Voyage dans le temps RPG
Le temps est une invention de l'Homme, vous savez. Alors autant jouer avec puisque la vie n'a aucun sens... Mais plusieurs. Tenez, des centaines de personnes disparaissent chaque année sans donner d'explications. ça donne la chair de poule, non? Paris est une grande ville. Elle a des projets pour certains de ses habitants. Vous ne me croyez pas? A votre guise... Mais croyez vous vraiment que ce soit le hasard qui vous ait conduit jusqu'ici?



 
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 Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]

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Tess
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MessageSujet: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Mar 11 Juin - 16:01


Cérémonies de fiançailles


Voici le début du RP en cours entreVincent et Elisabethdu temps où le RPG était encore sur skyrock. Merci de le continuer ici.
Légende couleurs: Tess ( Vincent) en noir et Lola ( Elisabeth) en bleu

La marquise de Montespan s'était habillée très tôt ce matin, ce qui avait mis la puce à l'oreille de son fils. Alors que Vincent était toujours très matinal, se levant aux aurores pour profiter de l'air frais du matin pour sortir son cheval, sa mère trainait toujours au lit jusqu'à 14 heures voire ne sortait pas de la journée lors de ses périodes de déprimes. De retour de sa balade, sa très chère mère l'attendait dans le vestibule, prête à lui confirmer la grande nouvelle.
" Mon fils, nous allons recevoir une très importante invitée aujourd'hui. *Les yeux verts enlaidis par de profondes rides de la montespan s'illuminèrent. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas tant agitée. Vincent craigna qu'elle ne se fatigue trop en une seule journée.* Votre future femme! Si tout se passe bien, mais... il n'y a aucune raison que cela ne se passe pas bien n'est ce pas? *Dit elle d'un ton léger qui n'exprimait plus aucune émotion*
Vincent secoua la tête calmement: _ Non mère.*Il grimpa quelques marches, passant à côté d'elle*Je vais me préparer." Il avait accueilli la nouvelle avec abattement. Il savait qu'il devait en passer par là un jour où l'autre.
"Espérons qu'elle ne soit pas stupide... " Souffla t il une fois de retour dans sa chambre. Son valet l'aida à défaire sa chemise réservée à l'équitation.
"_ Votre mère n'aurait jamais choisi une femme stupide...
_ Si elle croit que c'est bon pour mon avenir, elle le ferait et vous le savez très bien Richard.
La mine du valet sembla plus fatiguée qu'à l'instant d'avant.
_ Si la future madame est belle et sait contenter notre maitre, cela suffira t il peut être?
Vincent ne répondit pas. Ses yeux azur s'étaient perdus sur le sol richement coloré de sa chambre: des lys blancs. (Curieuse ironie du sort ou mauvais goût intense de sa mère pour la royauté.) Il n'avait aucune connaissance en les choses de l'amour et n'en espérait pas tant. Les modèles de couple avec lesquels il avait grandi l'avaient rendu peu exigeants: sa mère et son père étaient le parfait exemple de luxure qui avait mal tourné, sa mère et son beau père d'indifférence mêlée à de la haine qui ne trompait personne. D'ailleurs l'amour ne restait qu'un mot dans son esprit, qu'il avait lu par ci par là dans de mauvais bouquins de la bibliothèque du salon. En ce jour il espérait rencontrer une amie qui le soutiendrait car il n'en avait jamais eu vraiment.
La porte de sa chambre s'entrouvrit sur un enfant.: "La duchesse est arrivée messire".
Richard le gronda du regard car on n'appelait pas "messire" un marquis. L'enfant s'enfuit en courant pour retourner dans les jupons de sa mère la cuisinière du château. Vincent enroula un mouchoir affublé de ses armoiries dans sa manche et descendit d'un pas lent.

*Elisabeth avait cru qu'elle allait tuer sa suivante quand elle avait lu la missive de son père l'informant qu'elle avait rendez vous avec la famille de son futur époux et lui même. Elle était folle de rage comment avait-il oser lui faire ça ? A Elle ?! Sa fille adorée...Elisabeth avait toujours pensée que son père la laisserait choisir son époux mais apparemment elle s'était trompée*
-Mademoiselle Elisabeth...calmez vous je vous en pris ?! * la Suivante de la jeune duchesse essayait tant bien que mal de calmer sa maîtresse*
-Que je me calme ?! QUE JE ME CALME ?! Non mais je rêves....Il m'entendra je vous le promet...*Elle poussa doucement le rideau de son carrosse pour observer la route*
- Mademoiselle, Peut-être qu'il est plein de vertus et saura vous contentez...?
* Elisabeth ne pu s'empêcher de rire en entendant sa suivante* Oh voyons Margarette...je ne penses pas que mon père me ferait un affront en choisissant un homme démuni de toute intelligence pour sa fille....
* Margarette sourit doucement et recoiffa sa jeune maîtresse quand le carrosse fut arrêté.*
Nous sommes arrivés Mademoiselle Elisabeth...
* La Duchesse hocha la tête et attendit que son coché lui ouvrit la porte puis elle soupira doucement en descendant les marches pour arriver sur les graviers de la cour du Domaine des Montespan. * Espérons qu'il ne soit pas stupide...*Elle passa doucement sa main sur sa robe bleue et blanche qui lui allait à ravir*


Dans le petit palais des Montespan c'était le bran-le-bas de combat. Des valets s'étaient mis à courir dans tous les sens sous les ordres de la maitresse de maison. "Qu'est ce que fait ce chandelier là palsambleu?!" "Il reste de la poussière... Qui a marché ici? 10 coups de fouet pour tout le monde si ce n'est pas nettoyé dans la seconde!" "La duchesse est déjà dans la cour? Ciel, est ce que les petits fours sont prêts?"
Vincent observait ce petit manège du haut de la dernière marche de l'imposant escalier en marbre du vestibule, se demandant si on allait lui aussi le balayer dans la panique. Quand la porte à double battant s'ouvrit, les domestiques se figèrent majestueusement. La marquise se recoiffa d'une main, murmurant à son fils: "Suis je belle?" Vincent sourit et répondit sur le même ton: "Vous l'êtes toujours." Elle ne changerait jamais même le jour de son mariage. Enfin nous n'y étions pas encore et heureusement. Le visage angélique de Vincent ne dissimula pas son inquiétude lorsque deux inconnues passèrent le pas de la porte.
Le port fier et distingué, de jolis yeux déterminés et une bouche délicate. Sa mère avait sûrement choisi le plus beau portrait de noble qu'elle avait vu. La marquise s'extasiant déjà sur la beauté de leur invitée, prit les devant: "Duchesse! Quel plaisir de vous recevoir en ce jour de grand bonheur pour nos deux familles... *Elle lui prit sa main gantée chaleureusement et déclara très naturellement* Comme vous êtes jolie! Le portrait que votre père m'avait envoyé n'était pas exagéré. "
Il y eut un léger blanc où Elisabeth sembla froncer les sourcils en entendant cette nouvelle. Puis elle sourit froidement et répondit des politesses que l'on disait à son hôte traditionnellement. Vincent se motiva pour descendre de sa marche et aller au devant de sa fiancée. Ils échangèrent un regard méfiant mais cordial et le marquis baisa la main de la duchesse gracieusement. Il s'inclina puis lui fit face aux côtés de sa mère:
" Bienvenue au domaine des Montespan, duchesse. J'espère que vous vous plairez chez nous.
La marquise frappa dans ses mains, visiblement contente: _ Bien, bien, ne nous attardons pas dans l'entrée, nous allons attraper froid! *Elle jeta son regard clair vers la porte* Votre père ne se joint pas à nous? Oh il est en voyage? *Sa bouche se plissa, cela ne se faisait pas d'abandonner la fiancée sans chaperon. La montespan, bien que fantasque dans son genre, était assez à cheval sur les convenances. Elle passa devant la petite troupe et les guida dans un charmant salon dans les tons beiges-or. Les domestiques étaient tous fins prêts et firent apparaitre des tasses de thé en porcelaine de Chine sur la petite table.
Ces dix minutes de bavardage, assis à côté de sa mère furent les plus longues de sa vie. Vincent s'ennuyait, s'agaçait pour un rien devant l'attitude trop joviale de sa mère et se retenait d'observer sa fiancée bien qu'il soit très curieux. Pour s'occuper les mains il tenait sa tasse de thé, sans boire une seule goutte. Il s'imaginait déjà deux ans plus tard, à un diner de famille avec sa femme et sa mère, s'ennuyant tout comme aujourd'hui. Ses perspectives d'avenir n'étaient pas très reluisantes , cela le fit sourire intérieurement. Ils étaient ridicules à jouer la comédie ce matin. Etait elle aussi nerveuse que lui? Qu'attendait elle d'un mari? Ne voulait elle que le bonheur de ses parents tout comme lui? Arrêtant de fixer sa boisson chaude, les yeux bleus du jeune homme qui se tentaient de vert aujourd'hui se relevèrent sur sa fiancée. Il coupa le monologue de sa mère sur la cérémonie de mariage qui devait selon elle se passer absolument dans leur petite chapelle de famille.
" Mademoiselle Elisabeth, permettez moi de vous enlever à ma mère quelques instants. *Il se leva, posant sa tasse dans les mains de la marquise* En cette saison les roses du jardin sont toutes en fleur, c'est un spectacle magnifique à regarder. *Il offrit son bras à la belle qui le suivit sans trop rechigner. Vincent crut lire une pointe de reconnaissance dans les yeux de sa fiancée. Cela serait vraiment drôle qu'elle s'ennuie tout comme lui.*

* Elisabeth voyait bien tout le travail que l'on avait fait pour que la maison soit parfaite et elle trouvait ça vraiment....trop. Elle avait déjà envie de partir en courant hors de ce domaine mais son père lui en voudrait à vie. Pourquoi ne l'avait-il pas prévenu ? Elle rageait intérieurement quand la maîtresse de maison vint l'accueillir* Oh Marquise, je suis honorée d'être invité dans votre domaine qui est vraiment des plus charmant.. * Elle sourit mécaniquement au compliment de la Marquise et se repris rapidement* c'est trop de flatterie que vous me faites ainsi, n'exagérons rien les portaits ne reflète en rien les véritable richesses d'une personne..Et puis si je peux me le permettre c'est vous la plus belle aujourd'hui. Vous resplendissez Marquise et ce n'est qu'un euphémisme. De plus, je suis toute éblouie par la beauté des lieux, *elle lança un coup d'oeil à sa suivante qui lui souffla des mots à dire* j'ai l'impression d'avoir toujours vécut ici...et le cadre est...*elle plissa un peu les yeux pour lire sur les lèvres de Margarette* parfait pour élever des enfants ? *Elle se rendit compte trop tard des mots qu'elle avait prononcé. Margarette allait l'entendre une fois qu'elle sera sortit de ce calvaire. Le regard d'Elisabeth fut ensuite attiré par son futur époux qui descendait les marches et fit une jolie révérence* Merci beaucoup Marquis, je suis tellement bien accueillit que je penses me plaire assez rapidement. *Elle hocha doucement la tête à la remarque de Madame la Marquise* Non malheureusement il ne sera pas parmi nous durant cette visite. Oh non non, il doit s'occuper d'une affaire très importante à Bordeaux et n'a donc pas pu faire le chemin pour m'accompagné. Mais je ne suis pas pour autant laissé seule, ma suivante Margarette, fait guise de Chaperon à la place de Monsieur mon père. * Elisabeth suivit la marquise et son fiancée dans une salon tout ce qu'il y avait de plus classique et s'assit avec grâce aux côtés de la Marquise. Elles discutèrent longuement de plusieurs détails à propos du mariage, La jeune Duchesse était ennuyée par tout ses bla-bla. Elle n'écoutait pas vraiment les dires de La marquise mais elle faisait tout du moins semblant et c'était une chose qu'elle avait merveilleusement bien appris à la cours. Quand la Marquise lui posait une question trop pointilleuse, la Duchesse prenait son thé et soufflait délicatement dessus en disant qu'il faudrait qu'elle en discute plus longuement avec son père...Mais la voilà qui se surprenait à souhaiter détailler un peu plus son promis mais elle n'osait même pas le regarder tant que Madame lui parlait. Elle releva donc brusquement la tête quand Vincent pris enfin la parole. Elisabeth posa doucement sa tasse sur la table et se leva avec grâce, posant doucement sa main sur le bras de son fiancé* Oh mais avec grand plaisir, de plus un peu d'air frai ne me fera pas de mal...*elle sourit enfin d'un vrai sourire, presque soulagée qu'il l'ait tiré de cette conversation plus ennuyante que jamais. *

Le fidèle Richard se pressa pour leur ouvrir la porte fenêtre qui menait directement du salon au splendide jardin en fleurs mais Vincent lui fit signe que ce n'était pas la peine. Il savait tout de même ouvrir une porte... Tandis qu'ils s'enfuyaient poliment la marquise reprit contenance après la demande de son fils, elle s'exclama toute seule: " Mais oui, oui pourquoi pas! Il faut que les fiancés passent un peu de temps ensemble avant le mariage n'est ce pas? *Demanda t elle à la suivante d'Elisabeth* Comme c'est délicieux... Devez vous la chaperonner aussi pour une balade? Voyons *Elle gloussa derrière sa main* Vous voyez le mal partout, rasseyez vous mon enfant."

Une fois hors de portée, Vincent expira de soulagement, le blabla de sa mère pouvait être une vraie torture parfois. Il tourna ses yeux bleus électriques sur Elisabeth: " Je vous prie d'excuser l'enthousiasme de ma mère, je crois que cela lui fait penser à ses propres amours anciens. *Déclara t il d'une voix tendre et triste à la fois pour sa mère la marquise exilée devenue si pathétique. Ils firent quelques pas et Vincent servit de guide dans les allées de roses, il voulait lui montrer la serre, un de ses endroits préférés. Guettant ses réactions, au cours de cette promenade, il voulait tout connaitre d'elle ou au moins la cerner.* Pardonnez moi si je m'avance mais vous avez l'air aussi enchantée que moi lorsque j'ai appris nos fiançailles ce matin. *Il fit un sourire en coin à croquer* Je crois que nos parents avaient pourtant monté le stratagème depuis quelques semaines, j'ai surpris une petite note de ma mère concernant vos goûts pour la littérature mardi dernier. "

* Margarette sourit maternellement en se levant juste pour voir Elisabeth lui faire un petit signe derrière son dos puis regarda Madame la Marquise* Mademoiselle la Duchesse sait très bien ce qu'elle fait et n'est point habitué à être Chaperonné donc ma présence ici n'est que très protocolaire Madame la Marquise...*Elle se rassit doucement*

* Elisabeth sortit en faisant un petit signe à Margarette pour lui souhaiter bonne chance avec la Marquise.* Ne vous en faite pas, je savais très bien à quoi m'attendre en venant ici...*elle regarda les fleurs autours d'elle avec douceur, elle aimait le grand air et cela se voyait.* Mon père est tout aussi enthousiaste à l'idée qu'un mariage se prépare...surtout quand sa fille est à marier ! *Elle rit délicatement puis se penchant pour sentir une rose et se redressa en soufflant doucement* pour mon père je suis une rose...*En effet, son père savait pertinemment que sa fille était l'un des meilleurs partie de France, Elisabeth était belle et douce comme une rose mais tout comme cette fleur elle possède ses épines et ne laisse pas les gens lui dicte sa conduite où l'attitude qu'elle doit avoir. Mais Elisabeth savait pertinemment que son père était fière que sa rose ait aussi un parfum car si une rose ne sent pas elle n'est que belle mais elle fini par faner tout comme la beauté des femmes sans aucun charme où autre. Elle leva des yeux triste mais noble vers lui* L'amour n'est qu'une futilité pour nos parents apparemment....*elle passa sa main sur les pétales d'une fleur et sourit un peu* Je pensais plutôt bien jouer la comédie...* un petit éclat d’intérêt brilla enfin dans les yeux de la jeune Duchesse* Oh mon père a donc vendu la mèche ! *elle rit un peu* Je penses que votre mère s'est imaginé que je lisais de la poésie en tout genre et que j'aimais les romans d'amour...Mais si c'est ce qu'elle pense, elle s'est bien trompé !! J'aime les romans de cape et d'épée, ceux qui parle d'aventure en tout genre et en tout lieux ! C'est où l'amour n'a aucune chance et la seule solution est de tuer pour survivre..!


Vincent fut quelque peu surpris par les goûts originaux de sa promise. Plus son regard se déridait et plus il entrevoyait la complexité de la femme qui se tenait devant lui. Elle le cachait bien en société mais semble t il Vincent avait éveillé sa curiosité en parlant franchement. Etait ce même brulant désir d'exister que lui même ressentait depuis tout petit qui l'animait elle aussi? Si seulement c'était vrai. Vincent fit un sourire en coin en la voyant déblatérer sur ses romans d'aventure. Elle s'en rendit compte et s'interrompit, reprenant un peu de contenance guindée:" Amour, aventure et bataille? Pensez vous que ces trois mots fussent possible pour des gens de notre rang? *Il caressa un rose sans l'abimer comme il avait l'habitude de la faire lors de ses promenades. Il se tourna à nouveau vers Elisabeth d'un air doux.* Je n'ai pas souri pour me moquer de vous, je ne veux pas créer de malentendus. C'est juste que vous êtes tout à fait... atypique Elisabeth. *se permit il de l'appeler. Il soutint son regard, une flamme d'intérêt brûlait à présent dans les yeux du marquis. Un silence prometteur s'établit dans la minute qui suivit puis les fiancés reprirent leur promenade d'un pas tranquille, Vincent regardant à présent devant lui comme le voulaient les convenances.* Savez vous monter à cheval? Peut être que nous pourrions nous revoir avant notre cérémonie de mariage au cours d'une chasse... La marquise en organise régulièrement sur notre terrain, il y a en effet une pléiade de petit gibier et bien qu'elle ne chasse pas c'est toujours l'occasion d'inviter des amis."

*Elisabeth sourit doucement en baissant la tête, elle avait tellement parler vite qu'elle n'avait pas spécialement fait attention de savoir si c'était approprié de parler de cela avec son futur mari où non...* Hum..euh...je n'y avais guère pensé avant aujourd'hui à vrai dire. Je ne pense point que cela soit bien possible pour des personne de notre rang comme vous dites mais l'interdiction de rêvé n'a pas encore été imposé au royaume d'après ce que je sais. *la jeune Duchesse releva la tête vers lui quand il l'appela par son prénom, elle arqua doucement un sourcil se surprenant à apprécier réellement ce jeune homme. Puis elle repris tranquillement sa marche en silence.* Oh oui bien sur mais je ne suis pas sur que ma façon de montée plaira à votre mère...*elle sourit tendrement* mais c'est avec grand plaisir que je viendrais pour chasser.


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Tess
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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Dim 23 Juin - 22:29


Cérémonies de fiançailles

" C'est avec un grand plaisir que je viendrais pour chasser" était la dernière phrase que lui avait dite Elisabeth lors de leur première rencontre. Vincent craignait grandement que cela ne soit plus le cas aujourd'hui depuis l'annonce abrupte de leurs fiançailles au grand bal. Cela faisait presque un mois que les deux jeunes gens ne s'étaient plus revus et le marquis de Montespan avait reprit son quotidien solitaire au domaine de sa très chère mère jusqu'au jour de la chasse. Il valait mieux ne pas se faire remarquer plus d'une fois en l'espace d'un mois à la cour, voilà pourquoi Vincent avait passé le plus clair de son temps entre des lectures dans la belle et lumineuse bibliothèque qui se trouvait près de sa chambre et au galop sur son fidèle étalon blanc. Il avait terminé plusieurs livres de cape et d'épée sur lesquels il n'aurait pas spécialement porté son attention en temps normal, influencé par sa promise, le jeune noble voulait se rattraper en découvrant et partageant ses passions. Il fallait dire que la marquise lui avait bien facilité la tâche. Ses anciens espions avec qui elle avait gardé contact avaient fait leur petite enquête en à peine une semaine sur la petite Tanner. Entre commérages et vérités sur la comtesse, Vincent essayait de faire la part des choses dans tout ce que lui disait sa mère au souper. Après leur première rencontre, la Montespan avait été charmée par sa future belle fille et ne cessait de parler d'elle du matin au soir, exprimant tout ce que Vincent gardait secret. Il n'était pas très expansif et n'avait dit à personne pas même à son domestique préféré ce qu'il pensait de la future madame. A vrai dire lui même ne le savait pas très bien et cette journée allait être l'occasion rêvée pour mettre des mots sur des impressions. Elisabeth allait partager sa vie compliquée, il valait mieux qu'ils s'entendent tous les deux. C'était la première vraie personne à entrer dans son quotidien de velours et de soie et cela le perturbait un peu.
En entrant dans les écuries, le parfum acre de la paille et des chevaux calma le rythme cardiaque du marquis instantanément. C'était pratiquement sa deuxième maison où résidait son seul ami. Justement voilà que Teddy sortait sa tête de son box, ses oreilles dressées ayant reconnu le pas calme de son maitre. Vincent sourit jusqu'aux oreilles et tendit sa main pour caresser son animal blanc et poser sa tête contre son cou. Il resta un moment comme ça, n'écoutant que la respiration de son destrier, les yeux fermés. " Elle doit me détester maintenant. *silence. Teddy expulsa de l'air par ses naseaux comme s'il avait tout compris du langage de son cavalier* Tu crois que ça va bien se passer?
_ Euh... Mais bien sûr monsieur." Répondit une petite voix masculine à l'entrée de l'écurie. C'était un domestique qui venait d'entrer et qui croyait que Vincent s'était adressé à lui. Le noble se détourna de son cheval pour toiser celui qui l'avait interrompu. Il le fixa en attendant qu'il lui dise de quoi il s'agissait. "...La comtesse et les invités sont arrivés.
Vincent souffla: _ Très bien, dîtes à ma mère que j'arrive." Etant déjà en tenue d'équitation, tout de noir vêtu, il grimpa d'un bond sur Teddy à crue. Les selles incommodaient le cheval et puis Vincent n'avait besoin que des rennes pour le guider. " Fais le beau Teddy, on va entrer en scène."

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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Dim 23 Juin - 23:30


Cérémonie de Fiançailles
Vincent & Elisabeth




* Elisabeth avait redouté ce jour comme le diable lui même. Elle avait passé tout son temps dans la ville de Paris, elle qui normalement vivait du soir au matin à Versailles sans même se plaindre avait eu envie de découvrir le beauté des rues de la capital, elle avait aussi souhaitait voir un autre genre de personne...depuis l'anniversaire du roi la jeune duchesse était dégoûté de la Bourgeoisie et des Nobles. Elle était aussi atrocement déçut par son fiancé, la ridiculiser ainsi devant toute la cour, puis la laisser en plan au beau milieu d'un bal..? Quel goujat ! Elle était décidé à ne pas aller chasser chez les Montespan. La jeune demoiselle était donc allongée sur son lit quand sa dame de compagnie arriva toute essoufflée* Mademoiselle, je vous en pris habillé vous....La petite marie vient juste de venir me voir en pleure disant que vous refusez de vous habillez pour voir votre futur époux...!! J'espère qu'elle se trompe ?! Vous allez vous habillez mademoiselle Elisabeth sinon votre père va me congédiez...
*Elisabeth se redressa* Margarette taisez vous je vous pris, je lis...
Margarette : Mademoiselle Elisabeth ne faite pas votre têtue on croirait voir votre défunte mère...
Elisabeth : Très bien...faisons un marché alors...*Elle défia sa suivante du regard un petit sourire mesquin aux lèvres*
* Margarette soupira doucement* très bien Mademoiselle que voulez vous...
Elisabeth : Portez un pantalon.
* La jeune femme trouvait que porter une robe pour chasser était totalement déplacé et qu'elle ferait mieux de se mettre en pantalon pour être plus à l'aise, quitte à remettre une robe après si Margarette insistait...les deux jeunes femmes se disputèrent durant plusieurs minutes et Margarette fini par sortir de la chambre d'Elisabeth en levant les yeux aux ciels puis cria * 
Margarette : Marie prépare la cape bleue de mademoiselle, Georges faites venir le carrosse nous partons dans une dizaine de minutes....
*En effet, 10 minutes plus tard Margarette et Elisabeth se trouvaient dans le carrosse en direction du domaine des Montespan. La jeune femme avait la tête appuyé sur le carreau et regardait le paysage défiler sous les yeux, elle avait horreur d'être forcée de faire quelque chose...Cependant elle n'était pas si mécontente de revoir son promis, elle voulait pouvoir se montrer aussi froide qu'il l'avait été avec elle au bal d'anniversaire du roi.[...] * Enfin nous arrivons Margarette...
Margarette : et oui Mademoiselle...enfin...*la femme souffla doucement et donna un coup contre le carreau pour que Georges leurs ouvre la porte, ce que fit le cocher. Elisabeth sortit de son carrosse avec sa grâce, sa cape la couvrait jusqu'au pied et se fit qu'en entrant dans la demeure quand le domestique pris sa cape que les gens purent voir que la jeune  Tanner portait un pantalon et des bottes d'équitation. Margarette soufflait doucement à Elisabeth qu'elle avait fait la pire des bêtises en venant habillée comme ceci, que cela ne se faisait pas mais la jeune femme s'en fichait complètement et puis après tout une robe et des chaussures de rechange avait été amené pour après la chasse non..? Les deux femmes furent conduite dans le grand jardin du domaine. Elisabeth tourna la tête en entendant le bruit de sabot, un cheval arrivait où plus exactement Vincent sur son cheval arrivait...*




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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Lun 24 Juin - 15:40


Cérémonies de fiançailles

C'était une belle journée pour chasser. Le soleil n'était pas encore à son zénith et aucun nuage ne venait troubler le ciel bleu azur. La marquise de Montespan était venue comme il se doit accueillir ses invités et tout particulièrement sa future belle fille. Elle avait du mal à marcher vite vu son poids important mais se retenait de respirer trop fort pour ne pas paraître ridicule dans sa belle et imposante robe couleur rouille. Ils s'étaient tous réunis à l'entrée du grand jardin, juste devant une fontaine de taille moyenne qui rafraichissait l'air grâce aux gouttes qui éclaboussaient de temps à autres ceux qui s'approchaient trop près. La statue d'où sortait un long filet d'eau au centre de la fontaine représentait une jeune naïade en tenue d'Eve qui batifolait avec un satyre.
" Bienvenue à tous! Mon enfant je suis ravie que vous soyez là... *dit la maitresse des lieux avant de s'apercevoir que la dame était en pantalon. Elle écarquilla les yeux ne sachant plus que dire.* Oh mais... Quelle est cette tenue....?
Avec une telle luminosité ambiante, lorsque Vincent apparut là où tous les invités s'étaient réunis, le marquis eut très fière allure. Il avait un teint plus hâlé que la dernière fois et respirait la santé; ses cheveux châtains avaient été attachés en une petite queue de cheval tombante grâce à un ruban noir assorti à sa tenue qui le moulait comme un gant. Il n'avait quasiment plus rien du petit noble du bal qui s'était bien habillé de dorures et ressemblait plutôt à un fringuant mousquetaire de sortie. Il avait tout entendu et se stoppa à quelques pas de l'assemblée sans descendre de cheval.
_ Personne ne vous demande votre avis sur la tenue de vos invités mère. Après tout ce n'est pas vous qui montez à cheval, vous n'avez donc aucun sens du pratique.
Les invités pouffèrent de rire tandis que les joues de la marquise virèrent au rouge, n'appréciant pas de se faire ridiculiser de la sorte devant ses hôtes. Elle le fit savoir dans le ton de sa réponse.
_ Voilà mon cher fils qui daigne enfin nous honorer de sa présence. * Elle sourit à ses amis et tendit sa main vers Vincent* Voulez vous descendre de votre équidé mon fils? Ce n'est pas une position pour dire bonjour...
Vincent retint un soupir et descendit agilement de Teddy, gardant les rennes dans une main, il prit celle de sa mère pour la calmer. A présent à côté de la marquise il eut tout le loisir de regarder Elisabeth. Une audace bien charmante, c'était bien la première fois qu'il voyait une femme en culotte. Tandis que sa mère annonçait le programme du jour et faisait quelques traits d'esprit pour être le centre de l'attention, Vincent fixait Elisabeth et lorsqu'elle lui jetait un regard froid et méchant il lui souriait par provocation. Madame boudait? Soit, il l'avait mérité. Mais le marquis n'allait pas se laisser tailler un costume de goujat sans se laisser faire, il n'avait pas dit son dernier mot. Sa bonne humeur du premier jour était revenue, il était bien loin le jour où son père l'avait rendu furieux.
Lorsque les courtisans se dispersèrent pour monter sur les chevaux qui étaient à leur disposition, Vincent quitta sa mère pour rejoindre Elisabeth, Teddy suivant son maitre sagement.
" Bonjour madame Tanner. J'aime beaucoup votre tenue.[/b] *Une lueur de malice brilla dans ses yeux bleu qui semblaient plus clairs encore grâce au beau temps*[i] Savez vous chasser ou nous accompagnerez vous seulement sur un cheval? [...] *Teddy secoua la tête et hennit pour qu'on s'occupe un peu de lui. Vincent se retourna en souriant* Allons calme toi mon beau, on va bientôt partir... Je vous présente Teddy, mon fidèle ami."

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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Mar 25 Juin - 22:36


Cérémonie de Fiançailles
Vincent & Elisabeth



*Elisabeth sourit à Madame la marquise en souriant* Ne vous en fait point Madame la Marquise, je possède une robe des plus ravissante pour après la chasse...je ne souhaites pas risquer de la salir en montant à cheval...*Elle lui fit un sourire angélique. La jeune femme sourit un peu quand elle entendit Vincent prendre sa "défense" mais se referma rapidement, reprenant sa mine fière pour ne laisser paraître aucune émotion. Elisabeth était le regard déterminé qui pouvait faire chavirer tout homme, la petite ride qui se formait quand elle était excédée la rendait à croquer et elle ne se rendait que trop bien compte de l'effet que Vincent faisait sur elle et elle ne le supportait. Il avait voulu jouer avec elle, elle allait lui faire voir de quel bois était fais une jeune Duchesse éduquée à la cours depuis son plus jeune âge. Le pantalon noir de la jeune femme soulignait ses courbes félines et très sensuelle, elle s'avait pertinemment qu'elle n'aurait jamais du se montrer comme cela lors d'une partie de chasse, mais après tout elle  avait été invité à chasser et non à rester planter dans une robe plein de dorures sur l'herbe à boire du thé et à faire la causette à tout les hommes qui avaient préféré tenter leur chance avec les femmes plutôt qu'avec la chasse. La demoiselle ne supportait point de le voir la narguer ainsi et se retenait intérieurement de ne pas s'énerver plus que cela. Elle ne pouvait cependant se mentir en disant que le jeune homme était des plus désagréable à regarder aujourd'hui...Elle avait toutefois elle aussi changer. Bien plus simple et naturelle qu'à son habitude, la jeune Tanner avait pris goût à la vie de Paris et s'était même entiché de ses commerçants, tel que le libraire qu'elle avait déniché qui lui avait vendu un stock de roman tous aussi bien que les autres. Elisabeth tourna son regard de braise vers son promis quand il s'approcha d'elle et le défia du regard* Une femme vêtu comme un homme fait naître dans l'esprit des messieurs des fantasmes encore inconnu à eux-même...*dit-elle d'un ton évasif, elle arqua un sourcil de façon très...sexy et rit doucement en s'approchant d'un cheval* Vous plaisantez en me posant cette question j'espère ? *elle caressa doucement son destrier et monta dessus* Je suis venue pour chasser et non pour vous servir de trophée autant que notre futur gibier ! *Elle attrapa agilement un fusil et se pencha ensuite pour caressa le poitrail de Teddy.* Quel beau Cheval...*dit-elle tendrement puis siffla doucement et son cheval se mit en route. Elle tenait d'un main leste les rennes de sa monture et se tourna vers Vincent* et bien très cher, que faites-vous..? *Elle alla au niveau de plusieurs hommes en riant* et après on dit que ce sont les femmes qui prennent leurs temps ? *les messieurs rirent doucement en entendant la jeune femme s'exprimer. A vrai dire, en venant vêtu de la sorte elle avait de suite attisé le désir de moult d'entre eux...Margarette s'approcha de Vincent doucement* Bonjour Monseigneur...je vous prierais de bien vouloir excuser l'attitude de ma maîtresse...Je ne sais quel mal l'habite aujourd'hui mais elle semble remonté contre je ne sais quoi. De plus j'aimerais vous avertir...la mère de Mademoiselle Elisabeth, Madame Lise Tanner est morte suite à une chute de cheval, prenez grand soin de Mademoiselle Elisabeth....c'est encore une enfant fragile...*la suivante d'Elisabeth recula ensuite d'un pas, pour faire comprendre au Marquis qu'elle en avait fini avec les recommandations concernant sa maîtresse...*




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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Ven 28 Juin - 19:30


Cérémonies de fiançailles

Les paroles tantôt provocantes tantôt acerbes de sa fiancée ne laissèrent pas insensible Vincent. Il ne savait si c'était la tenue d'Elisabeth comme elle l'avait souligné avec un trait d'humour ou si c'était les circonstances plus détendues qu'à l'habitude mais il sentait son coeur se réchauffer d'une nouvelle émotion encore inconnue au bataillon pour notre jeune marquis. Il n'essaya pas de mettre des mots dessus, c'était tellement plus délicieux de vivre l'instant présent que d'en décortiquer chacune des secondes pour une fois. Aujourd'hui serait spécial. Il l'avait décidé. Alors qu'Elisabeth le provoquait une fois de plus, Vincent, faisant une petite moue car s'apprêtant à se défendre, lança à son tour:" Si vous êtes si motivée je vous propose un défi qui permettra à tous de constater que vous surpassez les potiches et les trophées qu'en dîtes vous? C'est à celui qui attrapera le plus de proies. Si l'un d'entre nous parvient à attraper du gibier rare et imposant le premier, il gagnera ce pari." Des flammes de compétition dansèrent dans les yeux clairs de Vincent. Il ne trouvait pas cela dégradant de se mesurer à une femme contrairement aux autres invités qui ne manquèrent pas de lui faire une réflexion.
"Est ce bien raisonnable mon cher?" Questionna un vieux de la vieille. Le Montespan reconnut tout de suite le visage grassouillet et rougeâtre du Duc de Lambris qui avait été l'un des amis les plus fidèles de sa mère même dans les temps les plus difficiles. Lui aussi avait été sâli par l'affaire des poisons par la faute de la marquise mais il ne lui en avait pas tenu rigueur, venant chaque été lui rendre plusieurs visites de courtoisie. Le vieux duc avait un goût aussi prononcé que la Montespan pour tout ce qui était potions et décoctions, et pour les magies occultes en général. Mais mise à part cette passion curieuse de courtisan qui s'ennuie, c'était un pur conservateur. Lorsque le roi en personne l'invitait en son parlement pour juger des affaires d'Etat de la plus haute importance, il se fâchait toujours avec la moitié de ses pairs car il ne partageait pas les idées modernes. "Nous savons tous que le sexe masculin triomphe toujours. *Il adressa un regard ampoulé à Elisabeth* Bien que certaines dames sortent manifestement du lot par leur esprit, elles n'en restent pas moins victimes de leurs émotions."
Les quelques femmes invitées, perruquées et maquillées comme si elles se rendaient à un bal plutôt qu'en campagne opinèrent du chef car c'était un fait reconnu par tous.
"Vous êtes la voix de la sagesse Lambris" Glissa la marquise de Montespan furtivement comme si elle voulait remettre Elisabeth sur le droit chemin.
Alors que Vincent marchait trois pas derrière toute la troupe car il n'aimait pas participer aux conversations futiles, il voulut accélérer subitement son pas pour rabattre le caquet de ces emplumés. Il fut stoppé dans son élan par la suivante de la comtesse. Le marquis fut tout à fait gentil avec Margarette, ne s'offusquant pas de se voir dérangé. Elisabeth avait l'air de beaucoup l'aimer de plus... Peut être marquait il des points?
" Je vous prierais de bien vouloir excuser l'attitude de ma maîtresse...Je ne sais quel mal l'habite aujourd'hui mais elle semble remonté contre je ne sais quoi.
Vincent esquissa un sourire:
_ Je pense avoir ma petite idée, ne lui en tenez pas trop rigueur.
_ De plus j'aimerais vous avertir...la mère de Mademoiselle Elisabeth, Madame Lise Tanner est morte suite à une chute de cheval, prenez grand soin de Mademoiselle Elisabeth....c'est encore une enfant fragile..."
Vincent fut choqué d'apprendre cette nouvelle, il ne s'attendait pas à une telle révélation. Il eut un regard pour Elisabeth dont on ne distinguait à présent que le dos et le profil rieur. Rien en elle ne permettait d'imaginer cela. S'il avait su, le marquis lui aurait proposé une autre sortie.
" Je veillerai à ne pas l'affliger davantage. Merci de votre confiance... Margarette?"
_ Oui c'est ça monsieur. *Elle s'inclina naturellement* Merci."
Sur ce elle lui libéra la voie. Comme ils avaient pris du retard sur le reste du comité, Vincent grimpa sur le dos de son cheval et les rattrapa au trot. Avait elle perdu sa mère très jeune? L'avait elle au moins connu? Tout un tas de questions lui brûlait les lèvres mais ce n'était pas le moment de les poser. Même s'ils avaient été en bons termes, il n'avait pas le droit de remuer de vieux souvenirs alors qu'ils s'apprêtaient tous à chasser. Le jeune homme passa devant le principal de la troupe qui s'était assis sur une gigantesque nappe en dentelle qu'avaient disposé sur l'herbe les quelques domestiques qui les avaient accompagné. Il fit un petit signe de la main à ces braves gens, ne leur posant même pas la question quant à savoir ce qu'ils s'apprêtaient à faire. Nous n'étions même pas encore arrivés à la lisière de la forêt que ces messieurs dames semblaient déjà fatigués et contents de pouvoir s'affaler. Si j'avais autant de mètres de tissu sur moi moi aussi je serais content de m'allonger... Se fit il la remarque intérieurement. Un cor sonna et résonna sur tout le domaine marquant le début de la chasse. Teddy gratta la terre de son fer, reconnaissant le son familier. Vincent pu admirer Elisabeth sur sa monture, aussi fière et droite que sur terre, ne montrant aucun signe d'appréhension comme on aurait pu s'y attendre. Vincent voulut se montrer galant en ne démarrant pas au pas de course, restant à côté de sa fiancée, leurs chevaux se jaugeant. Un jeune valet les suivait de près, il servirait à prendre les proies tuées et à lâcher les chiens lorsqu'on lui en donnerait l'ordre. Ceux ci, de grands et beaux chiens blancs et roux aux oreilles tombantes, reniflaient déjà la terre, remuaient la queue et s'affairaient partout très rapidement. Elisabeth sembla s'étonner de la lenteur de Vincent alors qu'il avait l'habitude de chasser.
Il lui répondit en évitant soigneusement le sujet d'une chute de cheval: " Nous pouvons profiter de la balade sans nous lancer tout de suite au galop. La chasse n'est pas toujours un sport de rapidité" Tant pis s'il passait pour un mou, il ne pouvait pas ignorer tout bonnement ce que lui avait révélé Margarette.

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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Mar 2 Juil - 2:02


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Vincent et Elisabeth



*Elisabeth lui lança un regard de défi* avec grand plaisir très cher, peut-être que j'arriverais enfin à m'amuser réellement dans une après midi de chasse...*On sentait la fougue qui vivait dans cette femme, on sentait aussi qu'elle n'avait pas aimé le comportement de son promis mais qu'elle appréciait tout de même le fait de pouvoir jouer ce jeu avec lui. Mais quel jeu ? pensait-elle. Est ce donc cela que jouer la séduction ? Se tourner autours ? La jeune Duchesse n'en avait pas la moindre idée et pour dire vrai, elle préférait ne pas mettre de mot sur ce qu'elle faisait ou ressentait car cela laissait l'ombre d'un doute sur tout cela et rendait les faits bien moins effrayant pour elle. Elle serra les dents en entendant le Duc de Lambris mais pour qui se prenait-il ? Lui parler à elle de cette façon, et la ridiculiser ainsi devant son futur époux, ça jamais. Elisabeth était bien de trop fière elle rit donc aux éclats* Oh mon dieu, très cher...Mais vous ne connaissez que trop mal les femmes à ce que je peux remarquer. Toutes les femmes savent gérer leurs émotions pour elles et les cacher c'est bien pour cela que nous arrivons à mieux résister dans des milieux tels que Versailles où les bals...Je vous pris de vouloir excuser mon insolence mais les femmes de nos jours sont dans une sorte de torpeur qui est du à la façon de penser des hommes comme vous qui faite de nous les femmes des potiches assises dans des robes trop serré sur une nappe qui nous démange les genoux et tout cela en gardant le sourire. Je penses que nous savons garder nos émotions pour nous pour réussir à vous faire face...Si vous voulez bien m'excusez à présent...*Elle n'attendit même pas de réponse et donna une impulsion à son cheval qui s'éloigna rapidement de la Marquise et de son hôte le Duc dont la présence rendait la jeune Elisabeth irritable. Elle savait qu'elle n'aurait pas du répondre ainsi mais bon au diable les bonnes manières, elle portait tout de même une culotte d'homme et ses cheveux étaient quasiment lâché sur son dos. Elle ne s'empêcha cependant pas de rire avec un jeune homme qui la félicitait de son courage et de son audace qui faisait autant plaisir aux yeux qu'aux oreilles. Elle ne remarqua donc pas la conversation entre Vincent et sa nourrice Margarette. Quand le cor retentit, Elisabeth se dressa un peu plus sur son cheval en regardant vers l'horizon, puis tourna la tête vers Vincent remarquant qu'il n'était pas partit au galop ce qui était fort étrange. La jeune femme fut d'autant plus surprise quand elle entendit ce qu'il lui dit. Se balader ? alors qu'un défi était lancé ? Elle ne comprenait pas vraiment ce qui c'était passé depuis leur conversation dans la tête de son fiancé. La duchesse ne put toutefois s'empêcher de sourire en hochant la tête* Et bien, puisque cela est proposé de façon si courtoise il me semble que refuser serait considéré comme un affront...*elle tourna doucement la tête* et j'en ai déjà assez fait preuve aujourd'hui...*elle soupira un peu, à vrai dire elle avait beau se questionner sur les raisons de son état aujourd'hui, elle ne trouvait que deux réponses qui étaient plausible : Vincent l'a rendait toute chose et La mort de sa mère l'a hantait toujours...*




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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Mar 2 Juil - 14:30


Cérémonies de fiançailles

Le rire de Vincent emplit la forêt. C'était la première fois qu'Elisabeth entendait son rire. Le soleil commençant à taper fort sur les précieux crânes des nobles gens, l'air frais de la forêt fit du bien à tout le monde. Il n'y avait pas beaucoup de place pour galoper, les arbres étaient très épais par ici et leurs racines imposantes s'entrecroisaient en un méli mélo impressionnant par terre. On pouvait sentir la mousse et le lichen, cette odeur propre aux forêt vous emplir les poumons. Cela sembla perturber les chiens de chasse pendant les premières minutes, le temps de s'habituer ils poussèrent des petits gémissements déboussolés.
Teddy s'impatientait de galoper mais Vincent lui tenait la bride serrée: "J'en suis fort aise. Il est vrai que votre arrivée va certainement perturber ma chère mère pendant quelques semaines... Mais ne vous réprimez pas trop, votre audace met un peu d'ambiance dans ce domaine si calme d'habitude.
Un coup de feu retentit. Première cible visée, premier loupé, on pouvait entendre jusqu'ici les jurons d'un homme à la voix grave.
" Vous... Vous êtes bien occupée ces dernières semaines?" Demanda t il en évitant une branche à la hauteur de sa tête. Manière subtile de savoir ce qu'elle avait fait tout ce temps, séparée de lui.
Un des chiens se mit à aboyer fort, bientôt suivit en coeur par ses compères et le valet les libéra. Ils se mirent à courir à toute vitesse, la langue pendante et les oreilles au vent, filant une proie. Vincent n'avait pas eu le temps d'ordonner au domestique de ne pas les lâcher, ce n'était vraiment pas le moment... Elisabeth se détendait et il devina une tension sur son visage. Le marquis lui lança donc: "Restez là c'est plus prudent! Je vais voir ce qu'ils ont flairé." Aussitôt dit il lâcha les rennes, donna un petit coup de talon à sa monture qui n'attendait que ça. Le pur sang hennit de plaisir et se lança à grand galop, évitant soigneusement les branches et autres obstacles verts. Il suivait de près les chiens qui s'arrêtèrent bien plus loin, près d'un petit étang. Vincent descendit de cheval à tâtons et prit d'une main son fusil. Le chevreuil avait les oreilles dressées, alertes. Ce n'était pas bon signe, il était prêt à détaler à la moindre occasion. Les chiens avaient fait trop de bruit. Vincent s'accroupit donc derrière un buisson sur la pointe des pieds, tendit ses bras en expert et ferma un oeil pour viser le flanc de la bête. C'est à ce moment qu'Elisabeth arriva à toute vitesse, ce qui fit fuir le chevreuil. La balle de Vincent effleura sa patte arrière sans le blesser suffisamment, il fit volte face vers sa fiancée, l'air furibond. Pourquoi ne l'avait elle pas écouté? Cette femme alors!... "Vous auriez pu vous blesser en arrivant aussi vite!" Lança t il sans réfléchir en se relevant.

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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Mer 3 Juil - 18:19


Cérémonies de Fiançailles
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*Elisabeth tourna la tête étonné d'entendre le rire du jeune homme et un grand sourire se dessina sur le visage de la jeune femme. Il était bon d'entendre le rire de quelqu'un dans une situation comme celle-ci surtout que le rire était quelque chose qu'on entendait que très rarement ici bas. Un vent doux soulevait doucement ces cheveux et à vrai dire elle en était ravie. Un peu de fraîcheur ne faisait de mal à personne surtout à cheval et elle remerciait le ciel d'avoir choisie une tenue plus légère qu'une de ces robes dans laquelle elle s’empêtrait tout le temps.* Peut-être qu'elle met de l'ambiance mais je ne suis point sûre que demain je serais encore votre promise..A vrai dire je penses même que mon affront était un peu trop poussé. * Elle haussa légèrement les épaules de façon désinvolte et sourit en poussant une branche de la main pour ne pas se la prendre dans le bras. Elisabeth laissa échapper un petit rire en entendant les jurons venir de plus loin, certains hommes ne sont pas fait pour chasser et s'entête cependant à y aller. Une chose que la jeune Duchesse ne comprenait pas. Elle tourna le visage vers la forêt * Oh oui j'ai pris plaisir à me promener dans la Capital, Versailles me rend malade et maussade ces temps-ci..Et...*elle allait pour lui retourner la question quand les chiens furent lancés. Elle allait pour s'élancer quand elle entendit la remarque de son fiancé. "Restez là c'est plus prudent" ? Mais il se fichait d'elle ouvertement ?! N'avait-elle pas montré en venant vêtu ainsi et en lui répondant de la sorte plus tôt dans l'après midi qu'elle n'était pas du genre à écouter ce qu'on lui disait et qu'elle était loin d'être le genre de femme à avoir froid aux yeux...* Non mais pour qui me prend t-il ? * dit-elle tout bas en le voyant s'élancer. Ni une ni deux, elle donna une impulsion à son cheval qui partit au galop sur les traces de Teddy. Elle arriva à toute vitesse près de Vincent qu'elle n'avait pas vu à temps et son cheval se cabra quand la balle fut tiré, heureusement la jeune femme tenait les rênes d'une main ferme et ne parut même pas affolée. Elisabeth arqua un sourcil en l'entendant et descendit de son cheval avec agilité * Oh mais parce que je semble fragile ? Oh bien est ce pour une autre raison que vous avez pris peur ?




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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Ven 12 Juil - 14:34


Cérémonies de fiançailles

Son regard azuré soutint celui provocateur d'Elisabeth. " De toutes les femmes de la cour, non tenez, même de tous les courtisans vous êtes sans doute la moins fragile. Ce n'est pas une raison pour..." Vincent fit la moue, se retenant de lui balancer à la figure l'accident de cheval de sa mère. Il se détourna pour ramasser la cartouche un peu plus loin de son fusil. Elle était encore chaude. Le bâtard du roi fixa la balle un instant, comme fasciné par cet instrument de mort avant de la lancer à son valet, fidèle au poste. Le marquis lui confia les rennes de sa monture et annonça la damoiselle sans un regard pour elle " Nous allons continuer à pied. Le chevreuil que j'ai blessé ne doit pas être loin mais il a encore de bons réflexes. Parlez à voix basse si vous voulez vous manifester. A moins que lui aussi vous voulez lui montrer que vous êtes une femme forte?" Un point pour lui dans ce combat interminable qu'était leur jeu de séduction. Monsieur faisait la tête parce qu'on ne l'avait pas écouté sagement. Ils continueraient donc leur défi à pied, au moins ils ne risquaient rien, mis à part si un sanglier furieux déboulait. Mais il y en avait très peu dans le domaine. Les chiens se turent comme s'ils avaient deviné par instinct ce qu'il fallait faire. Vincent avançait silencieusement, slalomant entre les branches et les feuilles. Il pistait le gibier qui avait laissé des traces presque invisibles sur le sol, quelques gouttes de sang. Il chuchota: " Avez vous au moins déjà tué un animal madame?"

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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Dim 14 Juil - 22:39


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*Elisabeth croisa les bras sous sa poitrine et le regarda droit dans les yeux. * Ce n'est pas une raison pour..? Pour me montrer désobéissante ? téméraire ? *elle leva les yeux aux ciels et le regarda faire. Elisabeth avait perdu son envie de jouer à vrai dire. Le voir réagir comme ça l'avait déstabilisée, elle ne comprenait pas ses raisons,ignorant les paroles de sa nourrice. Elle arqua un sourcil en l'écoutant lui parler. Mais pour qui se prenait-il ? La jeune Duchesse ne bougea pas d'un centimètre et serra les rênes de son cheval dans ses mains. Elle se sentait offusqué, plus que ça à vrai dire maintenant elle se sentait blessé. Elle le regarda slalomer entre les branches mais ne le suivit pas. En l'entant prononcer sa question, elle comprit qu'elle n'avait rien à faire ici dans cette forêt, bien évidemment qu'elle n'avait jamais tuer d'animaux de sa vie, c'était une jeune femme après tout. Elle se demandait même ce qu'elle faisait ici dans le domaine des Montespant...Elle monta rapidement sur sa selle et baissa un peu la tête* A vrai dire non Monsieur cela ne m'est jamais arrivé, et l'envie n'y est plus à présent..Je vais retourner auprès des invités de votre mère et me vêtir d'une tenue plus correcte et plus au gout de Madame la Marquise...*on sentait dans sa voix que le petit grain de folie, d'humour et de défi l'avait quitté pour on ne sait quelles raisons pour laisser place à la monotonie que les nobles connaissaient si bien à la cour. Elle donna un petit coup de talon à son destrier assise en amazone sur celui ci et rebroussa chemin sans regarder le brun.*




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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Lun 15 Juil - 19:12


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" Je vous assure monseigneur que les chiens sont aussi silencieux que des images. Ils ont été spécialement entrainés par le dresseur de Madame de Montespan....
Le duc de Lambris pouffa d'un rire narquois:
_ Si la marquise était fichue de réussir ce qu'elle entreprenait, ça se saurait. *un jappement sourd se fit à nouveau entendre* Ah! Vous entendez là?! Ou bien êtes vous plus sourd que monsieur de Montpellier?
_ Comment?
Hurla le vieil aristocrate de Montpellier quelques arbres plus loin. Il avait été convié à la chasse bien que chacun sache qu'il ne pouvait pas tenir un fusil plus de trois minutes. Son valet prit sur lui et secoua la tête négativement pour signifier à son maitre que ce n'était rien d'important.
_ Cessez vos railleries faciles monsieur le duc... Intervint un autre invité qui les accompagnait. C'était le jeune homme qui avait félicité Elisabeth de son aplomb inhabituel pour une femme. Il tendit l'oreille et indiqua de l'index un petit buisson. Le bruit vient d'ici."
L'équipe de chasseurs se rapprocha des couinements canins et ce fut le duc qui le premier, écarta les feuilles pour y découvrir une portée de huit louveteaux qui gigotaient dans tous les sens. Ils n'avaient pas encore les yeux ouverts et offraient un adorable spectacle. Lambris en empoigna un par le cou sans ménagement pour l'examiner. Les cris des petits loups s'intensifièrent en découvrant qu'un de leur frère avait disparu.
" Qu'est ce que des chiots font ici?
_ De bien sales bêtes ces loups... De bien sales bêtes...
maugréa le plus vieux et presque sénile Montpellier.
_ Que dîtes vous? Des loups?? Nous n'en avons pas vu dans cette région depuis une dizaine d'années au moins...
_Allez vous reposer Montpellier!"
Fulmina Lambris d'un ton mauvais. Il n'y croyait pas du tout si bien qu'il lâcha violemment le louveteau qui s'écrasa sur le sol en pleurant. L'incrédulité fut à son comble lorsque la mère louve revint en grognant, une perdrix sanguinolente dans la gueule. Le duc se mit à trembler de tout son corps, tendant son fusil maladroitement. Les yeux de la louve scintillèrent de l'éclat de la colère, relâchant le déjeuner de ses petits. Rien n'était plus fort que l'instinct maternel; et si la chasse était ouverte, on ne devinait que maintenant qui était le chasseur et qui étaient les proies.
Le loup arracha d'un coup de crocs deux doigts de la main de son assaillant. Le cri strident du duc fut couvert par le coup de feu qui était parti tout seul de son fusil tombé à terre dans la panique. Le domestique qui gardait les chevaux n'arriva pas à contenir leur peur et les montures s'enfuirent au galop.

***

Tandis que l'on se donnait toutes les peines pour contenir la colère d'une louve, Vincent de Montespan lançait plein d'amertume à sa fiancée: "Comme il vous plaira". Elle lui tournait déjà le dos. Quelle girouette cette femme! Vincent n'était décidément pas doué pour s'y prendre avec elle. Il ne comprit pas pourquoi elle se refermait de la sorte. Pourquoi le défier toute la matinée pour se débiner à l'appel du sang? Après tout les femmes n'étaient pas faites pour cette besogne... Vincent avait beau être tolérant et respectueux envers la gente féminine, on lui avait inculqué comme tout un chacun dès sa plus tendre enfance que pour tout ce qui était tuerie, seuls les hommes étaient assez courageux. Au combat comme à la chasse. C'est donc seul qu'il continua sa traque, sans se retourner pour contempler Elisabeth partir. Elle avait le don de l'agacer va savoir pourquoi.
Le bâtard du roi s'accroupit pour prendre une poignée de terre entre ses doigts. Elle était imprégnée de sang à cet endroit. On s'approchait du but. Un épagneul breton se mit à courir et se jeta à la gueule du chevreuil blessé. Vincent le suivit rapidement et acheva la pauvre bête au couteau. Sauvagement était le terme approprié. Il s'en mit plein les mains, se défoulant comme il pouvait.
" Je crois qu'elle est morte monseigneur...
Vincent se tourna vers son domestique et lui lança un regard noir avant de lancer son couteau dégoulinant par terre:
_ Et bien qu'attends tu pour la porter au château dans ce cas?"
Le sol trembla, des chevaux approchait au galop. Elisabeth était en tête de cortège, au milieu de trois chevaux fous, tirant sur les rennes comme elle pouvait, elle risquait de tomber à tout instant ne maitrisant plus sa monture. Vincent la vit passer en un quart de seconde, provoquant un coup de vent. Ni une ni deux, le Montespan siffla pour appeler Teddy et grimpa dessus à la poursuite de sa promise. Il la rattrapa facilement. C'était une autre paire de manche de se frayer un chemin au milieu des chevaux qui l'encerclaient. Il lui fit signe de se diriger vers le courant, les chevaux n'aimaient pas traverser cette eau boueuse en général.
Dans le feu de l'action, Vincent essaya de faire monter Elisabeth sur son cheval. Lui tendant la main, leurs doigts se frôlèrent avant que le destrier de la duchesse tombe dans l'eau avec sa maitresse. On ne vit que les longs cheveux de la dame flotter dans tous les sens sur le cours d'eau.
"Elisabeth!" Vincent sauta à l'eau à son tour, fonçant à toute brasse vers elle. Il s'était mis subitement à pleuvoir alors que le soleil brillait toujours. Bien loin de la rivière, les nobles s'étaient empressés de rentrer au château pour s'abriter, laissant la porcelaine dans l'herbe. La marquise annonça fièrement qu'il y aurait bientôt un arc en ciel.

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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Jeu 8 Aoû - 23:48


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* Elisabeth rouspétait contre son futur époux* Non mais pour qui se prend t-il ?! Me parler ainsi, à moi ! *Elle leva les yeux au ciel* Je ne suis certes pas des plus agréable surtout sur au beau milieu de la chasse ! On n'apprend jamais aux femmes les choses utiles comme tenir un fusil et tirer...Je veux bien admettre que je n'ai pas été des plus charmantes  avec lui, ni des plus polie avec sa mère mais zut...Je ne souhaite pas entrer dans les rangs comme la plupart des femmes de mon rang et m'ennuyer toute ma vie...* Elle aimait se parler à elle même, à vrai dire elle s'était toujours dit que quand elle parlait à voix haute sa mère devait l'entendre et cela lui remontait un peu le moral et permettait à la jeune duchesse d'avoir comme un lien avec sa défunte mère. La jeune femme soupira doucement en continuant son chemin. Soudain, elle entendit le vacarme produit par des cheveaux lancés au galop. Elisabeth se retourna un peu pour regarder par dessus son épaule. * Mais....*Les yeux de la jeune fille s'écarquillèrent brusquement, la panique l'envahit, elle serait les rênes de son cheval mais rien à faire celui-ci était affolé tout autant qu'elle. Le destrier de la Duchesse s'élança et les cheveaux repartirent en direction de la forêt. Elisabeth passa à une vitesse éclair devant les yeux de son promis. Elle eu simplement le temps de lui jeter un regard horrifié* VIIIIINCENT.....!! * Le nom du jeune homme avait franchit les lèvres de la jeune femme sans qu'elle ne puisse le retenir. La course des cheveaux étaient incontrôlable. Le marquis et son cheval arrivèrent vite à sa hauteur et elle tenta de diriger tant bien que mal la horde chevaline vers le courant d'eau. Elisabeth tendit sa main vers celle du jeune homme mais seuls leurs doigts se frôlèrent avant qu'elle sombre dans l'eau. le cheval de la femme s'agitait dans les méandres et elle se débattait tant bien que mal pour défaire son pied de l'étrier. Après une bonne minutes à se débattre comme une folle pour débloquer son pied, elle fini par se libérer. Elisabeth était complètement apeurée, elle n'arrivait pas à nager, et ne trouvait pas le jeune Montespan du regard. La panique l'envahit totalement, elle commençait à boire la tasse plus régulièrement et la pluie qui tombait à grosse goutte sur eux ne l'aidait pas plus* Vin...Cent...A l'...ai..de ! *La demoiselle aperçut enfin le jeune homme arriver vers elle juste avant de perdre totalement connaissance. L'esprit de la jeune femme était des plus déboussolé. [ Vais-je mourir ? Pourquoi m'arrive t-il t'en de malheur à moi ? Mon père m'avait pourtant interdit de remontrer à cheval depuis l'accident de ma mère...J'aurais du l'écouter ! Comme toujours je n'en fais qu'à ma tête et voilà où ça me mène : je suis en train de me noyer car j'ai été trop idiote pour partir à la chasse et encore plus pour décider de rentrer seule vers le domaine.] Puis ce fut le noir totale pour la jeune Elisabeth.*





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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Ven 9 Aoû - 22:19


Cérémonies de fiançailles

La recherche de sa fiancée dans l'eau avait semblé durer une éternité. Tout se passait au ralenti pour Vincent. Les grands moments de sa vie il les avait vécu ainsi, chaque seconde paraissant s'écouler en heures. Il n'entendait plus rien, ni le cours d'eau s'écouler de plus en plus rapidement à cause de la pluie, ni le bruit particulier des sabots de Teddy pataugeant dans la boue. (Il piétinait sans savoir où aller, son cavalier l'ayant abandonné pour se jeter à l'eau.) Fort heureusement le marquis nageait comme un poisson depuis sa plus tendre enfance et une fois qu'il eut repéré le longs cheveux de sa fiancée sous l'eau, ce fut un sauvetage très rapide. La vision d'Elisabeth blafarde, coulant lentement et adressant un dernier regard apeuré vers Vincent le hantera toute sa vie. Le silence pesant et hors du temps qui s'était emparé du Montespan se prolongea hors de l'eau. Seul son cœur provoquait un frappement sourd, martelant sa poitrine avec angoisse lorsqu'il contemplait le corps allongé d'Elisabeth et son visage éteint. Elle était ruisselante et respirait à peine. Sans réfléchir, le promis eut le réflexe de mettre sur le côté la noyée ce qui provoqua au bout d'une interminable minute un soubresaut de la part de la jeune dame. La position lui fit recracher toute l'eau qu'elle avait ingéré avec douleur tandis que Vincent la tenait du mieux qu'il pouvait.
Lorsqu'elle eut retrouvé ses esprits, ses yeux s'ouvrirent sur le visage trempé du beau brun. Il se mit à sourire puis fut pris d'un violent rire qu'il ne pouvait réprimer à cause du choc: " ça ne pouvait pas se terminer ainsi! Vous êtes bien trop pénible pour que la mort veuille vous garder Elisabeth." Cette phrase résonna dans les bois, les yeux de Vincent trahissant l'amour qu'il ressentait en cet instant. Le corps de la duchesse se mit à frémir très fortement alors Vincent se rendit compte que lui aussi mourrait de froid. Il serra miss Tanner dans ses bras. Son cheval vint les voir et frotta son museau contre leur tête pour leur souhaiter bienvenue.

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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Sam 10 Aoû - 11:29


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*Un parc, un grand parc où tout était vert.Tout, absolument tout. Elisabeth avait beau regarder tout autours d'elle : rien. Il n'y avais rien d'autre que cet immense parc avec ce grand jardin qui s'étendait à perte de vue sous ses yeux. Elle aperçut un arbre au bout du jardin et se décida donc à aller voir ce qu'il y avait près de cet arbre. Voilà ce qu'il y avait à ce moment dans la tête de la jeune femme. Plus elle avançait et plus elle se demander ce qu'il y avait sous ses arbres. En effet, deux formes floues se détachaient du vert. La jeune femme marcha donc d'un pas un peu plus rapide qu'au début de sa "promenade". Mais où était-elle ? Que ce passait t-il exactement ? Était-elle morte noyé avant que Vincent n'ait pu la sauver ? Où bien était-ce normal de se sentir aussi vivante et morte en même temps. Une fois assez proche pour voir ce qui se trouvait sous ses yeux, elle sentit comme une impression de "déjà-vu".Effectivement, en quelques instants, elle réussit à se voir, là assise de dos à rire avec une petite fille et à jouer aux cartes, du moins à tenter de jouer aux cartes. Elisabeth se rapprocha un peu plus encore avec félinité regardant autours d'elle, ce parc lui disait quelques choses, elle y était déjà aller mais impossible de dire quand. En avançant encore plus près du duo de femme, elle se rendit compte quand la femme qui était de dos n'était pas là mais sa mère.*
Lise : Elisabeth ne courrez pas trop loin,je vous priez Mademoiselle votre robe est toute propre ! *madame Tanner regardait sa fille avec douceur et la toute petite Elisabeth fini évidemment par tomber par terre à force de faire la folle, Lise se leva et releva son enfant qui pleurait à chaudes larmes* Ne pleurez pas ainsi Ma tendre joie...Les sanglots d'une dame doivent être réservé à un homme qui les méritent !
Elisabeth : Mais..Maman ma robe est toute ruinée...*dit la petite fillette en essuyant d'un revers de main ses larmes*
Lise : Ce n'est que du tissu. Votre père vous en achètera une cent fois plus belle comme à chaque fois que vous tombez.
Elisabeth : Oui Maman...
*elle soupira doucement en regardant ses genoux tout sale. Sa mère lui retira doucement la terre de ses rotules puis souffla délicatement sur le "bobo" de la duchesse et déposa un doux baiser dessus*
Lise : Et voilà, vos misères sont passées ! Elisabeth n'oubliez jamais que vous tombez pour mieux vous relevez. Une dame comme vous allez l'être doit savoir manier la langue avec agilité comme lorsque vous grimpez aux arbres. De plus, elle se doit d'être belle comme la rose et aussi douce que le tissu de vos jupons. N'oubliez pas, que c'est la femme qui détient le pouvoir enfouie quelque part avec la sagesse et la fibre maternelle ! *La femme fit un clin d'oeil à sa fille et la remis sur pied, la petite hocha vivement la tête cependant au passage d'un papillon la revoilà repartit dans une folle course poursuite insouciante. Lise Tanner se tourna vers sa fille qui était maintenant devenu une femme*
Lise : Elisabeth, un homme qui vous fait douter autant de vous même au point de vous mettre en colère comme vous l'étiez est vraiment parfait pour vous...De plus écoutez bien ma chère, s'il ne vous couve pas plus que les autres c'est qu'il vous considère comme égale à lui...*Elle caressa la joue de sa fille et sourit maternellement* Vous êtes devenue tellement belle...Rappelez vous que je vous aimerais toujours même si je ne suis plus là, je resterais à jamais dans la meilleure place que je ne pouvais espérez *elle posa sa main sur la poitrine d'Elisabeth* votre coeur...
* Elisabeth se mit à toussoter et revint petit à petit à elle. Son esprit était encore tout embrumé mais elle reconnu le visage de Vincent, même couvert de pluie et ne pu retenir un sourire. Elle se redressa à demi en fronçant les sourcils et lui frappa le bras avec force, 'fin si l'on peut appeler cela de la force vu ce qu'elle venait de vivre.* Vous êtes vraiment un goujat ! *Elle rit elle aussi en disant ses mots. Un lien solide, et pur venait de se créer entre les deux jeunes gens. Un frisson parcouru la jeune femme qui fut surprise quand son futur époux la pris dans ses bras, Elisabeth ne broncha pas pour autant se blottissant même un peu plus contre lui. La jolie demoiselle rit doucement quand Teddy s'approcha d'eux* merci Teddy...*dit-elle d'une petite voix, on voyait bien au visage de la jeune femme qu'elle n'était pas en forme, qu'elle avait froid et que elle avait échappé de très près, non de trop près, la mort. Elle soupira un peu en posant sa tête contre le torse du jeune Marquis écoutant doucement ses battements de coeur* Vincent..? *il lui répondit d'un simple "Hum..?" peut-être trop effrayé de la couper dans sa réflexion, trop heureux qu'elle soit là dans ses bras, où bien d'autres possibilités. La jolie Duchesse soupira un peu quand elle sentit une larme couler sur sa joue. Elle ne tenta point de la retenir et rit car une phrase de sa mère lui était revenue avant même qu'elle ne puisse se souvenir de quoi elle pleurait après cela.* les sanglots d'une dame doivent être réservé à un homme qui les méritent..! * Elle ne sentait quasiment plus les gouttes de pluie qui lui tomber dessus et releva le visage vers celui de Vincent. Elle sentit son coeur s'emballer à toute vitesse sans trop savoir pourquoi... Était ce cela l'amour ? *




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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Dim 11 Aoû - 21:39


Cérémonies de fiançailles

Était-ce cela l'amour? Elle l'avait fait passer du sourire à l'énervement, de la frayeur à de l'attachement en un battement de cils. S'il n'avait pas plu des cordes que se serait il passé en cette fin d'après midi? Auraient ils sauté les étapes un peu trop vite? Le charme opéré par la peur de la perte d'un être cher est très puissant, si puissant que le marquis se sentait comme dans une bulle. Après ce drame, Vincent sentait que plus rien d'affreux ne leur arriverait. Nous saurons à la fin de l'année qu'il se trompait lourdement.
Pour éviter d'attraper un rhume de poumons, Vincent pensa qu'il valait mieux rentrer par leurs propres moyens. Qui sait ce qu'il s'est passé là haut pour qu'une horde de chevaux aient provoqué tant de dégâts? Les secours seraient sans doute bien longs à arriver. "Pouvez vous vous lever?" La rescapée hocha faiblement la tête et tandis que son fiancé la soutenait sans mal, ses jambes vacillèrent toutes seules. Elle ne pourrait pas marcher dans l'immédiat. Ni une, ni deux, Vincent s'accroupit devant elle, pour qu'elle grimpe sur son dos. Il s'attendait à ce qu'elle proteste vu son fort caractère mais apparemment la duchesse avait eu assez d'émotions aujourd'hui pour se montrer docile sur ce point. En se relevant, il constata qu'elle était légère comme une plume et que son cœur battait très fort dans son dos. Il adorait ce son rassurant. Un adorable sourire se dessina sur les lèvres du marquis quand les bras d'Elisabeth entourèrent son cou et il commença sa marche, suivit de près par sa monture. Il avait estimé qu'on avait fait assez d'équitation pour la journée... La toux qui prit subitement sa dulcinée lui fit accélérer le pas, on était tout de même pas tout près du domaine, sans être à des kilomètres. "Que croyez vous qu'il se soit passé là bas?" L'interrogea la duchesse une fois sa voix revenue. Vincent réfléchit un instant. "Ce qui est le plus plausible à mon avis c'est qu'un de nos chasseurs a eu la main lourde et a tiré sur l'un des chevaux, affolant toute la bande. Ce ne serait pas la première fois... Quand je saurais de qui il s'agit, il aura de mes nouvelles, croyez moi." Répondit il le plus sérieusement du monde. Le couple arriva rapidement sur les lieux du crime. Du sang avait giclé un peu partout et les deux doigts de Lambris gisaient à terre, personne n'ayant pris la peine de les ramasser dans la panique. Le Montespan écarquilla ses beaux yeux bleus devant le carnage du buisson et, avant qu'Elisabeth ait pu elle même le voir, il la mit en garde par un juron involontairement échappé de sa bouche. Si l'on n'avait pas fait grand cas de l'annulaire et de l'auriculaire du noble seigneur, un des chasseurs n'avait pas manqué de venger son camarade en égorgeant toute la portée de louveteaux. Les pauvres petits n'avaient bénéficié d'aucune pitié, l'on pouvait les voir au pied du buisson et dieu seul savait ce qu'était devenue la louve. Par pure curiosité, Vincent se pencha légèrement pour examiner les lieux souillés quand il remarqua une patte qui bougeait encore. "Permettez? Je ne serais pas long, je vous le promets" Ceci dit il déposa précautionneusement la duchesse pour qu'elle s'asseye sur une grosse pierre en l'attendant. "Qui y a t il? " S'inquiétait elle déjà en prenant appui sur le cheval blanc qui était de plus en plus nerveux face à tout ce sang. Le louveteau qui avait été saisi en premier par le duc et qui avait été lancé sans ménagement s'en était tiré avec seulement une patte cassée et une grosse frayeur. Un peu à l'écart de sa fratrie, bien qu'il n'ait pas encore les yeux ouverts, il pleurait déjà la perte. L'odeur du sang ne trompe pas. Le ramassant  doucement dans ses deux mains, Vincent présenta le petit devant Elisabeth. "Un rescapé." Se contenta t il de répondre. Le petit loup donnait des coups de patte en l'air, ayant peur de finir comme tout le monde. Vincent esquissa un sourire " Et c'est un dur à cuire." Le marquis échangea un regard avec la duchesse avant de sourire à nouveau. Il le mit dans une des poches de la selle de Teddy et revinrent au château tous les quatre.
L'agitation du petit salon le perturba un peu. Lambris était la principale cause du boucan, n'arrêtant pas d'exhiber sa main bandée comme une blessure de guerre. Aucun des deux fiancés ne cracha le morceau pour le petit loup, de peur que l'un des nobles ne le tue aussitôt. Vincent l'avait confié à son serviteur de confiance pour qu'il le porte dans ses appartements. La marquise ajoutait également aux cris en voyant l'état dans lequel étaient son fils et sa future belle fille. On ne cessait de les regarder et de les plaindre comme des héros. Plus les minutes s'écoulaient et plus le volume ambiant augmentait si bien que la veine de la tempe de Vincent grossissait à vue d'oeil. Elle était toujours visible lorsqu'il s'énervait. "Silence!" S'écria t il d'un ton si autoritaire que cela marcha. "Ne voyez vous pas que la duchesse a besoin de soins? Docteur, pouvez vous l'examiner dans une des chambres du haut?
_ Mais il n'a pas fini avec moi!
Rétorqua égoïstement de Lambris.
_ Il ne peut faire repousser vos doigts." Lança Vincent d'un ton tranchant qui coupa court à toute conversation. Margaret prit le relais à partir de là et emmena Elisabeth à l'étage, aidée par un autre domestique. La voir s'éloigner dans le doute de son état de santé était insupportable. Il se sentait si dépendant d'Elisabeth que c'en était effrayant. La traîné d'eau qu'avait laissé derrière lui le couple fit glisser un des valets. La maîtresse de maison clôt le débat en prenant son rôle à coeur: " Mademoiselle Tanner restera cette nuit chez nous quelque soit le diagnostique du médecin. Et allez chercher une serpillière bon sang, quelqu'un va finir par se rompre le cou."

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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Mar 20 Aoû - 11:13


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* Elisabeth se sentait comme dans un autre monde. Elle était bien dans les bras de son promis. Son visage était toujours d'une pâleur à faire peur,ses lèves étais devenues violettes à cause du froid, ses cheveux mouillés par la pluie et l'eau dans laquelle elle avait manqué de perdre la vie. Elle ne réalisait toujours pas qu'elle avait frôlé la mort de si près.La petite Duchesse était toute déboussolé d'être la contre le jeune homme, elle ne comprenait pas vraiment ce qu'il lui arrivait, son cœur battait la chamade, ses yeux étaient luisant d'un espoir nouveau de bonheur. Elisabeth trembla un peu de froid sans s'en rendre compte et Vincent lui demanda de suite si elle était capable de se lever. La jolie femme hocha un peu la tête pour lui faire comprendre que oui. Après tout elle se sentait déjà assez honteuse d'avoir été sauvé ainsi de la noyade, si il devait en plus l'aider à marcher cela allait trop loin. Une fois debout, les jambes de la demoiselle se mirent à vaciller d'elles mêmes, elle se retint de justesse à son fiancé duquel elle s'était détachée quelques secondes avant. Elle était trop faible pour marcher et elle s'en rendait bien compte, cependant hors de question de rester ici sinon ils finiraient par vraiment être mal, la jeune femme fut un peu surprise quand elle le vit se baisser ainsi devant elle, elle arqua un sourcil puis se résigna rapidement. La journée avait été trop dur pour elle, monter sur un cheval alors qu'elle ne le faisait quasiment jamais, porter un pantalon pour faire affront à son fiancé, porter une arme alors qu'elle ne savait pas s'en servir, partir à la chasse et manquer de se noyer ? C'était trop pour elle. Son cœur s'emballa encore un peu plus quand elle fut sur le dos du jeune marquis, elle passa délicatement ses bras autours de son futur amant et posa sa tête contre le dos de celui-ci. Elisabeth était épuisée, et fut soudain prise d'une quinte toux abominable, elle senti que Vincent pressait le pas et sourit tendrement. Une fois sa toux passée, elle d'éclairci la voix et demanda doucement* Que croyez vous qu'il se soit passé là bas ? * Elle n'y connaissait rien aux meurs de la chasse et hocha donc la tête à sa réponse qui lui convenait parfaitement. La jeune Tanner fut surprise en entendant Vincent mais ne pu s'empêcher de sourire et se laissa asseoir sagement.Elle hocha la tête pour lui dire qu'il pouvait bien sur allez voir.* Les hommes sont vraiment des brutes sans cœur...*dit-elle d'une voix triste, elle pris appuie sur Teddy pour se relever et voir où était Vincent, elle ne pouvait se retenir de ce faire du soucis pour lui, chose qu'elle ne comprenait guère d'ailleurs. pourquoi ce faire autant de soucis pour cette homme ?* qui y a-t-il ? *demanda t-elle d'un voix faible, en caressant l'encolure de l'étalon, pour le rassurer autant que pour se rassurer elle même, qui était tétanisé par tout ce sang. Vincent revient avec un petite louveteau, qu'elle caressa délicatement du bout des doigts* pur et sauvage...il est sublime et adorable ! * La duchesse était toute ébahi de voir un aussi petit animal sauvage juste devant elle. Elle sourit un peu en le voyant se débattre, il tenait à la vie, voulait être libre exactement comme elle... Elisabeth se remit à trembler un peu et ils repartirent donc rapidement vers la demeure des Montespan. 
Une fois arrivé, elle se laissa guider par son promis sans broncher. Ses longs cheveux étaient trempés sur son dos, son teins pâle à faire peur et ses lèvres habituellement si rosées avait une couleur bleue qui était inquiétante. Elle avait mal à la tête, et tout se bruit n'arrangeait rien, tout autours d'elle tournait et elle posa sa main sur l'avant bras du jeune marquis quand il demanda le silence et appela le médecin* Vincent, ne vous en faites pas je vais bien...*elle lui sourit tendrement, en s'appuyant malgré elle contre lui, la jeune femme était morte de fatigue. l'assemblée regardait les deux jeunes gens d'un regard curieux, mais qu'avait il bien pu se passer entre eux deux dans cette foret ? pourquoi étaient-ils si tactile alors qu'au début de l'après midi leurs mots étaient durs et cassants ? Les pensées des personnes présentent partaient un peu dans tout les sens. Margarette se glissa aux côtés de Mademoiselle sa maitresse et la soutint du mieux qu'elle pu * Merci Monsieur le marquis, je prend le relais...ne vous inquiétez pas trop pour elle, je viendrais vous tenir informez. * les deux femmes partirent donc à la suite du docteur à l'étage. En partant Elisabeth lança vers Vincent un regard qui semblait dire "ne me laisse pas seule, je t'en pris", un regard qui montra en un instant tout l'attachement que les deux jeunes gens venaient de fonder. Une fois arrivée dans la chambre, Elisabeth ne mis pas moins d'une minute avant de s'effondrer dans le lit prise d'une fièvre terrible. Margarette et une servante de Madame de Montespan changèrent les vêtements de la jeune femme et l'installèrent correctement sous les couvertures. Le médecin examina la duchesse durant une bonne demi heure puis sortit de la chambre en compagnie de la suivante de la demoiselle* Ne vous en faites point, Mademoiselle tanner a besoin de plusieurs jours de repos pas de voyage, pas d'escursion à cheval, les balades dans le jardin sont accepté à condition qu'elle soit habillé comme lors d'un hiver rude. Forcez la à manger correctement et à ne pas trop faire la sotte et tout ira pour le mieux ! * Le bon docteur se détourna alors de Margarette pour retourner s'amuser. La domestique des Tanner alla rapidement à la recherche du Marquis, elle fini par le trouver en pleine conversation avec un des invité de sa mère, quand il aperçu la femme il coupa net son échange courtois et la pris à part* dites moi ! Comment va-t-elle ? *s'enquit-il. Margarette tacha de lui redire ce qu'avait dit le médecin* Mademoiselle Elisabeth dort à présent, la fièvre l'a emporté dans un sommeille profond. Le docteur m'as dit qu'il lui fallait du repos durant plusieurs jours. le trajet du retours nous est donc impossible durant ce temps...Mademoiselle est dans l'incapacité de faire du cheval et autre, une courte balade peut lui être accordé si elle se couvre chaudement...Elle doit faire attention à bien manger mais la connaissant elle n'en fera qu'à sa tête !! Voilà...*elle s'inclina un peu en reculant d'un pas, prête à se retirer quand Vincent lui en montrera l'ordre.*




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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Ven 23 Aoû - 0:20


Cérémonies de fiançailles

Après s'être entretenue avec le médecin, la marquise de Montespan annonça à tous les dernières nouvelles, n'oubliant aucun détail sur la santé de leur invitée. Et tandis que Vincent s'était éclipsé pour enfiler des habits secs, chacun y alla de son commentaire, une dame tantôt s'inquiétant de la tournure des événements, une autre déblatérant sur les dangers de la chasse. " C'est sans nul doute une affaire d'hommes." En conclut le duc de Lambris. Un soupir s'échappa de la bouche d'un valet, ce qui n'échappa à personne et notre cher Lambris le gratifia d'un regard assassin. En temps normal, Vincent aurait apprécié la drôlerie de la situation cependant à cet instant précis toutes ses pensées allaient à l'étage. Son regard ne quitta pas les escaliers de la soirée malgré les tentatives de ces dames pour distraire le marquis de son malheur. On lui avait conseillé de laisser Elisabeth se reposer ce soir après toutes ces émotions. Margaret faisait donc quelques apparitions de temps à autres pour tenir au courant le promis de son état. Miss Tanner était tombée dans un état fiévreux qui lui embrumait l'esprit, il n'était pas raisonnable que Vincent aille la rejoindre dans la chambre d'amis, cela serait vu d'un mauvais oeil. Il fut alors entrainé dans une partie de belote interminable où il perdait sans cesse, ne faisant pas attention aux cartes qu'il jouait. Entouré de nobles dames bien en chair et de l'âge de sa mère, il appuyait sa tête sur sa main, comme plongé dans ses pensées. Ses cheveux noirs attachés dans son dos gouttaient encore de temps à autre, n'ayant pas eu le temps de sécher. Ses camarades de jeu se gaussaient en silence quand l'une d'elle à l'esprit acéré lui en fit la remarque: " Notre petit marquis semble s'ennuyer en notre compagnie.
_ Il n'est plus si petit que ça notre marquis.

ça gloussa. Il était vrai que la plupart des invités de ce soir étaient des habitués du château des Montespan. Ils avaient pratiquement vu grandir Vincent. L'adolescent qu'ils côtoyaient était devenu un bel homme sûr de lui, exprimant par tous les pores de sa peau sa filiation avec le roi de par son port de tête et son naturel imposant. Les joueuses de cartes l'avaient bien remarqué et se disputaient ses regards depuis ce matin. Elles se disaient sans doute que c'était ce soir ou jamais qu'elles obtiendraient un peu d'attention après le départ précipité d'Elisabeth.
Son regard clair se porta soudainement sur la dernière personne qui venait de parler. Il avait plus ou moins suivi.
_ Mon jeu est il si terrible que cela? Je ferais mieux de gagner mon lit, je fais un piètre adversaire ce soir. *Il se leva et esquissa une révérence* Mesdames, bonsoir."
Les nobles répondirent à sa révérence avec un peu de retard, ne s'attendant pas à ce départ incongru. Il n'était même pas 20 heures. Les hommes s'étaient regroupés dans un coin de la pièce autour de la Montespan pour parler des dernières actualités politiques et perçurent le coup de vent que provoqua le départ rapide de Vincent. Vu l'atmosphère de déception qui s'était emparée de la table de jeu, ils rejoignirent ces dames pour jouer avec elles, agacés par le fait que le jeune et fringuant Montespan provoque autant d'agitation chez leurs femmes.
Trente et un, trente deux, trente trois marches et Vincent arriva en haut. Bien que la journée ait été rude, il ne se sentait pas le moins du monde fatigué et se retrouva les bras ballants derrière la porte d'Elisabeth, ne sachant que faire du reste de la soirée. Après avoir fait les cent pas en guettant le moindre bruit, il s'adossa au mur l'air de rien quand une domestique passa dans le couloir. Elle ne fut pas dupe et s'arrêta pour savoir si monsieur ne désirait rien. Vincent se mordit la lèvre inférieure: "Mais... *Il baissa la voix pour ne pas déranger le repos de la malade* Mais non, continuez ce que vous étiez en train de faire." Mais comme la servante trop curieuse, trainait à partir du couloir, Vincent finit par s'impatienter et entrer dans la chambre pour fuir semer la domestique. Une fois qu'il entendit les pas de la servante s'éloigner dans le couloir, il osa enfin se retourner vers le lit où reposait Elisabeth. L'odeur de la pièce était étouffante comme dans chaque chambre de malade où l'on pouvait sentir les microbes flotter dans l'air et lorsqu'on s'approchait du lit, on avait tout de suite plus chaud. Un linge humide avait été posé sur son front sans grand succès puisqu'il était déjà sec et que la duchesse gigotait dans son sommeil. Elle fronçait les sourcils de temps en temps et se débattait contre un ennemi invisible sous les draps. Figé debout, Vincent finit par ramasser le linge qui avait glissé le long du lit et l'humidifia à nouveau dans la bassine d'eau prévue à cet effet. Le marquis le reposa sur le front de sa fiancée et laissa vagabonder sa main dans les cheveux d'Elisabeth. Elle sembla le sentir et bougea moins. Ses doigts se posèrent alors sur son front et il les laissa pendant un long moment en la regardant dormir. Lorsqu'elle se calma, il s'assit dans le fauteuil et décida de rester à son chevet quelques minutes.


"Monsieur. Il est neuf heures, les invités sont tous partis sauf le médecin qui loge ici quelques jours."
D'horribles courbatures se firent sentir dans son dos et aux genoux quand Vincent se réveilla, recroquevillé dans le fauteuil. Il plissa les yeux au contact de la lumière du jour qui n'était pas filtrée par les rideaux toujours fermés. "Quelle heure vous m'avez dit?" Demanda t il encore endormi.
Les paupières d'Elisabeth étaient toujours hermétiquement fermées et son visage ruisselait de sueur. La femme de chambre avait réveillé le maitre de maison pour le faire sortir avant la toilette de madame. C'est ainsi qu'il se retrouva chassé dans le couloir, avec une migraine du tonnerre.
Marchant comme un zombie jusqu'à sa chambre, le coeur de Vincent bondit avec vivacité de sa poitrine quand il sentit en s'asseyant sur son lit que quelque chose bougeait juste à côté. Cette fois ci, ses yeux étaient bel et bien ouverts et le marquis distingua que le louveteau l'attendait au milieu d'un vieux drap enroulé sur lui même; faisant office de couche. Ses pensées se remirent en place. Il avait totalement oublié l'existence de l'animal.. Avait il seulement mangé?
"Grrouik..." Hurla le ventre de Vincent qui arqua un sourcil en portant sa main à l'estomac.
"Je ne sais pas pour toi, mais j'ai très faim. ça te dit un petit déjeuner au lit?" Le petit loup dormait encore et seule une de ses oreilles remua au son de sa voix. Le beau brun, attendri, esquissa un sourire et sonna son valet.

***

La vapeur n'avait pas encore envahi les cuisines que l'on s'activait déjà au milieu des ustensiles en cuivre. Le chef cuistot fronça ses sourcils blonds d'un air renfrogné: "Le marquis veut de la viande? Au petit déjeuner? Qu'est ce que c'est que cette lubie?
Le serviteur personnel de Vincent ne se démonta pas et droit comme à l'habitude il réitéra sa demande d'un ton sévère.
_ De la viande de cerf. Saignante. Pour ainsi dire crue, ainsi que de la brioche comme d'habitude. Faîtes vite." C'est ainsi qu'il tourna les talons fièrement puisqu'il était le seul à être dans la confidence pour la bête féroce. Il valait mieux que cela reste comme ça car la marquise avait toujours banni tout animal de chez elle, vouant une haine sans borne à nos amies les bêtes et celles ci le lui rendant bien. Mis à part les bons valets, ce qui était rare, le petit personnel ne savait pas tenir leurs langues.Tout le monde se souvenait de l'incident des 8 ans de Vincent, où pour son anniversaire, il avait présenté à sa mère un chien errant recueilli quelques jours plus tôt dans les jardins. Il avait beau être tout mité et boiteux, Vincent l'avait déjà adopté et l'aimait comme un frère jusqu'à ce que la marquise se mette à hurler, horrifiée, à la vue de l'animal. Elle ordonna qu'on le jette hors de sa vue mais devant l'insolence de son fils, la Montespan décida d'en faire un exemple en donnant l'ordre à un domestique de battre le clébard en plein milieu du salon. Au troisième coup de pied dans les côtes de son chien, Vincent avait capitulé et s'excusa en pleurant.
" Il faut toujours qu'il se la joue grand seigneur celui là. Maugréa le cuisiner en regardant le valet s'en aller. C'est pas parce que le maitre l'aime bien qu'il doit se sentir obligé de prendre ses grands airs avec nous.
Une jeune fille aux joues rouges avec un fichu sur la tête passa près de lui avec une marmite. Elle haussa les épaules:
_ Tu sais bien que les valets de chambre se croient mieux que nous autres dans les cuisines.
Le cuistot secoua la tête, énervé et commença à sortir les brioches toutes chaudes du four en pierre à l'aide d'un grand palet en bois.
_ Vas dire aux réserves de m'amener du gibier, voilà que monsieur veut manger de la viande ce matin. Il fit signe avec son doigt que les nobles devenaient de plus en plus fous. La servante qui s'avérait être sa fille fit un sourire amusé.
_ L'amour ça vous dérègle tout vot' cerveau.
_ Qu'est ce que l'amour vient faire dans tout ça?
_ T'es pas b'en au courant? La fiancée crèche dans une chambre pa's' qu'elle est malade. Il doit être inquiet.
*Elle soupira, les yeux dans le vague* Il est tellement gentil.
Son père frappa exprès une casserole contre la paroi de sa marmite pour la sortir de ses pensées:
_ Oh! Rêve pas! Il te dit trois mots polis quand tu le croises dans les couloirs et voilà que t'es amoureuse. Grande crétine va! *Il lui cogna la tête*
_ Arrête p'pa! Cria t elle en s'éloignant et se protégeant la tête. Une autre servante qui apportait une cuisse de cerf pouffa de rire devant la scène qui se jouait devant elle. C'était comme ça tous les matins entre ces deux là. On ne pouvait pas douter du fait qu'ils soient de la même famille. Elle devina instinctivement le sujet de dispute, donc elle souffla à son amie les derniers potins en évitant que son père ne les entende.
_ Pss, Marie. Tu sais pas la dernière? La duchesse s'est réveillée! Et le marquis après s'être préparé, vient de partir dans sa chambre en amenant un drap chiffonné avec lui.
_ Un drap??
_ Peut être que c'est la dernière mode de cadeaux à la cour.
*Elle gloussa* Moi je veux bien lui montrer mes draps au marquis.
_ Dîtes donc les filles, vous me l'amenez cette cuisse de cerf? On va nous engueuler à ce rythme."


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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Lun 23 Sep - 19:03


Cérémonies de fiançailles
Vincent & Elisabeth



* La jeune duchesse avait été emporté dans un sommeil agité, empli de cauchemart de autre. Une jeune femme s'approcha d'elle dans la même prairie que plus tôt dans l'après midi, il lui semblait mais peut-être était ce il y a plusieurs jours à présent.*
Lise : Elisabeth..? Que faites vous ? Arrêtez de suite !
* Elisabeth regarda autours d'elle à la recherche de son double enfantin qui devait avoir fait une bêtise quelconque. Cependant aucune petit fille en jupon n'était dans les parages. La brune releva donc les yeux vers sa mère et l'interrogea du regard n'osant poser la question fatidique du "qu'ai je fais ?". Lise secoua la tête de façon négative, elle semblait déçut.*
Lise : Vous vous donnez en spectacle ! Les regards énamourés comme vous et votre promis vous échangez aux yeux de tous ne sont pas acceptables. Un mariage n'est pas l'union de deux êtres aimés...Mais de deux personnes ayant un pouvoir politique. Que croyez vous, voyons ?
*Les yeux de la jeune femme s'embrumèrent*
Elisabeth : Mère...Je...je le sais pertinemment mais ne m'avez vous point dit que l'amour était la chose la plus belle qu'un mariage pouvait donner ?
Lise : Non c'est un héritier, la plus belle chose. Et j'ai été incapable de réussir un des seuls devoirs qui nous sont donné à nous femmes. Regardez vous très chère...Vous ne voyez plus que par les beaux yeux de votre promis mais arrêtez ma douce. Il ne faut pas vous éloignez de votre devoir maître, un héritier.
Elisabeth : Je sais Mère.
*La jeune duchesse baissa la tête, elle n'était pas habituée au propos durs de sa défunte mère et en était toute chamboulée. Elle ferma les yeux pour mieux réfléchir et le décors changea. Elle se trouvait à présent dans une immense demeure. La jeune Tanner entendait les pleurs d'un nourrisson mais elle avait beau poser toutes les portes qui se trouvaient sur son chemin, aucune d'entre elles ne s'ouvraient. La jeune femme fini par ouvrit une porte où se trouvait en plein centre un berceau. Elle s'approcha doucement et pris le nouveau né dans ses bras, un garçon. Une immense sourire se propagea sur les lèvres de la jeune mère et elle sentit les larmes monter dans ses yeux. Soudain une porte secrète s'ouvrit et des hommes s'emparèrent du bébé, la duchesse était incapable de le retenir et se retrouva seule dans celle pièce devenue brusquement obscure. Elle pleurait à chaude larmes et sentit une présence qui lui caressait les cheveux. Elle se calma sans trop savoir pourquoi ni comment elle se sentait rassurée.
Les heures de cauchemars puis de sommeil lourd et sans rêve s'enchaînèrent toute la nuit durant. Au petit matin, La duchesse se mouva délicatement mais avec difficultés. Un médecin lui sourit quand elle ouvrit les yeux*
Le médecin : Oh Mademoiselle Tanner...Comment vous sentez vous ? La nuit a du être rude mais c'était la plus dure à passer...
*Elisabeth ne comprenait absolument rien de ce qu'on lui racontait, elle n'arrivait même plus à se remémorer comment elle était arrivée dans cette chambre, dans ce lit...Une jeune servante lui chuchota que le marquis avait passé une partie de la nuit à son chevet et qu'elle allait le prévenir de son réveil. La jeune femme sourit doucement en hochant la tête. Margarette s'approcha de sa maîtresse et lui embrassa le front qui était encore chaud de fièvre*
Margarette : Mademoiselle Elisabeth, j'ai failli mourir de peur en apprenant ce qu'il vous était arrivez et de voir aussi dans lequel vous avez passé la nuit...
Elisabeth : Ma douce Margarette...je vais mieux à présent merci. Merci Docteur de vous être occupez de moi, je me sens déjà mieux. *Elle inclina la tête et se redressa un peu. Peut de temps après sa toilette, la porte s'ouvrit et laissa paraître son beau promis. Elle fit un geste délicat de la main* Laissez nous, je vous pris..*Elle inclina la tête gracieusement en voyant le marquis s'approcher précautionneusement de son lit. Une sourire illumina son visage quand il fut plus près d'elle et qu'ils se retrouvèrent seuls. La coutume voulait que ce soit l'homme qui entame la conversation, Elisabeth habitué à détourner règles et obligations, ce surpris elle même en remarquant qu'elle attendait qu'il prenne la conversation.*




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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Lun 23 Sep - 20:57


Cérémonies de fiançailles

Droit comme un piquet, Vincent se tenait face au lit d'Elisabeth sans savoir où s’asseoir. Il paraissait toujours aussi fier que d'habitude et seul son regard qui se baladait de droite à gauche trahissait son émoi. Elle le regardait en souriant. Elle allait mieux. Le poids qui avait oppressé ses poumons depuis hier soir se volatilisa en un instant si bien qu'il finit par oser s’asseoir au bord du lit, posant un drap blanc roulé en boule sur les jambes de sa fiancée. Elle ne comprit par tout de suite ce que c'était, alors Vincent répondit à son regard intrigué d'un air malicieux: "Ouvrez le".
La duchesse s'exécuta non sans méfiance. Ses mains pâles allaient si lentement que le petit loup qui se trouvait à l'intérieur s'impatienta; pour éviter de mourir de chaud il sortit sa tête à toute allure et tomba nez à nez avec la malade; tous deux étant aussi surpris l'un que l'autre de se voir. Devant cette scène adorable, Vincent ne put s'empêcher de pouffer de rire. Il ne se rendait déjà plus compte qu'il avait arrêté d'être sur la défensive avec elle. Tout arrivait naturellement, sans calcul ni réflexion; comme une bouffée d'air frais au milieu d'une zone toxique. Si fragile qu'on se demande comment elle peut encore tenir et grandir. Le marquis posa sa main sur le lit, juste à côté des pieds de la duchesse, ou, ce qu'il pensait être ses pieds vu qu'on ne distinguait pas assez les formes sous les montagnes de draps de satin: " Le louveteau et moi étions inquiets. J'ai eu beau lui dire que c'était inconvenant d'entrer dans la chambre d'une dame à son réveil, il n'en a pas démordu. " Vincent haussa les épaules pour signifier son impuissance face à la bouille du jeune loup puis détourna les yeux comme un adolescent et contempla la vue qu'on avait depuis cette chambre. Une branche entièrement fleurie cachait la plupart des carreaux, on ne distinguait plus que la petite cour devant le jardin au milieu des petites fleurs jaunes. Depuis combien de temps n'avait on pas entretenu les plantes grimpantes? L'on toqua à la porte, sortant Vincent de ses pensées. Il allait dire d'entrer quand il se souvint qu'il ne fallait pas qu'on voit le canidé. Les fiancés échangèrent un regard anxieux. "Un... Un instant!" Souffla le jeune homme tandis qu'il planquait l'animal dans le lit d'Elisabeth qui l'aidait, ayant compris instinctivement le danger. Pour éclaircir la situation, Vincent s'expliqua tout de même en chuchotant "Si ma mère apprend que j'ai ramené une autre forme de vie à la maison, elle le fera bouillir pour le dîner...* Le marquis tassa du mieux qu'il pouvait les draps pour qu'on ne remarque pas la petite bosse que créait le louveteau puis s'assit dans le fauteuil en croisant les jambes pour se donner un air naturel* Hm. Entrez."
La porte s’entrouvrit mais pas l'ombre d'un domestique n'entra. Vincent arqua un sourcil, on entendait deux vois se disputer à l'entrée de la chambre pour savoir qui irait porter le petit déjeuner de monsieur. Le valet personnel de Vincent faisait de son mieux pour s'emparer du plateau repas tandis que la jeune cuisinière refusait de le lâcher.
"Puisque je te dis que ce n'est pas ton travail le service en chambre, Lucette!
Les joues roses de la bonne s’empourprèrent davantage face à l'effort. Le domestique avait beau avoir une carrure imposante, elle avait des bras très musclés depuis toute petite. Cela lui donnait un avantage considérable dans la bataille de plateau.
_ Si j'en ai envie! Le cuisinier m'a chargé de donner un message concernant le repas. Un message très important!
_ Donne moi ça, le marquis ne veut pas être dérangé par une traine savates comme toi!"

Les voix qui s'était faites discrètes au début commençaient à s'élever et le plateau vacillait de plus en plus. Les yeux de Lucette s'ouvrirent grand quand elle remarqua que l'assiette qui contenait les confitures glissait progressivement. Elle ouvrit grand la bouche et son cri se stoppa net quand elle vit une main rattraper le pot. La porte s'ouvrit en grand sur Vincent qui reposait déjà la confiture sur le plateau. Son regard azuré était à présent froid comme l'océan.
" Je peux savoir quel est ce cirque?
La servante baissa la tête toute penaude et agrippa son tablier pour l'entortiller autour de ses mains tandis que le valet remerciait les dieux en pensée.
_ Lucette voulait vous apporter votre petit déjeuner monsieur... Je lui faisais part de votre refus d'être dérangé.
Vincent se tourna vers la petite bonne. Il la connaissait plus que les autres car elle avait grandi en même temps que lui et ça avait été sa première partenaire de jeu lorsqu'ils avaient aux alentours de 4 ans. On ne lui avait dès lors plus jamais autorisé à être aussi familier avec le petit personnel, et la seule personne qu'il put voir plus d'une heure d'affilée fut son précepteur de 6 à 16 ans. Sa colère s'évanouit en la voyant aussi honteuse, mais il garda une expression sèche pour la dissuader de recommencer:
_ Cette chambre abrite une malade... et une invitée de marque. Alors ne venez plus à cet étage si c'est pour briser le calme dont elle a besoin pour se remettre. *Il empoigna le plateau et s’apprêtait à refermer la porte quand Lucette entra toujours la tête baissée pour s'excuser.*
_ J'suis désolée monseigneur. Papa m'a dit de vous transmettre un message. La viande crue c'est pas bon pour l'estomac. J'vous a' mis un peu de sauce pour que ça passe mieux.
Le beau brun soupffla mi agacé mi touché. Le louveteau se mit à bouger sous les draps et gémit. Les trois protagonistes se regardèrent en chien de faïence puis Elisabeth fit mine de tousser de façon aiguë. Vincent se mit devant la servante et l'enjoint de sortir:
_ Très bien très bien, merci Lucette, vous pouvez disposer... La duchesse a besoin de repos..."
Il refermât la porte d'un coup sec avant de soupirer de soulagement. Il se tourna vers Elisabeth l'air complice et dit tout bas: "Si vous le voulez bien, ce sera notre petit secret." Le sourire de miss Tanner acheva de le désarmer. Il put poser le plateau sur le lit, l'on n'avait pas lésiné sur les mets. Fruits frais, brioche, petites viennoiseries, boissons chaudes, lait,... Il y en avait beaucoup trop pour deux et Vincent constata que ça avait l'air trop fastueux. D'autant plus qu'elle ne devait pas avoir très faim au sortir d'une nuit aussi éprouvante. Il se massa la nuque et confessa qu'il avait demandé aux cuisines de servir un peu de tout, ne sachant pas ce qu'elle aimait manger.
"Mais.. ne vous forcez pas à manger quoique ce soit si vous n'avez pas faim!" Le petit loup sortit de sous les couvertures. Il semblait avoir repéré le morceau de viande qui trônait au milieu du plateau en or. Ne sachant pas s'il pouvait faire confiance à ses deux hôtes, ni une, ni deux, il chaparda son repas et traina le bout de viande jusqu'à l'autre bout du lit laissant une fine trainée de sang. Elisabeth esquissa un sourire et proposa qu'il faudrait lui trouver un nom vu qu'on allait devoir cohabiter avec lui quelques temps. Vincent fut d'accord mais était à court d'inspiration.  Il se contenta de mordre dans une brioche, laissant un doux silence s'installer.

***

La marquise de Montespan, emmitouflée dans sa parure de nuit bouffante bourrée de fanfreluches, manqua de faire tomber son bonnet de nuit quand sa dame de chambre l'informa de ce qu'il se passait au château.
"Comment?? Mon fils et la duchesse? Dans la même chambre? Et personne ne les chaperonne? *A elle même, portant son regard vert fou dans un coin de la pièce* Mon dieu, que dirait le roi?"
Oui c'était devenu une habitude chez elle, de faire sans cesse des références à son ancien amant. Comme s'il portait encore attention à ce que la Montespan faisait. A chaque fois qu'elle posait cette question, cela créait un malaise tel dans la pièce, que jamais une personne manquait de changer de sujet. C'était sa façon à elle de surmonter sa misérable existence. Un peu folle, elle se complaisait dans le mensonge et les illusions du passé. Caché au fond de son placard, elle détenait encore de vieux objets qui avaient appartenu au roi, comme de précieuses reliques qui pourraient lui servir pour lancer des sorts.
"Monsieur le marquis a également passé la nuit au chevet de sa fiancée. J'ai du moi même le réveiller avant l'heure de la toilette.
La marquise se rongea un ongle prise dans un accès d'angoisse.
_ Ce n'est vraiment pas convenable. Je ne pensais pas capable mon fils d'une telle passion. Les mariages d'amour n'ont jamais duré c'est bien connu. Laissons la virulence aux amantes. Si l'on a pas la tête froide, l'on court à la perte de sa famille toute entière. *Elle marqua une pause avant de frapper frénétiquement sur son matelas* Faites venir le médecin!
_ Tout de suite madame."

***

"Grand dieu, il a dévoré le pavé de cerf entier!" S'exclama Vincent, le sourire aux lèvres en contemplant leur secret. Il était onze heures passées, les deux fiancés avaient passé la matinée ensemble à parler de tout et de rien, oubliant tout deux la fatigue d'Elisabeth.
"Toc toc. "
"Le docteur voudrait vous dire un mot."
Souffla le valet de Vincent tout en débarrassant le plateau à moité vide. Il eut la présence d'esprit de cacher le louveteau au ventre bien repli dans sa poche pour l'emmener digérer dans la chambre du marquis, planque parfaite.
Le médecin entra timidement dans la salle, comme si on l'avait obligé à venir. Tandis que Vincent leva ses yeux vers le nouveau venu, le docteur se lança dans un monologue bien compliqué:
" L'on m'a prevenu que monsieur était avec vous depuis ce matin... Ce n'est vraiment pas conseillé de parler aussi longtemps sans interruption. Vous avez besoin d'un grand calme madame. Vous êtes passée tout près de la grande faucheuse cette nuit. Il vous faut un silence absolu.
_ Mais je ne comprends pas... Vous m'aviez dit ce matin que j'avais passé le plus dur.
_ Euh oui...
*Le médecin remit ses lunettes sur son nez d'un geste malhabile. Il agissait sous les ordres de la marquise qui espérait faire sortir son fils de la chambre d'Elisabeth* Et bien vous m'avez mal compris...
Vincent le coupa net:
_ Etes vous en train de dire que la conversation la fatigue?
_ C'est cela!

Vincent se leva immédiatement et s'inclina devant Elisabeth:
_ Je m'excuse de vous avoir aussi longtemps retenue madame. Vous auriez du me dire que vous preniez sur vous toute la matinée pour ne pas tomber de sommeil. Rien ne m'est plus précieux que votre santé. *Sa fiancée eut l'air un peu triste de le voir ainsi partir et le médecin satisfait. Fort de son effet, Vincent retourna la situation magistralement* Et comme je me sens responsable de votre mésaventure puisque c'est moi qui vous ai invité à la chasse, je vais vous veiller toute la journée sans dire un mot. Tel un médecin prévenant. *Il se tourna vers le docteur* N'est ce pas ce que vous auriez fait en bon professionnel monsieur?"
Contraint de capituler, son interlocuteur marmonna un "oui oui" ampoulé et le Montespan s'éclipsa quelques minutes de la chambre avant de revenir avec un livre.
Il sourit à Elisabeth puis ouvrit son livre à la première page, étant heureux de pouvoir rester à ses côtés même sans bruit. D'habitude, il exécrait les silences car toute sa vie s'était déroulée dans un silence froid propre aux familles aristocratiques. Pas de bruit à table, l'indifférence de sa mère, l'absence de son père, le vide de cette grande maison. Et pourtant ce matin là, Vincent sut faire la différence. Il était des silences qui s’installent non pas car l'on a plus rien à dire mais parce qu'on peut communiquer sans parler. Vincent n'était pas du tout à ce qu'il lisait, d'ailleurs il avait pioché au hasard un volumineux bouquin dans la bibliothèque, lançant de temps à autre des regards en coin vers le lit.

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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Mar 24 Sep - 21:00


Cérémonies de fiançailles
Vincent & Elisabeth



* La jeune femme dévorait le jeune homme des yeux, puis fut longuement intrigué par ce qui se trouvait sur ses genoux. elle ouvrit délicatement et avec précaution le drap ne comprenant pas vraiment. Ce ne fut que quand la petite frimousse du louveteau sortit qu'elle compris, la duchesse était bouche bée et fini par rire aux éclats en attendant les paroles du Marquis* Vous êtes tout deux très touchant de vous inquiétiez de ma santé...Puis il a bien fait d'insister avec tant d'ardeur, j'avais grand envie de le voir moi aussi puis un peu de compagnie de me tuera pas. *elle toussa doucement dans un petit mouchoir en dentelle qu'elle venait de sortir de près de sa poitrine. Un tissu ayant appartenu à sa mère et duquel elle ne se séparait que très rarement. Quant on frappa à la porte, leurs regards se cherchèrent et comprirent de suite qu'il fallait cacher cette petite boule de poil. Elle fit une place à l'animal contre ses genoux pour le cacher du mieux qu'elle pouvait. Elle se redressa un peu en voyant le marquis aller vers la porte, elle tendit l'oreille pour écouter la conversation et sourit en entendant les dire de son futur époux qui semblant prendre tellement soin d'elle. Le louveteau  gémit et tous se tournèrent vers elle, elle porta le mouchoir à sa bouche et toussota de façon la plus aiguë qu'elle pu. Quand il referma la porte, Elisabeth sourit tendrement en hochant la tête* Promis, j'emporterais ce secret dans ma tombe, plus vite qu'on ne pourrait le penser peut-être...*dit-elle une petite mine mélancolique  Elle sortit la petite bête de sous ses draps et plia ses jambes sous elle laissant un peu plus de place pour que Vincent puisse s'asseoir au bout du lit si bon lui semblait. La jeune duchesse pencha la tête en prenant une brioche sur laquelle elle mit de la confiture * cela me convient à ravir, merci pour tout ce que vous faites pour moi... de plus ma mère m'a appris qu'il fallait se nourrir pour guérir ! *elle regarda le bébé loup un petit sourire maternelle aux lèvres* Il faudrait peut-être que nous pensions à lui trouver un nom à ce petit, s'il entre dans la famille...*Elle pris une bouchée de sa brioche laissant un doux silence s'installer puis fini par sourire comme prise d'une idée un peu fiévreuse*  que dites vous de Shakespeare ? Molière ? La Fayette ? *elle haussa les épaules* des noms d'auteurs...
*Elisabeth n'avait pas vu la matinée passer, elle se sentait beaucoup mieux. Le jeune marquis lui offrait comme un peu plus d'oxygène à chaque fois qu'il parlait. Elle était beaucoup moins méfiante et sur ces gardes avec lui qu'au début. A vrai dire, elle ne se forçait pas, elle ne calculait pas tout ces gestes et paroles. La brunette leva les yeux empli d'une soudaine tristesse voyant entrer le docteur et fronça les sourcils à ces dires* Mais je ne comprend pas..Vous m'aviez dit ce matin qui j'avais passé le plus dur. *sa voix était ferme mais cependant elle restait inquiète et fragile et plus le médecin parlait et plus elle se rallongeait dans son lit, tournant la tête vers la fenêtre quand son promis prononça ses excuses avec politesse. Elle soupira un peu puis tourna brusquement la tête quand il annonça qu'il restait ici finalement.  Au bout de quelques minutes et lui tendit le livre qui était sur sa table de cheveux* Pouvez vous me lire la suite de mon roman..? *Elle avait commencer depuis peu un roman intitulé La princesse de Clèves d'un auteur anonyme (même si nous savons pertinemment que c'est de Madame de Lafayette maintenant ^^ ) , qu'elle avait acheter dans une petite boutique de la capital.* Je ne dois pas parler pour me garder en forme mais le silence ne vous ait pas proscrit à vous très cher...*elle sourit avec tendresse attendant qu'il attrape le livre.*




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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Sam 28 Sep - 22:57


Cérémonies de fiançailles

Vincent posa avec plaisir son gros bouquin pour attraper le livre de chevet d'Elisabeth. Il lui fit la lecture jusqu'à l'heure du déjeuner. D'une voix douce et claire, il prenait même plaisir à prendre différentes intonations au moment des dialogues pour que sa chère et tendre s'amuse comme si elle s'était rendue à une pièce. Son valet vint lui annoncer que sa mère l'attendait pour manger.
" C'est déjà l'heure du repas? *Vincent fit une tête d’enterrement avant de se reprendre. Comment une heure avait elle pu s'écouler en une fraction de secondes?* Très bien... " Il rendit La princesse de Clèves à Elisabeth, lui confiant qu'il reviendrait dès qu'il pourrait pour qu'elle ne s'enlise pas dans un l'ennui dans lequel était plongé sa chambre. " Je vous défends de lire la suite sans moi." Ajouta t il ponctué d'un sourire avant de sortir de la pièce.
Il descendit l'escalier en marbre d'un pas léger et rejoint la marquise à table. Elle l'attendait d'un air si morne qu'il se demanda s'il avait fait quelque chose qui l'avait offensé. Tandis qu'un serviteur rapprochait la chaise de Vincent de la table, le Montespan la questionna "Quelque chose ne va pas mère?". La marquise mit un temps infini à répondre. Elle ménageait toujours ses effets. Maintenant qu'il était à sa place, Vincent n'arrivait plus à discerner l'expression de sa génitrice. Cette table était si grande... C'était décidément ridicule d'y manger quand l'on était plus que deux. Au milieu du repas, le noble jeune homme brisa une nouvelle fois le silence. Puisqu'il était certain que sa mère était de mauvaise humeur comme bien souvent, et qu'il n'y avait jamais de raison très claire pour l'expliquer, il éluda la question. C'était la politique de la maison d'éviter les sujets qui fâchent comme si ne jamais en parler les faisait disparaitre à jamais. Entre deux tintements de fourchette, Vincent interrogea donc d'une voix neutre: "Le docteur ne nous rejoindra pas pour déjeuner?
_ Non je l'ai congédié avant le repas. Il n'était plus d'aucune utilité.
_ Il a pourtant été d'une aide remarquable. Heureusement qu'il était invité à cette partie de chasse sans quoi cela aurait tourné au désastre...

L'ancienne favorite fit signe aux deux valets qui se tenaient à l'écart contre le mur d'approcher. Ils lui servirent de l'eau puis reprirent leur place figée, tels des statues.
_ Il est vrai que si mademoiselle Tanner avait péri chez nous, cela aurait été une véritable tragédie. Je n'aurais jamais pu me tenir de nouveau devant le duc. Nous aurions en quelque sorte perpétré la malédiction des femmes de leur famille. Rien ne peut s'opposer aux forces mystiques, mon fils.
Il y eut un blanc au cours duquel Vincent avait relevé sa tête, choqué. Il serra son couteau dans sa main droite d'une force herculéenne.
_ Ainsi vous saviez à propos de sa mère et vous ne m'avez rien dit?! Alors même que vous auriez pu éviter un accident en l'invitant à ne pas monter à cheval? C'était votre rôle! Elle vous aurait obéi!
_ Est ce pour cela que vous vous mettez dans tous vos états? Sachez vous contenir Vincent. Vous n'avez pas un rang qui vous permet de vous conduire comme vous le désirez.
*L'on apporta les desserts d'un pas feutré pour ne pas perturber la dispute* De même que la gentillesse d'un hôte ne doit pas se confondre avec trop de prévenance. Vous n'êtes encore que fiancés.
_ Certes je ne suis pas roi. Vous êtes bien placée pour le savoir. Répondit il sèchement.
La marquise sentit que son fils en souffrait. Elle se leva alors brusquement de sa chaise pour rejoindre Vincent et lui prendre la main. Elle était à présent agenouillée devant son fils, appuyant sa tête contre sa main.
_ Vous êtes mon roi. Et un souverain est le moins libre de ses sujets. Il a plus de devoirs que quiconque car c'est un être à part entière, bien supérieur au commun des mortels.
Vincent s'adoucit. Sa mère ne voulait que son bien il le savait... Il se sentait même d'ailleurs coupable d'être né parfois car il avait l'impression que sa mère ne vivait plus que pour l'avenir de son fils et ne pensait plus jamais à elle même. Cependant, il lui restait un goût amer en bouche que tous les desserts au chocolat du monde ne pourraient effacer. L'amour inconditionnel que lui portait sa mère n'empêchait pas qu'il ne serait jamais comme elle. Ils étaient trop différents pour ne serait ce que partager une conversation. Il abdiqua en surface, pour ne point faire la souffrir davantage et se pencha pour embrasser son front.
_ Excusez mon emportement... Vous êtes trop bonne pour un avoir un fils si tempétueux.
Elle sourit et leurs regards aussi beaux l'un que l'autre se croisèrent.
_ Je ne vous en veux pas. Vous avez la puissance du soleil en vous, tout comme votre père. *Elle se releva et regagna sa place avec un port hautain pour signifier aux nombreux domestiques qui étaient dans la salle que la seule personne devant laquelle elle s'agenouillerait jamais serait son fils et qu'ils ne devaient pas voir cela comme une faiblesse de sa part. Tout était une question d'apparence. Une fois son dessert entamé, elle put reprendre de façon naturelle:* Nous sommes invités à faire une partie de croquet cette après midi. Nous comptons sur votre présence."

Avant de partir, Vincent prétexta avoir oublié quelque chose dans sa chambre pour monter à l'étage. Puisque l'escalier donnait une vue imprenable sur la hall d'entrée, la Montespan fixait d'un oeil sévère son fils pour savoir ce qu'il faisait réellement. Pour donner le change, le marquis entra dans sa chambre et fouilla son bureau dans tous ses coins et recoins. Il était déjà en bordel, cela ne changerait pas de d'habitude, il passait sa vie dessus. Vincent en ressortit un bout de papier et écrit à la plume d'oie un petit mot. En ressortant, il fit mine de trébucher et glissa la feuille de papier sous la porte d'Elisabeth. "Et bien Vincent? La voiture est prête.
_ J'arrive mère!"

La porte claqua vigoureusement, laissant la maison dans ce silence hermétique que seuls troublaient les pas du petit personnel. Quand Elisabeth s'aperçut qu'on lui avait laissé un mot, elle s'obligea à se lever et s'en empara.
Chère Elisabeth,
je me vois dans l'obligation de participer à une partie de croquet qui s'éternisera sûrement tard dans l'après midi. Vous avez donc la permission exceptionnelle de continuer votre livre en attendant mon retour. Si vous vous ennuyez, sonnez mon valet, il pourra vous amener discrètement vous savez qui.

Nota Bene: Et si nous l'appelions Clèves?

Vincent


***

Un jour et demi s'était écoulé depuis leur dernière rencontre et il n'y tenait plus. A quoi bon faire semblant de ne pas s'aimer pour des gens de la cour qui n'étaient même pas là? Pour finalement montrer à tout le monde que l'on s'aime une fois mariés...
"Absurde... Ridicule!" Maugréa Vincent en faisant les cent pas dans sa chambre, une main derrière le dos.
"Vous m'avez appelé monsieur? Questionna une voix familière derrière la porte.
Le Montespan se stoppa net au centre de la pièce. Une idée lumineuse venait de germer dans son esprit.
_ Oui entrez dont! *Il fit signe à son valet personnel d'approcher tout près pour lui murmurer ses plans à l'oreille. Tandis que l'on fomentait un petit complot, le petit louveteau qui avait pris 5 bons centimètres en un jour seulement faisait ses dents contre le pied de lit en bois.* Vous m'avez bien compris?" Finit il par demander tout haut.
Hochement de tête. "Tout sera prêt pour ce soir monsieur."
Le valet sortit de la pièce et Vincent colla sa main contre le mur. C'était le mur qu'il partageait avec la chambre de sa fiancée juste à côté. Que faisait elle en ce moment? Il finit par poser sa joue contre le papier peint froid pour essayer d'entendre le moindre bruit. "Je donnerais tout pour abattre ce mur en ce moment..." Silence. Un gratement. Vincent colla davantage son oreille quand il s'aperçut que le bruit provenait de son lit, le louveteau s'énervant tout seul en jouant. Le marquis finit par balancer son encrier (heureusement vide) par terre. "Satané protocole!" Clèves arrêta son massacre de lit pour le regarder avec de grands yeux.
Au même étage, quelques pièces plus loin, l'on attendait qu'une domestique apporte les draps sales de la malade. Cela faisait du bien d'aérer la pièce et de brûler le linge sale pour exterminer les microboes disait on dans le milieu médical. Bien loin de se diriger vers la cheminée, les draps sales furent acheminés jusque dans la chambre de la maitresse de maison. La domestique entra précautionneusement au grand damne de la Montespan. "Entrez vite et fermez la porte!
Elle s'exécuta les yeux baissés. N'en pouvant plus, la marquise perdit patience:
_ Alors??
_ Madame... Les draps sont souillés...

La mère crut défaillir. Elle porta sa main à sa poitrine ce qui inquiéta sa servante.
_ Madame? Vous allez bien? Voulez vous vous assoeir?
_ Tss, donnez moi ça!"
S'exclama la noble dame en s'emparant des draps. Elle examina le moindre centimètre de tissu jusqu'à tomber sur la trainée de sang séchée qu'avait laissé la viande du jeune loup, devenue marron avec le temps. Le quiproquos fut parfait puisque la Montespan cut que Vincent avait défloré sa promise dès le premier jour de sa convalescence. C'était pour cela qu'il avait baissé les armes si vite ce jour là... Elle n'en revenait pas. Il avait hérité de la luxure dévorante de son père le roi. Son bébé, la chair de sa chair était corrompue par ses apétits... C'est ce désir qui avait poussé sa majesté à préférer sa favorite à une autre femme et à la congédier dans le domaine des Montespan. Elle refusait que ce même instinct bestial ne plonge son fils dans d'affreux scandales. Et qui sait un jour il pourrait être manipulé par sa femme et pourrait refuser de reparler à sa propre mère. La marquise lâcha violemment les draps sous le regard apeuré de la servante. "Jamais!" Pour combattre le mal par le mal... La Montespan engagerait une prostituée et l'enverrait dans le lit de son fils. C'étaient les femmes qui gouvernaient le monde la nuit, il valait mieux que celle qui gouverne son fils soit à la botte de la Montespan.

***

Il faisait nuit noire et la maitresse de maison s'était absentée pour sa séance de spiritisme du jeudi chez ses amis. Elisabeth entendit quelqu'un toquer contre la fenêtre quatre fois. Puis plus rien. Et encore quatre coups. Quand Vincent apperçu enfin sa fiancée à la fenêtre il lui fit signe avec une torche de se couvrir et de descendre dans le jardin. Son coeur cessa de battre en attendant sa réponse. Elle finit par faire oui de la tête et disparut dans sa chambre. Se frottant les mains pour se réchauffer, il rajouta une pierre chaude dans la bouillote antique (une sorte de poele que l'on mettait sous les chaises pour se réchauffer les pieds). Il s'était renseigné auprès du médecin et avait su que la santé d'Elisabeth lui permettait de rester dehors par une nuit un peu froide. Il essaierait de ne pas faire long. Quelques minutes plus tard, il aperçut enfin l'élue de son coeur emmitouflée dans un manteau de fourures et des couvertures. Elle lui fit une remarque tintée de reproche car il n'avait pas montré signe de vie depuis plus d'une journée. Que lui voulait il à une heure si tardive? Le marquis ne répondit pas tout de suite pour ménager le suspense et s'écarta de quelques pas pour lui montrer ce qu'il avait préparé. Deux chaises confortables se tenaient au milieu d'un parterre de fleurs. Des lampes avaient été accrochées au dessus d'eux tels des carrillons un jour de fête et un plateau repas offrait des gourmandises en cas de petite faim. Ils étaient à l'abris du vent ainsi que des regards derrière d'épais buissons.
"Je m'excuse de vous faire sortir à cette heure ci, mais pour braver l'interdiction de ma mère de vous voir davantage, je n'avais pas d'autres choix. Tout le monde dort. J'espérais que vous non. *Il lui montra sa chaise* Si madame veut bien me faire le plaisir.
Elle sourit et s'exécuta. Vincent, quelque peu fébrile, lui servit une coupe de vin chaud avant de faire de même pour lui. Il s'était préparé toute la soirée à ce discours mais maintenant qu'il était devant elle, tout s'embrouillait dans sa tête. Le marquis souffla un grand coup avant de s'expliquer.
"Voilà... Je sais qu'un mariage arrangé est loin d'être la plus romantique des unions... Et je vous avoue ne point avoir aspiré à grand chose vous concernant. Tout au plus une bonne amie. *Elle arqua un sourcil et Vincent se demanda si elle l'avait mal pris.* Et puis je vous ai vu. *Il marqua une pause et s'agenouilla devant elle en levant son verre* Plus je vous voyais plus je voulais que vous restiez un peu plus avec moi. Est ce que ce "un petit peu plus" pourrait se transformer en "toute la vie"? *Elisabeth resta muette ce qui laissa le temps à Vincent d'achever son discours qui défilait enfin dans sa tête* Je sais que nos fiançailles ont été décidées sans notre avis mais je voulais officialiser les choses ce soir. Rien qu'entre les principaux concernés... Notre rencontre m'a fait vouloir ce qui m'était jusque là imposé. Si ce n'est pas votre cas, je peux faire en sorte d'annuler tout. J'en prendrais l'unique responsabilité. Mais ne me répondez pas oui si ne c'est pas vrai. Je préfère que vous soyez honnête avec moi."

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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Dim 29 Sep - 17:16


Cérémonies de fiançailles
Vincent & Elisabeth



*La jeune femme avait écouté le marquis lire avec attention et entrain. Elle avait été amusé de voir avec quel sérieux il avait pris sa mission de lecture, changeant de voix pour les différents personnages et autres. La jolie Tanner fut tout autant que son promis déçut de le voir partir à table. Une fois qu'il fut partit, on lui monta un plateau pour qu'elle aussi puisse avaler un petit quelque chose.* Mademoiselle...Votre repas. J'espère qu'il vous plaira, le cuisinier a tenté de faire quelque chose appétant pour notre invitée de marque...*La servante s'inclina allant pour partir mais Elisabeth la retint* Vous voulez vous bien..rester avec moi le temps de mon repas ? je n'apprécie guère être seule quand je mange...* La femme de la maison acquissa et les deux femmes se surprirent rapidement à discuter de tout et de rien. Allant de la journée éprouvante qu'avait été la veille, que du repas, en passant par le temps dehors, la Marquis de Montespan mais surtout le sujet sur lequel toutes les servantes voulaient en savoir plus...La relation des deux jeunes promis. Elisabeth rougit un peu* Oh et bien...Amandine pour être franche, Je ne regrette point d'être promise à un homme lui. Il est bon et bienveillant et même si son côté un peu bourru peut me mettre hors de moi j'avoue que je peux passer outre ce détail car il fait partit de son charme...Je ne pensais pas pouvoir un jour avoir la chance de vivre la complicité que j'ai avec lui..*la jeune servante soupira doucement* Oh mademoiselle qu'est ce que j'aimerais à votre place...Monsieur le Marquis est vraiment un homme bon vous avez de la chance ! * Elisabeth rit doucement finissant son repas tout juste, puis regarda l'horloge et écarquilla les yeux* Oh Amandine, vous ferez mieux de quitter ma chambre....Madame la Marquise semble vouloir me garder cloîtrée ici sans aucune visite...et si l'on vous vois ici vous risquerez de vous faire rouspéter ! *La dite Amandine fit une révérence pris le plateau et quitta la chambre sans un bruit, un petit sourire aux lèvres et croisa le jeune Vincent qui montait quatre à quatre les escaliers en direction de sa chambre. Plusieurs minutes après Elisabeth aperçut un petit mot qui venait d'être glissé sous sa porte. Elle sortit de son lit avec délicatesse, ses jambes étaient encore un peu faible mais elle se précipita vers le bout de papier sachant très bien sa provenance. Elle dévora les mots du jeune homme et soupira en les lisant. La Duchesse serait donc seule toute l'après midi à son grand regret...Elle retourna à son lit et repris son livre doucement, glissant le mot de son promis contre sa poitrine. Après plusieurs heures de lecture, la jeune femme fit appeler le domestique de Vincent pour qu'il lui apporte le louveteau. Elle s'assit par terre sur le tapis pour jouer avec la petite boule de poil jusqu'au moment où le domestique revint, Les Montespan étaient dans la cours et il fallait que Clèves retourne dans la chambre du Marquis. Elle opina de la tête et se précipita à son bureau pour écrire un petit mot* Attendez...* Elle pris un de ses rubans et accrocha le bout de papier autours du cou de l'animal à l'aide de son ruban rouge. Sur ce mot était écrit ceci : "Cher Vincent...Votre absence à été difficile pour moi mais j'avoue que notre petit Clèves a permis à étouffer mon ennui le temps d'une heure. Merci à vous, pour tout ce que vous faites pour moi. Elisabeth ". Un jour et demi était passé depuis leur dernière rencontre et Elisabeth avait eu l'impression que cela faisait plus d'une éternisée  Elle n'arrivait à comprendre pourquoi la Marquise empêchait Vincent de venir la voir, où bien si elle voulait qu'il cesse de la voir qu'elle la renvoie chez elle à Versailles ..Au moins cela serait moins dure à supporter que de dormir dans la pièce juste à côté de son bien-aimé et de ne pas pouvoir profiter de sa présence. Elle soupira lisant un nouveau passage de son roman, si elle restait encore une journée de plus ici sans pouvoir sortir, elle finirait par mourir d'ennui car elle arrivait aux dernières pages de l'oeuvre...Dieu que le temps passait lentement quant-il était loin d'elle pensant-elle secrètement. En plein milieu de la soirée, Elisabeth entendit quelqu'un toquer contre la fenêtre quatre fois. Puis plus rien. Et encore quatre coups. Elle fini par se lever, poussé par la curiosité et alla vers la fenêtre. Elle aperçut Vincent lui faire signe de sortir le rejoindre. Elisabeth surprise mis quelques secondes avant de faire oui de la tête. La duchesse se retourna vers sa chambre et ouvrit une grosse malle dans laquelle elle trouva un grand manteau de fourrure qu'elle enfila rapidement. Elle s'enroula en plus dans une couverture ne voulant pas risquer d'attraper un peu plus froid. Et descendit avec rapidité les escaliers pour sortir. Une fois dehors, elle ralentit le pas et s'approcha avec grâce de son promis* Que voulez vous ? Je n'ai le droit à aucune nouvelle depuis quasiment deux jours entiers et vous me faites ensuite sortir de nuit dans les jardins ?! Pourquoi donc..? *Dieu qu'il lui avait manqué mais elle ne pouvait pas l'admettre aussi facilement. Elle l'observa longuement, il semblait un peu gêné de ne pas avoir pu lui rendre visite et il semblait aussi avoir beaucoup plus à dire. La jeune femme regarda autours d'elle, tout était sublime elle en croyait à peine ses yeux. Il avait cela pour elle ? Surement oui, ou plutôt un domestique avait fait cela pour elle sous les directions du marquis. Elisabeth s'assit donc délicatement sur une des chaises une fois qu'il lui proposa si gentiment. Elle hocha la tête sans un mot, il semblait en avoir beaucoup plus à dire..."tout au plus une bonne amie" ces mots restèrent bloqués au milieu de la gorge de la jeune femme et elle arqua un sourcil suite à cela. Il était culotté de la faire sortir pour lui dire cela, qu'elle ne serait tout a plus qu'une bonne amie. La duchesse était sur le point de se lever quand elle l'entendit continuer. Elisabeth en resta muette, elle ne s'attendait absolument pas à cela. Les déclarations d'amour, elle ne les connaissait que part ses romans mais jamais elle n'avait prétendu à vouloir en vivre une et c'est ce qu'il se produisait aujourd'hui. Elle se leva brutalement laissant tomber la couverture qui jusque là l'enveloppait* Mais pour qui vous prenez vous ?! Vous pensez réellement qu'une femme se mettrait dans de tels états sans raisons ? Qu'elle montrait sur un cheval alors que sa mère a périt de cette façon ? *Elle baissa la tête* je sais que vous et votre mère êtes au courant...Une domestique m'a mise au courant...*La jolie Duchesse secoua la tête* mais là n'est pas la conversation...Vous croyez vraiment que je peux vouloir rompre nos fiançailles ? *Elle rit doucement passant la main sur son front* Vincent...Vous m'avez appris ce qu'est le vrai sens du mot aimer...Vous me poussez à être une femme plus forte jour après jour...Je vous que ce "un petit peu plus" se transforme en "toute la vie" et cela quoi que les gens puissent dire ou penser...*Les étoiles qui brillaient si bien ce soir dans le ciel, étaient à présent dans les yeux de la jeune femme et faisait ressortir toute sa beauté en ce soir si magique pour les deux jeunes gens.*




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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Lun 28 Oct - 23:03


Cérémonies de fiançailles

Vincent était trop troublé pour sourire ou faire quoique ce soit. Il avait été éduqué comme cela, il n'y pouvait plus rien. C'était dans les moments les plus intenses que son visage restait de marbre. Il se leva alors à son tour pour ramasser la couverture et la remettre autour des épaules de sa fiancée. Leurs regards se croisèrent et ils s'embrassèrent. Tout naturellement. Un baiser chaste de jeunes nobles sous la faible lumière des lampions. Quand leurs bouches se séparèrent, Vincent finit par esquisser un sourire: "Alors pas d'annulation dans ce cas."

***

"Ce mariage sera grandiose! J'ai déjà prévu la liste des invités, ce sera comme si nous n'avions jamais quittés la cour vous et moi. "

Le duc Tanner se tenait assis face à la marquise dans une belle tenue émeraude. Sa canne dont le pommeau était taillé à la main était posée sur le rebord du canapé saumon, menaçant à tout instant de glisser par terre en emportant le service à thé présent sur la petite table basse en fer. Le regard froid de la Montespan ne cessait de se porter sur cette canne si bien que le duc commençait à se demander pourquoi elle l'observait en contrebas. Il porta sa main à sa fine moustache, faisant mine de réfléchir. "Bien, bien. Je serais ravi de jeter un coup d'oeil sur cette liste et d'ajouter moi même quelques membres de notre famille. Tout le monde attend avec impatience leurs épousailles depuis que votre fils les a annoncé à sa majesté.
Le rire cristallin tout à fait adorable de la rouquine flotta à travers la pièce:
_ Vraiment? Ne parle t on que de cela dans tout Versailles? Je ne pensais pas que nos chers enfants seraient si populaires dès leur entrée en société. Nous allons devoir veiller sur eux encore quelques temps pour leur éviter de subir les désagréments de la notoriété.
_ Avec tout votre respect je pense qu'ils sont assez âgés pour en mesurer les conséquences. Et puis ne dit on pas que le mariage fait vieillir avant l'heure? Un cheveu blanc pour chaque soucis et trois pour chaque souvenir heureux, regardez ce que la mère d'Elisabeth a fait subir à mon pauvre crâne.
_ Vous alors!"
S'exclama l'ancienne favorite en souriant.
_ Fi des traits d'esprit, comment s'entendent ils? Questionna t il en se rasseyant, cherchant sa position sur ce canapé trop mou.
_ Au delà de toute espérance. Répondit immédiatement la marquise avec un sourire de façade. Le mouvement du père d'Elisabeth fit définitivement chavirer la canne en plein sur la table. Le pommeau en forme de canard fendit les airs, et le bec s'arrêta net à deux centimètres de la théière en porcelaine de Chine, rattrapé d'un geste précis par la maitresse de maison. Elle avait été si rapide que le duc ne sut que faire à part la regarder.
_ Et bien... quelle dextérité! Je ne peux qu'espérer que votre fils ait hérité de vos qualités madame.
La noble rousse sourit à nouveau poliment et lui rendit sa canne.


Les échos de la conversation qui se déroulait dans le petit salon ne perturbait aucunement le jeune marquis pour qui l'identité de leur invité importait peu. Il entendait vaguement deux voix se manifester en un son indistinct, le prétexte parfait pour ne pas être repéré par sa très chère mère pour ce qu'il était en train de faire. En rentrant de son escapade nocturne hier soir, il avait remarqué que la branche fleurie qu'il avait vu depuis la chambre d'Elisabeth trouvait son origine jusque sous sa propre fenêtre. Le marquis avait trouvé son prochain moyen de communication. Penché par la fenêtre, Vincent tenait vainement d'attraper ladite branche, ce qui faisait secouer tout l'arbre. En bas, les malheureux valets qui passaient par là les bras chargés de courses furent arrosés de petites fleurs jaunes des pieds à la tête, se demandant si l'automne arrivait prématurément cette année. Vincent finit par se décourager et sectionna tout net une autre branche plus proche pour en faire sa canne à pèche. Il y accrocha le ruban que sa promise lui avait envoyé la veille et le noua autour d'un parchemin. Grâce à ce mécanisme astucieux, il atteint sans grande difficulté la fenêtre voisine du bout du bâton. Au bout de quelques minutes, il vit une petite main sortir et s'emparer du parchemin en dénouant le ruban rose. Le beau brun avait prévu aujourd'hui de lui faire prendre l'air dans le jardin une bonne partie de la journée. Si on leur cherchait des noises, il prétexterait que la santé d'Elisabeth dépendait de cette sortie, après tout l'air frais revigore tout malade, c'est bien connu. Il lui avait donné rendez vous dans une dizaine de minutes dans le hall d'entrée, le temps qu'elle se prépare. Vincent, lui, était déjà paré, tout de blanc et de gris vêtu. Il sortit rapidement de sa chambre, faisant au passage une petite caresse à Clèves qui se tenait sur son lit. Vincent grimaça en sentant les canines du louveteau rentrer dans son index. Bien qu'il se soit fait à sa présence, le loup ne s'était toujours pas habitué aux câlins et préférait jouer avec les mains de ses sauveurs... Le marquis espérait qu'il cesserait cette mauvaise habitude avec l'âge car sinon quelqu'un finirait par y laisser ses doigts tout comme ce bon vieux Lambris. Suçant son index qui saignait par petites gouttes, Vincent ne vit pas sortir la duchesse qui était en réalité déjà prête depuis un bon bout de temps. Ses yeux bleus s'écarquillèrent et il mit ses mains derrière son dos pour faire une légère révérence."Elisabeth. Vous avez meilleure mine de jour en jour. Avez vous bien dormi?" Qu'il pouvait sortir de phrases ampoulées et dénuées d'intérêt... Vincent se maudissait de ne jamais savoir quoi dire. Un trait d'humour ou quelque chose d'intéressant à lui dire, voilà ce qu'il aurait aimé faire. Il se sentait gauche avec elle et n'aimait pas cela, lui d'habitude si sûr et indifférent à ce qui l'entourait. Elle lui fit malgré tout le mal qu'il pouvait penser de son entrée en scène un charmant sourire qui lui donnait envie de continuer le baiser de la nuit dernière. Ses lèvres avaient elles toujours été si charnues? Pourquoi ne le remarquait il que maintenant?
_ Merveilleusement...
_ Tiens les voilà qui descendent!
S'écria la marquise qui s'était levée pour guetter l'arrivée des jeunes gens. Venez donc voir qui nous as rendu visite!
Vincent échangea un regard mi figue mi raisin avec elle et se résout à descendre les escaliers, une main sur la rambarde de marbre. Il aperçut un homme bien habillé qui s'était redressé pour l'occasion. Vincent nota la ressemblance avec Elisabeth et comprit que son père était venu s'enquérir de sa santé. Il devait être mort d'inquiétude. Le bâtard du roi bomba son torse et s'inclina respectueusement devant son futur beau père.
"Monsieur le duc, mes plus sincères pour ce qu'il s'est passé... J'aurais aimé que l'on se rencontre dans de meilleures circonstances. Souffla t il en regardant ses pieds.
_ Monseigneur est venu ramener sa fille au château." Annonça fièrement la marquise.


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MessageSujet: Re: Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]   Mar 25 Fév - 1:13


Cérémonies de fiançailles
Vincent & Elisabeth



 *Elisabeth n'avait cessé de tourner encore et encore dans son lit suite à leur sortie nocturne. La jeune femme avait fini par s'écrouler de sommeille sur des questions qui restèrent sans question et sur des divagations des plus merveilleuses. Elle se réveilla au petit jour et s'apprêta de suite sans trop savoir pourquoi. Elle se sentait déjà beaucoup mieux, surement que l'amour était le meilleur remède contre tout maux se dit-elle un sourire aux lèvres. Une heure après son levé, elle entendit quelque chose cogner contre sa fenêtre et se précipita quand elle vit qu'il s'agissait d'un mot. La jolie Duchesse se précipita d'ouvrir pour récupérer avec délicatesse la missive. Une promenade ? Avec Vincent ? Elle en mourait déjà d'impatience à dire vrai. Ni une, ni deux, la voilà déjà dans le couloir. Une fois face à son promis, un sourire se dessina sur ses lèvres sans qu'elle ne puisse le retenir. Qu'est ce qu'il pouvait être courtois, et protocolaire quand il était anxieux. Cela la faisait rire, elle qui justement dans ce genre de situation était plutôt piquer d'une insolence qui pouvait déclencher une guerre. Elisabeth se préparait à répondre avec humeur et tendresse à la question de son bien-aimé mais elle ne pu continuer plus qu'un "merveilleusement". Elle tourna la tête et descendit avec grâce quelques marches pour voir à son tours l'invité surprise qui semblait mettre le Marquis dans un drôle d'état. La noble ne fut pas aussi rapide que son fiancé et ce fut les paroles de ce dernier qui lui annonça qui était cet invité. Les yeux d'Elisabeth s'écarquillèrent, son père ? ici ? Une joie immense l'empli soudainement, elle se précipita vers les bras de son père qui avait totalement ignoré Vincent.* Oh Père..! Il faisait tellement de temps que je ne vous avais pas vu que j'ai bien cru que mes yeux ne saurait plus vous reconnaître...*Le Duc sourit à demi et serra sa fille dans ces bras* Je me suis fais un sang d'encre à votre sujet Elisabeth. Mais suite à lettre de Madame la Marquise m'annonçant que vous étiez enfin remis sur pied, je me suis précipité pour vous ramenez. *Elisabeth se détacha de son père avec délicatesse. Pendant ce temps, la Marquise fuyait le regard de son fils qui venait d'apprendre qu'elle était l'origine du départ précipité de la Duchesse. Cette dernière rit aux éclats. Son rire cristallin raisonna dans toute la demeure. Deux jeunes domestiques qui n'étaient point habituée a entendre ce genre de chose firent leur fouine discrètement pour observer la scène. Le Duc repris doucement tenant la main de sa fille serrer au creux de la sienne.* Grace à Dieu, la maladie ne vous faire guère perdre de votre beauté et de votre joie de vivre. Vous me faites tellement penser à votre défunte mère...*Elisabeth fit un signe de la main* Arrêtez père j'ai une mine affreuse...je me sens encore faible à dire vrai...*Elle échangea un regard avec Vincent, se demandant s'il y avait encore une possibilité pour elle de rester ne serait-ce un jour de plus. La Marquise se racla la gorge pour montrer qu'elle était là et qu'elle souhaitait prendre la parole, que le père de la jolie brune lui donna d'un signe distrait de main* Je trouve Mademoiselle Elisabeth qui vous avez repris énormément de couleurs depuis votre accident et que par ailleurs le simple fait que vous puissiez tenir debout montre que vous êtes apte à voyager en carrosse pour rentrer au château...*Elle fit un petit sourire de victoire, qui éveilla le gout du défi d'Elisabeth.* Oh mais vous avez tout à fait raison très chère. De plus, je n'oserais pas vous dérangez vous et votre fils un jour de plus, j'ai été un fardeau pour vous bien assez longtemps. * Elle fit ensuite un révérence des plus belles comme toujours, mais se mit la main sur le front une fois redresser.* Oh excusez moi Marquise mais je n'ai plus l'habitude de rester debout autant de temps étant donné que je suis resté cloîtrée au lit plusieurs jours. * Le Duc retint sa fille et passa son petit bras à Vincent* Emmenez la faire quelques pas dehors...Je dois régler quelques petites choses avec votre mère. *Une fois Elisabeth au bras de son promis, Monsieur son père leur adressa un clin d'oeil bienveillant avant de se retourner vers Madame de Montespan.* Madame, avant de partir, je souhaiterai finir mon thé et avoir accès à cette liste d'invité ainsi que...*La voix du père de la jeune Duchesse s'estompait petit à petit que les deux amoureux s'éloignaient. Une fois dehors, Elisabeth plaça sa main devant ses yeux* Oh mon dieu...je ne suis plus habituée à autant de lumière..! * Elle rit doucement avant d'aller s'asseoir sur un banc dans le jardin près des fleurs. Son père était un homme au grand coeur. Il l'avait toujours laissé faire ce qu'elle souhaitait, ne l'avait jamais puni pour une faute faite car on apprend de ses erreurs disait sa mère. Le Duc d'Aquitaine était vraiment quelqu'un qui sortait de l'ordinaire, il n'avait pas choisi le prétendant de sa fille pour son sang, ou pour son rang mais pour ses qualités morales et intellectuelles qu'il savait pouvant plaire à sa fille. La Duchesse avait les yeux fermés et le nez face au vent laissant vagabonder son esprit à tout va. Après plusieurs instants, elle tourna la tête vers Vincent qui se tenait debout près d'elle* Venez près de moi, j'ai l'impression d'être une condamnée qui ne doit adresser la parole à personne...*Le Marquis s'assis aux côtés de la jeune femme et lui pris la main* Votre père est un homme...surprenant...*Elisabeth rit gorge déployée et posa sa main sur l'avant bras de son futur époux sans même s'en rendre compte* Ma mère était une femme franche, douce et incroyable...Mon père a appris d'elle beaucoup de qualité humaine qu'il a tenté de m'apprendre jour après jour durant mon enfance pour que je devienne a mon tour une personne aussi bonne que ma très chère mère.* Elle soupira un instant et releva ses yeux pour les planter dans ceux de Vincent* Je suis confuse que vos plans pour aujourd'hui tombe ainsi à l'eau sans vouloir faire de mauvais jeu de mot...*Vincent ne pu se retenir de sourire en la voyant si légère dans ces propos.* De plus, mon départ risque d'être des plus précipité, je me doute qu'une domestique s'occupe d'hors et déjà d'emballer mes affaires...Ce qui signifie qu'une fois la discussion entre nos parents fini je n'aurais d'autre choix que de partir aux côtés de mon père en vous laissant le coeur lourd. * Vincent lui remis en place une mèche de cheveux* Elisabeth..*La jeune femme lui mis le doigt sur les lèvres* Non laissez moi finir...Je...me rend compte à présent que votre mère désapprouve notre complicité autant qu'elle est fière de mon rang..elle ne semble pas me porter dans son coeur et cela me chagrine quelque peu car je n'arrive pas à trouver la source de cette rancoeur qu'elle semble entretenir envers ma personne...*Les yeux de la jolie Tanner était à présent dans le vide et l'on avait l'impression que son âme était devenu des plus insondable, semblable aux eaux profondes du plein océan.*




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Cérémonies de fiançailles [entre Vincent et Elisabeth]
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