Voyage dans le temps RPG
Le temps est une invention de l'Homme, vous savez. Alors autant jouer avec puisque la vie n'a aucun sens... Mais plusieurs. Tenez, des centaines de personnes disparaissent chaque année sans donner d'explications. ça donne la chair de poule, non? Paris est une grande ville. Elle a des projets pour certains de ses habitants. Vous ne me croyez pas? A votre guise... Mais croyez vous vraiment que ce soit le hasard qui vous ait conduit jusqu'ici?



 
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 Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]

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Tess
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MessageSujet: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Mar 11 Juin - 15:06


Le roi a 52 ans... Vive le roi!


Voici le début du RP en cours entre nombreux personnages invités ou non à l'anniversaire du roi du temps où le RPG était encore sur skyrock. Merci de le continuer ici.
Légende couleurs: Tess (Oscar, Adèle, Agathe et Vincent) en noir, Lola (Elisabeth et Lucy) en bleu, Marie (Marie-Elisabeth et James) en vert et Amélie en rouge

Adèle se tenait derrière la façade est du château de Versailles dans sa tenue de mousquetaire. Ce soir de fête s'annonçait être un grand dilemme pour elle. Elle devait à la fois s'occuper de la garde pour protéger les courtisans d'éventuelles entrées de paysans bourrés ( comme cela arrivait chaque année en période de fête où l'alcool coulait à flots aussi bien à Versailles que dans les Halles) et à la fois participer à la fête non en tant que Marc mais en tant qu'Adèle de Jarjais, nièce du capitaine des mousquetaires et soeur de Marc. En effet le grand chancelier avait pressé sa mère pour rencontrer cette mystérieuse jeune femme qui n'avait jamais mis les pieds en société et si elle n'entrait pas ce soir cela allait créer un beau scandale sur sa famille. On inventerait mille et une raisons pour expliquer son absence: elle serait trop monstrueuse pour être montrée, elle serait mourante ou pire se serait enfuie avec un va-nu-pieds et aurait déshonoré sa famille. Il n'y aurait aucun mousquetaire dans la salle et la plupart des invités porteraient un masque donc aucun risque d'être reconnue... Seulement voilà Adèle n'avait pas la moindre idée de l'endroit où elle pourrait se changer incognito et passer de son uniforme à la belle robe que sa mère lui avait préparé. Adèle l'avait d'ailleurs roulé en boule dans un buisson près d'elle, ne sachant que faire. De plus elle avait une responsabilité importante, ce n'était pas rien de garder le château... Elle secoua la tête pour sortir ces pensées de son esprit et maugréa: Oh et puis c'est trop compliqué! Je suis mousquetaire un point c'est tout... Je resterai là toute la soirée et puis voilà!" Mais en disant ces mots, elle hésitait toujours. Après tout elle avait bien le droit à une soirée comme une dame une fois dans sa vie... Elle l'avait bien mérité de participer à la fête après tous les efforts qu'elle faisait pour nourrir sa famille... Adèle se pencha vers le buisson où elle avait caché sa robe et caressa le doux tissu. Elle resta accroupie un bon moment, perdue dans ses pensées.

*Elisabeth était forcée de venir à cette soirée en l'honneur du roi. Mais la soirée s'annonçait d'un ennuie mortelle et elle souhaitait tout d'abord se faire porter pâle mais son père le lui avait strictement interdit. Elle était donc dans sa chambre en train de se faire costumer par ses servantes.* Laissez moi quand même respirer ! *dit-elle quand elles eurent serré son corset. Une fois la jeune femme costumée,elle s'installa à son bureau pour écrire une lettre à son père qui était dans leur maison de Bordeaux* MADEMOISELLE ELISABETH !!! * La voix de sa gouvernante résonna dans toutes la demeure, elle descendit donc les grands escaliers de cette maison à Versailles en soupirant.* J'arrive, j'arrive...*elle tenait son masque d'une main lasse et suivit sa tendre compagne dans le carrosse qui les emmenait au château. Une fois arrivé devant le palais, elle mit bien 10 minutes pour se décider à descendre enfin de son véhicule. Elle passa devant Gaudroit dans son masque et lui fit une jolie révérence* Bonsoir Messire...*elle réalisa soudain que surement que la jeune mousquetaire qu'elle avait rencontré devait être elle aussi présente* Dites moi très cher savez vous où se trouve le Sir Marc ?

Gaudroit enleva élégamment son chapeau pour dire bonsoir à Elisabeth: Bonsoir Madame... *Il eut un petit sourire en entendant parler de Marc. Celui là alors... Derrière ses airs d'angelot il savait s'y prendre avec les femmes!* Et bien il est chargé de la garde du château, en ce moment il doit se trouver à l'aile est de Versailles. *Il remit son chapeau* Si vous voulez bien m'excuser, je dois inspecter les cadeaux que l'on fait au roi... Qui sait si une menace y a été dissimulée. *Il s'inclina avant d'entrer dans le château*
Des lanternes semblaient flotter au dessus du canal qui traversait les jardins de Versailles. Il s'agissait en réalité des lanternes que tenaient les invités les plus fortunés qui arrivaient en barque. Un valet ramait tandis que les invités masqués admiraient le paysage, papotant par ci, par là. Parmi eux, un individu se tenait debout à l'avant de sa barque richement décorée. Il éartait les bras à la "titanic" et cria "WOUHOU Bon anniversaire Louis! Fiesta du tonnerre ce soir!
Monsieur, assis sagement à l'arrière de la barque esquissa un sourire. Il portait un loup noir pour se prêter au jeu des masques: Fais attention Oscar, tu vas finir par tomber et attraper une pneumonie comme ça... Nous sommes bientôt arrivés....
Oscar se tourna et s'agita, ce qui fit tanguer la barque: Allons ... On a peur? *Il pouffa de rire derrière son masque vénitien tandis que le frère du roi s'accrochait tant bien que mal aux bords de la barque, en criant de frayeur. Les barques voisines se mirent à rire discrètement*

*Elisabeth sourit doucement et remercia d'un signe de tête le mousquetaire. Elle regarda autours d'elle et se dirigea droit vers l'aile est à la recherche de son amie. Où pouvait -elle bien être..? La jeune femme regardait dans tout les sens autours d'elle.*

* Lucy avait tellement vendu et fait de robe durant la semaine qu'elle savait pertinemment le thème masqué du bal de ce soir. Elle enfila donc une magnifique robe qu'elle avait elle même fait il y a de ça deux jours et se para du mieux qu'elle pu. Elle pris ensuite un masque noir qu'elle accrocha à son visage ne dévoilant que ses lèvres et son regard perçant. Elle mis une grande cape noire sur ces épaules et sa tête jusqu'à son arrivé au chateau* Mon dieu....*souffla t-elle doucement*


Adèle était toujours penchée au dessus de son buisson, tenant dans sa main sa robe. Elle poussa un soupir très bruyant. Elle n'avait pas remarquée Elisabeth qui se trouvait à quelques pas.

La barque d'Oscar et Monsieur arriva à "quai" et Oscar bondit sur la terre ferme: Versailles nous voilà! *Il tendit sa main pour aider Monsieur à descendre comme il l'aurait fait avec une femme. En effet monsieur était très fragile. Une fois que tout le monde fut descendu, Oscar courut droit vers le château en riant, il était bien décidé à faire la fête et à s'amuser ce soir. Il heurta si fort une femme dans une cape noire, qu'ils en tombèrent à la renverse.

*Elisabeth sourit enfin et posa sa main sur l'épaule d'Adèle* Très chère je ne penses pas que ce buisson soit très...dangereux !

*Lucy se retrouva par terre avec sur elle un jeune homme qu'elle ne connaissait absolument pas* Oh mais..oh !! *elle battit les cils en le poussant doucement*


Adèle fit volte face, sursautant vivement: Que quoi?? *Elle roula en boule sa robe et la cacha derrière son dos, ne dissimulant en réalité absolument rien puis que des pans entiers de tissus dépassaient* J'inspectais seulement... Mais que faîtes vous à l'arrière du château madame? Vous ne devriez pas être en train de profiter de la fête?* Son coeur battait la chamade, elle espérait vraiment qu'Elisabeth n'ait rien remarqué*

Oscar profita de sa proximité avec la jeune femme pour essayer de distinguer les traits qui se cachaient derrière son masque. Il ne discerna que de très beaux yeux bleux et de longs cils fins très à son goût. La dame le repoussait déjà, alors Oscar se releva et offrit sa main comme aide: Je suis désolée madame, j'étais si excité de fêter les 52 ans du roi que je n'ai pas regardé devant moi... Vous allez bien?

*Elisabeth pouffa doucement de rire* Oh ma chère arrêté vos simagrées avec moi...et puis votre robe risque de se froisser si vous la roulez ainsi en boule !! *elle sourit malicieusement en voyant Adèle se décomposer*

* Lucy se releva rapidement sans l'aide d'Oscar et dépoussiéra sa robe d'un revers de main habitué, tomber par terre se relever sans rien dire était son quotidien...Elle sourit doucement et fit une petite révérence * Oh non ne vous en faites pas...je vais bien ! Je comprend tout à fais votre enthousiasme j'étais moi même complètement absorbée par...*se rendit compte qu'elle allait dire une grosse bêtise* euh...par mon envie d'être déjà en train de danser !!


Marie-Elizabeth descendit de son carrosse, ce soir, elle avait été en ville avec la Reine, redonnant un peu de joie à celle-ci, plusieurs autres femmes insépides les accompagnaient, mais elle n'y fit pas attention, elle venait juste de terminer de refermer le corset de la Reine pendant que les autres femmes s'extasiaient dessus sans même penser à l'aider, quelque chose qu'elle n’appréciait que peu.
Les autres Dames decendirent les premières, sur ordre de sa Reine, elle tendit sa main à celle-ci, l'aidant à descendre en retenant un petit soupire. La Reine sourit:
_ Ma chère Marie-Elizabeth, cette soirée est faite pour s'amuser, et puis, je compte sur vous pour m'aider à passer cette soirée d'une manière un peu plus... confortable.
*Marie-Elizabeth retient un petit soupire derrière un sourire de convenance*
_ Bien, ma Reine, il en sera fait selon vos désirs, en attendant, il faut que nous vous conduisons à Monsieur Notre Roi. *regarde autour d'elle* Allons-nous dire bonjour à Monsieur, votre beau-frère? *s'enquit-elle poliment*
*La Reine hocha la tête* Il vaut mieux oui, je pense que cela ne peut qu'être de bonnes usages.
*La Reine, Marie-Elizabeth et ses autres favorites avancèrent lentement vers Monsieurs, leurs masques étaient remplis de broderies et de perles, ainsi, même si elles suivaient l'idée d'un bal déguisé, elles étaient tout de même repérables de part leurs vêtures et accessoires.*


Adèle rougit jusqu'aux oreilles et baissa la tête pour que son chapeau dissimule sa gêne. Elle finit par regarder derrière Elisabeth: Vous êtes seule j'espère? Si l'on vous entendait je me retrouverais pendue sur la place de la Bastille pas plus tôt que demain... *Elle fit la moue en pensant aux nombreux corps qui s'y balançaient actuellement pour faire peur aux petites gens et les dissuader de commettre des crimes. Elle déplia gauchement sa belle robe jaune et soupira* Vous avez su tout de suite pour moi? *Elle haussa un sourcil* Je ne suis crédible ni en mousquetaire ni en dame... Et je dois me rendre à cette fête pour faire mon entrée en société ce soir. C'est ridicule... *Elle regarda une nouvelle fois autour d'elle pour vérifier que personne ne pouvait les entendre puis elle tendit sa main gantée* Au fait mon vrai nom c'est Adèle, enchantée. *Elle ne savait pas faire les présentations autrement qu'en homme*

Oscar éclata de son rire enfantin à la remarque de Lucy: Et bien si c'est la première fois que vous vous rendez à Versailles, je comprends votre enthousiasme! *Il mit sa main sur sa joue comme s'il faisait la confidence du siècle* Moi je suis très heureux car ils ont fait venir le meilleur vin d'Europe? je voulais me réserver ce nectar avant les autres. *Il sourit, ne disant rien au sérieux* Si vous désirez tant que ça danser, je peux vous faire l'honneur de vous réserver une valse ou autre. J'ai un carnet de bal très chargé mais je peux faire une exception pour me faire pardonner. *Il mit les mains derrière son dos en attente d'un "oui" que les femmes lui répondaient toujours après qu'il ait pris sa mine malicieuse. Monsieur arrivait déjà en amont, il plissa les yeux vers Lucy et se mit à côté d'Oscar dans une attitude possessive. Monsieur contenait mal ses émotions et faisait toujours de son mieux pour se montrer froid.*
_ A qui parlez vous Oscar?
*Mais voici la reine et ses suivantes qui arrivaient. Monsieur fut contraint de faire une belle révérence, ainsi que toutes les personnes autour.
Oscar sourit à Marie Elisabeth. Puis son image masquée se superposa à celle d'Alexandra. Voilà pourquoi elle lui semblait si familière! Il ne retira pas son masque vénitien, qui n'avait rien à voir avec le loup qu'il portait à la cour des miracles.*
_ Ma reine, comment vous portez vous en ce jour de fêtes? Se hasarda le frère du roi.
Oscar sourit derrière son masque et fit un pas vers Marie Elizabeth et lui chuchota: _ Charmant masque. Cela vous va très bien dîtes moi.
*La reine échangeait des banalités avec son beau frère qu'elle appréciait sous le regard médusé de Lucy.*
_ Très bien naturellement, le peuple et moi souhaitons longue vie à notre monarque. Que dieu nous envoie un nouvel enfant serait merveilleux...
Oscar étouffa un pouffement de rire, tout le monde savait que ce cher Louis désertait la couche de la reine pour ses nombreuses maitresses d'une nuit.
Monsieur fronça les sourcils, tout le monde avait entendu le bruit qu'avait produit Oscar. Il voulut envoyer une pique et se tourna vers Lucy: Mais vous ne m'avez toujours pas présenté votre amie... De quelle famille venez vous?
Oscar se tourna vers Lucy: _ C'est qu'elle ne me l'a pas encore dit, je venais de faire sa connaissance... *tout le monde se tourna vers elle*


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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Mar 11 Juin - 15:09



Marie-Elizabeth observa l'échange sans rien dire, elle n'était présente aujourd'hui que pour servir de Dame de compagnie à sa Reine, tant que Monsieur ne s'adressait pas directement à elle, elle n'avait pas parlé, il en était de même pour sa Reine. Elle devait attendre que l'on s'adresse à elle, et pourtant, elle tourna sans problème son regard froid vers les autres Dames de compagnie, faisant cesser leurs gloussements et les faisant se redresser, elles devaient donner une bonne image de la Reine, elles avaient été choisit pour cela après tout, au début de tout cela, mais elles avaient l'air d'oublier ce fait, et Marie-Elizabeth, en tant que première Dame de compagnie de sa Reine, se devait de le leur rappeler.
Elle tourna un regard impassible vers Oscar, haussant un petit sourcil, elle parla d'une voix plaisante que tous les nobles gardaient même la conversation allait, comme maintenant, en terrain miné : Je vous remercie pour votre compliment mon cher, mais la même chose s'applique à vous, je suis bien aise de vous voir à cette soirée, peut-être sauriez-vous nous divertir de l'une de vos charmantes représentations? *Polie mais également intéressé par la réponse que pourrait lui fournir ce cher Oscar, elle ne porta qu'une attention très limité à Lucy, elle n'avait pour l'instant aucune attention de lui parler, mais en même temps, elle veillait à ne froisser personne.*

James arriva à la soirée, caché parmi des vêtures qui le changeait des habituelles, il était venu s'amuser et s'encquérirent des nouveautés dans la Cour, et pour cela, il avait une amie très bien placé à aller voir.
Mais une autre mission reposé sur ses épaules, il fallait qu'à un moment où à un autre, il arrive à se faufiler vers les cachots pour essayer de trouver où étaient les matelots prisonnier et déjà commencé à préparer leur plan d'évasion. En gros, une soirée bien chargé se présentait à lui, mais il n'allait pas vraiment s'en plaindre, en réalité, il adorait les challenge, et ce soir, il en avait un, et de taille.
Enfin, pour le moment, il avait prévu de s'amuser, dans de riches apparats qui appartenait à son ancienne vie, révolue depuis longtemps.


* Elisabeth sourit un peu plus en voyant Adèle rougir* Oui bien sur que je suis seule, je ne vais pas risquer votre vie si palpitante !! *elle pencha la tête pensive et frissonna à la mention de la Bastille. Puis elle hocha la tête en regardant la robe* Ah vrai dire j'en ai douté au premier abord et c'est seulement lors de notre discussion dehors près de la fontaine que je vous ai démasqué ! *elle rit doucement et mis sa main devant sa bouche pour ne pas faire trop de rire. quand elle la vit lui tendre la main comme le font la homme, elle lui lui pris et la lui tourna un peu* Comme ceci votre main très chère et faite une jolie révérence * lui montra l'exemple* cela vous sera utile ce soir si vous faites votre entré dans la société...

* Lucy ne savait pas vraiment ou se mettre, elle n'aura jamais jamais jamais dû venir ici, cela se voyait tellement qu'elle n'était pas à sa place ici. Elle toucha doucement son loup de peur qu'on voit son visage et sourit un peu* Désolée Messire mais je ne souhaites pas vous prendre de votre temps avec une danse alors que le frère du roi vous veux toujours à son bras. *elle arqua doucement un sourcil en souriant un peu plus. Elle resta médusée mais impassible devant la conversation de la reine, ses suivantes et de Monsieur. Elle allait justement s'éclipser discrètement quand Monsieur et Oscar se tournèrent vers elle. Oh hum...qu'elle sotte je fais, je ne me suis même pas présenté ? je suis...Victoria De Belleville !! *elle connaissant M. De Belleville, un comte du fin fond de la France qui venait une fois par an à la capital et qui avait une famille plus que grande elle pouvait se faire passer pour une cousine, fille, nièce ce qu'elle voulait à vrai dire.*


Oscar esquissa un sourire à la remarque de Marie Elisabeth qui ne se décela pas derrière le masque qu'il portait, en effet il lui couvrait tout le visage. Seuls ses yeux rieurs trahissaient ses pensées sous ce masque de porcelaine commandé exprès pour l'occasion auprès d'un des plus renommés fabricants de masques vénitiens et qui avait troué au plus au point le portefeuille de la France. Les richesses de Monsieur provenaient effectivement de dons de son frère qui disposait comme bon lui semblait du fruit des impôts prélevés sur la populace. Rien qu'à la pensée qu'il avait repris un peu ce qu'on avait volé aux pauvres gens, Oscar se sentait ragaillardi. Il ne lui venait même pas à l'esprit que c'était du gaspillage. Mieux valait que l'argent des caisses de l'Etat finissent pour son usage personnel plutôt que dans la poche d'un courtisan précieux, après tout il restait quoi qu'il arrive un homme du peuple et il le resterait jusqu'à sa mort. Il répondit sur un ton nonchalant et détaché à la première dame de compagnie de la reine pour ne pas éveiller les soupçons des autres sur leurs activités dans la cour des miracles. Le ton de Marie-Elisabeth était très neutre, ce qui fit douter Oscar sur sa réelle identité. Peut être ses sens lui jouaient des tours et qu'elle n'était pas Alexandra. Il lui faudrait passer plus de temps avec elle pour le découvrir: " Vous êtes donc une amatrice de théâtre? S'il en va du bon plaisir du roi, je jouerais sans nul doute une de ses pièces préférée. Cependant cela est peu probable, le roi soleil ne voudrait sans doute pas être éclipsé par une autre étoile. Plaisanta t il non sans défiance vu que la reine se tenait tout près. Quand Lucy s'expliqua en bafouillant, il hocha la tête: Et bien comtesse, c'est un plaisir. Mais vous m'attristez pour cette danse...
Monsieur fit la moue:_ Ce nom ne me dit rien, il ne doit pas être très connu votre père... Est ce un de ces nobles qui préfère les champs à la compagnie de la cour?
Oscar soupira, il préféra changer de sujet avant que Monsieur ne démonte la pauvre Lucy juste parce qu'Oscar avait eut le malheur de lui faire les yeux doux:_ Bon ce n'est pas tout mais ne sommes nous pas venus ici pour faire la fête? Nous n'irons pas bien loin si nous restons dans le vestibule. *Il sourit et fit un grand geste de la main pour entrainer tout le monde à l'intérieur* Après notre reine bien aimée bien sûr...*Il fit une courbette et la reine avança d'un pas tranquille et habituée à tant de cérémonies. Bientôt fut elle suivie de Monsieur et des dames de compagnie. Oscar se tint derrière bien qu'il ait pu rester sur les talons de son amant, Monsieur s’insupportait de plus en plus et son statut d'objet l'indisposait davantage ces jours ci. Peut être était ce son escapade dans les rues de Paris qui lui avait redonné des envies d'aventure et de liberté? "Goûtez à la liberté quelques secondes et vous vous sentirez étouffer à la cour" se dit il en entrant par la majestueuse galerie des glaces.Le reflet de son masque apparut aussi bien à droite qu'à gauche et sur le plafond. Oscar s'en amusa comme un enfant et fit un pied de nez à un duc qui les observait plus loin. Il gloussa tout seul, amusé à la vue de l'expression outragée du duc. "Il devait être le petit gros que tous les autres enfants embêtaient celui là... Aucun sens de l'humour." Dit il à voix haute d'un ton léger.

**
Adèle suivit du regard ce que faisait Elisabeth à sa main. Elle haussa un sourcil puis imita après hésitation la révérence gracieuse de son amie. Adèle tremblota en s'inclinant, ce n'était pas très joli comme révérence, elle avait la grâce d'un éléphant:" Comme ça?" Elisabeth lui rendit un regard amusé et compatissant et Adèle s'exécuta plusieurs fois de suite pour s'améliorer. Elle esquissa un sourire et alla se changer dans un buisson. Tandis qu'elle enfilait tant bien que mal sa robe couleur crème, elle répondit à la première remarque d'Elisabeth: Palpitante ma vie?... Oui on peut dire ça comme ça. *Elle eut un rire bref plein de vie* Je n'ai pas vraiment eu le choix disons... Et dès que l'on commence à mentir même pour de bonnes raisons, cela fait un effet boule de neige et nous voilà empêtrés dans un guêpier sans fin... *Elle grommela en essayant de fermer sa robe* Mais merde de merde comment ça se ferme ce bordel? *Et voilà qu'elle jurait aussi bien qu'un mousquetaire à présent. Adèle soupira et Elisabeth finit par l'aider. Adèle releva les yeux vers son amie* Vous êtes venue toute seule ce soir? Peut être pourrions nous nous tenir compagnie?" Demanda t elle en se coiffant. Sa robe bien que froissée lui allait à ravir, c'était la première fois qu'elle portait un décolleté plongeant et sentait assez mal à l'aise. Elle braverait le ridicule ce soir pour l'honneur de sa mère et de sa famille... En son fort intérieur elle espérait que ce soir le seul soir de calvaire pour elle. Elle n'aurait qu'à singer Elisabeth de son mieux... Elle qui représentait l'idéal féminin par excellence, rien que sa présence à côté d'elle devrait mieux faire passer la pilule aux invités. Elle commença à faire quelques pas pour s'habituer à la sensation douce du tissu sur ses jambes et à ne pas se prendre les pieds dans la dentelle. Sa longue robe cachait ses bottes de mousquetaires qu'elle ne quittait pour rien au monde. "On y va?" demanda t elle d'un ton pas très rassuré. Son coeur se mettait déjà à battre la chamade. Elle était ravissante. La fraicheur de la jeunesse et le charme provincial de l'inexpérience en société conquérirait n'importe quel baron. Si elle tenait sa langue cela se passerait merveilleusement. A moins qu'Adèle ne découvre les véritables intentions de sa mère et de son oncle concernant cette soirée. C'était bien plus qu'un prétexte pour qu'elle fasse son entrée dans la société. En effet ce qu'elle ignorait c'était que le but de l'entrée en société de toute jeune fille de bonne famille était de se trouver le meilleur mari possible.

* La jeune Lucy se trouva rapidement fort gênée par les propos de Monsieur et se retint donc d’émettre la moindre remarque, elle qui s'apprêtait à répondre avec le ton cinglant et directe que la douce blonde avait tendance à prendre quand elle se sentait menacée. Elle tourna ensuite la tête vers le beau fanfaron qui se trouvait face à elle et glissa un doux * Si le temps, ou plutôt Monsieur, nous l'accorde j'accorderais une danse avec plaisir à un jeune homme si pleins d'entrain. * Lucy emboîta le pas aux suivantes de la Reine quand le petit groupe pris l'initiative d'entrer enfin dans ce magnifique palais. La jolie blonde était ravie de pouvoir entrer en compagnie de tout ce beau monde car les visages se tournaient vers eux quand ils entrèrent et elle sentit comme de la fierté d'être à leurs côtés. Elle se laissa rapidement séparer du groupe mais peu lui importait, elle était là : au milieux des nobles et de toutes ces robes ou costumes qu'elle avait vendu des semaines durant. Lucy sourit doucement reconnaissant de par leurs vêtements certains des invités. Elle marcha d'un pas léger vers un magnifique buffet qui l'attirait par ces friandises en tout genre. La petite blonde pris délicatement un macaron qu'elle dégusta avec lenteur pour profité des saveur si enivrante. Pour elle, le simple fait d'être là, relevait du rêve. Elle n'avait jamais cessé de songer au jour ou pleine de courage elle se déciderait à venir ici, et la voilà là...Son voeu était exocé. La fille de marchant se déplaça avec sa grâce naturelle en longeant les murs pour observer, voir, visiter et pour emplir son esprit de tout les trésors qu'elle voyait.*

* Elisabeth eu un petit rire amusé en voyant la manière empoter avec laquelle Adèle faisait sa révérence.* De façon plus....souple et gracieuse très chère si vous le pouvez bien évidemment ! * Elle l'observa d'un oeil amusé faire et refaire des révérences jusqu'à ce que celles-ci soient un minimum présentables. Puis son amie se retira pour enfiler cette robe qui semblait si belle. Rien que de l'écouter lui faisait battre le coeur à la chamade* Oh mon dieu, je rêves de partir pour vivre moi même des aventures que les plaisirs de la lecture ne procurent que dans les mots et l'imaginaire....* Elle mit à nouveau sa main devant ses lèvres pour retenir un rire quand elle parla du fond d'elle même tel qu'elle était vraiment : Un mousquetaire* Allons ne vous énervez donc pas ainsi, je vais vous aider ! *Elle serra les rubans de la robe en opinant de la tête* Oui oui hélas je suis seule...Mon père a du partir pour une requête à Bordeaux ! *Elle leva les yeux aux ciels dépitée en disant ses mots puis sourit grandement* Oh mais c'est avec grand plaisir !! La compagnie d'une amie à ce genre de soirée est toujours mieux que de vagabonder ici et là au milieux des bourgeois et autres...*Elisabeth détailla la jeune mousquetaire du regard et sourit, elle possédait un charme naturel et une présence inné que la jolie futur comtesse ne pensait pas avoir. Elle la regarda doucement faire des pas pour s'habituer à la démarche plus féminine qu'elle devait prendre et se demanda si elle arriverait un jour à être ainsi ne se rendant pas compte qu'elle était déjà bien plus d'un point de vu manière en société. * oui très chère, je commençais tout juste à frissonner de par la faute de ce vent qui vient de souffler... *Elisabeth vérifia que sa coiffure était bien en place d'un geste de main experte et épousta sa robe d'un revers de main. Etre la fille du comte de Bordeaux n'était pas si simple tout les jours, surtout ce soir car son père n'était pas là pour surveiller ces hommes qu'elle trouvait si peu distingué et diplomate dans ce genre de fête. La jeune brunette entra donc dans le bâtiment d'un pas décidé et noble comme toujours. Elle souhaitait tellement trouver un mari qui pourrait convenir à son père qui était très à cheval sur ce genre de chose et en même temps pourvoir partir pour vivre sa vie et s'aventurer autre pars. Elle pris le bras d'Adèle quelle déposa délicatement sur le sien pour faire croire à une discussion.*


Marie-Elizabeth suivit en effet tout ce petit monde à l'intérieur et leva les yeux aux ciels quand elle vit le comportement enfantin de ce cher Oscar, mais elle ne dit rien, à la place, elle remarqua surtout l'arrivée d'un de ses amis, bien qu'il se fut caché du regard des autres, elle saurait le reconnaître n'importe où.
Elle alla jusqu'à la Reine pour murmurer quelques mots à son oreille en faisant fit des regard intriguée de ses messieurs ou alors des Dames présentes avec elle. La Reine hocha la tête et murmura quelques mots en latin, une langue parlé par les Nobles dans cette magnifique époque, Marie-Elizabeth hocha la tête à son tour et s'éloigna du groupe pour rejoindre son ami.
_ Mon cher, je ne pensais pas vous rencontrer de nouveau et certainement pas ici, dans cette noble maison... *dit Marie-Elizabeth*
L'homme inconnu lui fit un baise-main :
_ Eh bien, il me tardait de vous revoir et je suis venu ici en mission, ma chère Marie-Eliz'.
_ Toujours prêt à donner des surnoms à tout le monde, je pensais que cette manie vous passerait avec le temps. *fit semblant de se plaindre Marie-Elizabeth*
_ Il semblerait que non, d'ailleurs ma chère, votre équipement se retrouve entre de nouvelles mains, d'une Dame bien particulière.
_ Tant qu'elle en prends soin, je n'y cois pas d’inconvénient... *Dit Marie-Elizabeth en faisant bien attention de rendre sa conversation assez mystérieuse pour que personne ne puisse la déchiffrer, la Dame fit un signe de la main à Marie-Elizabeth* Maintenant excusez-moi mon cher ami, mais on m'attend...
_ Allez-y ma chère, et au plaisir de vous revoir *James sourit derrière son masque, car c'était bien lui, le pirate à qui Marie-Elizabeth parlait, il retourna son attention vers les Nobles de la soirée pendant que Marie-Elizabeth rejoignait de nouveau le petit groupe*
_ j'espère que mon absence ne m'a rien fait manquer mes chers amis? *sourire charmant aux lèvres pour tous et toutes, avec son ton poli mais exquis*


Oscar perdit vite de vue Lucy et Marie Elizabeth sans s'en rendre compte. Tout le faste de la salle de bal lui donnait le tournis et son regard ne se posait jamais plus de quelques millièmes de secondes: les couleurs chatoyantes des rideaux, des nappes et bien sûr des habits des courtisans brillaient de mille feux. Le champagne coulait à flots dans de belles pyramides de verres. Tant de mets divins et de plats délicats vous faisaient presque offense. Oscar fut mal à l'aise pendant un petit moment, sa mauvaise conscience le taraudait toujours un peu lorsqu'il assistait à de tels banquets somptueux, se rappelant la misère dans les rues. Puis il sentit son ventre gargouiller en silence et esquissa un sourire, ses crises de conscience ne duraient jamais bien longtemps. Il prix un petit canapé d'un geste distrait et l'engloutit à pleines dents tout en se plaçant à quelques pas de la "piste de danse". Deux duchesses siamoises, réputées aussi bien pour leur hypocrisie et leur goût pour les hommes, s'empressèrent de venir saluer Oscar. Celui ci eut à peine le temps d'avaler sa friandise qu'il se retrouva avec une noble à chaque bras.
" Votre costume est magnifique Mr de Bonaventure...
_ Oui magnifique! renchérit l'autre. On aurait dit deux perroquets sans cervelle. Elles n'étaient pas très belles mais leur mauvaise langue était une bonne source d'informations. Ces soeurs jumelles jouissaient d'un grand pouvoir officieux à la cour.
_ Comment m'avez vous reconnu avec mon masque mesdames? Votre oeil est vraiment acéré.
Les duchesses gloussèrent, leur main devant leur bouche.
_ Et vous c'est votre langue qui l'est toujours.
_ Oui vous n'êtes tendre que lorsque vous le jugez utile mon cher Bonaventure... Cela nous attriste...
_ Allons mesdames, il n'y a pas de quoi être triste en un jour aussi glorieux! *Il fit un geste pour avoir une coupe de champagne, et fut servi en un quart de seconde par la main experte d'un valet. Oscar leva son verre* A notre bien aimé roi! *Une fois qu'il eut baissé son verre, deux jeunes femmes entrèrent d'un pas majestueux dans la salle. On annonça la duchesse de Bourgogne et la marquise de Jarjais. Oscar ôta son masque pour mieux voir les nouvelles venues. L'une des siamoises prit son ton de commérage:
_ Mme de Jarjais? Mais je la croyais recluse dans sa maison de campagne depuis que son mari se soit fait emprisonné et ruiné!
_ Mais non voyons ma soeur, vous confondez... Je crois qu'il s'agit de leur mystérieuse fille que personne n'a vu depuis sa naissance... Une rumeur disait qu'elle était lépreuse et qu'on la cachait pour n'offenser personne.
L'oeil d'Oscar se mit à pétiller: _ Rumeur sans fondement vous le voyez bien. Quel beau et innocent visage...
_ Que vous vous empresserez de pervertir je suppose. *Elle ponctua avec un sourire entendu et mauvais.
Oscar la regarda un instant et observa avec dégoût cette femme emprunte de méchanceté. Il laissa échapper une remarque quelque peu déplacée: _ ça vous vous en chargerez avant moi à coup sûr...
_ Plait il? Interrogèrent en coeur les siamoises.
Oscar reprit son sourire de façade et répondit: _ Je voulais dire la cour s'en chargera. *Il posa sa coupe n'importe où et proposa ses deux bras aux soeurs jumelles* Voulez vous que nous soyons les premiers à lui parler?
_ Volontiers!
_ Oui volontiers! D'autant plus qu'elle a en sa compagnie de très bonne fréquentations... Regardez qui voilà... *Elle s'arrêta de parler en face d'Elisabeth et d'Adèle* Mme la duchesse! Mes amitiés à votre père... *Entama t elle*
Oscar fit un large sourire quand il reconnut Elisabeth: _ Vous n'avez pas apporté de lecture ce soir?
Les jumelles haussèrent un sourcil en chœur à cette remarque.
Adèle regardait ses pieds de peur de tomber. Elisabeth lui donna un petit coup de coude pour lui signifier qu'il était poli de regarder ses interlocuteurs. Elle releva ses beaux yeux verts et attendit qu'Elisabeth la présente comme le voulait l'usage.

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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Mar 11 Juin - 15:19

"Le marquis de Montespan!"
3 coups marquèrent son entrée et de nombreux regards indiscrets se dirigèrent vers lui. Il imaginait déjà les plus honteuses insultes qui pouvaient circuler sur lui. "bâtard" "comment peut il afficher un air si fier et une tenue aussi riche à un moment pareil?" "le pauvre, avoir un statut pire que le plus misérable des bouseux ce n'est pas enviable".
Mais il avait l'habitude de toutes ces mesquineries. Depuis son plus jeune âge des figures horribles et hypocrites se penchaient régulièrement au dessus de son berceau pour voir à quoi ressemblait "le bâtard de la Montespan". Première maîtresse royale à avoir eu autant de pouvoirs: Mme de Montespan avait précédé l'actuelle reine. Elle avait rendu fou d'amour le roi et lui avait donné pléthore d'enfants. Tous étaient morts très jeunes, il ne restait que lui.
Il avait beau être le fils du roi, personne ne le respectait vraiment. Vincent avait une sorte de statut hybride où chacun devait s'attirer ses faveurs mais aucun ne devait lier un vrai lien de peur d'être accusé de conspiration contre la couronne. Vincent avait tous les droits sauf celui d'être aimé par son père. Sa majesté ne pouvait pas montrer au grand jour son amour paternel pour lui car on l'aurait accusé de manigancer sa succession et de déjouer les lois coutumières. Ainsi depuis toujours, Vincent se sentait détesté de son père et une colère grandissante murissait en lui. Quand Mme de Montespan était devenu trop grosse avec l'âge, le roi l'avait envoyé au loin, exilé serait le bon mot. On se moquait aisément d'elle, et Vincent n'avait pas assez de courage pour la défendre et se faire respecter. Il se sentait à l'écart et pourtant rêvait de briller au grand jour. C'était pour cela qu'il était venu ce soir souhaiter un bon anniversaire à son père et accessoirement peut être s'amuser un peu.
Vincent avait la prestance de son mère, le portrait craché du roi adolescent. Il possédait une grande beauté calme et était également très cultivé. Ses yeux bleus clairs se remarquaient tout de suite, il n'avait pas voulu se cacher derrière un masque ce soir, ni porter de perruque. Il n'aimait pas les effets de modes et portait une tenue classique mais riche. Son visage n'était pas extrêmement connu parmi la cour, seuls les plus puissants dignitaires le connaissaient et il en jouait pour ne pas se faire trop remarquer. Il n'avait jamais participé à une aussi grande fête. Bien qu'il se sente quelque peu perdu, il n'en montra rien et se mit sur le côté d'un air las. Pour s'occuper les mains il prit un macaron sans regarder et rencontra une douce main sur son passage. Sursautant légèrement, il tourna sa tête vers Lucie.

*Lancelot avait sauté sur l'occasion de cette fête d'anniversaire pour rencontrer enfin le Roi. Son but était clair : obtenir le financement du Roi et un équipage (ainsi qu'un navire, ça va de soit) pour partir vers des terres inexplorés de l'Antarctique. Son projet était munitieusement travaillé depuis maintenant 6 ans. Et tout son travail pourrait être accomplie, enfin, si le Roi donnait son accord. Il savait qui jouait 6 ans de dur labeur et de recherches en une seule soirée. Mais c'était sa seule chance de partir un jour. Il entra alors dans la grande salle. Le monde qu'il y avait dans cette salle n'était autre que des gens de la Haute. Il se sentit soudain tout petit vis à vis de tout ce beau monde, lui qui n'était qu'un orphelin de père corsaire. La probabilité pour que le Roi accepte son projet devint de plus en plus infime au fur et à mesure qu'il avançait dans cette grande salle. Et puis par où commencer, il ne pouvait pas s'adresser au Roi de cette façon le jour de son anniversaire, il lui faudra être présenté, mais par qui ? Il ne connaissait personne. Et pour cause, il venait d'arriver à Paris et c'était la première fois qu'il mettait les pieds à Versailles. Mais soudain, il reconnu une personne. La jeune fille au médaillon. Il s'avança d'un pas assuré vers elle. Il se demanda ce qu'une jeune femme de sa condition faisait au château* Mlle Austen, quelle surprise de vous voir ici. *elle vit alors qu'un homme avait déjà attiré l'attention de la jeune fille* Oh, je vous prie de m'excuser de vous avoir interromput. *il s'inclina devant le jeune homme sans avoir la moindre idée de qui il était*

*Elisabeth marchait avec Adèle un petit sourire aux lèvres, elle saluait des amis de son père mais jamais sans vraiment s'arrêter pour discuter jusqu'à ce que les deux soeurs pimbêches comme elle les surnommait dans sa tête virent l'aborder avec ce jeune homme, le mignon de Monsieur, qu'elle avait rencontrer plusieurs jours avant. Elle fit un petit signe de tête aux deux soeurs* Oh mais de même avec le votre très chères....*elle fit son petit sourire de cours* Comment va t-il d'ailleurs ? n'est-il pas en voyage avec une de ces maîtresses en ce moment-même ? alors que le Roi fête sont anniversaire ?! *elle poussa sa main sur sa bouche faussement choqué* Oups...surement qu'il a une bonne raison et qu'il n'est pas comme le dis les rumeurs....*elle leur fit un petit clin d'oeil* enfin...vous connaissez les racontars mieux que moi ! * Elle se tourna ensuite vers Oscar* Mr de Bonaventure....et bien non, le coeur est pour moi ce soir à la fête surtout quand j'ai appris que mon amie était parmi nous ce soir pour sa grande première sortie...*elle tourna sa tête vers Adèle * Marquise, je vous présente Oscar de Bonaventure, le mignon de Monsieur...et les deux Duchesse de l'Ain...*elle ajouta tout bas* les deux plus grande vipères de la cours...* elle sourit à demi et fit comprendre à Adèle qu'il fallait qu'elle fasse la révérence* et Voici la marquise de Jarjais !

* Lucy avait réussit à se frayer un chemin vers le buffet et observait ,complètement plongé dans ses milliers de tissus merveilleux et atrocement cher, les jeunes demoiselles qui dansaient. Elle ne fit donc pas attention au jeune homme qui pris en même temps qu'elle le même macaron, elle rougit doucement en levant les yeux vers lui * oh je vous pris de m'excusez...j'étais complètement absorbé par la beauté des robes et je ne vous ais donc pas vu...*elle croqua doucement dans la gourmandise qu'elle venait de prendre et plissa les yeux, il était vraiment d'une beauté sans pareille, elle sourit un peu plus. Il était beau et riche par dessus le marché ! Lucy allait lui dire des mots de plus quand Lancelot s'approcha d'elle, mon dieu non !! Tout le monde sauf lui..! Comment l'avait-il reconnu ? elle s'était appareillée d'un loup dans le but de n'être reconnu d'aucun client et la voilà démasqué à peine une heure après son arrivé...Elle baissa immédiatement les yeux et se racla la gorge* Je crois Monseigneur que vous vous trompez de personne...*elle était terrorisée*


*Lancelot regarda la jeune fille plus attentivement. Il ne pouvait faire erreur sur la personne. Il avait reconnu sa taille fine et petite et puis surtout ces yeux d'un bleu azur, comme les mers qu'il avait l'habitude d'affronter. Malgré ce loup qui cachait son visage, les yeux étaient bien ceux de la fille au médaillon. Il fut tout de même embarrassé de la réaction de son interlocutrice.* Je vous prie de m'excuser. J'aurais juré vous reconnaître, ces yeux... *il s'arrêta et regarda l'homme qui lui faisait fasse. Ce n'était pas le moment d'attirer l'attention sur lui. Surtout que cet homme lui disait vaguement quelque chose, il devait avoir une belle place à la cour. Il regarda après avoir inspecté l'homme si élégant Lucy, d'un air songeur* Je veux dire, je suis navigateur et des yeux d'un tel bleu océan m'ont frappé. *il en profita pour glisser dans la conversation qu'il était navigateur, peut-être arriverait-il a placé son projet de navigation dans la conversation et avec un peu de chance au moins une de ces deux personnes seraient proches du Roi ?*

Vincent avait lâché son emprise sur le biscuit à la vue de sa voisine. C'était la première fois qu'il frôlait une autre dame que sa mère ou sa nourrice et cela le perturba quelque peu. Ne laissant rien paraitre, passé maitre dans l'art de déguiser ses émotions, il se contenta d'afficher un sourire effacé: "Ce n'est rien, il y a bien assez de mets ce soir pour nourrir tout le pays. Moi non plus je ne regardais pas ce que je faisais... Avec cette fête... On ne sait plus où donner de la tête vous ne trouvez pas? C'est ma première grande célébration. *Il sourit, cette fois ci sincèrement quand soudain ils furent interrompus par un jeune homme mal rasé avec de curieuses manières. Vincent se tourna vers la présumée Melle Austen et contempla l'étrange scène qui se déroulait sous ses yeux en silence. Perspicace, Vincent sentit que l'identité de la demoiselle était douteuse, mais il ne le souligna pas et noya le poisson. Après tout lui non plus ne voulait pas qu'on lui demande se présenter: " Il est vrai qu'avec tant de monde et les masques nous pouvons prendre facilement un inconnu pour un ami. *Il suivit du regard le geste respectueux de Lancelot et attendit qu'il se relève pour incliner sa tête. Son attention fut attirée lorsqu'il entendit le métier du jeune homme* Vous êtes donc navigateur? Quel métier passionnant cela doit être. Avez vous déjà parcouru l’Angleterre?" * Ce pays lui donnait des envies de voyages depuis tout jeune, mais il ne devait jamais le dire tout haut en présence de son père qui était fréquemment en guerre contre eux... et contre tous les autres pays frontaliers d'ailleurs.*
---

Les deux soeurs siamoises encaissèrent en silence les remarques d'Elisabeth, l'une s’empourprant de colère, l'autre riant jaune.
"Mais enfin nous ne devons prêter l'oreille à aucun de ces bas ragots...
_ Non aucun de ces bas ragots, vous connaissez la prestance et l'honneur de notre père..." Oscar pouffa de rire, amusé par la présence d'esprit de la belle duchesse, il enleva ses bras des griffes des soeurs jumelles:
" Un goût pour la fête que je partage avec vous ce soir Madame. *adressa t il à Elisabeth puis ses yeux se tournèrent vers la jeune de Jarjais. Sa mine était timide mais lorsque ses yeux se posèrent sur lui il sentit qu'elle devait avoir du caractère. Son regard ne cilla plus après qu'elle ait fait une révérence dont elle était fière.* Elle fait donc son entrée dans la haute société ce soir? Comme c'est charmant cette fraicheur... *son regard s'attarda dans son décolleté* Cela nous change des "courtisans moisissant de Versailles".
_ Oh Mr Bonaventure! Vous reprenez des vers du dernier pamphlet à la mode, n'avez vous pas honte?
Adèle se pinça les lèvres pour s'empêcher de rire mais n'y arriva pas et son rire franc résonna dans la pièce. Elle avait aussi eu le loisir de lire le célèbre pamphlet dans les rues de Paris, l'auteur s'étant donné à coeur joie pour tourner en dérision les plus grands. Elle croisa le regard de son amie et ses joues rosirent. Il ne faut jamais marquer ses émotions lorsque l'on est une dame... Sa mère lui avait toujours répété cela depuis sa plus tendre enfance. Adèle essaya de se rattraper devant les pimbêches et le mignon de Monsieur:
_ Il est vrai que l'écrivain manie divinement les moqueries dans ses pamphlets mais nous pouvons faire confiance aux mousquetaires pour l'arrêter dans les plus brefs délais. *Elle prit une bouffée d'air, se donnant un port de tête gracieux et fier comme elle le faisait tous les matins lors de l'inspection des uniformes* L'armée du roi détient la force et la longévité de notre souverain.
Oscar esquissa un sourire amusé devant tant de franchises, la jeune Adèle lui plaisait, qui sait si Melle Elisabeth la lâchait au cours de la soirée, pourrait il batifoler dans les buissons de Versailles avec la marquise. Il fit une parodie de salut militaire à Adèle en plaisantant. Les jumelles éclatèrent d'un rire bien trop aigu pour les tympans d'Adèle.
_ Voilà de très sages paroles Mme de Jarjais...
_ Mais ne serait ce pas justement ces mousquetaires qui ont arrêté votre père voilà bientôt dix années?
Adèle pâlit à l'évocation de ce souvenir d'enfance si pénible où elle avait vu son père se débattre entre deux mousquetaires, clamer son innocence dans l'affaire des poisons et ne jamais revenir. Dans quelle prison finirait il ses jours? La famille n'avait même pas eu l'honneur de le savoir. Affaires d'état, pour la sécurité de la France... Il avait porté le chapeau pour protéger bien d'autres corrompus jusqu'à l'os. Sa mâchoire se crispa, elle se retenait de leur donner une bonne correction et Elisabeth du le sentir car le bras d'Adèle se serrait involontairement autour du sien.
_ D'ailleurs d'où connaissez vous Melle de Jarjais, duchesse? Vous choisissez curieusement vos fréquentations, je ne vous savez pas d'humeur si aventureuse... renchérit l'une d'un sourire mauvais.
Oscar arqua un sourcil, fatigué de ces mesquineries de cour. Il pensa qu'Adèle allait sûrement fondre en larmes, bien d'autres avant elle avaient craqué lors de leur entrée en société.
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Voilà qu'à présent Agathe entrait d'un pas mal assuré. On lui avait prêté une belle robe et un loup, elle ne l'avait pas encore mis sur son visage, ne voulant rien manquer du spectacle. Elle était à Versailles... Dans la même pièce que Louis XIV! Merde, pour la première fois depuis son arrivée ici elle était toute excitée. Allait elle croiser la reine? Ou bien le fils illégitime du roi qui serait emprisonné puis tué après une tentative de conspiration échouée? Sa tête tournait à droite puis à gauche, si bien qu'elle ne surveillait plus sa coordination. Ses pieds se prient dans sa longue robe et elle se vautra sur le parquet, aux pieds de Marie Elisabeth. Agathe n'osa plus se relever, elle fermait les yeux en faisant l'autruche. Des rires se faisaient déjà entendre autour d'elle. Elle marmonna dans sa barbe "pourquoi? pourquoi, pourquoi? Agathe tu te trouves au 17eme siècle au bal d'anniversaire du roi et qu'est ce que tu fais? Tu te casses la gueule? Oh j'espère que James n'est pas déjà arrivé pour voir ça..."

* Lucy ne savait vraiment pas quoi dire, elle se sentait tellement gênée. Elle détourna le regard un petit sourire aux lèvres, en toute dame qu'elle était la flatterie lui faisait toujours rosir les joues surtout quand ces même flatteries viennent de la langue si habile d'un homme on ne peut plus charmeur et beau garçon de sur plus.* C'est charmant de votre part de me prendre pour cette demoiselle aux yeux bleus comme l'océan dont vous nous parlez mais hélas je ne suis l'objet de ces paroles...*elle tripota nerveusement la chaîne du pendentif accroché à son cou mais bien caché dans son décolté au milieu de sa poitrine. Elle écouta d'une oreille attentive la conversation des deux hommes alors que son regard était à nouveau reparti à la découverte de ce monde si magique qui s'offrait à elle aujourd'hui. Elle priait de toute son âme pour que ce rêve continu à jamais...Elle souhaitait plus que tout quitter ses habits de marchande pour revêtir nuit et jour ses robes plus belles les unes que les autres...Mais bon à quoi cela servait ? Elle s'avait pertinemment qu'elle finirait par épouser un homme qu'elle n'aimait pas autant que cette vie de palais et qui de plus serait sans le sous...*

*Elisabeth sourit amusée de voir les deux jumelles s'enfoncer dans leur gène. Elle n'était certes pas du genre à aimer rire des gens mais ces deux là le méritait amplement. Elle craignait toujours de les rencontrer au coin d'un couloir dans le palais mais jusqu'à présent elle avait réussit avec brio à les éviter mais voilà que ces deux pestes venaient lui prendre la tête et la forcer à faire preuve d'autant de sournoiserie qu'elles. * Oui effectivement elle fait ses premiers pas à la cours et la voilà déjà abordée par les plus grands pervertisseurs de Versailles * elle avait dit ses mots sur le ton de la plaisanterie mais elle pensait ses mots bien plus qu'elle ne le laissait paraître. Elisabeth tourna les yeux vers son amie et lui fit comprendre de se reprendre face aux mots du mignon. Elle n'avait jamais autant craint la cours que ce soir..La jeune Duchesse était ici dans son élément mais elle sentait son amie aussi peut à l'aise qu'un chat dans l'eau et aurait souhaité la transformer en poisson mais il lui était impossible de faire des miracles en si peu de temps...Elle fut soulagée de la réponse d'Adèle et reconnue bien le Mousquetaire qu'elle était. Mais la voilà qui reperdait pied, elle les inquiétudes de la jeune femme reprise aussi brusquement quand le bras de la marquise se serra contre elle. Elle passa sa main avec désinvolture dans ses cheveux quand une des Duchesse lui adressa la parole* Et bien ma chère vous ne me croirez pas...Je me trouvais à la cours et j'ai assisté à un rapport de ses messieurs si beaux garçons nos bien-aimé Mousquetaires quand l'un d'entre eux, un jeune novice plus frai que la rosé du matin m'a adressé la parole. Vous n'imaginez même pas à quel vitesse mon coeur battait...après quelques mots échangés nous avons décidé de partir faire quelques pas dans le jardin et c'est près de la fontaine d'Appolon qu'il me fit un aveux...*elle sentit la bras d'Adèle se serrer encore plus fort contre elle et elle rit doucement* Il me demanda de m'occuper de sa soeur qui allait faire son entrée à la cours et je me suis donc généreusement déplacé chez la jeune Marquise pour me présenter et lui parler un peu de la cours et de ses ragots évidemment ! *Elle glissa un regard à Adèle plein de cette fibre maternelle qui habitait Elisabeth autant que son envie d'aventure.* Maintenant très chères Duchesses, ce n'est pas que votre conversation m'ennuie mais La Marquise de Jarjais à encore beaucoup de monde à voir...Si Monsieur de Bonaventure veut se joindre à nous cependant c'est avec plaisir si sa présente ne vous opportune pas mon amie ? *dit-elle sous le regard stupéfait deux jeunes femmes* Oh...Duchesses...n'oubliez pas de transmettre mes amitiés à votre père. *Elle se détourna avec grâce des deux vipères et entraîna Adèle avec elle.*


*Lancelot regarda Lucy tripoter son collier et pensa qu'il avait libérément laissé le pendentif qu'il avait acheté à la jeune marchande. Il était presque sûr que c'était elle. Il comprenait maintenant comment elle était arrivée jusqu'ici alors qu'elle n'était que du bas-peuple. Elle ne voulait pas se faire démasqué et Lancelot laissa alors tomber se disant que si elle ne voulait pas signaler son identité, il ne pouvait pas l'obliger. Bon, il est vrai que Lancelot était un homme avec peu de manière. Il s'en fichait des bonnes manières et de l'étiquette. Mais il respectait tout de même les femmes. Voilà pourquoi il se contenta de sourire à Lucy et de hocher la tête. Néanmoins, il était bien embarassé devant ce jeune homme qui avait été témoin de la scène et devait prendre Lancelot pour un impoli. Il préféra resté fière sautant sur l'occasion de parler de voyage* L'Angleterre dites-vous ? J'y suis allée trois fois. Cette île regorge de bons vivants, j'en garde de très bons souvenirs mais ma préférée reste cette toute petite île que l'on nomme Islande. Elle n'est pas très peuplé et pas souvent explorer mais pourtant, elle regorge de matières à découvrir et le spectacle de la nature y est impressionnant. *il marqua une pose* Oh mais attendez, je manque à tous mes devoirs. Je me présente, Lancelot Debray, pour vous servir. *il s'inclina une nouvelle fois devant Lucy et Vincent. Il attendit alors que Vincent se présente à son tour, impatient de connaître à qui il s'adressait. Mais ils furent interromput par la chute d'une demoiselle qui soudain devint très embarrassé. Il fit une grimace en voyant tous les regards tournés vers elle. La pauvre, elle venait de s'afficher devant tout le monde. Il en profita pour chercher le Roi dans la foule...*

Voilà qu'Elisabeth jouait avec ses nerfs, la marquise n'avait vraiment pas besoin de ça ce soir... Ce n'était pas possible qu'elle la trahisse d'un ton si désinvolte, mais sur le moment le stress avait pris le pas sur son amitié naissante et la mâchoire du mousquetaire s'était crispée davantage, sa rougeur de jeune première ayant quitté ses joues. Elle avait du broyer le bras de la duchesse et en quittant d'un pas léger et silencieux les siamoises, Adèle s'en voulu. Cette ambiance vous faisait douter de tout le monde... Elle aurait volontiers troqué sa jolie robe contre un vieux pantalon là, maintenant. La galeries des glaces avait beau briller de mille feux, comme sortant tout droit d'un rêve; les lumières étaient trop fortes et l'alcool coulait trop vite. Cette vie d'excès ne lui correspondrait jamais et cela l'attrista de se dire qu'elle ne rendrait jamais sa mère fière d'elle.
"Si Monsieur de Bonaventure veut se joindre à nous cependant c'est avec plaisir si sa présente ne vous opportune pas mon amie ? " Adèle sortit de ses pensées qui avaient défilé à toute vitesse en l'espace d'une seconde. La jeune noble secoua la tête d'un air distrait en bafouillant quelques "non, non, bien sûr". Elle se remettait à peine du coup de massue que lui avaient infligés les duchesses, lançant un regard empli de gratitude envers son amie. Décidément elle pouvait vraiment compter sur elle. Son cœur se réchauffa un peu à cette pensée, cette soirée ne serait pas perdue sur tous les plans.
Oscar avait sourit, la mine plus sereine que jamais après avoir vu Elisabeth défendre bec et ongles son amie. Il fit une révérence aux deux mauvaises, ne leur laissant pas le temps de tergiverser: "Ce sera avec grand plaisir madame. Oserais je vous demander à toutes les deux de me réserver une danse au cours de la soirée? A moins que vos carnets de bal soient déjà plus que remplis, ce que je comprendrais tout à fait. Vous resplendissez ce soir. *Dit il d'un air léger. Dans sa bouche, le plus sophistiqué des compliments devenait naturel, comme évident. Le mignon avait l'art de charmer avec ses mots car venant de lui tout semblait sans artifices, il avait gardé ce ton confiant et parfois cassant que les gens de la campagne possédaient. Une fois hors de portée des deux pimbêches qui discutaillaient déjà sur le mystérieux mousquetaire de Jarjais, Oscar se dérida, assénant d'un grand sourire les deux jeunes filles* J'ai bien cru ne jamais pouvoir m'échapper de leurs griffes, Mademoiselle Elisabeth je vous dois une fière chandelle!
Adèle esquissa un sourire et souffla sur le ton des confidences: _ Est ce qu'ils sont tous comme ça? Parce que si c'est le cas, la soirée risque de promettre...
Oscar poussa un long soupir théâtral: hélas... *Puis il remit son masque en guise de réponse.*
Adèle arqua un sourcil:_ C'est très clair... *Elle passa sa main devant son visage et changea d'expression pour signifier qu'elle affichait à présent un masque de calme pour les courtisans*
On entendit glousser Oscar derrière son masque de porcelaine, son index se leva sous le nez d'Adèle: _ C'est pas mal du tout! Venant d'un ex comédien comme moi, prenez le comme un compliment. *Il regarda autour de lui, laissant fureter ses yeux partout dans la salle* Pas de mousquetaire ce soir. (à Elisabeth, sur un ton graveleux) Je ne pensais pas que c'était l'uniforme qui vous faisait de l'effet à vous... Ah toutes les mêmes... J'aurais du faire une carrière militaire quand j'y pense... *On devina son sourire sous le masque vénitien, la bouche faussement boudeuse*
Adèle échangea un regard très complice avec la duchesse repensant à leur première rencontre. Une pensée lui traversa l'esprit "il faudrait que je lui apprenne quelques passes à l'épée pour la remercier, je suis sûre qu'elle adorerait ça!"
---

Vincent esquissa un sourire en voyant les joues rouges de la demoiselle. Il trouva cela charmant. Ce n'était pas donné à tout le monde à la cour d'afficher ses émotions aussi innocemment.: "L’Islande dîtes vous? *Il s'imagina de grandes praires où il pourrait galoper librement sur son fidèle destrier et ses yeux bleus pétillèrent immédiatement. Lancelot parut remarquer qu'il avait soudainement capté l'attention de son interlocuteur et Vincent se dit qu'il devait attendre une faveur de quelqu'un ce soir. Il avait tout d'un marchand. La visions du marquis était assez étroite, ayant toujours vécu dans le cocon familial hautain des Montespan. Il jugeait facilement et rapidement ceux qui l'entouraient, pourtant ne sachant rien de la vraie vie. Lancelot avait une certaine présence qui attirait l'attention, Vincent se rendit compte de l'écart entre lui et cet homme qui pourrait lui en apprendre long sur des sujets inconnus. "Marquis Vincent de Montespan. *répondit il d'un ton robotique. Il détestait ce nom mais en plaisanta pour alléger le blanc qui avait suivi sa révélation. Tout le monde savait que sa mère était la précédente maitresse du roi et "l'empoisonneuse". * Certains osent m'appeler de bourbon, mais je ne pense pas que ce soit de très bon goût. *Son nez se plissa malicieusement puis ses yeux s'attardèrent sur Lucy* Avez vous un nom, ou préférez vous rester dans le thème masqué de ce soir et que je vous appelle la dame au macaron?" Finit il de son air mutin. Le Montespan aurait préféré dire "la femme aux yeux bleus océans" mais il ne voulait pas paraitre déplacé. Il ne souriait pas très souvent mais l'on sentait cette vivacité d'esprit se dégager par tous les pores de sa peau. Son visage faisait assez juvénile mais un voile de tristesse donnait à ses yeux un regard mûr. Un gros "boum" à sa droite fit tourner toutes les têtes. Une jeune femme n'osait plus se relever de honte vraisemblablement. Des bourgeoises s'esclaffèrent tandis que d'autres se contentaient de la gratifier d'un regard désolé. Vincent fronça les sourcils, exaspéré devant la froideur des invités mais non pas étonné puis s'accroupit devant Agathe.
Celle ci s'était figée à terre, n'ayant vu que sur ses cheveux châtains à présent ébouriffés et sur quelques souliers de courtisans versaillais. Une paire de bottes noires rutilantes s'arrêtèrent à quelques centimètres de son nez. Agathe releva la tête et aperçut deux grands yeux bleus la fixer. Vincent lui tendait sa main impatiemment. Il n'y avait aucune trace de moquerie dans ses yeux mais il semblait agacé par sa maladresse qui ne seyait guère à une dame. Quelques chuchotements se firent entendre devant la scène puis Agathe prit sa main et se fit relever doucement. Elle replaça ses cheveux en arrière et épousseta sa robe.
" Rien de cassé, ne vous inquiétez pas." Dit elle très fort avec un sourire gêné, en secouant sa main en l'air. Oscar applaudit en riant, de l'autre bout de la salle, s'amusant du spectacle de la pauvre demoiselle du futur. Agathe essaya de lancer d'un ton qui se voulait naturel à Vincent. "Merci beaucoup.... je...
Vincent ne la regardait déjà plus, gêné devant son attitude: _ Ne me remerciez pas, vous me faisiez pitié allongée de tout votre long sur le sol... Et si on avait du attendre que quelqu'un vous aide, vous auriez passé votre soirée ici." *Il fit un bref signe de tête pour lui souhaiter une bonne soirée et revint auprès de Lancelot et Lucy. Agathe s'empourpra et marmonna tout haut, reprenant contenance.* " Non mais quel toupet celui là... " Elle ne se rendait absolument pas compte que ce qu'il avait fait vaudrait sûrement de grossiers commentaires sur Vincent qui ne loueraient certainement sa gentillesse. Vincent ferma les yeux quelques instants, se maudissant intérieurement d'avoir attiré l'attention sur lui. Son père n'aimerait certainement pas cela... Oh et puis?

*Lancelot examina son interlocuteur. Il avait super bien joué : il l'avait dans sa poche c'était sûr.* Oh, Marquis *il s'inclina une nouvelle fois tout en prenant ses paroles avec humour. Et... Quoi ? Le marquis de Montespan ? Il avait tiré le gros lot, peut-être la chance tournait enfin en sa faveur. Après 6 ans à préparer le voyage de toute une vie. La découverte d'une immense île encore peu connu du continent. Il n'avait peut-être pas une très bonne réputation ce Marquis, mais il était le fils du Roi tout de même. Il sourit quand la jeune fille tombée interrompit ses pensées. Il regarda le Marquis faire avec la jeune femme. Il trouva cela très courageux bien que Lancelot aurait fait pareille s'il n'avait pas ce projet si important en tête qui l'empêchait de faire quoique se soit qui pourrait ruiner ses chances d'obtenir les grâces du Roi. Il n'avait vécu toute ses années que pour ce jour et rien ni personne ne devait l'éloigner de son but. Il regarda Lucy et s'adressa à elle comme s'il la connaissait bien* Ce Marquis manque vraiment pas d'audace vous ne trouvez pas ? *il prit alors un verre et attendit que Vincent revienne vers eux. * Comme ça, vous êtes du genre à jouer les héros ? Tel un marin bravant les mers discordantes, haha *il rit sans retenue. Son naturel ressortait toujours sans se préoccuper des conséquences de son arrogance. Et par dessus tout, il était toujours très optimiste et de bonne foie. *

* la jeune blonde rit un peu en couvrant sa bouche d'une main délicate* Je penses profiter de cette soirée masquée pour garder mon anonymat...Et puis l'appellation de Dame est peut-être trop Marquis...Mais qu'importe il me plait assez pour ce soir ! *elle pencha doucement la tête sur le côté et observa les deux homme. Puis elle tourna la tête vers Lancelot en regardant Vincent faire* Il est exact que ce jeune homme ne fait pas dans le classique surtout dans une soirée comme celle-ci mais cela est plutôt charmant à mon gout...* Quand les deux homme se retrouvèrent verres à la main, Lucy fait une petite révérence* Je vous pris de m'excuser Messires...* Elle recula de quelques pas et alla vers Agatha, elle lui pris le bras et l'emmena dans un coin sans un mot puis une fois un peu moins exposé, elle lui adressa un petit sourire compatissant* Allez vous bien Mademoiselle ? n'est vous point blessé ? Une chute pareil lors de l'anniversaire du roi est une chose qui me ferait rouge de honte mais à la fois pâlir de terreur, toute la cours vous a vu...*elle battit un peu des yeux* Oh mon dieu, je vous pris de m'excusez si je vous ai mis dans l'embarra où si ma présence vous importune...

*Elisabeth fit quelques pas en souriant* Oh Voyons Monsieur Oscar...Bien sur que nos carnets de bals sont pleins...enfin pour ma part c'est le cas mais d'après ce que j'ai entendu cette après midi durant ma promenade dans les galeries, le cousin du roi qui me devait une danse est souffrant et j'ai une place pour vos très cher si vous le souhaité...*Elle ensuite en entendant la remarque d'Adèle* Marquise cela se voit comme le nez au milieu de la figure que vous ne connaissez vraiment pas bien les gens de la cours...Les Messires sont pour la plupart des plus courtois mais une petite partie dont Monsieur De Bonaventure aime pervertir les jeunes demoiselles comme vous...cependant ici, à Versailles, les plus sournois et ceux dont il faut vraiment se méfier...ce sont les femmes. Notre seule arme est le langage et nous avons appris à manier les mots aussi bien que l'épée pour ces messieurs les Mousquetaires si vous voyez ce que je veux dire ? *elle sourit doucement, elle s'étonnait elle même de sa facilité à vivre dans ce milieu et son aisance à parler autant de façon noble et poli avec les plus courtois que faire preuve de sarcasme avec les plus agaçants...Mais cela était bien loin de ses rêves d'aventure, elle se maudissait de vivre dans cette prison dorée qu'était Versailles pour elle, alors que son plus grand plaisir était de plonger ses pieds dans une eau glacée...Ne porter ni chaussure, ni corset, avoir les cheveux libre sur le dos qui volait dans le vent. Elle ferma doucement les yeux se laissant portés par un embrun qui ne soufflait que dans son esprit mais elle fut rapidement sortit de sa rêverie par Oscar* Hum..? Oh non ce n'est pas vraiment leurs uniformes qui me plait tant chez les Mousquetaires mais leur envie d'aventure, leurs liberté dans leur vie mais aussi surement pourvoir monter un cheval comme un homme ! *elle rit un peu et échangea un regard avec son amie un sourire aux lèvres*


Marie-Elizabeth resta collé à la Reine pendant toutes ses bagatelles, tel que son statue de favorite et de Dame pour sa Reine le lui demandait, mais quand elle remarqua l'agitation de James, elle lui jeta un coup d'oeil interrogateur, elle était au courant de ses projets et elle pensait vraiment que ce n'était pas une bonne idée, pas ce soir, mais elle n'en dit rien, soupirant, elle retourna auprès de sa Reine qui alla à l'encontre d'Oscar, Adèle et Elizabeth.
La reine, d'un ton poli :
_ Auriez-vous vu Monsieur le Roi dans les environs? Je le cherche depuis quelques temps...
*Marie-Elizabeth se tenait juste à ses côtés, une attitude surprenante car c'était presque la considérer comme égal à la Reine mas elle n'en fit cas, perdu dans ses pensés, le regard tourné vers James qui allait vers Adèle, essayant d'attirer son attention, elle se demanda encore une fois qu'est-ce qu'elle faisait ici et pourquoi avait-elle chercher à changer de vie exactement? Pourquoi chercher à revenir au source, elle ne se comprenait pas parfois. Elle soupira, délicatement et non pas bruyamment comme elle l'aurait voulu, elle respectait tout de même l'éthique, elle reporta son attention sur les discutions et écouta un peu ce qui se passait.*

James de son côté, toujours caché par ses habits luxueux s'était résolu à aller à l'encontre d'Adèle pour attirer son attention, il alla vers le petit groupe à pas feutré, essayant d'écouter pour voir si des informations lâchés pourraient l'aider dans sa petite mission ce soir.

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Tess
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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Mar 11 Juin - 15:25

Une fois dans un coin moins lumineux de la pièce, Agathe entendit le flots de vocabulaire d'un autre temps déferler de la bouche d'une personne dont on ne distinguait derrière son loup que de magnifiques yeux bleus. Le cerveau d'Agathe mit quelques secondes à s'habituer et une fois qu'elle traduit à peu près les questions qu'on lui avait adressées Agathe haussa les épaules nonchalamment. Bien sûr qu'elle avait été morte de honte. Mais on ne vivait qu'une fois et cela devait bien arriver avec ces pans de robes beaucoup trop longs... Personne ne serait là pour le répéter plus de 300 plus tard à ses amis donc autant le prendre à la rigolade: " Aha, je survivrais. Moi et ma maladresse... J'étais tellement perdue au milieu de cette gigantesque fête que ça m'a fait tourner la tête je crois. *Agathe laissa échapper un petit rire naturel.* J'aurais du mettre un masque moi aussi, en fin de compte. *Ses yeux bruns pétillants inspectèrent les personnes alentour mais elle ne reconnut pas James sous ses vêtements inhabituels, ne devina pas son lien avec Marie Elizabeth et avait perdu de vue Kayla. Elle poussa un long soupir visiblement mal interprété par Lucy* M'importuner? Non, non pas du tout. *Répondit elle en agitant sa main gantée de soie verte, un sourire désolé aux lèvres* Je ne connais personne ici, c'est plus fun de partager une soirée aussi grandiose avec quelqu'un non? Enfin je veux dire... c'est plus amusant ... *Elle jaugea Lucy du regard, son interlocutrice ne devait pas être bien âgée. Cela la mettait à l'aise pour parler. Une pensée angoissa soudainement Agathe. Et si elle était en train de parler à un personnage important de l'histoire sans s'en rendre compte? * Hm je m'appelle Agathe. *Et tendit sa main, Lucy ne comprit pas et la regarda de ses grands yeux. Alors Agathe lui prit la main et la secoua très sérieusement* Et vous? "
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"Comme ça, vous êtes du genre à jouer les héros ? Tel un marin bravant les mers discordantes, haha". Vincent se contenta de sourire, essayant de discerner s'il y avait trace de moquerie dans le ton du navigateur. Il prit une flute de champagne sans en boire une gorgée, par pure habitude de s'occuper les mains: " A vous de juger. Je n'avais aucune envie de voir quelqu'un tituber sur une carpette humaine voyez vous. Un jour comme celui ci cela ferait tâche." Sa remarque fit rire de plus belle son interlocuteur, Vincent remarqua l'absence de Lucy et en fut un peu déçu. Mais cela finissait toujours comme cela, on ne faisait jamais vraiment connaissance avec quelqu'un lors de soirées... Surtout lorsqu'il venait de décliner son identité. Vincent se demanda alors pourquoi ce Lancelot était resté auprès de lui et cette impression de voir un marchand devant lui imprégna une fois de plus le montespan. Il se montra direct: "Que cherchez vous à vendre à mon père monsieur? Des bateaux? Des sauvages venus d'îles lointaines? ... J'ai bien peur que ma connaissance ne vous soit d'aucune utilité, le roi n'affectionne pas plus son fils illégitime qu'un de ses sujets lépreux. *Il but une petite gorgée de champagne sereinement. Vincent avait le don d'asséner les vérités les plus cinglantes d'un air tranquille.*
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Adèle sourit grandement à son amie qui partait dans des envolées lyriques qu'elle comprenait parfaitement. C'était tout à fait cela qu'elle adorait dans sa vie de mousquetaire. Elle avait tiqué lorsque Elisabeth avait suggéré que monsieur de Bonaventure prendrait plaisir à la pervertir, le regard révélateur de celui ci ne faisait pas de doute sur l'intérêt qu'il portait à sa gorge. Quel monde horrible que celui de la cour... Adèle finit par se dire que de s'ennuyer à monter la garde dehors devait être plus enviable finalement. Manier les mots comme son épée? Cela lui prendrait des années pour être aussi fine et cassante que son amie... Enfant, la mousquetaire n'avait jamais eu d'amies filles dans son voisinage justement parce qu'elle trouvait cela fourbe de critiquer plutôt que de se servir de ses poings.
" Oui c'est un nid de serpents ce soir en sommes. Malheureusement je n'ai pas apporté de venin ce soir...
Oscar la regarda droit dans les yeux et proposa son bras à Adèle: _ Si vous y tenez je pourrais être votre preux chevalier ou mousquetaire ou quoiqu'il vous plaira ce soir.
Adèle le regarda sans bouger, ne sachant pas comment réagir à pareille avance, cela ne lui étant jamais arrivé. Et comble du malheur, quelqu'un apostropha Elisabeth et l'écarta un peu de son amie, la laissant sans défense. Oscar insista en rapprochant son bras et Adèle finit par poser timidement sa main. Il l'entraina sur un balcon désert, à l'air frais de la nuit. Cela soulagea un peu la marquise de Jarjais d'être à l’abri du bruit. Elle regardait à présent les étoiles que l'on distinguait parfaitement du château. Un léger sourire apparut sur ses lèvres.
" N'est ce pas merveilleux une si belle nuit? L'on croirait presque que les fées sont venues enchanter ce lieu pour nous." Dicta poétiquement Oscar. Il avait repris un célèbre vers sans honte, pensant que ce genre de baratin marchait toujours avec les jeunes premières. Adèle n'osa pas la regarder, ne sachant pas quoi répondre. Elle avait toujours eu horreur de la poésie, si futile en ce bas monde. Oscar prit son regard le plus pénétrant qui faisait toujours chavirer les coeurs avant l'instant fatidique du baiser. Jetant un regard vers le mignon, Adèle se demanda s'il n'avait pas un moucheron dans l'oeil à prendre cette étrange expression. Quand soudain elle sentit une main baladeuse dans son dos. Ni une ni deux, Adèle eut un magnifique réflexe de mousquetaire et lui tordit le bras en une prise de combat. Oscar se retrouvait dos à la marquise, son bras tordu à la merci de la belle et souffrant le martyr. Son cri de douleur fut couvert partiellement par l'orchestre.
" Aaa.. Aïe! Mais lâchez moi vous me faîtes mal!"
La porte fenêtre s'ouvrit sur James qui suivait Adèle depuis un petit instant. Il sembla amusé de voir une marquise se défendre de la sorte. Adèle libéra Oscar qui s'écartait déjà, l'oeil humide. En croisant le pirate il lui murmura d'une voix autoritaire "Pas un mot de tout cela ou les assassins de Monsieur vous poursuivront." Quelle humiliation! Et quelle sauvageonne cette marquise! Et dire qu'il avait dépensé du temps et de l'énergie pour cette garce! Il interrompit Elisabeth de façon abrupte pour l'emmener danser: "Votre amie devrait apprendre la politesse avant de reparaitre à la cour." Dit il sèchement en commençant à danser face à la duchesse qui se demandait ce qu'il se passait.
Adèle, rougissante, rentra avec James dans la salle: " S'il vous plait ne dîtes rien de ma conduite... Mon frère mousquetaire m'a seulement appris quelques techniques de combat, et je n'ai pas réfléchi en voyant Monsieur de Bonaventure se montrer trop entreprenant..."

James après avoir jeté un coup d'oeil à Agathe et voir comment elle s'en était tiré dans tous ses fantaisies, était entré dans le balcon, ses yeux pétillaient de bonnes humeurs, peut-être que parmi les nobles, il y avait encore de l'espoir, enfin ce que lui qualifiait comme de l'espoir, il eut un petit rire au débit rapide d'Adèle et se tourna vers elle, en faisant un délicat baise-main à celle-ci :
_ Ne vous inquiétez pas pour cela Ma Dame, je ne vous dénoncerais pas pour vous être défendu contre quelqu'un qui a décidément besoin d'apprendre les bonnes manières. En parlant de bonnes manières d'ailleurs, je m'appelle James, je vous donnerai bien mon nom mais à quoi cela servirait alors que le principe de ce bal est de rester masquer? *son sourire charmant et charmeur aux lèvres, il était décidément tombé sur la bonne personne, autant une femme qui ne se laissait pas faire que sur une femme qui avait des liens avec les Mousquetaires* Et pour ce qui est de remettre les hommes à leurs places, une de mes amies à fait bien pire. *un rire amusé suivit sa déclaration*


*Lancelot ria des blagues de Vincent et son sourire se transforma en gêne lorsque Vincent parla aussi franchement de son père. Mince, il était repéré, enfin de toute façon qu'est-ce qu'il avait à perdre avec lui, comme il le disait, son père le Roi, n'avait que faire de son bâtard* Je vous prie de m'excuser. Je ne voulais point vous importuner. Mais c'est d'un auquel j'ai consacrer 6 ans de ma vie dont j'aimerais faire étalage à votre père, mon Roi. Il est vrai qu'il est difficile à notre époque de trouver du financement pour ce genre de projet de découverte. *il jouait carte sur table. Puis s'inclina légèrement* Je vous demande de bien me laisser prendre congé avec toutes mes excuses. *Il se retira en adressant un sourire sincère à son interlocuteur. C'était décidé, il irait parler au Roi coûte que coûte. Et il le fit, plus tard, nous apprendrons que le Roi refusa son offre ne croyant aucunement qu'un projet aussi fou rapporte quoique ce soit à la France si ce n'était qu'une perte de temps. Lancelot fut désarçonné. Comment son rêve de toute une vie pouvait s'éteindre de cette façon. Il partit de la fête sans même revoir cette belle inconnue aux yeux bleu océan, dont il était presque sûr qu'elle était la jeune fille au médaillon. Tellement de surnom et de coïncidence qui la ramenait à chaque fois à la mer, les pirates, l'océan tumultueux... *

[fin du RP de Lancelot :)]


* Lucy se sentait comme dans ses petits souliers, elle observait la jeune femme devant elle sans comprendre la moitié des mots qu'elle employait ni même comprendre les gestes qu'elle faisait. Elle fit de gros yeux quand la jeune femme lui serra la main* Oh euh...Lucy Austen..! *dit-elle puis mis sa main sur sa bouche* non euh...je voulais dire...*elle paniqua totalement* je vous en pris très chère ne répété à personne ce que je viens de vous dire, pardonnez ma bêtise ! *elle était vraiment pale à faire peur et ne savait plus que faire.*

* Elisabeth avait quitter doucement son amie et se sentit très mal à l'aise quand elle se retourna et ne la vit pas. Mince mais où était-elle passé ? La jeune Duchesse regarda autours d'elle et se retrouva obligé d'échanger des banalités avec les invités qui l'abordaient. Elle sourit poliment et se recula et se retrouva nez à nez avec Vincent. Quel coïncidence, son futur époux...Elle sourit tendrement en le voyant si étonné de se retrouver face à elle* Marquis...*dit-elle en faisant une révérence un sourire aux lèvres*


Lucy Austen... Pas la bonne époque pour qu'elle soit de la famille de Jane... Ce nom ne rappelait rien à l'étudiante en droit et cela la rassura. Au moins elle ne ferait pas de boulette en parlant à un grand personnage de l'Histoire. Agathe fit donc un joli sourire en libérant la main droite de mademoiselle Austen:" Ne pas répéter quoi au juste? *Elle cligna des yeux sans comprendre l'attitude de son interlocutrice. Pourquoi ne voulait elle pas qu'on connaisse son identité? Agathe esquissa un sourire amusé en se rapprochant de façon complice du visage de Lucy* Etes vous donc une voleuse qui s'est introduite clandestinement à la cour du roi? Dois je appeler la garde?" Demanda t elle en surjouant, une main sur son menton. Devant la mine déconfite de Lucy qui semblait rappetir de plus en plus au fil des secondes, Agathe gloussa et se redressa.* Je plaisante ... "ma chère" (elle essayait d'emprunter un maximum de vocabulaire utilisé dans Nicolas Le Floch pour se fondre dans le paysage, ce qui ne faisait que la rendre encore plus spéciale.) si vous désirez rester anonyme il n'y a pas de problème, je pense d'ailleurs que le roi a choisi ce thème du carnaval de Venise pour que chacun puisse jouir de l'anonymat toute la nuit. *D'ailleurs cela arrangeait bien un certain James pensa t elle. Ou pouvait il bien être passé celui là? Il l'avait bien laissé en plan depuis une heure... Avec toutes ces jeunes femmes dans leurs plus beaux atouts il ne devait plus savoir où donner de la tête. Agathe s'imaginait James friand de belles femmes, tel un Jack Sparrow en plus classe, ses préjugés allant bon train. Elle se sentait un peu mal à l'aise dans sa belle robe, n'étant pas entièrement libre de ses mouvements. L'émerveillement de son arrivée était passé. Agathe changea donc de sujet pour que les joues de Lucy retrouvent des couleurs, oubliant totalement qu'elle avait promis d'aider les pirates dans leur quête d'informations sur les mousquetaires.* Qu'est ce qu'on est censés faire pour s'amuser à un bal royal dîtes moi "très chère"? *Agathe tourna la tête à droite, puis à gauche, apercevant plus loin d'autres pièces ouvertes sur une multitude de jeux de salon.* Moui alors je n'ai pas d'argent pour le jouer aux cartes... Et de toute façon je ne sais jouer qu'au poker ça m'étonnerait qu'ils y jouent ici. *Réfléchit elle tout haut* Ah on dirait que dehors ils jouent à colin-maillard et autres jeux d'enfant! " Agathe échangea un regard avec Lucy et l'entraina dehors d'un pas gauche mais motivé. Ce genre d'occupation était délicieusement décadent, et à la cour, cela était devenu monnaie courante de se rappeler les plaisirs innocents de l'enfance pour passer le temps. Cache-cache, chat et défis en tout genre amusaient les plus grands de ce pays et l'on y croisait bien souvent des membres de la famille royale. Après avoir passé la porte fenêtre, les deux jeunes femmes arrivèrent justement à côté de Monsieur, les yeux bandés, qui était au centre d'une ronde formée par de vifs aristocrates. Visiblement tout le monde s'amusait vivement à titiller le frère du roi du bout des doigts. Celui ci s'avançait pour deviner l'identité de qui le frôlait mais au dernier moment les joueurs plus jeunes que lui esquivaient et Monsieur se viandait toutes les deux minutes. Lucy confia à Agathe à demi mot qu'elles feraient mieux de participer à un autre jeu car Monsieur ne la portait pas dans son coeur. Agathe ne s'en offusqua pas car plus elle éviterait les gens connus comme le frère homosexuel du roi mieux elle se porterait. Elle se dirigea donc vers un autre petit groupe de personnes qui semblait plus sympathique. Ils couraient dans tous les sens et un jeune homme assez mignon se planta devant les nouvelles venues et toucha le bras de Lucy avant de crier "c'est elle le loup!" Agathe prit alors les pans de sa robe qui trainaient par terre dans ses deux mains et les souleva pour s'enfuir en riant. Si on lui avait dit un jour qu'elle jouerait au loup à la cour du roi au 17eme siècle...
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Devant la bonne humeur du capitaine, un sourire apparu sur le visage d'Adèle malgré elle. Elle tendit sa main à l'inconnu pour qu'il la raccompagne à l'intérieur. Depuis qu'Oscar l'avait isolé, la marquise trouvait la foule plus rassurante qu'au début de la soirée: "Et bien monsieur, je ne tenterai pas de percer l'énigme de votre nom car je vous dois une fière chandelle d'avoir interrompu cet affreux aparté... Je vous remercie de ne pas me juger trop sévèrement. * Elle était persuadée que James avait dit cela pour la rassurer, aucune femme digne de ce nom ne se serait comportée comme un mousquetaire..."Cela m'apprendra à suivre un mignon innocemment... " se maudit elle intérieurement. Quelle courge! Elle avait tellement vécu en garçon, qu'elle en avait oublié l'intérêt que portaient les hommes aux jeunes premières. Adèle n'avait d'autant plus pas le droit à l'erreur ce soir, son entrée dans la société devait se faire sans accroc pour l'honneur de sa famille. Pour sa mère. Elle reporta son regard bleu-gris vers James et reprit une certaine contenance, il fallait se reprendre.* Quant à moi je me présente, marquise Adèle de Jarjais."

*Lucy baissa doucement la tête, et rougit encore plus quand Agathe la traita de voleuse* Oh non voyons, bien loin de moi de vouloir me faire passer pour une voleuse, je ne suis qu'une fille de marchand rien de plus...*elle regarda Lancelot au loin et soupira légèrement* Je penses aussi que le Roi souhaitait que ses invites puissent jouir de l'anonymat mais il n'ait guère venu à son esprit selon moi que des personnes puissent s'inviter d'eux même...*Lucy avait fait preuve d'un tel affront quand elle était rentré dans cette soirée que dorénavant elle se sentait comme invincible tout en restant cependant sur ses gardes. * Ah vrai dire je ne suis pas vraiment une Dame avertie de ce genre de Bal mais il me semble que la danse est un amusement premier avec par ailleurs les jeux dans les divers salons où encore comme vous pouvez l'apercevoir...les jeux d'enfants. *Elle rit doucement en se laissant entraîner vers l'extérieur et chuchota doucement à sa compagne de soirée, sa main gantée devant sa bouche pour faire encore moins de bruit* Je penses que nous ferions mieux de participer à un autre jeu car Monsieur ne me porte pas dans son coeur...*Elle déglutit difficilement et respira à nouveau quand Agathe la traîna vers un autre groupe avec entrain. La jeune Austen rit donc un peu et fut surprise d'être touché, elle n'attendit toutefois guère longtemps pour remonter les pans de sa robe et courir après un autre convive*

Alors que ce monsieur Lancelot l'avait lâchement abandonné lui laissant un goût amer des invités de ce soir qui s'éclipsaient dès qu'ils n'y trouvaient plus leur intérêt, une superbe apparition arriva sous ses yeux. Vincent ne put cacher son étonnement: " Duchesse?" Répondit il d'un ton mi-interrogateur mi-déclaratif en retour à son salut. Il s'inclina joliment et posa son verre sur le plateau d'un esclave du palais qui passait par là. Elle était encore plus belle que lors de leur première rencontre arrangée. Avalant pâteusement sa salive, le marquis cacha son embarras d'un charmant compliment " Votre toilette est la plus resplendissante ce soir. Sa majesté n'aurait pu se passer d'un joyau tel que vous pour un si important événement." Ceci dit, il lui baisa la main du bout des lèvres. Pour les relations amoureuses il n'était encore qu'un timide adolescent sous ses airs calmes et sûrs de lui qui seyaient à tous les membres de la famille royale. Ils échangèrent quelques mots très banals au plus grand regret de Vincent quant la rumeur générale s'estompa. L'arrivée du roi était sonnée par de petites trompettes assourdissantes. Une boule se forma dans son estomac à la vue de son paternel. Il ne l'avait vu tout au plus dans sa vie qu'une dizaine de fois. Bien que son visage ait pris de l'âge, son regard fier et froid restait toujours le même, il avait le don de réveiller la rancoeur de son fils. Vincent redoubla alors d'effort pour paraitre calme mais Elisabeth semblait remarquer quelque chose. Ses mains s'étaient crispées en deux poings prêts à s'élever.
"Bonsoir à tous, nous vous remercions de vos présents. Notre frère! *Le roi soleil tendit sa main vers Monsieur qui s'avança souriant vers son frère adoré. L'on pouvait remarquer une véritable entente entre les deux hommes pourtant si différents.* Nous avons appris la terrible nouvelle de la disparition de cette charmante princesse palatine. Y a t il de récentes nouvelles?
Le visage de Monsieur s'assombrit: _ Hélas que né-ni. Ses enfants et moi même sommes effondrés. Nulle explication plausible n'est apparue... Je vous remercie de votre royale sollicitude mon frère, mais je ne voudrais pas que cela gâche la fête.
Oscar pouffa en silence, les bras croisés, non loin de la scène. Monsieur était bien le pire comédien de l'histoire de l'Ancien Régime. La pauvre Coralie devait être bien loin et il lui souhaitait de s'être trouvée un bon amant et de vivre cachée et heureuse loin de toute cette mascarade.
_ Je suis sûr que cette tragique situation va trouver un dénouement heureux cher frère..."
Le regard de Louis s'arrêta un bref instant sur Oscar et il lui adressa un léger signe de tête, immense honneur qu'il lui faisait là. Ils commençaient à se connaitre à force de se croiser partout où Monsieur était. Oscar dut donc s’aplatir en signe de respect, son nez frôlant le sol, une poussière vint s'y accrocher. Oscar remua son nez tel la sorcière bien aimée encore cinq minutes après s'être relevé.
" Quelque chose ne va pas marquis?" Vincent arrêta de fixer son père, sortant de sa rêverie. Il se tourna vers la duchesse et lui adressa un sourire forcé:
_ Non au contraire, je crois que l'occasion idéale s'est présentée à nous pour annoncer nos fiançailles, ne croyez vous pas?" Demanda t il avec une lueur de défi brillant dans ses yeux. Il s'avança devant le roi, fendant la foule avec passion et se retrouva face au roi. Un silence glacial suivit son apparition, quelques murmures par ci par là, indiquaient qu'il n'aurait pas du faire cela.
Vincent fit sa plus belle révérence, le dos bien droit puis affronta du regard son père qui n'affichait aucune émotion. Son apparente indifférence irrita d'autant plus Vincent qui osa prendre la parole en premier: " Tous mes vœux pour votre anniversaire. Sa majesté semble rajeunir d'années en années, peut être que les prières de tous ses sujets deviennent réalité lorsqu'un bon souverain les gouverne. (les chuchotis reprirent de plus belle. Il maniait divinement bien l'art de l'éloquence mais cela sonnait faux lorsqu'on apercevait son regard.)
_ ... Nous vous remercions marquis. Vous avez bien grandit." Laissa couler Louis. Il affectionnait son fils bien plus que n'importe qui pouvait l'imaginer, il se devait simplement de tenir son rang. Il fit un geste de la main pour qu'il s'éloigne dans la foule mais Vincent leva à son tour son index rebelle.
" Je voudrais si votre royale bonté le permet, que vous bénissiez mes fiançailles avec la duchesse Tanner..." Il tendit son bras en arrière, sans la regarder, les courtisans s'écartant un peu d'elle pour la laisser passer.
Quelle magnifique scène se déroulait! Oscar se sentait plein d'inspiration pour rédiger son prochain pamphlet anonyme. "le bâtard du roi se conduisant comme l'héritier du trône, le roi se fait il trop vieux?" Un sourire en coin se dessina sous le masque vénitien du mignon, il faudrait qu'il note cette phrase quelque part pour ne pas l'oublier. Bien que cette scène était tout à fait plaisante, les gens se pressaient tellement les uns contre les autres que l'air devenait nauséabond et suffocant. Oscar ressentit le besoin de s'éloigner de la foule un instant, c'était le moment parfait car personne ou presque ne voulait manquer l'entrée du roi à sa propre fête. Oscar joua donc des coudes pour atteindre le fond de la salle, il sentit au passage une main anonyme qui avait pincé ses fesses. Et voilà qu'avec ma réputation je suis traité comme la dernière fille de joie pensa t il avec un brin de détachement amusé. L'épisode de la marquise de Jarjais l'avait assez refroidi sur ce plan pour la soirée, il avait été trop présomptueux et finissait par devenir aussi libidineux que n'importe quel courtisan ces jours ci... Cela l'inquiéta un peu. L'ennui était le pire des poisons, et qu'est ce que l'on s'ennuyait à la cour... Se faufilant dans un petit couloir frais, il fut guidé par le son cristallin des épées s'entrechoquant. Voilà qu'un duel s'était improvisé à l'arrière de la galerie des glaces. Oscar enleva d'une main son masque et fit quelques mouvements de sa main droite qui était encore un peu douloureuse. Quelle poigne elle avait cette marquise... Il fallait qu'il se défoule sur quelque chose, sa frustration passerait plus facilement. Le jeune homme ramassa une épée par terre et défia un aristocrate spectateur. "Une petite compétition monseigneur?" Demanda t il en pointant son arme sous le nez de celui ci. Oscar remarqua que Marie Elizabeth passait par là avec deux jeunes suivantes, il lui envoya un baiser et lui dit d'un ton sûr "Je vous dédie cette victoire madame."

*Elisabeth sourit tendrement en le voyant si enthousiaste à l'idée de lui parler. Elle se concentrait pour que ces joues ne rougissent pas d'elle même. Que diable lui avait fait ce jeune homme, elle fit une somptueuse révérence et releva la tête vers lui avec grâce* Merci Marquis mais je vous pris n'en rajouté pas non plus...Je passe tellement inaperçu dans cette foule...*Elle sentit son coeur s'emballer un peu plus quand les lèvres du jeune homme se posèrent sur sa main. Oh mon dieu Elisabeth reprend toi ce dit-elle à elle même en pestant de toute part dans son esprit. La jeune Duchesse allait pour dire quelques choses de plus quand les trompettes annonçant l'arrivé du Roi se firent entendre. Elle tourna très discrètement le regard vers son fiancé et posa avec douceur sa main sur l'avant bras du jeune homme le sentant très crispé et mal à l'aise. * Quelque chose ne va pas Marquis ? *dit-elle doucement. Elle déglutit en entendant la réponse de son fiancé, elle pensait à vrai dire que c'était une très mauvaise idée même mais le voilà qui était déjà élancé. Elle ne pu que le regarder s'éloigné. Elle pris une grande inspiration, releva avec classe la tête et se déplaça avec grâce jusqu'à son fiancé puis posa avec délicatesse sa main dans celle de Vincent et fit une révérence splendide au Roi. Elle n'osa pas se redresser et resta donc dans cette position, c'était la première fois qu'elle se trouvait si près du Roi*

La duchesse avait tenu merveilleusement son rang comme Vincent l'avait espéré. Une pensée rassurante lui vint à l'esprit: quoiqu'il arrive elle se révélerait être une bonne épouse. Ben qu'il sache en son fort intérieur que la scène qu'il était en train de jouer devant la cour toute entière était du plus mauvais goût, Elisabeth se tenait à ses côtés affichant sa figure la plus fière. Au milieu de ses doutes et de ses contradictions, le marquis de Montespan ressentait une certaine fierté de se montrer à ses côtés. Son père était il impressionné par le choix de sa fiancée? Voilà que sa préoccupation principale était la plus futile. Un marquis qui se mariait avec une femme d'une noblesse plus haute faisait toujours la fierté de sa famille, ce qui était le cas du côté de la Montespan même compte tenu des circonstances particulières de la naissance de Vincent. Dans les jours qui suivirent le banquet royal, de nombreuses rumeurs propageront l'idée que la famille d'Elisabeth fut ruinée et que ce mariage était le seul moyen d'économiser la dot. D'autres langues plus médisantes chuchoteront à qui veut bien l'entendre que les Tanner avaient soif de complot en voulant s'unir à la branche pourrie de la famille royale. Mais pour le moment Vincent, la tête légèrement baissée pour garder respectueusement les yeux rivés sur le parquet mordoré de Versailles, attendait le jugement de son père ainsi que toute l'assemblée de la galerie des glaces.
Un souffle lourd s'échappa des narines du roi de France. Vincent se sentait défaillir comme un jouvenceau, une nausée l'envahit; il avait l'impression que son coeur battait tellement fort que tout le monde pouvait l'entendre. Des rires venant de l'extérieur étaient pourtant les seuls sons qui s'imposaient dans la pièce, apparemment quelques jeunes gens ne s'étaient pas donnés la peine d'arrêter leurs jeux pour accueillir le roi comme il se doit. Le brouhaha extérieur dérida l'expression de sa majesté qui sourit:" Madame, je reconnais en vous le port gracieux de votre mère et le regard tenace de votre père. Puissiez vous faire un mariage aussi prospère que nous l'avons fait avec ma précédente épouse la reine d'Espagne."
Vincent crut entendre Elisabeth laisser échapper un soupir de soulagement. Le roi continua sur un ton tout aussi bienveillant un discours à deux lectures que le Montespan saisit immédiatement. "La jeunesse est ben fougueuse et nous entraine vers quelques excès, nous espérons que vous ferez une bonne épouse capable de réfréner l'ardeur des maris trop pressés. *Il n'eut même pas un regard pour Vincent, se tournant vers un de ses conseillers* N'avons nous pas raison Monsieur de Toulouse?
_ *rire forcé* Oh que si votre majesté." Répondit un petit homme rabougri muni d'une canne argentée en forme de lion en son sommet. Il la pointa sur le couple pour leur faire signe de dégager la place. " Si vous voulez bien, nous allons commencer la première danse royale. *Il s'adressa à tous* Sa sérénité nous fait l'immense honneur de danser ce soir." Ce fut accueilli par un tonnerre applaudissements qui fit sourire de plus belle le souverain. Vincent se sentit entrainé sur le côté par la douce main de sa promise. Elle affichait une expression de réprimande, il semblait y lire "mais qu'est ce qu'il vous est passé par la tête?" ce qui lui fit baisser le regard, gêné. "Qu'avez vous pensé de mon royal père? Il semble toujours aimer malgré son grand âge les belles femmes. Je savais que vous lui plairiez." Dit il d'une façon assez énigmatique. On ne savait pas s'il était ravi, amer ou déçu. Peut être tout cela à la fois, lui même n'en savait rien dès que cela concernait le roi. Le marquis prit une coupe alcoolisée et en but plus de la moitié sans sourciller.
----

Les lumières intérieures de la cour n'éclairaient qu'à demi les jardins. Cela aidait grandement Agathe pour sa partie de cache-cache-loup. Lucy s'était avérée plus rapide qu'elle n'en avait l'air et avait rapidement cédé son titre de loup à un autre jeune homme vêtu de la robe rouge du tribunal, indice qui laissait deviner qu'il avait déjà une place au parlement de Paris. Le loup était peut être un magistrat influent mais à la course il n'était pas très efficace, ce qui amusait grandement les autres participants. Malheureusement le magistrat s'était mis en tête de pourchasser exclusivement Agathe qu'il trouvait à son goût. Celle ci en avait eu rapidement marre et s'était affalée dans un buisson épais dans l'espoir qu'il cible une autre proie. Sa robe était à présent toute chiffonnée et débordait d'un endroit à un autre, la jeune femme passait son temps à ramener les bouts de tissus vers elle le plus silencieusement possible. Agathe finit par retrousser une étoffe autre que sa jaune robe.
"Qu'est ce que c'est que ça?" Laissa t elle échapper en examinant le tissu bleu et blanc qui trainait sous ses pieds. Bientôt elle découvrit une tenue entière de mousquetaire dissimulée sous de grandes herbes. Un sourire apparut sur son joli minois et elle bondit hors de sa cachette, nez à nez avec ses petits camarades de jeux. Elles tendit son pouce levé ce qui intrigua les autres qui ne connaissaient évidemment pas la signification de ce geste:
" Pouce!
_ Je vous demande pardon?
_ Pause quoi... *Elle sortit fièrement de derrière son dos sa découverte* Qui voudrait essayer un autre jeu de mon invention?... Se déguiser en mousquetaire?
Les jeunes gens s'attroupèrent autour d'Agathe qui avait retrouvé son âme d'enfant depuis quelques minutes.
_ Où diable avez vous trouvé ceci?
_ Je ne sais pas... C'était dans les fourrés. Peut être qu'un mousquetaire s'est déshabillé pour flirter? Dit elle avant de pouffer de rire.
_ Flirter dîtes vous? ...* Demanda un jeune homme , semblant mieux comprendre le langage d'Agathe* Un mousquetaire qui s'autorise des ébats amoureux à une fête du roi on aura tout vu... *Il examina le pantalon militaire avec minutie* Que pourrait on faire d'amusant avec cette tenue?
Les yeux d'Agathe prirent une tinte plus verte à cause de l'éclairage nocturne et onirique. Elle se tourna vers Lucy et lui mit sur sa tête le chapeau de mousquetaire: _ En tirez avantage! Je propose à Mademoiselle *dit elle en parlant de Lucy* de se déguiser en premier puisqu'elle aime les défis." Les jeunes nobles s'excitèrent à cette idée, il ne leur était rien arrivé d'aussi intéressant depuis un bail. Lucy demanda ce qu'elle devrait faire avant de se prononcer. Agathe lui rétorqua du tac au tac: " Vu qu'il n'y a pas 36 000 choses à faire, on pourrait commencer par demander à un autre mousquetaire de garde de nous prêter son cheval... Qu'en dîtes vous?"

*Elisabeth laissa échapper un soupire de soulagement puis se redressa doucement et leva son regard vers le Roi, elle fut saissit d'une fougue qui ne lui était guère habituelle* Ne vous en préocupé pas votre Majesté, je ne suis pas de celle qui laisse leurs époux frivoler à droit et à gauche, Monsieur Le marquis de Montespan s'aura être des plus courtois et des aimables à la cours...*Elle sourit en tournant la tête vers Vincent, puis se tourna de nouveau vers le Roi et fit une révérence à nouveau* Merci de nous donner votre bénédiction Votre Majesté...*Elle recula doucement avec Vincent. Elle avait horreur qu'on la dévisage comme le faisait les nobles qui l'entourait. Si seulement, elle pouvait être une pirate ou bien plus noblement une mousquetaire comme son amie Adèle. L'envie de fuir, de courir, de pouvoir faire ce qu'elle souhaitait quand elle le souhaitait était bien plus grande que ces stupides masquarades. Elle lança un regard de réprimande vers son promis et secoua la tête* Je...Monsieur votre père est un homme comme les autres très cher..*Elle arqua un sourcil quand elle le vit boire la moitié de sa coupe si vite et soupira doucement* je vais prendre l'air, je suffoque ici..*elle lâcha du regard Vincent et alla vers une porte- fenêtre puis lança un regard vers Vincent par dessus son épaule.*

*Lucy se sentait enfin dans son élément, elle faisait des jeux que seuls les nobles prenaient le temps de faire. Elle riait aux éclats, cependant quand Agathe repris son langage étrange, la petite blonde sentit comme de la peur pointer en elle. Elle ne souhaitait au fond que passer une soirée au milieu de ses gens mais elle ne voulait pas non plus faire de trop grosse bêtise et se faire repérer et envoyer à la potence...Elle s'approcha toutefois d'Agathe et l'écouta parler un peu sceptique cependant quand elle eu le chapeau sur son crâne elle n'eu qu'une envie...faire la folle* Mais que dois je faire de cela ? *Elle écouta Agathe et sourit* très bien...*Elle se cacha là où plusieurs heures plus tôt Adèle c'était caché pour se changer et enfila rapidement la tenue de mousquetaire * Voilà...*Elle enroula délicatement ses cheveux et les planqua dans le chapeau en se le vissant sur la tête* qu'en dites vous ?

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Tess
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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Ven 14 Juin - 19:54

Vincent ne s'était pas donné la peine de répondre à Elisabeth qui s'en allait déjà s'aérer. Il jeta un regard vide vers la salle de bal bondée, sans vraiment regarder l'orchestre commencer à jouer ou le roi tourbillonner comme un cabri au son du clavecin pour épater l'assistance. Sa vision était trouble car il réfléchissait. "Un père comme les autres"...  Elle ne s'en était pas rendu compte mais cette phrase si légèrement prononcée avait eu l'effet d'un coup de poignard pour le Montespan. Le roi n'avait rien d'un homme comme les autres alors comment en serait il autrement pour sa figure de père? Elisabeth ne comprenait rien à rien.... Mais comment aurait elle pu? Sa fiancée ne lui avait parlé que deux fois depuis l'annonce surprise de leurs engagements, ils étaient encore des étrangers l'un pour l'autre. Vincent essaya de se calmer, cette soudaine colère sourde état vraiment inappropriée en ces lieux, à cet instant. Le jeune marquis se rendit compte qu'immédiatement à la rencontre de sa fiancée, il avait nourrit des espoirs à son encontre. L'espoir qu'elle le comprenne mieux que personne, l'espoir qu'enfin il puisse partager ses sentiments et ses pensées avec quelqu'un. Cela était si stupide. En ce monde, tout du moins à la cour, l'on naissait seul et l'on vivait seul. Un malaise emplit Vincent à un tel point qu'en reposant son verre vide, il manqua de peu la table et se brisa. Personne n'avait rien remarqué. Sa gorge se serra, il fallait qu'il parte tout de suite sinon il ferait certainement quelque chose d'encore plus stupide. Vincent fit un pas vers la sortie avant de se souvenir qu'Elisabeth était toute seule sur une terrasse, sans doute en train de méditer sur son étrange conduite. "Je n'ai pas fait très bonne impression ce soir" plaisanta t il à demi à haute voix. Il se tourna alors bon gré mal gré dans le sens inverse et rejoint d'un pas pressé l'endroit où elle s'était isolée. L'air se rafraichit immédiatement une fois la porte fenêtre passée, l'on ne distinguait pas grand chose par cette nuit sans étoile. Vincent plissa légèrement les yeux et dégrafa sa cape pour la mettre sur les épaules nues d'Elisabeth qui avait frissonné. " J'espère que ce n'est pas de ma faute si vous vous êtes sentie d'humeur à sortir dans le froid nocturne. [...]Je crains de ne pas pouvoir rester. Une migraine atroce s'est emparée de moi. *Il sourit l'air fatigué moralement puis saisit la main de la dame pour la baiser* Bonsoir madame. Nous nous reverrons à la chasse." Abrégea t il formellement sur un ton calme mais pressé. Il s'en voulut une fois dans son carrosse de son attitude envers Elisabeth, elle n'avait rien fait pour mériter pareille scène devant la cour. Malheureusement l'on ne mérite jamais ce que l'on vit se dit il. Il était né bâtard du roi, il souffrirait toute sa vie de l'ombre de sa condition qui planait sur lui. Vincent était bien sombre pour son âge, Elisabeth n'allait pas s'amuser tous les jours... Un goût douce-amer lui resta dans la bouche tout au long de la soirée. La Montespan ne récolta qu'un vent lorsqu'elle eut demandé à son fils pourquoi il rentrait si tôt et s'il avait dansé. [fin du RP de Vincent]

Cela semblait peut être incongru qu'Agathe ait inventé pareil jeu sadique et inconscient. Elle se rendit compte une fois cachée derrière un mur, pas bien loin de l'endroit où Lucy se tenait face à un mousquetaire pour entendre toute la scène, qu'elle en était à sa 7eme coupe de champagne de la soirée. Les vapeurs d'alcool lui montaient à présent à la tête et l'empêchaient de se souvenir pourquoi elle ne devrait pas être là. Mais aussi ces serveurs... Ils étaient toujours derrière vous quoique vous fassiez pour re remplir votre verre! Cela faisait bien longtemps que l'étudiante en droit n'avait pas été "pompette", elle évitait soigneusement les beuveries estudiantines à l'approche des partiels et comme vous le savez il y a tout le temps des partiels. Agathe plissa les yeux pour comprendre ce qu'il se passait du côté de la fausse mousquetaire. "Il faut dire que cet uniforme lui va comme un gant" gloussa un des jeunes nobles de la troupe derrière Agathe. Celle ci haussa les épaules "on dirait que ça a été fait exprès pour les femmes." Tous les nobles pouffèrent de rire en entendant pareille ineptie. "Une femme mousquetaire? Oho quelle idée! Vous êtes vraiment fantasque ma chère". Agathe se retourna en vacillant, pas bien sûre de son équilibre et mit les mains sur ses hanches: "Je te demande pardon mec? Les femmes auront le droit de vote, elles seront même parfois présidente (même si ça n'arrivera en France pas dans les années qui suivent on est tellement cons parfois). Mais bref, les femmes gouvernent le monde alors pourquoi Lucy serait pas mousquetaire hein??" Son féminisme s'était réveillé et elle s'était mise à crier sans s'en rendre compte. On jaugea Agathe d'un drôle d'oeil, de plus en plus méfiant. "Vous avez trop bu on dirait... Pourriez vous faire moins de bruit? Je crois qu'on approche! Pourvu que ce soit notre amie..." Agathe avait complètement oublié la pauvre Lucy et se retourna pour voir ce qu'il s'était passé.

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Lola
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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Dim 23 Juin - 16:38




Le Roi a 52ans...VIVE LE ROI !
* Elisabeth s'était retrouvé seule sur cette terrasse, guère peu étonnée que son fiancé ne l'ait pas suivit. Elle soupira doucement et regarda le grand jardin qui s'étendait sous ses yeux. Elle n'arrivait à comprendre l'attitude du jeune Vincent, certes cela ne devait pas être simple tout les jours d'être le fils bâtard du roi mais de là à mettre la jeune Duchesse mal à l'aise..elle ne suivait même plus le fil de ses pensées les laissant vagabonder comme bon leurs semblaient...Elle sursauta un peu quand Vincent lui mis sa cape sur les épaules, elle sourit à demi* Ne vous en faite point très cher, j'avais juste le besoin de prendre un peu l'air. * Elle avala avec difficulté sa salive mais garda son sourire et son air bienveillant en hochant la tête* Oh..et bien très cher reposez-vous. *Elle s'inclina délicatement * oui, à la chasse...* Une fois le jeune homme parti, Elisabeth fondit en larme. Elle ne comprenait pas vraiment ce qu'il lui arrivait, c'était comme si un couteau lui était planté en plein coeur. Elle se sentait trahi. La jeune Duchesse retira avec colère la cape de son fiancé de ses épaules et la laissa tomber à terre, elle souhaitait retrouver son amie...Elle entra donc à nouveau dans la salle en cherchant d'un air perdu la jeune Adèle. Elle fini par se retrouver nez à nez avec Oscar.* Monsieur de Bonaventure, auriez vous vu mon amie Adèle ? *les larmes coulaient d'elles même sur les joues de la jeune femme, elle qui pensait que Vincent était un digne gentilhomme et qu'elle ne souffrirait surement pas avec un homme si doux et soucieux. Elle se trompait totalement et en était dévastée* Je vous prie d'accepter de m'aider à la retrouver...




Rp Avec Lucy et Elisabeth
*Lucy s'était retrouvé devant Cédric Gaudroit, elle lui avait parlé avec un semblant de voix d'homme* Bon soir...La soirée est tout à fait fantastique n'est ce pas ?! *Elle se racla la gorge* j'ai..un petit soucis et j'aurais besoin de votre cheval mon bon ami...Pouvez-vous me le prêter le temps d'une dizaine de minutes ? *Elle priait silencieusement pour que le jeune mousquetaire soit coopératif avec elle. Après plusieurs minutes de silence le Mousquetaire tendit la lange de son cheval à notre Lucy travesti en Mousquetaire* 
Cédric : Fait vite l'ami...
* Lucy monta sur le cheval et parti doucement, malheureusement un coup de vent fit s'envoler le chapeau de la dame, libérant ses longs cheveux blonds* Zut...*elle vit les yeux du Mousquetaire s'agrandir puis il hurla à la jeune femme de revenir, mais celle-ci explosa de rire et galopa jusqu'à Agathe* Très chère prenez ma main vite !! *lui dit-elle en arrivant la main tendu vers la jeune femme*



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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Dim 23 Juin - 16:45

Le Roi a 52 ans... Vive le Roi!



*James avait de nouveau repris la main de Mademoiselle Adèle pour lui faire un baise-main :*
- Eh bien, ma chère Adèle de Jarjais, c'est un plaisir de vous rencontrer, peut-être vous dirais-je un jour mon nom complet, vous m'avez l'air d'être une femme de confiance et qui aurait tout pour entrer dans le cœur d'un homme.
*Il continua à sourire en lâchant doucement la main d'Adèle, ses attitudes mi-gentleman, mi-séducteur toujours présente, il observa du coin de l'oeil Marie-Elizabeth partir de son côté, pendant qu'Agathe intervenait en tant que féministe, il fronça doucement les sourcils en entendant les paroles de celle-ci, elle recommençait à parler de choses sans aucuns sens... Enfin là n'était pas les questions, il devrait plutôt se concentrer sur sa compagne de soirée.*
_ Que diriez vous ma chère d'une coupe de champagne? *Demanda-t-il en désignant d'un bref signe de la main le banquet présent un peu plus loin que le Roi venait malheureusement de rejoindre.... Enfin pas vraiment malheureusement, après tout, il adorait le danger, peut-être que cela pourrait-même devenir amusant et intéressant, il pourrait avoir des informations sur les pirates fait prisonniers.*

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*Pendant ce temps, Marie-Elizabeth avait suivi la Reine dans les couloirs, celle-ci tenait à s'éloigner du conflit mené par son mari, et pour dire vrai, cela ne l'avait pas vraiment dérangé. Elle suivit donc la Reine dans les couloirs, avec malheureusement à sa suite des pauvres femmes, faible d'esprit qui gémissait en voyant qu'elles s'éloignaient de la fête.*
_ Eh bien, allez donc rejoindre Monsieur notre Roi pendant que je reste avec notre Reine, et allez y maintenant avant que je ne m'énerve.
*Les femmes s'en allèrent, heureusement d'ailleurs, tout cela commençait à énerver Marie-Elizabeth, la Reine pouffa délicatement de rire à ses côtés.*
_ Ma chère, vous êtes toujours aussi... réactive dirons-nous.
_ Désolé, ma Reine, voulez-vous que je les rappelle? *S'enquit doucement Marie-Elizabeth*
_ Cela ne sera pas nécessaire ma chère, continuons notre route à deux.
*Elles continuèrent donc, jusqu'à atteindre le lieu de duel à épée que venait de rejoindre Oscar et là, elle entendit ses paroles 'Je vous dédie cette victoire madame prononcé d'un ton sûr de lui'.
Elle tourna donc ses yeux vers ce bon monsieur avec un petit sourire, mi-moqueur, mi-amusé.
_ Gagné donc d'abord mon cher Oscar, ensuite je reconnaîtrais moi-même votre victoire, et peut-être vous donnerais-je un peu plus de considération.
*Elle parla sur un ton de défi, son allure toujours aussi fière, sans faire cas des deux aristocrates qui venaient d'être interrompu en pleine bataille pour recevoir une demande de duel.
La Reine à leur côté rigola un peu et dit:*
_ J'ai hâte de voir cela ma chère, même si je ne devrais point.




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Tess
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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Mar 25 Juin - 15:43

Les yeux du jeune homme à qui s'était adressée Elisabeth s'écarquillèrent sous son masque. En effet il avait la même taille et allure qu'Oscar et son masque vénitien était identique à celui du mignon  mais le véritable monsieur de Bonaventure se trouvait au fin fond de la galerie des glaces en train de défier un adolescent de son âge à l'épée. L'inconnu enleva donc son masque doucement pour ne pas effrayer la comtesse Tanner. L'on découvrit sous le masque un jeune homme plus joufflu qu'Oscar avec de beaux yeux gris-bleus. Ses cheveux étaient blonds comme de la paille et semblaient aussi fragiles et cassants que le foin en question. Il avait ce petit air qui se voulait spirituel mais l'on devinait que l'homme n'était pas très intéressant, ou tout du moins l'était moins qu'il ne le croyait. Sur sa main droite il portait une bague assez lourde qui indiquait son rang social: il était pasteur et confesseur depuis au moins un an.
" De Bonaventure? *Il réussit très bien à cacher qu'il connaissait le monsieur en question et mima un air interrogateur.* Je crains madame de décevoir vos attentes, les masques sont trompeurs ce soir... Je suis monseigneur Jacques de Guise et vous prie de m'excuser pour cette tromperie infortune. *Elisabeth sembla vouloir partir s'isoler mais le jeune homme d'Eglise fit un pas devant elle, l'empêchant de s'enfuir et offrit son bras.* Je ne peux décemment pas vous laisser dans l'état de confusion où vous vous trouver, je ne serais pas un bon chrétien... *Il sortit un mouchoir immaculé de sa poche de veste, brodé de ses initiales* Tenez madame., séchez vos larmes, je vais vous aider à retrouver votre amie. Comment m'avez vous dit qu'elle s'appelait?"

***

Justement l'amie en question venait de prendre la coupe de champagne que lui tendait le capitaine. Elle ne fit que s'en tremper les lèvres car la marquise de Jarjais n'avait nullement l'habitude de s'alcooliser. James et la dame s'étaient rapprochés un peu du cortège que formaient les courtisans et le roi qui se la jouait danseur étoile. Adèle regarda un moment le roi faire ses pirouettes avant de reporter ses yeux de biche vers James, le verre à la main: " Notre bon roi ne manque jamais une occasion de danser, c'est la troisième fois que je le vois... Enfin  mon frère mousquetaire l'a vu déjà deux fois auparavant à l'occasion de grands banquets comme celui ci. *se rattrapa t elle de justesse. James parut intéressé par son frère et l'amena à en parler davantage.* [...] Mon frère? Oh il s'appelle Marc de Jarjais et me ressemble beaucoup de visage... Cela fait quelques mois qu'il a eut l'immense honneur de faire partie des soldats du roi. Il me raconte qu'il se passe toujours quelque chose que ce soit à la caserne ou dans les rus de Paris. *Elle sourit en y repensant* Il y a beaucoup de pirates ces temps ci par exemple. J'adore l'écouter me raconter ses exploits. L'autre jour les braves mousquetaires ont emprisonné des dizaines de forbans qui faisaient partie de la bande d'un pirate très connu. La justice gagne toujours n'est ce pas monsieur?" Finit elle par dire de façon rhétorique. Adèle croyait sincèrement en son idéal, elle savait qu'en tant que mousquetaire elle aidait la population et la justice royale qui ne pouvait être que bonne et n'avait encore jamais eu de mauvaise expérience... Pour l'instant. Le roi ne se montrait pas toujours magnanime mais l'arbitraire de l'absolutisme lui échappait encore totalement.

***

Clop clop clop. Les sabots du cheval volé filaient droit vers Agathe et les jeunes nobles planqués derrière le mur. L'arrivée de Lucy fit se disperser tous les petits courtisans qui ne se sentaient plus l'âme aventureuse tout à coup, tandis qu'Agathe tendit sa main sans réfléchir une seule seconde à la cavalière aux cheveux dans le vent. La voyageuse du 21eme siècle avait participé dans son enfance à un club d'équitation mais les bases ne lui revinrent malheureusement pas bien en mémoire. Grâce à l'aide de Lucy Agathe se retrouva en moins de deux sur la croupe de la jument à la robe pie, se cramponnant à la selle. Elle éclata de rire, rejoignant son amie. L'alcool se dissipait doucement avec l'adrénaline et le vent frais lui fit un bien fou. L'image de sa prof d'équitation lui revint enfin en mémoire et prise d'une illumination, Agathe se mit à crier :
"Premièrement brosser le cheval! Puis mettre bien son casque mais attention un casque à sa taille... Bon je crois que c'est mort pour les protections, on fera avec. *Elle rit et lâcha d'une main la selle pour tenter de se recoiffer en vain, le vent lui ramenait toujours ses épaisses mèches de cheveux couleur chocolat dans le visage. Un lointain cri d'homme se faisait entendre et la jeune femme dévissa la tête en arrière et sourit. Elle souffla dans l'oreille de Lucy* T'as réussi à lui voler son cheval, je t'adore! haha!"
Les lumières de Versailles s'éloignaient de plus en plus jusqu'à ne devenir que des petits points jaunes dans la nuit. Les deux femmes croisèrent sans mal les gardes devant la grille du palais car ils étaient tous saouls. Le château du roi avait beau se trouver à la campagne, en ce jour de fête il n'était pas isolé du monde si bien que Lucy dut faire ralentir sa monture pour éviter d'écraser des marchands ambulants et leurs stands. Des visiteurs curieux et autres artistes nomades avaient monté leur roulotte et leur scène la veille juste à côté de Versailles, pourtant on aurait dit que cela faisait une éternité que tout cela était construit. A cause des nombreux passants, Lucy descendit de cheval et aida Agathe à ne pas se ramasser dans la boue de justesse. Un vieil homme qui vendait des morceaux de cochon grillé pouffa de rire en voyant la belle blonde et leur offrit du lard fumé de bon coeur: " Tenez c'est pour la femme mousquetaire et son amie! Je crois que c'est le meilleur déguisement que j'ai vu ce soir.
Agathe tourna et retourna le morceau de viande dans ses mains un peu méfiante et préféra ne pas mordre dedans à pleines dents, qui sait quelle maladie antique elle pourrait attraper... Elle le reposa sur la planche en bois toute crasseuse du monsieur.
_ Vous n'avez pas plutôt du café?
_ De quoi elle cause la petiote?
_ Euh je veux dire une boisson qui vous remet les idées au clair après que vous ayez bu.. J'ai un peu la tête qui tourne. *échange un regard avec Lucy avant de montrer du doigt le cheval* Il vaudrait mieux le laisser là qu'est ce que tu en penses? Si ça se trouve il nous courre après..." Le regard d'Agathe fut attiré par le collier brillant de Lucy dissimulé à moitié sous son déguisement. Il avait du sortir de son chemisier dans la course, c'était un médaillon qui semblait avoir de la valeur. Agathe se demanda où elle l'avait déjà vu puis s'avança pour le toucher.

***


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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Mer 26 Juin - 16:12

La réponse de la dame Du Duc fut plus acerbe que prévu et un des nobles pouffa de rire en voyant les déboires d'Oscar.
" Monsieur vous n'avez pas autant de charme que ce que l'on dit de vous. Osa t il dire au mignon. Oscar arqua un sourcil intrigué. Ah il voulait se la jouer comme ça devant la reine? Soit. Le beau jeune homme se tourna vers les femmes et fit un dernier salut avant de combattre.
_ J'ai hâte de voir votre réaction lorsque je les piétinerai de mon soulier Marie-Elizabeth. *Ses yeux noisettes se portèrent à côté d'elle.* Ma reine. " Il lui fit une courbette armé de son seul sourire charmeur et charmant avant de déployer grand ses bras pour pointer sa lame vers le peu de nobles qui se tenaient devant lui. Avec une prestance presque théâtrale il leur dit d'une voix forte: " Si vous n'y voyez pas d'inconvénients, je vous prends tous à la fois. Cela nous fera gagner un temps précieux, vous accepterez mieux votre défaite si elle est éclatante."
Il y avait en tout quatre adversaires. Trois jeunes gens dont celui qui s'était fouttu de notre Oscar (nous apprendrons quelques jours plus tard que ce même jeune homme était éperdument amoureux d'une jolie blonde qui n'avait d'yeux que pour monsieur de Bonaventure) ainsi qu'un quadragénaire à la moustache blanche, encore bel homme pour son âge. Ils se mirent tous à faire des gorges chaudes de ce combat qui s'annonçait perdu d'avance pour le mignon de Monsieur.
" A votre guise monsieur Bonaventure, mais sachez que nous ne vous ferons pas de cadeau sous prétexte que vous être aliéné. Car aucune personne saine d'esprit ne provoquerait quatre homme qui de plus sont de bons duellistes. Annonça l'un d'entre eux en sortant son mousquet.
Le plus âgé des hommes d'épée prit tout ceci avec philosophie:
_ A votre âge j'étais aussi intrépide, vous saurez vous calmer après quelques coups de bâtons.
Oscar sourit, enfin un peu d'action dans cette soirée mortelle:
_ Voulez vous dire par là que vous allez me poursuivre avec votre canne grand père?
_ Comment osez vous? Je suis général de l'infanterie française! En garde blanc bec!"
Quatre épées se dressèrent devant Oscar qui s'échauffa le cou en bougeant la tête de droite à gauche. Il reprit sa position de combat et fit tinter du bout de sa lame les épées ennemies pour jouer avec leurs nerfs. L'un d'entre eux mordit à l'hameçon et fut le premier à s'avancer. Mauvaise idée car Oscar n'eut qu'à s'écarter pour laisser son assaillant tomber la tête la première par terre. Oscar lui lança un regard d'en haut: " Si vous voulez un conseil, ce n'est pas la plus jolie des entrées en scène, surtout lorsque des dames vous observent." Il ponctua sa phrase d'un rire enfantin et les trois autres en profitèrent pour se jeter sur lui. Les choses sérieuses commençaient tandis que le quatrième qui manquait d'équilibre se relevait disgracieusement. Oscar parait et attaquait comme un as, usant de bottes célèbres qu'un maitre d'armes lui avait enseigné jadis. Il avait une agilité suffisante pour se mettre en scène et fanfaronner devant la reine et sa suivante. C'était d'ailleurs sa partie préférée de ridiculiser ses petits adversaires qui s'essoufflaient depuis quelques minutes. Aucun d'entre eux n'était véritablement un danger en soi, le doyen des des duellistes avait beau être  expérimenté il n'en était pas moins handicapé par ses vieilles articulations et son souffle court (après des années de fumage de pipe) et les jeunots n'avaient aucun talent ni aucun équilibre. Le seul qui arrivait à mettre quelque peu en danger Oscar était le plus sournois des jeunes hommes car sa colère le poussait à faire de sales coups qu'un honorable duelliste ne ferait jamais. Le son des épées s'entrechoquant rappelait de très bons souvenirs à Oscar, du temps où il habitait encore avec son père dans le domaine du maitre, du temps où il croyait encore avoir un ami... Au bout de longues minutes l'on comprit qu'aucun des adversaires ne se découragerait alors la reine mit fin au combat d'un ton calme et autoritaire.
"Messieurs vous avez brillamment combattu mais cela suffit, vous allez finir par vous blesser, l'obstination n'est pas la mère des vertus.
_ Mais ma reine... Protesta la vieux soldat qui était devenu rouge tomate avec l'effort.
_ Général. Sachez reconnaitre votre défaite. Il n'est nullement dégradant de perdre face à une aussi fine lame que celle de Notre Ami. *désignant de son fin poignet Oscar qui lança en l'air son mousquet avant de le rattraper et de le remettre dans son fourreau. Il vint baiser la main de la souveraine poliment et se posta droit comme un piquet face à Marie-Elizabeth, tout fier comme un enfant attendant sa récompense.*
_ Et bien madame? Ce duel vous a t il volé votre voix. Coupé le souffle? *Il fit un sourire en coin, les mains derrière le dos*
_ Je crains que vous n'ayez mis trop de coeur à l'ouvrage, avez vous oublié dans quels lieux vous vous trouviez?" Lança une voix à quelques pas de là. Il s'agissait de Jacques de Guise qui avait à son bras Elisabeth. Ils n'avaient pas trouvé Adèle mais étaient tombés sur Oscar. Le mignon perdit son sourire tout à coup, reconnaissant Jacques. Ils échangèrent un regard plein de ressentiment, l'un (J) faisant semblant de ne pas se connaitre, l'autre (O) étant stupéfait de le croiser de la sorte.


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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Mer 26 Juin - 21:53

Le Roi a 52 ans... Vive le Roi!



James avait conduit Adèle avec un petit sourire jusqu'aux réjouissances et aux Rois, retenant avec peine une moue dédaigneuse quand il le vit s'amuser sur la piste, ce que certains trouvaient charmant, à en juger par leurs rires futiles et suraigüe, lui trouvait cela horripilant et désolant. A vrai dire, il avait pendant un moment déjà pensé à tuer le Roi, avant de revenir sur Terre, il n'avait pas vraiment envie d'être recherché pour meurtre, et il avait déjà de quoi avoir une vie pleine et bien rempli, il n'avait pas besoin d'avoir une prime sur sa tête, surtout pour le peu de temps qu'il passait à Paris. Alors, comme ce soir, quand il venait à Paris et qu'il voyait le Roi, il se forçait à garder un sourire poli et des yeux aussi malicieux qu'à l'habitude, même si souvent, c'était dur, mais à imaginer tous les mauvais coups qu'il pouvait faire en ayant les portes du Chateau grandes ouvertes, il retrouvait immédiatement le sourire. Oh oui, il avait prévu plein de mauvais coups, mais aucuns mortels, il n'avait pas envie de précipiter la chute de ses collègues des mers.

Ainsi, perdu dans ses pensés, il ne remarqua pas la faute d'Adèle, une faute qui l'aurait normalement interpelé, mais là, il était discret, par contre, il ne manqua pas l'information qu'elle connaissait un mousquetaire. Il aurait presque pu en soupirer de soulagement, enfin il allait avoir des informations. Il interrogea donc Adèle et ne fut pas surpris par ses réponses, après tout, tout le monde trouvait que les pirates étaient les méchants, et les mousquetaires les gentils.

Il répondit donc avec un petit sourire sympathique et aimable sur les lèvres, un qui inspirait confiance ceux-ci :

_ Eh bien, ma gente Dame, j'espère que la Justice gagnera toujours, si nous ne pouvons pas croire en la force de cette idée, en quoi devriez-on nous croire? J'aime à penser que celui qui représente cette idée est aussi juste dans ses actes que l'image que j'ai de la Justice, sinon, il nous conduirait, nous, le peuple, à perdre la foi en la Justice...


Il parla ainsi de façon détourné, répondant par une demi-vérité, oui, il croyait en la Justice, mais non, il ne croyait pas au Roi, parce que celui-ci n'était pas Juste, il était simplement le Roi, celui qui dictait les règles. Mais cela, seul quelqu'un qui connaissait James et ses idées sur la Justice pouvait le comprendre. Il continua donc à parler, changeant doucement de sujet pour amener Adèle à se dévoiler.

_ Oui, j'ai entendu dire que les mousquetaires de Notre Roi avait réussi le tour de force d'arrêter beaucoup de pirates. A ce que je sache, ils sont très difficiles à arrêter ces derniers temps. J'espère que personne n'a été trop gravement blessé ma chère. Et surtout pas votre frère, j'imagine que la famille, c'est très important.


Il garda un ton poli, où on sentait une pointe d"intérêt, pour Adèle ça serait la santé de son frère, mais James était en vérité intéressé par savoir combien d'ennemis il allait affronter pour libérer ses confrères.

_ J'espère que ces pirates
*Il eut une moue de dégoût, comme à chaque fois qu'il utilisait ce mot, mais cette fois, le dégoût pouvait passer pour un dégoût adressé aux personnes pirates* sont entres de bonnes mains, je ne voudrais pas qu'ils puissent terroriser notre population, cela gâcherait les fêtes de notre Roi en plus.

Il sourit, avec tout de même un air inquiet, bien qu'à l'intérieur de lui, il était ironique en disant cela. Oui, il était vraiment un bon comédien, mais personne ne survivait aussi longtemps dans son monde, tout de même assez hostile parfois, sans savoir cacher ou montrer de faux sentiments...

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

Marie-Elizabeth observa Oscar fanfaronné avec un sourire amusé étirant ses lèvres rouges, un sourire qu'elle n'avait pas pu retenir cette fois-ci contrairement aux fois précédente. Heureusement pour elle, Oscar n'avait pas eu l'air de voir ce sourire, elle aurait sinon pu être sûre d'entendre parler de ce sourire pendant des siècles.

Pendant le combat la Reine parla doucement, pour ne pas déconcentrer les adversaires, tout en ne les lâchant pas du regard.

_ Que pensez-vous de nos jeunes amis Marie-Elizabeth?

_ Je suis au regret de vous dire, ma Reine, que l'un des adversaires de Monsieur Boneaventure n'est guère plus dans sa prime jeunesse... *Expliqua malicieusement Marie-Elizabeth*
_ Ma chère, ne jouez donc pas sur les mots *Dit la Reine en s'éventant doucement pendant que l'un des hommes tombés au sol, recevant des railleries de la part d'Oscar*
_ Eh bien, le premier à être tombé est trop jeune, il n'a pas encore appris à contrôler ses émotions, dans un combat loyal, peut-être tiendrait-il quelques temps, mais s'il tombait sur de vraies ennemis, il n'aurait aucune chance de survie. Le mousquetaires en bleus (le jeune et calme) a l'air plus maître de lui-même, mais il est aussi trop jeune pour avoir acquit assez de maîtrise en sa lame. Monsieur Lesclandre (le plus vieux) n'est plus de sa prime jeunesse, il ne tiendrait jamais dans un combat en longueur. Et le mousquetaires avec sa veste blanche n'a pas assez de technique et porte trop de force en ses coups, cela pourrait se retourner contre lui.

_ Je suis assez étonnée, ma chère, de ne pas encore avoir eu de critiques sur cher Monsieur Bonneaventure. Rien à dire? *S'enquit avec un sourire la Reine*
_ Il a pas mal de maîtrise, mais il se laisse à faire de trop grands gestes pour impressionner, dans un vrai combat, il aurait laissé trop d'ouverture, assez en tout cas pour être poignardé par exemple.

_ Je me disais bien que ce n'était pas normal que vous soyez aussi peu critique envers un homme ma chère... *Rit doucement la Reine, Marie-Elizabeth rit également un peu avec elle, de son rire délicat mais sensuel avant de dire*
_ Je pense que vous devriez les arrêter, la fatigue commence à prendre, et des blessures pourraient arriver...


Suite à cette remarque judicieuse de sa dame de compagnie, la Reine arrêta le combat avec ses mots justes et doux, laissant les mousquetaires et Oscar s'inclinait devant ses paroles, ils ne pouvaient rien ajouter de plus. Marie-Eizabeth observa Oscar, sachant qu'il lui rappellerait sa promesse, et cela ne manqua pas. Elle eut un mini-grimace sur son jolie visage que la Reine remarqua, tout comme Oscar qui sourit.

_ Eh bien ma chère, auriez-vous du mal à reconnaître votre défaite?
*Fit remarquer la Reine, et Marie-Elizabeth vit acquiescer Oscar derrière*
_ Non, ma Reine... *Elle poussa un petit soupire* Bien Monsieur Bonneaventure, il semblerait qu'aujourd'hui vous ayez gagner votre duel, et je reconnais que votre valeur au combat et avec votre lame est plus grande que l'estime que je lui avez donné. Même si je reste convaincu qu'un jour, vous tomberez sur meilleur que vous pour vous faire comprendre qu'un duel ne se gagne pas en faisant de grands gestes, mais en mettant rapidement ses ennemis à terre dans les règles de l'art. En attendant, je reconnais publiquement, en ce jour, votre adresse au combat.

Marie-Elizabeth salua son discours d'une mini-révérence, très gracieuse. Elle avait sa fierté, alors elle honorait sa promesse, mais en plus, elle l'honorait en disant tout ce qu'elle pensait d'Oscar et de ce qui s'était passé. Elle se demanda avec un petit sourire ce qui se passerait si elle défiait Oscar en duel un jour. Qui gagnerait? Ça, ça sera une question qu'elle allait se poser un long moment. Elle remarqua le sourire d'Oscar quand elle avoua la vérité, un sourire de requin et se demanda ce qui allait lui tomber dessus quand Jacques de Guise et Elisabeth arrivèrent. Elles les regarda avec surprise, ne reconnaissant ni l'un, ni l'autre. Elle se tourna vers la Reine.

_ Oh mon cher, ce n'est pas trop grave, nous avons simplement eu le droit à une démonstration de force des ces messieurs qui maintenant seront beaucoup plus calme pour la suite.

*La voix de la Reine raisonna comme calme mais implacable, oui, elle avait aimé cette incartade, mais elle ne pouvait pas laisser cela se reproduire, cela nuirait à la réputation du Roi, et par extension, la sienne*

Marie-Elizabeth ne rata en rien l'échanges entre Oscar et Jacques, mais elle décida de ne pas en faire la remarque, faisant une délicate révérence pour saluer les nouveaux arrivants.

_ Je ne crois pas avoir déjà eu l'honneur de vous voir ce soir mon cher bon monsieur. Ni votre cavalière d'ailleurs...
*Remarque polie de Marie-Elizabeth, dont le regard voyageait entre les nouveaux arrivants et les anciens qui ne savait plus où se mettre. Un sourire charmant et séduisant aux lèvres, elle attendait la réponse en le questionnant avec ses yeux verts d'eau si déstabilisant.*






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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Lun 1 Juil - 20:38

Le sourire d'Adèle ne la quittait pas lorsqu'elle écoutait ce mystérieux gentilhomme. Il parlait très bien et elle était en accord avec tout ce qu'il disait. Voilà enfin une belle rencontre ce soir! C'était bien la seule pour l'instant. Elle secoua vivement la tête, touchée par sa sollicitude apparente: "Ne vous en faîtes pas mon frère s'en est bien tiré... Il a toujours beaucoup de chance." Elle rit en détournant les yeux de peur de se trahir. Etait ce la chance qui lui faisait gagner tous ses duels? Certainement pas, elle avait la maîtrise de son oncle qui commandait les mousquetaires et l'agilité d'un chat. La marquise comblait ses lacunes à savoir sa musculature qui n'arrivait pas à la cheville de celle d'un homme par des belles esquives et des enchainements réfléchis. Cependant bien qu'elle soit respectée pour sa verve lors des combats à l'épée, Adèle pensait réellement qu'elle devait ses victoires à la chance. En effet, elle était très croyante et humble. Elle se répétait toujours que dès qu'elle aurait accumulé assez d'argent pour sa mère, elle quitterait les mousquetaires avant que la guillotine ne se charge d'elle lorsque par malheur son secret sera découvert. Car il le sera un beau jour c'était certain, une femme ne pouvait pas décemment se travestir en mousquetaire toute sa vie.... Mieux valait donc prier pour que ce jour là n'arrive pas de si tôt.
Son verre de champagne sembla encore plus doré qu'à l'habitude grâce à la lumière ambiante. Cette couleur de miel se refléta dans les yeux vers d'Adèle et lui donna envie subitement d'en boire quelques gorgées. Peut être pour se donner du courage ou bien profiter un instant de la fête qui n'avait été jusqu'ici qu'une torture sans nom?
Elle reporta son regard vers James et répondit avec honnêteté: "Et bien tous les gardes du roi n'ont pas eu la chance de mon frère Marc... Il doit y avoir une bonne douzaine de blessés graves. *Mais quelle image donnes tu dont de ta cavalerie? Se rappela t elle à l'ordre* Enfin... Ceux qui restent pallieront avec leur entrain et leur vaillance! *Cet homme masqué avait le don de la faire parler, mieux valait réfléchir à deux fois avant d'ouvrir la bouche. Sa dernière phrase amusa hautement la marquise de Jarjais, si bien qu'elle ne put réprimer son pouffement* Les fêtes du roi dîtes vous? Avec tout le respect que je vous dois, la protection des banquets n'est pas la priorité de nos bons mousquetaires... C'est la sécurité des français qui prime! *Elle eut une expression vibrante* Vous avez tout à fait raison, l'autorité de ce pays se doit de se remettre toujours en question pour représenter au mieux la vraie Justice. Je ne croirais plus en rien s'il en était autrement." Ses joues rougirent légèrement, elle avait parlé avec tout son coeur. "Et vous monsieur, que faites vous dans la vie? *Elle esquissa un sourire* Vous me devez bien de répondre au moins à cette question... Je me sentirais moins dans l'embarras..."

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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Lun 1 Juil - 22:10




Le Roi a 52ans...VIVE LE ROI !
*Elisabeth réussit à calmer ses larmes couverte d'une honte sans pareille. Comment cet homme pouvait la ridiculiser sans même être présent. Elle tendit donc le bras à ce gentilhomme, qui était à ce qu'il lui semblait un homme d'Eglise* Adèle de Jarais...une jeune femme qui faisait son entrée ce soir...*elle soupira doucement et se laissa guider par le seigneur ne faisant plus guère attention à ce qu'elle faisait ni même face à qui elle se trouvait. Toutefois quand elle vie le visage de'Oscar elle fit immédiatement rassuré et lui fit une révérence en chuchotant * très cher avez vous vu Mademoiselle de Jarais ?




Rp Avec Lucy et Elisabeth
* Lucy riait aux éclats, elle savait qu'elle risquait beaucoup à faire ce qu'elle faisait mais bon après tout elle n'avait qu'une vie et c'est le fait d'en profiter qui fait qu'on est heureux de l'avoir vécut. Lucy avait oublié jusque là ce qu'on lui avait dit en lui offrant ce pendentif :" profite de la vie et la fortune viendra à toi..." Elle avait longtemps médité sur cette question mais aucune réponse ne lui venait à l'esprit et cela l'avait torturé déjà durant on ne sait combien d'année car elle ne savait que trop bien qu'elle ne pouvait pas profiter de la vie pleinement tant qu'elle n'était pas riche...Cependant ce soir alors qu'elle avait endossé le rôle d'une riche, elle avait réussit à s'amuser beaucoup plus que durant toute sa vie en simplement une soirée. Lorsque les deux jeunes femmes descendirent du cheval, Lucy remit ses cheveux correctement. Elle sourit en entendant la remarque du marchant* j'ai voulu jouer le jeu du bal costumé entièrement ce soir en l'honneur de notre roi...Merci beaucoup  *Elle croqua à pleine dent dans le bout de viande et l'engloutit en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Elle rit en entendant Agathe parler* laisser Monsieur, mon amie à bien trop abusé de la boisson ce soir il me semble...* Elle entraîna la jeune futuriste un peu plus loin en répondant doucement* je doute que ce jeune mousquetaire ne nous ait suivit jusqu'ici mais...je ne préfère guère risquer la pendaison ! *elle attacha donc le cheval à un banc et sourit jusqu'au moment où la brune s'approcha un peu trop de son médaillon. Lucy mis sa main dessus comme pour le protégé et recula à une vitesse surprenante* N'y touchez pas !


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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Mar 2 Juil - 12:03


Le roi a 52 ans, vive le roi!

Oscar ☂ Agathe

Monsieur Bonaventure avait été ravi d'entendre les compliments francs de Marie Elizabeth. Elle n'avait pas fait de chichis et avait honoré sa promesse, cette femme se comportait fidèlement à l'image qu'il s'en était fait... Et plus il y pensait plus l'image de la belle Alexandra se superposait à celle de la dame de compagnie de la reine. Peut être que s'il accédait à ses jupons il y découvrirait l'un des poignards qu'Alexandra avait utilisé l'autre jour. C'était une possibilité intéressante et il ferait une pierre deux coups en batiffolant avec Marie Elizabeth, mais cela était hautement improbable. La frontière entre un simple compliment et accéder à son lit était immense et mieux valait ne pas crier victoire trop vite. Oscar avait tout de suite repéré qu'il y avait deux catégories de femmes en ce monde. La plupart des femmes appartenait à la première catégorie à savoir les délaissées; qui dès qu'on leur apportait un tant soit peu d'attention vous ouvraient leurs cuisses le soir même. Marie Elisabeth (tout comme Adèle, Oscar l'ayant apprit à ses dépends) faisait partie de la deuxième catégorie, bien plus rares des proies difficiles qui nécessitaient un grand jeu de séduction et de la concentration. La difficulté attisait le désir d'Oscar de se démarquer à ses yeux. Sa vie à la cour ne ressemblait qu'à un grand tableau de chasse sans fin. Peut être que Marie Elizabeth lui donnerait assez de fil à retordre pour que ça en devienne intéressant.
Mais les réjouissances de la fête n’étaient plus d'actualité depuis que Jacques avait fait son apparition. Les traits d'Oscar s'étaient durcis sans qu'il s'en rende compte et quiconque d'un tant soit peu perspicace devinait la tension qui régnait dans l'air depuis quelques minutes. Son regard foudroya monsieur de Guise qui se permettait de faire une réflexion sur la petite incartade épique de ces messieurs, il avait toujours ce ton suffisant à la limite du méprisant... A en juger par sa bague d’auriculaire bien trop voyante il était monté en grade depuis la dernière fois. Depuis quand ne l'avait il pas vu? Au moins deux ans. Pourtant Jacques l'ignorait royalement comme s'ils ne s'étaient jamais croisés de leur vie, seul son regard le trahissait car il n'osait pas le regarder franchement.
" Allons mon père, vous savez bien que les hommes sont nés pour se battre. Nous avons l'action dans le sang. *Il continua avec un ton plus acerbe qu'à son habitude, lui qui était toujours une voix si douce et prenait tout à la légère* Après il y en a toujours pour se défiler et se réfugier dans leur soutane d'Eglise, les faibles ont toujours leur utilité."

La grossièreté d'Oscar fit marmonner les hommes qui rangeaient leurs armes derrière eux, mais ils ne la ramenèrent pas car ils venaient de se faire ridiculiser par le mignon. La mâchoire de monsieur de Guise se crispa de colère, Oscar n'avait pas le droit de lui parler sur ce ton. Il n'était qu'une catin de luxe, alors que lui avait réussi sa carrière comme il l'avait toujours voulu. Pourquoi n'était il pas heureux pour lui? Cette question avait taraudé Jacques depuis la fin de son adolescence. Ils avaient grandi ensemble dans le domaine de son père, le comte Pascal de Guise et avaient partagé la même nourrice. Ils étaient frères de lait et Jacques faisait tout pour l'oublier, très soucieux de sa condition. Leur amitié ne pouvait décemment pas continuer une fois qu'il ait rejoint les ordres, Oscar n'avait aucun titre de noblesse... Le mignon devait être jaloux de lui pensa t il. Un homme de sa condition devait savoir se tenir, mais Oscar ne l'avait jamais su. Il n'avait pas changé.
Jacques leva sa main pour faire taire les hommes qui prenaient sa défense: "Les roturiers peuvent bien paraître à la cour, mais cela n'en fait pas des nobles pour autant. Vous pouvez toujours frôler Versailles et me provoquer, mais vous n'en ferez jamais partie. Ne vous donnez plus la peine d'essayer, et faîtes plutôt quelque chose de constructif. Comme curer les sabots des montures aux écuries."
Cette pique alla droit au coeur d'Oscar, Jacques avait fait la référence de trop en parlant du père d'Oscar, Eugène Bonaventure. Il avait été maréchal ferrant dans le domaine des de Guise et c'était grâce à son métier qu'Oscar avait partagé l'éducation de Jacques. Ses sourcils se froncèrent et son sourire de tous les jours s'effaça. Il se rétorqua d'une voix basse: " Tu as grossi Jacques depuis la dernière fois. Prends garde à l'indigestion, un estomac de religieux est aussi sensible que celui d'une pucelle." Oscar se tourna vers Elisabeth pour répondre à sa question: "Allons la rejoindre, elle s'est acoquiné avec un homme masqué."Oscar quitta donc les lieux très dignement, Elisabeth à son bras. Le chemin retour vers la salle de bal fut incroyablement silencieux. Ce genre de silence pesant que l'on n'ose pas briser de peur de voir la mauvaise humeur de son interlocuteur s'abattre sur nous. Le coeur d'Oscar résonnait jusque dans ses orteils. Jacques ne s'en tiendrait pas là, il le savait rancunier. Le mignon avait osé révélé qu'il le connaissait, son égo de noble ne s'en remettrait pas de sitôt. Il finit par rompre le silence d'une voix posée, trahissant un léger tremblement: " Je sais que venant de moi, cela peut paraître cocasse, mais Elisabeth, je vous déconseille la fréquentation de Monsieur de Guise. Je n'ai jamais connu plus perfide compagnie et pourtant j'ai déjà pris le thé chez les siamoises." Son sourire revint à demi. L'on distingua enfin Adèle parmi la foule et Oscar qui se calmait remarqua soudain les traces de larmes sur les joues de la duchesse. Il prit un air étonné en la dévisageant.

Pendant ce temps Jacques de Guise tentait de reprendre contenance devant la reine. Personne n'avait eut le temps de se présenter poliment à cause de la joute verbale des deux hommes. Il se recoiffa nerveusement et fit une révérence à Marie Elisabeth et à sa majesté.
" Mille excuses pour ce petit incident majesté. Je me nomme Jacques de Guise et la femme qui vient de partir est vraisemblablement la fiancée de Vincent de Montespan, la duchesse Tanner. Ils ont annoncé leurs fiançailles au roi alors que vous étiez absentes." Dit il sur un ton de vieille commère. Se redressant, il fit les yeux doux à Marie Elisabeth. Oui c'était un homme d'Eglise et oui ils faisaient tous le voeux d'abstinence, mais chacun savait que la règle du "pas vu pas pris" régnait en maitre. Il reprit sur le ton de la raillerie: "Quand à mes pseudo-liens avec ce monsieur Bonaventure... Ah! *gloussa t il* C'était le fils d'un domestique sur le domaine de mon père... Et il ose prendre ses grands airs parce qu'il est venu avec votre beau frère ma reine... C'est honteux!"

***

Agathe retira immédiatement sa main au vu de la réaction excessive de Lucy. Elle  fronça les sourcils et mit ses poings sur ses hanches: "Pas la peine de hurler, je n'allais pas te le voler! *Elle laissa échapper un long soupir de ses lèvres avant de reporter son regard sur le collier. Lucy avait vraiment l'air d'y tenir puisqu'elle le rangeait déjà son sa chemise....* Tu sais ce que c'est au moins?" Oui l'image en papier glacé du médaillon lui était revenue subitement. Elle l'avait étudié en 6eme ou en 5eme en histoire, et la voix de Madame Geoffrey, sa prof d'histoire géo l'avait capté. Alors qu'habituellement l'on voyait des trucs barbants aussi bien en histoire qu'en géographie, on s'était mis à parler d'une histoire de pirate et de trésor englouti comme dans ses films préférés. Seul un médaillon permettait d'y accéder et on ne l'avait retrouvé qu'au cours de récentes fouilles en 1998. Personne n'avait été jamais capable de déchiffrer ses inscriptions jusqu'à ce qu'on ne l'examine méticuleusement au microscope et que l'on demande l'intervention d'érudits historiens spécialisés en histoires de pirates. La mémoire d'Agathe, bien qu'embrumée par l'alcool n'avait rien effacé de ce cours passionnant. Elle serait même capable de comprendre la signification des inscriptions du médaillon si elle avait la possibilité de le revoir ne serait ce qu'une minute...

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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Mar 2 Juil - 16:36

Le Roi a 52 ans... Vive le Roi!



James eut un petit sourire en direction d'Adèle, et parla de sa voix grave mais douce.

_ Je suis sûr que la chance n'est pas la seule raison à la réussite de votre frère. J'espère un jour le voir en action pour savoir comment il a réussi à défendre aussi bravement notre pays contre des brigands.


Oui, James avait hâte de voir le frère d'Adèle en action, surtout qu'il serait surement directement confronté à lui, cet homme là avait l'air de remonter un peu le niveau des mousquetaires et cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu la chance de se retrouver contre un vrai ennemi qui savait manier une fine lame. Les choses risquaient de devenir de plus en plus amusante, décidément, il était heureux de s'être arrêté au port de Paris pour faire son escale sur la terre ferme et se ravitailler.
Quand James entendit la suite des phrases d'Adèle, il retient un petit sourire, c'était décidément l'équipage du Black Rose, il savait très bien que ceux-ci ne se serait jamais laissé capturé sans se défendre un minimum, et à vrai dire, il était plutôt étonné que pour une dizaine de pirates pris, il n'eut que quelques blessés graves.
Il laissa donc transparaître sa surprise et son inquiétude, se demandant si ils n'étaient pas déjà blessé avant cela, peut-être avait-il eut juste avant une aventure un peu trop dangereuse et n'avait pas eu le temps de se reposer. Il savait très bien que l'équipage était assez fort pour se battre contre les mousquetaires, même les mieux armés, bien que Monsieur de Jarjais, il ne sache pas son niveau. Toute cette histoire commençait à l'inquiéter.
Il retourna son attention vers Adèle quand elle parla, celle-ci ayant apparemment pris son inquiétude et sa surprise pour des sentiments dirigés vers la sécurité des autres.
Il lui fit un petit sourire rassurant en répondant.

_ Je suis sûre que les autres mousquetaires se battront avec encore plus d'entrain pour que la Justice et l'ordre soit maintenus, ma gente Dame.


Il écouta avec un petit sourire Adèle parler avec entrain de son idée de la Justice, il trouvait décidément les femmes de Paris de plus en plus intéressantes, et même si celle-ci avait l'air un peu trop innocente, pas assez au courant du vrai visage des gens, il aimait sa conversation et ses idées, il répondit donc avec un petit sourire.

_ Je suis tout à fait en accord avec vos idées ma Dame, pas besoin de vous sentir ainsi gêné par votre entrain, cela prouve que vous tenez à cœur l'intérêt des français, j'espère que tous les autres personnes sont comme vous.


Il écouta la question que posa ensuite Adèle et retient de justesse une grimace, il avait craint cette question, après tout, dire qu'il était un pirate était hors de question, dire qu'il était marin ne lui accordait pas le droit de venir à cette fête, il semblerait que son passé revienne à la surface, enfin, ça ne serait qu'un demi-mensonge, encore une fois, puisque le demi-mensonge était celui qui paraissait le plus vrai...

_ Eh bien, Ma chère Dame De Jarjais, vous avez devant vous un explorateur pour le compte du Roi, bien que mon rôle ne soit que mineur ici, le Roi apprécie toujours de savoir les découvertes que nous pouvons faire... Vous voyez, vous n'avez point à vous sentir ainsi embrassé, votre statue et ce que vous défendez ont bien plus de poids que mes mots, soyez donc sans crainte dans notre discussion... Car j'apprécie celle-ci, et cela m'est plutôt rare.


Il se demanda ironiquement comment elle réagirait si elle savait qu'il était fils d'un des ministre du Roi et qu'il avait failli prendre sa place pour lui succéder, pendant un temps, il avait vraiment été un explorateur, c'est d'ailleurs ce qui lui avait valu de partir sur la mer en tant que pirate, cette impression de liberté qu'il n'avait jamais retrouvé ailleurs que dans ses bras bleus...
Il remarqua du coin de l’œil l'arrivée d'Oscar et fronça doucement les sourcils, il semblerait que la récré soit terminé, après tout, Marie-Eli' ne lui aurait jamais dit de faire attention à cet homme et ses capacités de déduction s'il n'était pas vraiment bon dans cela, elle n'était pas du genre à minimiser ou maximiser les capacités d'une personne. Il se fit un note à lui-même: faire un peu plus attention à ses paroles et ses actes.
Un autre sourire monta sur ses lèvres, maintenant commencé le vrai jeu, entre le Roi, une soeur de mousquetaire, une noble et un homme observateur, il était temps de montrer ses talents de comédien à plus forte raison...

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

Marie-Elizabeth avait tourné son regard entre la Reine, Oscar et Jacques depuis que celui-ci était arrivé, une Dame à son bras. Ses sourcils étaient froncés sous son masque et elle ne rata pas l'hostilité entre les deux hommes. De plaisant et plaisantin, Oscar était passé à un homme sombre et en colère, elle se demanda quel histoire se cachait derrière leur relation. Et quand elle jeta un coup d'oeil à sa Reine, elle vit que celle-ci avait également remarqué l'ambiance froide qui avait pris place entre les hommes.
Mais ni l'une, ni l'autre des deux femmes n'intervinrent pendant ce débat, même si plus le temps passé, plus cela démangeait Marie-Elizabeth de sortir une de ses dagues. Comme le pensait Oscar, elle avait effectivement avec elle deux de ses dagues, ces inséparables comme elle aimait les appeler. Et pour le moment, son envie venait de Jacques, pour lui faire ravaler ses paroles insultantes, certes, elle n'appréciait pas toujours Oscar, mais il méritait tout de même un minimum de respect, celui qu'on était censé donné à tous les êtres humains de cette planète. Même si la pique d'Oscar l'avait elle aussi un peu énervé, mais bon, après du temps passé dans un couvent, elle n'appréciait plus beaucoup les personnes d'Eglise, sachant très bien ce qui se passait derrière les coulisses.

Elle se détendit un peu quand Oscar fut parti, car l'ambiance était devenue un peu plus calme. Pas assez en tout cas pour que fines lames ne restent, il ne resta donc que Marie-Elizabeth, la Reine et Jacques ainsi qu'un valet qui passant par là décida de jouer le rôle de Chaperon pour veiller à ce que le Roi n'est pu rien redire de cette rencontre loin de la fête.
Elle grimaça quand cet homme repris la parole, entre son ton de voix un peu trop aigu et ses regards un peu trop attiré par son corps, en plus de sa profession, elle sentait que son début plaisant de soirée était fini.
Elle laissa donc la Reine répondre, Reine qui lui avait offert un petit sourire encourageant, sachant les conflits qui avait lieu dans sa Première Dame de Compagnie.

_ Eh bien, je ne pense pas avoir à me présenter ce soir, quand à la Dame à mes côtés, c'est la Duchesse Du Duc, ma première Dame de compagnie, et une amie chère à mon cœur.

Marie-Elizabeth rendit son sourire à la Reine, un peu plus détendue de par ses paroles et ses rappels subtils qui prévenaient Monsieur de Guise qu'elle était presque intouchable, en tout cas, qu'il devait modérer ses regards et ses attitudes.

Marie-Elizabeth croisa ses délicat bras sur sa poitrine opulente, heureusement bien caché par sa robe, et maintenant par ses bras, elle se sentait agressé par les regards de ce monsieur de Guise qui se dirigeait un peu trop vers le bas de sa personne. Et dire qu'avant, elle pouvait répliquer, maintenant elle devait se taire et sourire car sinon elle se mettait en danger. Parfois, sa vie d'avant lui manquait, ou alors son masque en tant qu'Alexandra...

_ Mon cher Monsieur, ce que je trouve honteux pour le moment, c'est votre attitude. Certes, je ne porte pas Monsieur de Bonaventure dans mon cœur, et je trouve que son... lien avec le frère du Roi est inconvenant pour une conversation. Mais je pense qu'en tant qu'Homme de foi, vous devriez tout de même être un peu plus... gentil dans vos remarques, Dieu pardonne tout et à tous, et notre Roi a été choisi par Dieu or, il ne l'a pas chassé de son domaine, cela devrez avoir un certain poids dans vos remarques non?


La Reine retient un petit rire et une remarque, elle trouvait tout de même que sa Dame de Compagnie allait trop loin, et Marie-Elizabeth le remarqua alors avec un petit soupire de dépit, elle alla se placer à ses côtés, un peu en retrait pour éviter que sa grande bouche ne la trahisse encore. Elle secoua doucement la tête, faisant voler autour de son masque ses boucles rousses, couleur des flammes et si surprenante, elle savait qu'elle détonnait des autres, coiffé de perruques blanches, mais elle avait l'accord de sa Reine, et elle aimait se rappeler ses différences avec la cour...




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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Mar 2 Juil - 21:20


Le roi a 52 ans, vive le roi!

Oscar ☂ Adèle

Adèle fut touchée par la dernière phrase du navigateur et sourit sans gêne aucune. Il avait l'air honnête quoi qu' un peu trop cachotier sur les bords. Elle eut le temps de lui répondre gentimment "C'est partagé". avant que son amie et Oscar ne se joignent à eux. Si la compagnie d'Elisabeth donna du baume au coeur à Adèle, la vue du mignon fit monter grandement sa tension. Il semblait la défier du regard, mais était moins entreprenant et insistant que plus tôt dans la soirée. La marquise l'ignora alors magistralement, tournant son cou au port aletier vers mademoiselle Tanner. "Elisabeth! *Elle lui adressa un sourire* Votre soirée se déroule t elle aussi bien que pour moi? Laissez moi vous présenter monsieur le navigateur du roi. *Echange un regard complice avec James* Sans nom pour la soirée. *Soudain elle remarqua la bizarrerie dans l'attitude de son amie. Elle n'avait vraiment pas l'air bien. Inquiète, elle s'enquit de son état, lui prenant la main* Voulez vous prendre l'air avec moi? ... Messieurs excusez nous." Finit elle par trancher par un petit mouvement de tête adressé uniquement à James. Oscar ne méritait même pas un au revoir avec la conduite qu'il avait eu... Espérons tout de même qu'une fois la honte passée, il ne raconte pas ses prouesses en prise de combat à toute la cour.
"Ces dames resteront pour moi une énigme insoluble. Dit sur le ton de l'auto dérision Oscar après le départ de ces dames pour expliquer le désarrois soudain de la duchesse. Il claqua des doigts à plusieurs reprises, d'un geste nerveux pour appeler le domestique qui portait les coupes de champagne. Lorsque celui ci arriva en sautillant Oscar le gratifia d'un. "C'est pas trop tôt!" Et il but cul sec une coupe puis une deuxième, finissant son verre par un "aah" de soulagement en secouant la tête. "Hep qui t'a dit de t'en aller mon mignon?" Lança t il au serveur qui avait tenté de s'en aller. "Crois moi le plus grand buveur ce soir se tient devant toi, cela t'économisera des aller-retour si tu restes près de moi. Il y a pire compagnie à ce qui parait. *Il posa nonchalamment sa main sur l'épaule du valet adolescent qui n'osait rien dire. Oscar avait repris son masque habituel de bouffon à la cour du roi. Il en faisait même un peu plus que d'habitude pour compenser sa gêne d'avoir croisé son ennemi juré. Il leva son verre à James* Et un verre pour mon ami! Navigateur donc? Quelle expédition avez vous déjà fait mon brave? J'adoore écouter de beaux marins me vanter leurs mérites."
Les musiciens cessèrent de jouer pour l'entrée des animaux. Louis XIV possédait en effet une ménagerie digne d'un cirque et adorait les arborer à chaque grande occasion. C'est ainsi que des dresseurs entrèrent dans la salle de bal, tirant derrière eux des cages à roulettes remplies de lions, de guépards, des ours domestiqués étaient trainés en laisse et avançaient sagement pour faire leur numéro d’équilibriste sur un ballon tandis que des autruches marchaient en liberté derrière leur maitre. La foule s'extasia et Oscar s'approcha de plus près de l'ours qui n'avait pas l'air méchant pour un sou. Il s'adressa au bohémien qui le tenait en laisse: "On peut le caresser?
_ Si vous tenez à perdre une main, certainement monseigneur."
Répondit l'homme torse nu, en souriant de toutes ses dents. Oscar arqua un sourcil avant d'esquisser un sourire moins rassuré. Il tendit très lentement son index vers l'animal à quatre pattes et celui ci grogna en lui lançant un regard de prédateur menaçant sa proie. Oscar reprit son index en riant nerveusement: "C'est amusant". Et le mignon plissa les yeux, rendant son regard à l'ours.

***

Monseigneur de Guise calma son ardeur muette en apprenant que la duchesse Du Duc n'était pas qu'une simple servante sans relation. Il lui répondit d'un ton très spirituel; imitant les vieux abbés qui lui avaient enseigné la liturgie: "Sachez madame que bien que Dieu tout puissant s'exprime à nous, humbles mortels, par le biais de sa puissante majesté, le roi n'en demeure pas moins un homme (hors du commun certes...). Ma reine m'en prends à témoin, je ne veux pas par là me montrer vexant ou blasphématoire (la reine secoua la tête négativement, elle savait mieux que quiconque que l'on ne mouchait pas un homme d'Eglise car la religion catholique gouvernait tous les hommes. Par conséquent les religieux gouvernaient le monde presque mieux que les rois eux mêmes) mais l'évangile selon saint Marc, verset 14 nous enseigne que tous les désirs de chair sont à blâmer. Le roi dans son infinie bonté tolère les excentricités de Monsieur, il n'en est que plus charitable." Le regard ce cette femme ne lui plut pas du tout à ce moment là. Ces yeux d'un vert si profond lui lançaient des éclairs. Il saurait la mater. Après tout n'était ce pas sa mission que de convertir et rendre meilleurs les courtisans? "Je serais ravi de vous voir rendre visite à mon confessionnal, je suis d'excellente écoute parait il. *continua Jacques auprès de Marie-Elizabeth avec un sourire qui en disait long* Demandez monseigneur de Guise à l'Eglise Saint Vincent. Celle qui a le plus haut clocher de la ville. *Il fit une courbette élégante* Ma reine. Madame. Mes oilles m'attendent demain pour un sermon de bonne heure, je ne vais pas davantage m'attarder."

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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Dim 7 Juil - 1:05




Le Roi a 52ans...VIVE LE ROI !
*Elisabeth n'avait pas prononcé un seul mot depuis qu'elle était au bras d'Oscar. Elle ne souhaitait guère discuté, n'était pas en état de se défendre verbalement et à vrai dire...elle sentait que si elle ouvrait la bouche pour l'instant seul un torrent de larmes s'écoulerait de ses yeux mais pas un mot. Elle vit une révérence mécaniquement quand elle arriva aux côtés d'Adèle et de James. La Duchesse inspira profondément et sourit doucement, elle avait appris à cacher ses sentiments surtout la tristesse quand elle était à la cours. Elle regarda james* Enchantée de faire votre connaissance...Elisabeth Tanner fille du Duc de Bordeaux *dit-elle d'un ton monotone sans aucunes émotion. Elle tourna ensuite la tête vers  son amie les yeux cependant rivés vers le sol.* une soirée parfaite...* on sentit dans sa voix comme de la peur. Elle fut agréablement surprise quand Adèle l'entraîna dehors sans vraiment lui laisser le choix. Une fois sur la terrasse, la jeune femme serra dans sa main le mouchoir de Monsieur de Guise qu'elle avait gardé en main sans même s'en rendre compte. Puis soudain après plusieurs minutes de silence, la Duchesse se laissa tomber à genoux sur le sol froid et dur de la terrasse en libérant enfin toutes les larmes qu'elle retenait depuis de longues minutes.* Mon dieu...Adèle c'est la soirée la plus désastreuse que j'ai passé...*elle enfouie son doux visage dans ses deux mains, honteuse de se comporter en enfant lors d'une soirée aussi importante* il...quel goujat....plus jamais...l'amour ?....à quoi bon ?!....jamais revoir.....aussi malheureuse....*ses phrases ne voulaient plus rien dire, principalement à cause des sanglots de la demoiselle*




Rp Avec Lucy et Elisabeth
* Lucy se détendit un peu à nouveau. Elle rangeait déjà le collier sous sa chemise en soupirant* On ne sait jamais de nos jours...*la petite blonde se redressa et pris un air de femme forte soudain qui la rendait encore plus angélique* un présent que je me dois de garder précieusement comme l'a voulu son précédent propriétaire. * Elle plissa les yeux en regardant Agathe, la brun semblait en savoir un peu plus qu'elle mais à vrai dire Lucy en savait beaucoup plus qu'elle ne laissait paraitre. Bien sur que la jeune femme savait que c'était une sorte de carte aux trésors mais elle refusait de trahir son bien-aimé qui lui avait donné avant de la quitter. Le jeune pirate lui avait donné pour qu'elle puisse être le trésors le plus convoité par les hommes comme elle l'avait été à ses yeux durant sa courte vie. La petite blondinette avait failli vendre le bijoux à un jeune homme qui était navigateur et qu'elle avait revu au cours du bal mais au moment de se séparer du pendentif elle s'était retrouvé dans l'incapacité de faire partager son trésor...*


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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Lun 15 Juil - 21:20


Le roi a 52 ans, vive le roi!

Agathe ☂ Adèle


"Tu fréquentais un pirate toi?" Demanda sans vergogne la brunette aux yeux espiègles. Cette révélation parut fortement déstabiliser Lucy. Elle non plus n'aimait pas ce terme? " Et tu n'as jamais essayé d'en savoir plus sur ce médaillon? *Elle sa rapprocha du visage de la commerçante, jusqu'à ce que leurs nez se frôlent* A moins que tu n'en saches plus que ce que tu veux montrer. *Agathe se recula un peu et continua franchement comme à son habitude* Le précédent propriétaire du collier ne reviendra plus. Tu sais ce que tu pourrais faire avec des milliers et des milliers de pièces d'or? Beaucoup plus de choses que tout ce tu peux imaginer." Agathe comme tout un chacun rêvait de se faire une retraite dorée. Elle avait toujours dit depuis qu'elle était assez intelligente pour comprendre ce qu'était l'argent, qu'elle économiserait toute sa vie pour faire un maximum de choses. Maintenant sa carrière d'avocate était foutue... Même si elle le voulait, elle ne pouvait pas apprendre le droit du 17eme siècle... Elle avait brièvement réfléchi lorsqu'elle était à bord du Black Swan à ce qu'elle pourrait devenir dans ce siècle si peu avancé du point de vue de la parité.
" Qu'est ce qu'on peut faire de nos jours si on a aucun titre de noblesse et aucune connaissance particulièrement utile? Poissonnière? Domestique? Se marier avec un gros porc fortuné? Je sais pas pour toi mais moi je veux faire quelque chose de ma vie! Etre mon propre maitre et pas devoir me cacher derrière un masque et prétendre être noble pour pouvoir m'amuser un peu. *Elle défia du regard Lucy. Son éloquence touchait les gens en général. Agathe aurait fait une bonne avocate car elle savait aller droit au but et convaincre son interlocuteur. Est ce que cela marcherait cette fois? James et Kayla seraient ils contents d'elle si elle leur ramenait un trésor phénoménal sur un plateau? Pleine d'espoirs qu'elle dissimulait sous un air sûre d'elle, Agathe montra du doigt le cou de Lucy où était le précieux bijou* N'y allons pas par quatre chemins, je connais un ... "navigateur" honnête qui nous amènerait là où est le trésor. *Les deux femmes échangèrent un regard plein de sous entendus. Oui toutes deux savaient qu'il y avait un trésor en jeu* Je saurais déchiffrer les inscriptions de ton médaillon facilement. On pourra partager le butin. *Silence* Je ne peux pas te prouver plus que je suis quelqu'un de confiance mais tout ce que je sais c'est que tu aimes l'aventure. ça se voyait quand tu as volé ce cheval avec moi. Tu veux vraiment rester dans un trou à rat toute ta vie Lucy Austen?" Elle avait déduit que Lucy n'était pas riche ni noble. C'était un coup de poker car la blondinette ne lui avait rien révélé sur sa vie mis à part son nom. L'attente de sa réponse était interminable. Agathe cachait ses émotions derrière un sourire farouche.

***

Elle se sentait impuissante face au torrent de larmes qui se déversait des yeux d'habitude si doux de son amie. Adèle ne trouva rien de mieux que d'entourer Elisabeth de ses bras pour la consoler. Elle ne compris rien à ce qu'elle lui racontait. En tout cas ça avait un rapport avec un homme qui l'avait fait tourner en bourrique. La bouche de la marquise s'ouvrit légèrement pour demander d'une voix timide " Dîtes moi le nom du maudit et je le pourfendrai dès que j'aurai remis mes habits de soldat du roi." Cela fit sourire Elisabeth malgré la situation. Adèle ne plaisantait pas elle. Ses sourcils se froncèrent. "Je suis sérieuse. Voulez vous me raconter vos malheurs quand vous serez un peu calmée? Je ne sais pas si je pourrais arranger quoique ce soit, mais le récit sera sûrement libérateur."

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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Mer 31 Juil - 14:54

Le Roi a 52 ans... Vive le Roi!



James avait observé avec assez d'amusement le manège d'Oscar, même s'il aurait préféré que son attitude désobligeante soit plus centré sur les nobles, mais bon, peu avait le courage de risquer leur vies, même caché sous de jolies masques... Alors il ne dit rien, ne recommençant à parler que quand Oscar en fit de même.

_ J'ai effectivement navigué sur bien des eaux... Mais toutes ses paroles peuvent être assez ennuyeuse, la plupart du temps, rien ne se passe, jusqu'à trouver un coin inconnu où l'on visite, faisons des remarques sur les terres puis revenant ici. La plupart du temps, tout est calme, et les choses qui se passe le plus, ce sont dans les soirées avec nos compagnons d'infortunes qui ne supportent pas le voyage, c'est bien le seul moment où on peut s'amuser.


Jusqu'à sa dernière phrase, il avait été plutôt honnête, il marchait toujours ainsi, des phrases à double sens et des demi-vérités, il savait qu'ainsi, il n'était pas découvert, et ça le faisait toujours sourire de voir les gens gobaient ses histoires sans se rendre compte qu'il était en train de les manipuler.
Il avança ensuite au côté du mignon quand celui-ci se trouva devant l'ours et rit de sa mésaventure.

_ Mon brave, je suis au regret de vous dire que votre regard est bien moins impressionnant que celui que vous recevez en ce moment-même, même si je pense qu'avec un peu de pratique, vous pourriez réussir à faire peur à quelques bonnes personnes présentes dans cette salle.


L'humour était présent dans sa voix, pour une fois qu'il ne s'ennuyait pas dans une soirée, il se demanda comment s'en sortait Agathe, quand il vit Marie-Elizabeth réapparaître dans la salle, il la salua de loin d'un signe de tête et d'un petit sourire que Marie-Elizabeth et la Reine lui rendirent.

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Marie-Elizabeth avait observé l'homme de foi devant elle en retenant son dégoût, depuis son séjour dans un couvent, elle ne respectait que peu ceux-ci, ils n'appliquaient jamais leurs paroles, étaient toujours dans le mensonge et le faux-semblant, et autant c'était amusant avec des nobles, autant cela la dégoûtait quand il s'agissait d'hommes d'église. Alors oui, elle retenait difficilement son dégoût.

_ Mon cher, je suis heureux de voir que vous êtes aussi concerné par ce que notre Dieu dans sa bienséance nous as appris et ce que notre Roi dans sa lumière a fait, mais je vous promets ne pas avoir besoin de me confesser. Je n'ai ni fauté maintenant, ni dans le passé, et tous les actes pour lesquelles j'ai eu un doute, j'ai eu le temps de me confesser auprès de mon Père Louis, de l'Eglise Saint-Eustache, avec lui, j'ai confessé tous ce que je considérais comme mes fautes, donc je ne pense pas avoir besoin de vous voir avant un temps, mon cher ami.


Elle eut un petit sourire en disant cela, elle comptait bien s'arranger pour ne plus avoir à recroiser cet homme imprudent.
La Reine parla alors :

_ Mon cher, nous vous accompagnons jusqu'à la Grande Salle, cela fait longtemps que nous sommes partis, et même si Marie-Elizabeth est avec moi, j'ai bien peur des rumeurs qui pourraient courir sur votre compte... Avançons donc.


Les trois personnes entrèrent donc en mouvement pour rejoindre la Grande Salle, ou Salle de bal, selon la convenance des personnes. Là, Marie-Elizabeth repéra l'ours, puis Oscar devant lui et James à ses côtés, elle lui retourna son salut avec un petit sourire pendant que la Reine demandait :

_ Qui est donc cette personne qui a l'honneur de recevoir cette révérence, même de loin?
_ Un ami, ma Reine, que je n'ai plus vu depuis fort longtemps.
*Dit Marie-Elizabeth avec un petit sourire*





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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Jeu 1 Aoû - 19:19


Le roi a 52 ans, vive le roi!

☂ Oscar ☂

Le rire enfantin d'Oscar perturba l'ours si bien que son dresseur l'emporta un peu plus loin au milieu d'un groupe de vieilles bigotes silencieuses. Son énième verre à la main, le mignon se tourna vers le navigateur et remit en place son loup sans vergogne. James était tout à fait à son goût mais Oscar sentait bien que celui ci n'en avait que pour les femmes. Il le taquina alors un peu pour le plaisir et répondit en minaudant: " Comment arriverais je à faire peur à qui que ce soit? Je suis trop délicat, l'ours l'a sentit. C'est dommage que mon charme n'opère pas sur les bêtes sauvages de plusieurs tonnes. *Il rit de nouveau à gorge déployée* Mais dîtes moi, à force de voyages de plusieurs mois sans escale... La compagnie d'une femme doit vous manquer. Et puis tous ces corps masculins et musclés autour de vous, œuvrant pour le bateau... La tentation n'en est que plus détournée non?" Il sourit malicieusement. Oscar était le roi pour mettre les pieds dans le plat avec ses questions déplacées. Il remarqua que Marie Elizabeth et lui semblaient se connaitre alors il fit de grands signes à celle ci pour qu'elle les rejoigne. "Et bien madame? Venez donc! La compagnie des religieux doit vous avoir bien ennuyé!" Monseigneur de Guise n'avait rien ajouté, sentant l'heure du départ arriver. A cet instant précis il remettait sa cape pour sortir dans le froid de la nuit. Sa carriole était déjà prête pour rentrer à l'église. Il n'avait pas dit son dernier mot.
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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Sam 3 Aoû - 16:20

Le Roi a 52 ans... Vive le Roi!



James rit doucement en entendant Oscar parlait, il se doutait bien que celui ne possédait pas la fraîcheur et le bonheur qu'il affichait, que celui-ci n'était qu'un masque, mais pour un peu, il aurait pu s'y laisser prendre, celle-ci le faisait sourire.
Alors quand il parla de sa délicatesse, James ne put s'empêcher de répliquer avec amusement.

_ Il me semble pourtant que vous avez réussi avec votre délicatesse à faire réagir cet ourse, finalement, tout ne serait pas perdu pour vous.


En entendant la suite des événements et Oscar parlant de femmes qui lui manqueraient, il ne put s'empêcher d'éclater de rire, si seulement il savait que sa seconde était une femme, Kayla serait surement très heureuse de le remettre en place... Quoi que, M était aussi très forte à ce jeu-là... Les deux filles ensembles avaient pendant un temps terrorisé tous les bateaux qu'ils croisaient, déjà qu'avoir une femme en mer portait malheur, alors quand y en avait deux, et qu'elle faisait tourner en bourrique ses messieurs...

Enfin, il ne pouvait pas répondre ça, il était censé être un homme assez noble et surtout, très à cheval sur les traditions, donc il eut un petit sourire et mit en oeuvre tout son talent de menteur :

_ Eh bien, je vois assez souvent des femmes
*un euphémisme* pour ne pas commencer à faire des fixations sur les hommes composant l'équipage... Et puis, ne vous inquiétez donc pas, je ne suis pas si à cheval sur la nécessité d'avoir une femme à mes côtés, j'ai encore tout le temps pour me poser, et les découvertes d'une nuit avec certaines femmes sont bien suffisantes pour me satisfaire...

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

Marie-Elizabeth sourit en entendant Oscar, elle n'avait jamais été aussi heureuse d'une proposition, cet... homme d'église commençait à la faire chauffer d'envie inavouable, et certainement pas celle pleines de désirs, ces regards et insinuations...
Elle discuta un instant avec la Reine et fit un signe de tête à l'une des autres Dames de compagnies de la Reine qui raccompagna celle-ci et Monseigneur de Guise dehors.

Quand elle les put les voir se mettre en mouvement après une petite révérences, elle s'avança finalement vers les deux hommes doucement, saluant d'un signe de tête les hommes sur son passage, et s'éloignant quand elle les voyait s'approcher pour lui parler, elle connaissait son statut particulier, il n'y avait pas tant besoin de le mettre en avant...

Elle arriva finalement devant eux et eut un petit sourire sous son masque de perles et de broderies, un sourire charmant, petit mais sincère, non pas un de ses sourires polis habituels. Normalement, ceux-ci, elle ne les montraient que quand elle était en tant qu'Alexandra...

_ Monsieur de Bonnaventure, monsieur...
*elle vit le signe de tête de James eut un sourire amusé quand elle comprit* J, mon cher inconnu de ses gens. C'est un plaisir de savoir que je peux compter sur ces messieurs pour me sauver de l'ennui et des tentatives assez désespérantes de certains hommes en mal des plaisirs les plus inavouables.

James eut un délicat rire amusé : Toujours retenu par ces boucles rousses qui attire l'attention de ces gens?

Marie-Elizabeth poussa un petit soupire : Si ce n'était que ça... Il semblerait que même les hommes d’Église s'y mette. Monsieur de Bonnaventure,
*se tournant vers Oscar* Je commence à compatir à votre apathie pour cette homme pour tout vous dire.




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Tess
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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Sam 10 Aoû - 20:31


Le roi a 52 ans, vive le roi!

☂ Oscar ☂  

Le sourire d'Oscar en dit long sur ce qu'il pensait lui même du jeu de séduction et des ébats en chambre. D'un certain côté il était assez d'accord avec James: à quoi bon s'enfermer dans des noces soporifiques alors qu'on pouvait goûter tant de parfums différents d'hommes et de femmes? Si l'on se lassait vite à la cour du roi, l'on pouvait au moins souligner le fait que la "marchandise" se renouvelait assez souvent. Les nobles se disputaient les rares chambres disponibles à Versailles pour vivre au plus près du roi nuit et jour et assister aux grands événements de sa vie, et, par un jeu de pots de vin incroyable, l'intendant chargé d'attribuer les chambres toutes les semaines se faisait dicter ses ordres par les personnes influentes de la cour (l'actuelle reine étant de la partie bien entendu.) Tant et si bien que l'on voyait sans cesse de nouvelles têtes qui restaient plus ou moins longtemps, pour le plus grand plaisir d'Oscar qui n'hésitait à profiter de la naïveté de jeunes seigneurs ou de petites demoiselles avec des rêves plein la tête sur leur future vie à la cour. Qu'une personne emprisonne son cœur et l’entraîne dans la monogamie? Le mignon doutait que cela soit possible, n'ayant jamais aimé personne plus que lui même. Peut être serait il amené à épouser une riche baronne pour son avenir, mais en attendant il profitait de la liberté dont il jouissait. En pensant à sa pseudo liberté, Oscar surveilla du coin de l'oeil son amant. Monsieur discutait ferme avec un jouvenceau encore plus jeune que le mignon et bien plus efféminé; il s'était enfariné d'une poudre blanche et s'était peint les lèvres en carmin comme c'était la mode chez certains coquets. Le frère du roi l'avait déjà supplié de porter un peu de maquillage mais Oscar ne s'était jamais beaucoup plié à cette demande, trouvant cette pratique quelque peu ridicule. A quoi bon se maquiller si l'on n'était pas sur la scène d'un théâtre? Certes, le monde est une scène, mais il était inutile de le souligner davantage; chacun savait très bien quel rôle jouer dans cette comédie burlesque. Le rire emplumé de Monsieur se fit entendre. Oscar se dit qu'il serait bon d'intervenir dans cinq minutes si ce petit jeu ne cessait pas. Il n'était pas resté le favori de monsieur aussi longtemps sans évincer un adversaire ou deux. Reposant son regard de velours sur la dame de compagnie de la reine, son cœur se gonfla à nouveau lorsqu'il comprit qu'elle parlait encore de Jacques. Y aurait il un instant de répit où l'on ne lui parlera pas de lui ce soir? Le mignon ne put réprimer un très léger soupir tout en passant son doigt plein de champagne sur le bord de sa coupe en cristal. Cela provoqua un joli bruit de sifflement qui amusa une femme derrière eux. "Croyez vous que l'on puisse jouer un morceau tout entier rien qu'avec des verres?" Des rires explosèrent. "Vous êtes bien fantasque madame! Pourquoi voulez vous que l'on joue sur de la vaisselle lorsqu'on joue très bien avec des instruments?
_ Pff.. Vous n'êtes pas drôles messieurs. Ayez un peu l'esprit libre.
_ Je réserve cela aux femmes, madame."

Oscar esquissa un sourire, il n'avait pas immédiatement répondu à Marie-Elizabeth car cela l'amusait assez d'écouter les conversations des autres. Elles étaient toujours invraisemblables et vous distrayaient.
" Pourtant si vous aimez la noblesse, De Guise en est le parfait exemple. Je dirais même qu'il est le plus évolué des nobles: mesquin, perfide, plus hypocrite que n'importe quel parlementaire, il ne trahira jamais vos espérances si vous pensez que le pire puisse toujours arriver. Pour survivre à la cour nous devrions prendre exemple sur lui, il n'y a pas plus résistant qu'un parasite. *Reprenant son sourire de façade après que son visage se soit montré anormalement dur, il ne trouva rien de mieux que de conclure par de la vulgarité. Après tout c'était sa marque de fabrique, il s'en voudrait de décevoir les gens.* Un petit coup de temps en temps ne ferait pas de mal à certains curés si vous voyez ce que je veux dire. Ne lui en voulez pas d'avoir essayé madame, un religieux est sans doute doté de plus bas instincts que nous autres, étant privé du plus élémentaire des sports." Repositionnant son masque vénitien couvrant tout son visage il tendit sa main à Marie Elizabeth pour l'emmener danser. Il s'agissait d'un morceau endiablé où peu de gens se risquaient de peur de se tromper dans les pas de la chorégraphie.
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Lola
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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Sam 28 Sep - 14:12

* La petite blonde avait écouté passivement la brunette sans rien dire. Elle réfléchissait à toute blinde. Jamais elle n'avait réussit à déchivrer les inscriptions du médaillon mais était-ce peut-être parce qu'elle n'avait jamais cherché non plus...Elle savait que le voyage allait être très dur car après avoir caché son butin son amour était revenu à moitié mort et avait légué à Lucy tout son héritage...Une fois qu'Agathe fini se parler, la fille de marchand repris sa marche laissant Agathe la suivre sentant son inpatience monter de plus en plus. La blondinette emenait son "amie" chez elle où plutot dans l'arrière boutique du magasin, pour pouvoir discuter plus sereinement. Durant le chemin, elle ne prononça pas un mot. Une fois arrivé dans le refuge elle alluma les bougies et lampes à huile pour faire un peu de lumière* Ecoute moi bien...Je ne sais pas vraiment qui tu es mais je vois que tu en sais beaucoup sur beaucoup de chose. Puis si bien sur j'ai chercher à en savoir plus car mon ami...*elle baissa un peu les yeux* a caché dans cet endroit où la carte nous mène deux caisses que je reconnaitrais quand je les verrais pour moi...Mais j'ai été dans l'incapacité de la déchiffrer... *Elle fit quelques pas avec aisance se sentant vraiment bien dans cet accoutrement* Je ne saurais que faire de trop d'argent...j'avoue vouloir avoir un vie plus facile mais l'argent n'est pas le plus important dans une vie et ce que je souhais le plus au monde ne sera pas au bout de cette chasse au trésor ! *Elle s'assit un peu et longea ses yeux clairs dans ceux de la futuriste* Puis peut-être que je peux te faire confiance mais surement beaucoup moins aux hommes de la mer avec qui tu sembles avoir fraterniser ! Je ne veux pas arrivé là bas et être abandonné une fois le butin pris. Ni même te donner le pendentif et ne jamais voir la couleur de ce trésor. * Elle savait marchander et cela depuis toute petite, un de ces atout qui faisait d'elle une des plus redoutables des marchandes de tissus de la région. * Je ne souhaites pas vendre des robes toute ma vie sans avoir la chance de pouvoir les porter à mon tours...Ne plus avoir peur de ne pas gagner assez d'argent pour vivre assez longtemps pour avoir des enfants. * Lucy cachait sous ces airs d'ange et de femme douce et fragile, une tigresse qui se défendrait bec et ongles pour ce qu'elle voulait réellement. Une silence s'installa un peu* Je veux trouver ce trésor ! Mais le pendentif ne quittera pas une fois mon cou, jamais ! Compris ?! Et deux des coffres m'appartiennent. Les restes sauf opposition de ma part vous pourrez le prendre. * les flammes des bougies dansaient dans ses yeux et parfois l'impression était que c'était ces yeux eux même qui lançaient ces flammes. *

***

* La jeune Elisabeth fit un mince sourire* Le Marquis de Montespan...*Les larmes coulaient encore sur ses joues roses et elle fit un signe de la tête à son amie* Je ne me sens pas d'humeur à vous racontez mes malheurs et pour dire vrai, je vais faire appeler mon carrosse et rentrer me reposer, la soirée à été trop épuisante pour moi et je ne me sens plus d'humeur à faire la fête...J'espère que vous ne m'en voudrez pas de vous laissez ainsi seule à vous même dans cette soirée...* Elisabeth remplaça doucement une mèche de cheveux d'Adèle et sourit* Vous êtes vraiment magnifique ce soir, j'étais heureuse d'être vu à vos côtés. * Elle déposa un doux baiser sur la joue de la mousquetaire et recula puis fit une révérence avec grâce comme toujours* Faite attention à vous très chère, nous nous reverrons rapidement je l'espère...* la jeune duchesse se retourna fendre la foule pour rentrer chez elle, pleurer les larmes de son corps et se reposer avant le long week-end à la chasse qui allait se présenter à elle. Elle ne s'attendait nullement qu'un homme qu'elle haïssait tant à ce moment même allait être celui qu'elle allait aimer d'une amour encore inconnue de son cœur durant ce week end plein d'émotion et de frayeur au domaine des Montespan*

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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Sam 28 Sep - 18:59


Le roi a 52 ans, vive le roi!

Agathe ☂ Adèle
Sa coéquipière de fortune avait su laisser monter le suspense, cela avait mit ses nerfs à fleur de peau. Agathe était beaucoup de choses, mais patiente, ça non. Elle avait attendu toute sa vie. Pour les pauses entre deux cours, dans des files d'attente, devant la salle de cinéma car son petit ami était encore en retard, devant sa gazinière en attendant que l'eau boue,... Une vie faite de suites de nombres inutiles; se lever à  6h32 pour chopper le bus numéro 2 de 7h27 qui mettait exactement 14 minutes jusqu'à la fac de droit, compter 5 minutes à pied jusqu'au bâtiment A, se rendre au 2eme étage pour trouver la salle 207 pour suivre le TD groupe 1 de droit civil de 8 heures et qui durerait précisément 1 heure et demi,... Tout était fait dans la société de 2013 pour qu'on vive en suspend, dans une sorte de bulle jusqu'à ce qu'on soit retraités. Avant on meuble en attendant de vraiment faire ce que l'on eut. Agathe n'avait plus que se résigner devant les faits mais maintenant elle avait un putain de choix! Plus aucune certitude. Elle admettait enfin que c'était ça la vraie vie. ça l'excitait au plus au point. Une grande aventure se profilait à l'horizon. Si elle ne pourrait plus revoir le 21eme siècle, elle serait une grande dame! Une femme de l'ombre dont les générations ne se rappelleront jamais mais qui a toujours fait ce dont elle avait envie sans aucune contrainte.
"Ces hommes de mer avec qui je suis sont les personnes les plus dignes de confiance que j'ai jamais rencontré. *Elle se surprit à le penser réellement alors qu'elle ne les avait rencontré que depuis peu.* Mais je comprends que tu sois méfiante, c'est normal. *Elle hésita un peu à amener Lucy sur le bateau. Le capitaine sera t il d'accord? Oh après tout, la blonde à la bouille d'ange avait le droit de demander ça. Elle négociait sec mais c'était des conditions tout à fait acceptables. Sans s'en rendre compte Agathe s'identifiait à elle. Les deux jeunes femmes auraient toutes deux droit d'atteindre leur bonheur.* J'accepte. J'en parlerais ce soir à mon capitaine *Elle esquissa un sourire.* Et si tu as toujours assez de cran pour te lancer dans cette aventure, rends toi dans  quatre jours à l'aube sur le port.
_ Sur quel bateau?
_ Je te reconnaitrais.
*la coupa t elle. Mieux valait être prudent, Agathe n'avait aucune envie de guider tout droit les mousquetaires sur le pavillon pirate.* Je porterais du rouge et me tiendrais à l'entrée du port, à côté de la grande statue de Colbert...*Lucy arqua un sourcil. Visiblement la statue n'existait pas encore.... Mais oui quelle cruche, l'intendant du roi avait beau avoir joué un grand rôle dans la flotte maritime, il n'allait pas voir sa statue édifiée avant au moins un siècle. Agathe se reprit* Euh non, je me trompe d'endroit... Je serais à l'entrée en tout cas! D'accord? *Elle fit quelques pas jusqu'à la porte d'entrée* J'espère que tu prendras ta vie en main Lucy."
Et aussitôt dit, elle claqua la porte en sortant. Fière d'elle, l'étudiante du futur se dit qu'elle avait fait une sortie digne des plus grands films. Se repassant la scène qu'elle qualifiait de très classe dans sa tête, Agathe se rendit compte qu'elle se trouvait au milieu de nulle part et qu'il faisait nuit noire. Quand allaient ils inventer des foutus lampadaires? Un ivrogne la fit sursauter et elle rebroussa chemin jusqu'à la petite boutique. Elle toqua timidement, se maudissant de devoir couper tout l'effet dramatique de sa sortie " Euh... Coucou c'est encore moi... Tu pourrais m'indiquer le chemin le plus court jusqu'à Versailles?"
[Fin pour Agathe]

***

" A très vite..." Son amie la duchesse s'éloignait déjà du côté des carrosses pour rentrer chez elle. Adèle la contempla un moment, attendant de ne plus voir sa silhouette pour revenir lentement dans la salle de réception. Elle aurait bien aimé la raccompagner jusque chez elle mais elle ne pouvait pas se le permettre... Les festivités n'avaient fait que commencer. Dans ses pensées, la marquise se dit à elle même qu'elle ne pourrait jamais bien comprendre les histoires de coeur. Il y en avait tant de ces femmes brisées, pleurant à chaudes larmes pour un sombre inconnu... Ces héroïnes de roman ou ces courtisanes qui nourrissaient ragots et quolibets peuplaient l'univers d'Adèle, son second plan auquel elle ne prêtait jamais attention. Pourtant ce soir, elle avait essayé de devenir la confidente d'Elisabeth car pour elle, Adèle aurait pu tenir des heures rien qu'à écouter ses malheurs. Sa chère amie ne l'avait pas vu du même œil... La tenait elle vraiment en estime? Pourquoi si elle souffrait tant  ne voulait elle pas partager ses pensées avec Adèle? La mousquetaire qui avait toujours vécut dans un environnement masculin s'était imaginé les femmes beaucoup plus loquaces. Entre frères d'armes, on ne parlait pas de ce qu'on ressentait, mais dès que ça n'allait pas on se maravait la gueule un bon coup et on n'en parlait plus. ça au moins c'était franc. Sa mère lui avait toujours dit qu'entre amies, on se racontait tout jusqu'au plus insignifiant détail. Enfant, Adèle ne s'endormait réellement que très tard, après que sa mère l'ait mise au lit; et se plaisait à imaginer des heures entières des discussions qu'elle aurait avec une amie fille. Cette intimité lui avait toujours été refusée jusqu'à maintenant... Alors qu'elle se retrouvait sous les lumières scintillantes de la fête, Adèle imagina une toute nouvelle hypothèses sur les relations humaines: homme ou femme, l'on ne se confiait peut être jamais réellement, cela ne devait pas être convenable. Son coeur se fit triste à cette pensée. But show must go on. Voilà qu'un dandy l'invitait déjà à danser.
On lui fit la cour, on la fit tournoyer dans les airs sur la piste et fit boire quantité de boissons sucrées de toutes les couleurs. C'est la tête emplies de beaux souvenirs et le coeur battant qu'elle rentra par la petite porte à la caserne des mousquetaires. Une vision aussi saugrenue d'une marquise en robe fastueuse entrant chez les soldats du roi aurait choqué n'importe qui en temps normal, heureusement l'heure était trop à la fête pour que qui que ce soit ne la remarque. Il était 3h passé et les rares  être rentrés de leur garde étaient plongés dans un sommeil profond. Adèle n'était même pas paniquée. Il ne restait plus rien de son uniforme dans le bosquet où elle l'avait planqué. Elle avait eu beau chercher une demie heure dans les alentours, la mousquetaire avait du se résoudre à rentrer par carrosse dans la capitale, encore attifée de ses plus beaux atours. Elle était restée jusqu'à la fin de la fête quasiment et l'adrénaline de la soirée la gardait dans un état fiévreux, étant plus joyeuse d'avoir participé à la première fête de sa vie qu'effrayée de ne plus avoir de costume à sa taille. La brunette aux yeux verts avait vu des ours tirés en laisse en plein milieu de la galerie des glaces, elle en avait même caressé un, elle avait vu des duchesses et des comtes courir partout comme des gamins pour savoir qui attraperait l'autre et des courtisans enlever leurs chaussures avant de prendre un bain de pieds dans le grand canal. C'est comme si les bulles de champagne qu'elle avait ingurgité pétillaient encore de mille feux dans son esprit. C'est donc en titubant, qu'elle frappa à la porte de son oncle, capitaine des mousquetaires. Quand il lui ouvrit elle ne put réprimer un rire qui fut bien vite effacé quand son capitaine fronça ses gros sourcils.
"Mais rentre! Vite! Si quelqu'un te voyait dans cette tenue!"
Personne ce soir là ne perça son secret, on remarqua seulement la grosse voix du capitaine qui en réveilla plus d'un. Apparemment un des soldats avait perdu son uniforme.
[Fin pour Adèle]
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MessageSujet: Re: Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]   Aujourd'hui à 18:03

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Le roi a 52 ans... Vive le roi! [RP en cours entre Oscar, Adèle, Agathe, Vincent, Lucy, Elisabeth, Marie-Elizabeth, James et Lancelot]
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