Voyage dans le temps RPG
Le temps est une invention de l'Homme, vous savez. Alors autant jouer avec puisque la vie n'a aucun sens... Mais plusieurs. Tenez, des centaines de personnes disparaissent chaque année sans donner d'explications. ça donne la chair de poule, non? Paris est une grande ville. Elle a des projets pour certains de ses habitants. Vous ne me croyez pas? A votre guise... Mais croyez vous vraiment que ce soit le hasard qui vous ait conduit jusqu'ici?



 
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 Les archives de RP

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Tess
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MessageSujet: Les archives de RP   Ven 24 Mai - 20:50

Voici ci dessous tous les précédents RP existant en 1690 dans les environs de Paris du temps où le RPG n'était encore qu'un RPG skyrock.


Dernière édition par Tess le Mer 29 Mai - 19:34, édité 1 fois
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Tess
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MessageSujet: Re: Les archives de RP   Mer 19 Juin - 12:26





"Scandale chez Monsieur!»

Légende des couleurs: bleu Amélie (Coralie),  noir Tess (Oscar)

RP entre Coralie et Oscar à la maison du frère du roi:récit du quotidien de la demeure de Monsieur, une promenade équestre qui se finit sur une disparition...

Monsieur et Oscar n'étaient pas encore sortis de leur chambre alors que le soleil s'était levé depuis longtemps. Ils étaient tous deux des couches tard-lève tard et s'étaient extrêmement affairés hier soir... D'ailleurs toute la maison avait eu le loisir de profiter des ébats des deux hommes qui avaient couru dans les couloirs, avaient improvisé un encas un peu particulier à 3 heures du matin avec les servantes et les domestiques en petite tenue. Un pamphlet courait dans tout Paris depuis quelques semaines et avait surnommé la résidence de Monsieur "La maison du vice" et cela collait parfaitement à la situation. Quand Oscar ne mourrait pas d'envie de s'enfuir, il s'amusait tout de même pas mal en compagnie de son amant qui ne lui refusait rien. Fêtes, vêtements des derniers créateurs, nourriture des plus exquise, ... Oscar se serait presque crut le maître incontesté de cette maison. A un détail près: Madame. Coralie du Châtelet, femme de monsieur le détestait royalement et entretenait de froides conversations avec lui quand elle avait le malheur de le croiser. Cela refroidissait toujours grandement l'ambiance festive de la maison. Oscar, bien loin de se montrer compatissant envers la cocue, s'amusait de la situation. Il aimait en effet se sentir désiré et plus aimé et choyé que les autres, cela allait de paire avec son tempérament fougueux d'artiste qui vivait à la lumière des projecteurs.
Un des domestiques frappa précautionneusement à la porte de la chambre et entra avec un gigantesque plateau rempli du petit-déjeuner-déjeuner de ces messieurs. Monsieur se frotta les yeux et Oscar s'étira comme un chat avant de prendre une grappe de raisin bien mûre. Le domestique n'osa dire mot, il savait qu'ils n'étaient pas du matin. Oscar agita la grappe de fruit au dessus du visage de son amant en faisant un sourire endormi: "Bonjour prince. Bien dormi?"
Monsieur esquissa un sourire, sans pour autant ouvrir les yeux: "Pas assez... La petite fête d'hier soir fut merveilleuse, Oscar tu m'as bien diverti comme à ton habitude.
Oscar lança en l'air un grain de raisin et l'attrapa au vol:_ Un jouet se doit d'être à la convenance de son maitre. Et puis j'adore nos petites sauteries improvisées. Les domestiques sont si dévoués de nos jour, on devrait leur donner une partie de notre petit déjeuner tu ne crois pas?
Monsieur secoua la tête d'un air de dire "Quelle idée saugrenue" et s'extirpa du lit pour se préparer.
Oscar haussa les épaules et trainassa au lit pendant encore quelques minutes. Le domestique n'était toujours pas parti, attendant de pouvoir faire le lit. Il prononça d'une voix servile: "Monsieur doit vous attendre dehors." Oscar soupira et sorti en tenue d'Adam, le couvre lit en guise de tunique. Il fredonnait une chanson de Lully tout en se dirigeant vers le petit salon. Monsieur devait sûrement l'attendre. Il entra donc dans le plus simple appareil dans la pièce et tomba nez à nez avec Monsieur et sa femme, s'échangeant quelques mots de politesse. Oscar l'avait complètement oublié celle là.

*Cora revenait de sa marche matinale habituelle. Mais ce matin, elle était de très mauvaise humeur et envoyait valser tous les domestiques. Cette mauvaise humeur venait sûrement de la vie effroyable qu'elle avait passé à cause des hurlements de son Mari et de son vulgaire amant. Celui-ci qu'elle considérait comme un caprice de plus de Monsieur. Elle savait qu'un jour il s'en lasserait et le renverrait chez lui. Cependant, elle n'aimait pas ces manières incongrues bien loin de l'éducation qu'avait reçu notre princesse. Ne pouvant rien dire à Monsieur qui a coup sûr se méprendrait, elle se défoula sur ses domestiques* Comment ça, le déjeuner n'est pas prêt ? Et où est donc passé Monsieur ?
*Une domestique d'une voix tremblante grommela* Il est encore au lit Madame...
- Encore au lit ?! A cette heure ? Dépèchez-vous de le réveiller, mais en douceur bien sûr, vous connaissez son humeur le matin... *elle s'assit sur une chaise du salon principale en attendant qu'une autre domestique vienne lui apporter son papier à lettres comme à chaque fois qu'elle revenait de sa promenade. Elle aimait se promener dès le petit matin dans les jardins de Versailles. Le Roi lui-même lui avait demander de conseiller ses jardiniers, sachant sa passion pour les végétaux et l'esthétique d'un jardin bien entretenue. En réalité, ça permettait à Cora d'être loin de la maison de Monsieur et d'entendre encore et encore les domestiques parler de ce Oscar et de ses exigences. Et puis, elle aimait se perdre parmis la vraie beauté, celle d'un paysage pleins de couleurs.
Impatiente* Qu'attendez-vous pour m'amenez mon papier à lettre, qu'il tombe du ciel ? *une domestique se dépêcha de lui amener son nécessaire pour écrire. Elle écrivait tous les mardi, une lettre à sa mère, lui racontant à quelle point Paris était merveilleux, qu'elle aimait son Mari et ses charmants enfants. Tout ça n'était que mensonge. Bien sûr, elle aimait ses enfants, mais sans vouloir se l'avouer, elle les jalousait que Monsieur les préfère à elles. Comme ses amants. Comme ce Oscar... Finalement, elle passait après tout le monde, même les domestiques, il les voyait plus qu'elle. Cora comblait ce vide en donnant des ordres aux domestiques, supervisant les domestiques dans les tâches ménagères, conseillant les jardiniers de Versailles... Elle se plaisait à donner des ordres, certes, mais elle se sentait toujours terriblement seule.
Elle écrivit à sa mère comme la petit Charline avait grandit et que son frère Constantin était toujours aussi difficile à coucher. Elle parla aussi du magnifique cadeau que lui avait fait Monsieur : un collier de diamant. En réalité, Cora avait supplier pendant des jours devant Monsieur pour qu'il lui offre. Monsieur a finit par envoyer un domestique lui chercher ce collier si elle arrêtait d'en renvoyer un tous les jours. Cora se calma donc dans ses renvois abusifs mais elle fut en compensation encore plus exigeante auprès d'eux.
Coralie s'interrompit d'écrire lorsque Monsieur arriva dans le salon principal. Elle se leva pour lui faire une révérance. Il hocha la tête poliment.* Avez-vous bien dormi ? *s'empressa-t-elle de dire sans pour autant se soucier réellement de la réponse*
- Trop peu. *répondit-il, en la regardant à peine. La conversation prit déjà court quand l'amant de Monsieur arriva avec sa nonchalance habituelle et peu vêtu. Cora le toisa, se rassaillant immédiatement, ne le saluant même pas. Coralie respectant pourtant toujours l'Etiquette, ne se pliait pas à ces règles lorsqu'il s'agissait d'Oscar*


Si les yeux de Cora pouvaient lancer des éclairs, Oscar aurait déjà été foudroyé. Il se contenta de sourire trouvant la situation très cocasse. Monsieur bavait sur ses tablettes de chocolat sans se soucier le moins du monde de la gêne que cela pouvait engendrer à sa femme et celle ci ne regardait déjà plus Oscar et gardait un visage fermé.
Oscar rajusta sa toge de fortune et fit s'inclina devant Cora, en faisant des tonnes par ironie: Madame. Excusez ma tenue, quelqu'un (il appuya sur ce mot, personne n'était dupe) a jeté dans le petit étang de votre jardin d'hiver mes vêtements d'hier dans la passion du moment...
Monsieur étouffa un pouffement de rire en mettant sa main devant sa bouche. Oscar lui jeta un regard complice avant de s’asseoir entre les deux époux: Qu'ais je manqué d'intéressant pendant que je prenais mon petit déjeuner?
Monsieur dit d'un ton très las: Absolument rien.
Oscar pensa "comme toujours. Si je n'étais pas là qu'est ce que ce couple serait triste ma parole..." Il y eut un long silence pesant dans la pièce, que brisèrent les enfants de Monsieur et Madame quand ils arrivèrent en courant faire un câlin à leur père qu'ils n'avaient pas vu depuis deux jours. Les nourrices des deux petits chenapans arrivèrent en courant derrière eux et s'excusèrent vivement de cette entrée fracassante. Monsieur rit tendrement en répliquant que ce n'était pas grave et qu'ils égayaient le château. Ces deux petits anges étaient encore trop jeune pour comprendre la situation de leurs parents et rendaient grâce à leur innocence, n'importe quelle situation plus douce. L'aînée se dirigea vers Oscar, l'ayant pris comme compagnon de jeu depuis son arrivée: Oscar! Oscar! Quand vas tu enfin m'apprendre à chevaucher un étalon comme tu me l'avais promis? Elle lui fit de grands yeux de cocker. Oscar éclata de rire, il avait toujours aimé la compagnie des enfants*
_ Et bien quand vos parents me l'auront autorisé chère Charline... L'équitation n'est pas vraiment la première chose que l'on devrait apprendre à une femme surtout de votre rang... *Il lui fit signe de s'approcher et lui chuchota à l'oreille* Si vous arrivez à convaincre votre mère je pense que c'est dans la poche.
Charline sautilla et fit sa plus belle révérence à sa mère et lui demanda la permission. Elle s'impatientait devant les réponses de Cora et lançait des regards paniqués à Oscar et son père. Le petit dernier, trop jeune pour parler tendit ses petits bras encore potelés vers sa nourrice, il était las de tenir debout. Cela ne faisait pas très longtemps qu'il marchait.
Monsieur coupa court à la discussion. Il savait que ça amuserait sa chère fille qu'il aimait tant et son amant: Allons ma mie, laissez donc ces enfants s'amuser un peu. Oscar la prendra sur son cheval. Si vous vous inquiétez tant que cela vous pourrez les accompagner."
Dit sur ce ton là, tout le monde savait qu'on ne pouvait plus discuter avec le maître de maison. Oscar frappa dans ses mains et mit Charline sur ses genoux: "Je sens qu'on va bien s'amuser! *Puis il se tourna vers Cora, curieux de connaitre sa réponse* Vous joindrez vous à nous?"

*Cora fit mine de n'avait que faire d'écouter les aventures de Monsieur et de son amant. De plus elle n'avait pas besoin d'entendre tout cela, elle les avait déjà assez entendu la nuit dernière, et la nuit d'avant aussi... Les nuits que passaient sont Mari avec Oscar étaient de plus en plus nombreuses, et celles passé avec sa femme pouvaient se compter sur les doigts de la main. Et les quelques nuits passé ensemble étaient dénués de toute tendresse et d'affection. Et ça, depuis le premier jour. Pas seulement depuis qu'Oscar passait son temps au château. Celui-ci s'asseya sans gêne entre Cora et Monsieur* Oh mais je vous en pris, installez-vous... *elle dit ces mots sur un ton amer bien entendu. Rien que l'idée de passer plus de temps avec Monsieur et son amant la m'était très mal à l'aise. Elle avait vraiment l'impression d'être prise pour une idiote par tout le monde à la Cour. Mais le fait que l'amant de son Mari la voit ainsi aussi, ça la rabaissait encore plus. Lorsque Monsieur répondit le "Absolument rien", Cora croisa le regard d'Oscar et sentit encore une fois la perception dont on la voyait. Mais encore une fois, Cora n'avait rien à dire. Elle était seulement la femme du frère du Roi. Cora fut soulagée de voir ses enfants briser ce silence jusqu'à ce qu'elle les vit tout aussi obnubilé que son mari par Oscar. Cora n'avait qu'une hâte c'était de quitter la pièce, et de partir, loin, très loin, là où personne ne la trouverait. Elle soupira intérieurement. Puis répliqua aux nourrices* Mais enfin, je vous avais pourtant bien dit de ne pas les faire venir avant midi !
*Les nourrices étaient très mal à l'aise mais l'une finit par parler* Mais Madame, il est midi.
*Cora reçut un nouveau coup de poignard. Maintenant c'était même devant ses employés qu'elle se ridiculisait. Surtout que Monsieur se faisait une joie de voir ses enfants. Une fois de plus, elle s'en voulait de jalouser comme cela ses enfants. Elle devait se rattraper auprès d'eux. Quand la petite Charline vint lui demander d'allez avec Oscar apprendre à monter à cheval, elle n'avait qu'une envie c'est de lui interdire mais le regard persans de son mari et les yeux doux de sa petite princesse la faisait hésiter. Elle allait pour formuler une réponse lorsque Monsieur s'interposa* Mais... *Elle voulait rétorquer mais dorénavant elle n'avait pas le choix* Très bien... Allons-y ! *elle lança un regard à Oscar, il était hors de question qu'elle le laisse seul avec sa fille. Et puis ça faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas monter à cheval. Elle se rappelait ses balades à cheval, elle aimait tellement ça, avant... Elle se leva, fit la révérence à Monsieur et prit la main de sa fille puis se dirigea vers la sortit en déposant un doux baiser sur le front de son fils en passant devant lui qui était dans les bras de sa nourrice. Voyant qu'Oscar n'était pas en tenu d'aller faire de l'équitation, elle ordonna à une de ses domestiques d'aller chercher des vêtements pour vêtir Oscar* On vous attend dans la Cour, dépêchez-vous. *elle ne lui jeta même pas un regard, et son ton était froid comme à son habitude.
Cora attendait dans la cour avec sa fille qui trépignait d'impatience.* Enfin ma chère enfant, une Dame de la cour se doit de rester patiente quand à ces messieurs. Et remettez-moi ce noeud en place. *Cora était ce qu'on appelle une mère exigeante, elle disait que c'était pour le bien de ses enfants. Elle avait été éduquée encore plus durement que ça et savait que l'éducation était très important surtout quand on était une Dame d'un rang aussi noble*


Oscar haussa un sourcil à la réplique de Madame. Elle n'était pas si aventureuse d'ordinaire... Peut être craignait elle qu'il ait une mauvaise influence sur sa fille? Ce qui serait probablement le cas. S'il avait l'occasion d'influer sur l'état d'esprit de la petite Charline, il la pousserait à profiter de la vie, de chaque instant sans se soucier des apparences si précieuses pour ses nobles parents. Pendant qu'Oscar se faisait habiller par deux valets en plein salon et sous le regard alléché de Monsieur, il pensa que les nobles étaient tous aussi pourris les uns que les autres. Comme son ami d'enfance... Ce traitre qui l'avait méprisé alors qu'ils avaient grandi ensemble et avaient tété le même sein. Oui décidément les nobles naissaient cassés... Destinés à vivre de la sueur du peuple, et à errer sans but véritable dans la vie, vides. Leur existence même le dégoutait. La seule chose qu'il pouvait faire c'était de vivre à leurs crochets le plus longtemps possible, comme un parasite: les ruinant, les épuisant jusqu'à ce qu'ils soient lassés de lui. Oscar jeta un dernier regard dans la pièce avant de rejoindre Cora et sa fille. Monsieur lui sourit de toutes ses dents, Oscar ne sourcilla pas et sortit.
Madame et la petite demoiselle n'avaient pas trainé pour se mettre en tenue d'équitation. Oscar regarda Cora de la tête aux pieds sans gêne et esquissa un sourire: " La cravache vous va à ravir madame."
Charline sautilla puis se ravisa en repensant au regard réprobateur de sa mère et sur le comportement que devait adopter une dame. Elle se contenta d'incliner la tête quand elle vit Oscar et dit d'une voix qui se voulait distinguée: "Merci beaucoup sieur Oscar de m'emmener ma mère et moi....
Oscar se demanda pourquoi Charline avait perdu de son énergie, il la prit dans ses bras sans qu'elle s'y attende. Charline poussa un petit cri et Oscar rit malicieusement en la plaçant sur la scelle d'un magnifique cheval à la robe pie. Des valets se tenaient raides, à côté des deux chevaux et tenaient leurs brides serrées pour qu'ils ne mouftent pas avant que Cora et Oscar ne les montent.
Un des valets mit sa main pour aider Oscar à monter, celui ci soupira et fit un bond pour monter en scelle. Le cheval voulut se cabrer mais le mignon de Monsieur prit les rennes en main très rapidement et calma le cheval: "oh... tout doux. Vous nous avez amené un pur sang ou quoi? *demanda t il en regardant les valets. Charline avait eu la frousse de sa vie et se cramponnait à Oscar. Il lui caressa les cheveux pour la rassurer* Excusez moi princesse, je ne recommencerai plus. Les manières de ce valet m'ont vraiment déplu. On ne va pas dépasser le trot si vous ne le voulez pas..."
Cora lui lança un avertissement glacial. S'il recommençait à énerver le cheval, il n'y aurait aucune promenade et cela quand bien même cela ne plairait pas à Monsieur. Il en allait de la vie de sa fille.
Oscar leva les yeux au ciel: " Que de bruit pour rien... Très bien Madame, je vous laisse prendre la tête de la balade. Montrez moi ce que vous savez faire sur un cheval."

*Oscar arriva fièrement dans la cour où Cora expliquait à sa fille comment se tenir en compagnie de gentleman. Elle regarda froidement Oscar quand celui-ci la déshabilla du regard. Sa remarque aussi désobligeante soit elle, elle préféra l'ignorer et monta sur son cheval avec grâce tout en surveillant de prêt le comportement d'Oscar vis-à-vis de sa fille. Cora sursauta en voyant le cheval se cambrer* Attention voyons ! *ayant eu très peur elle lui fit grâce de son regard le plus glacial* Je vous préviens, le moindre écart de votre part et la promenade est terminée ! Suis-je assez claire ? *Sur ces mots, elle ordonna à son cheval d'avancer. La ballade se déroula en silence, ils ne dépassèrent jamais le trots lorsque, alors qu'ils étaient dans la forêt, un coup de fusil de chasse, pourtant interdit dans la forêt privé de Monsieur, se fit entendre. Le cheval de Cora excédé partit à une vitesse impensable sans pouvoir l'arrêter. Cora se cramponna très fort au cheval. Cora arriva enfin à reprendre le contrôle de son cheval mais elle n'avait aucune idée de là où elle était. De plus, elle se demandait si sa fille allait bien. Au moins elle n'était pas toute seule mais peut-elle faire confiance à ce Oscar ? Cora, toujours sur le cheval avança au pas jusqu'à quitter la forêt et arriver dans une rue. Mais attendez, ne serais-ce pas une rue près de la gare d'Orléans ? Elle vit quelque chose d'étrange au fond de la rue, une lumière éblouissante. Elle descendit du cheval et avança vers cette lumière... Jusqu'au trou noir*

[RP terminé]


Oscar commençait à s'ennuyer ferme lors de cette balade équestre. Il pensait arriver à dérider un peu Madame si elle sortait de son univers pompeux habituel mais elle semblait dégager où qu'elle soit, un univers guindé et froid de bonnes manières. Il soupira en pensant que Coralie était irrécupérable. Au moins il y en avait une qui s'amusait... La petite Charline avait les yeux scintillants entre les bras d'Oscar, elle regardait partout autour d'elle, à l'affut du moindre bruit de feuilles qu'un rongeur faisait. Oscar n'osait pas partir au galop avec la petite, cette promenade était beaucoup moins palpitante que prévue... Le jeune homme était en train de bailler lorsqu'une détonation se fit entendre. Le cheval de Coralie devint fou et partit au galop dans une direction inconnue. Au début cela fit sourire Oscar, enfin un peu d'action se disait il. Il la suivit tranquillement au trot en lui criant:" Madame va bien?" d'un ton ironique. Mais très vite, il la perdit de vue. Au fil des minutes la situation risible devint inquiétante et Oscar ne savait pas quoi faire: il ne pouvait pas se lancer au galop à la poursuite de Coralie à cause de l'enfant. A cet âge là les chutes de cheval étaient toujours mortelles et cela l'étonnerait qu'elle arrive à se cramponner suffisamment pour ne pas perdre l'équilibre. Mais de là à laisser une noble se perdre seule dans la forêt? Oscar marmonna: " Bon sang...
Charline commença à sangloter: _ Où est ce que maman est allée Oscar? Elle n'est pas tombée hein?
Oscar lui frotta la tête avant de faire faire demi tour à son cheval:_ Ne vous inquiétez pas mademoiselle, elle est trop fière pour se laisser mener en bateau par un vulgaire équidé." Il esquissa un sourire rassurant avant de revenir au trot vers la demeure de Monsieur.
La nouvelle fit vite le tour du château puis gagna Versailles le lendemain. Les valets avaient eu beau ratisser toute la forêt, il n'y avait aucune trace de Coralie. Son cheval était revenu vers midi le lendemain, nul ne savait d'où il revenait. Monsieur faisait les cent pas dans son salon, les enfants n'avaient pas arrêté de pleurer depuis hier soir.
" Mais qu'est ce que les gens vont penser?" Finit par grommeler le frère du roi. Oscar écarquilla les yeux. Il s'attendait à tout sauf à s'entendre dire ça. Si Oscar n'avait jamais porté Monsieur dans son coeur, il ne l'avait jamais vraiment détesté. A partir de cet instant un profond mépris s'empara de lui. Madame avait bien des défauts, mais elle ne méritait certainement pas un mari pareil. Oscar croisa les bras et essaya de rester léger. C'était pour ça qu'on l'entretenait après tout:_ Elle s'est peut être enfuie avec un bandit? Derrière ses airs de sainte nitouche va savoir ce qui...
Monsieur frappa violemment la table du poing: _ ça ne se passera pas comme ça! Il faut absolument trouver une excuse si je ne veux pas perdre la face!
Oscar ferma un instant les yeux, excédé par ce remue ménage. Il finit par souffler: Je vais voir vos enfants... Ils doivent avoir besoin de se changer les idées....
Alors qu'Oscar était sur le point de partir, Monsieur l'agrippa par l'épaule d'un air furieux:_ C'est MOI qui ai besoin d'aide. MOI est clair? Je te paie bien assez de beaux vêtements pour que tu restes près de moi et te montres un peu utile non?
Oscar resta planté devant Monsieur, pétri de stupeur. Il ne s'était jamais montré aussi furieux: Je... Oui bien sûr...
Monsieur plissa les yeux, le regard mauvais: _ Toi et tes idées de promenade!"* Il envoya valdinguer un vase très cher et la bonne se fit toute petite pour ramasser les morceaux derrière lui.
[ Fin du RP d'Oscar]


(c) Ségo Soyana

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