]

Marie-Elizabeth se tient encore un instant surprise devant l'audace d'Oscar, avant de sourire doucement, pensant au fait que cet homme était bien surprenant, mais que cela faisait parti de son charme.
Elle secoua doucement la tête pour reprendre pieds, elle ne s'était pas attendu à recevoir un baiser de sa part, tout comme elle ne s'était pas attendu à ce que sa soirée se finisse ainsi, elle soupira doucement en regardant le soleil prendre sa place dans le ciel.
Il était temps pour elle de reprendre sa place à la cour... Mais d'abord, elle passa voir la Mamé et le Père, ils étaient tous les deux endormis, serré l'un contre l'autre dans un fauteuil, devant ce tableau touchant, elle eu un petit sourire et déposa une petite couverture sur eux, déposant ensuite un baiser sur son front, elle rangea le bazar qu'elle avait mit et les armes à leurs places, mais elle garda sa dague avec elle.
Elle sortit de la maison doucement et alla quelques rues plus loin où l'attendait son clocher.
Le Clocher : Une bonne soirée Mademoiselle?
_ Très bonne, mon cher monsieur, mais je pense qu'il est temps de retourner au château...
*Le Clocher hocha la tête et elle put rejoindre le château dans un silence réconfortant qui lui permit de penser un peu à cette soirée étrange...
En tout cas, elle pensait en changeant une nouvelle fois de vêture, qu'elle ne regrettait pourtant rien de cette soirée qui lui avait permis de renouer avec elle-même, elle retourna jusqu'à son lit bien au chaud, et s'endormit tranquillement, un sourire paisible aux lèvres, sa dague caché sous son oreiller...*
[Fin du RP de Marie-Elizabeth]


(c) Ségo Soyana

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