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Le temps est une invention de l'Homme, vous savez. Alors autant jouer avec puisque la vie n'a aucun sens... Mais plusieurs. Tenez, des centaines de personnes disparaissent chaque année sans donner d'explications. ça donne la chair de poule, non? Paris est une grande ville. Elle a des projets pour certains de ses habitants. Vous ne me croyez pas? A votre guise... Mais croyez vous vraiment que ce soit le hasard qui vous ait conduit jusqu'ici?



 
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 Le désespoir d'une muse inspire les écrivains [en cours entre Marc et Johanna]

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Tess
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MessageSujet: Le désespoir d'une muse inspire les écrivains [en cours entre Marc et Johanna]   Mer 26 Juin - 17:23



Le désespoir d'une muse inspire les écrivains


Johanna & Marc


Johanna s'était assise à la terrasse d'un café après avoir fait les boutiques, son dernier passe-temps qui seul arrivait à lui faire oublier tous ses soucis. Elle s'était noyée dans les paires de chaussures colorées et les robes bien coupées, ses paquets étaient déjà en route pour chez elle, portés par des livreurs pour clients de luxe. Et oui maintenant tout ce qu'elle avait c'était le fric. Cet argent sale que lui donnaient de vieux types libidineux à qui elle dvait offrir son corps. Elle se sentait aussi sale qu'eux depuis un mois. Il faudrait qu'elle pense à bien se confesser dimanche prochain au père Lemaitre. Il commençait à bien la connaitre à force. Plongeant sa main manucurée dans son sac, elle en sortit une très longue cigarette, qu'un homme à la table voisine s'empressa d'allumer. Elle le remercia d'un regard de biche, tous les hommes étaient des animaux quand il s'agissait d'elle. Le seul qui s'était jamais montré correct devait être mort à l'heure qu'il était, ce pauvre soldat allemand... Ce n'était pas très patriote d'imaginer ce qu'aurait été la vie si l'Allemagne avait gagné la guerre, mais Jo le faisait très souvent. Ne se rendant pas du tout compte des enjeux d'une telle guerre, elle ne pensait qu'à sa propre vie si le haut gradé bosch était revenu se marier avec elle. Elle serait devenue une vraie p'tite femme d'intérieur comme on voyait dans les magazines de mode, un tablier sur leur robe chanel. La danseuse de cabaret regarda autour d'elle à cette pensée, elle aurait bien lu un magazine pour passer le temps. Aujourd'hui son client l'avait laissé très tôt à cause de l'arrivée impromptue de sa femme qui était rentrée de voyage plus tôt que prévu. ça tombait bien il faisait très beau. Johanna adorait se retrouver seule car ça n'arrivait pas souvent. Elle attirait la compagnie comme le miel avec des mouches. Son joli minois regardant le ciel bleu faisait se tourner bien des passants en ce moment, elle avait tellement l'habitude qu'elle ne le remarquait plus. Un peintre de rue s'était posé juste à côté de sa table pour la peindre, la trouvant plus intéressante que la rue Montparnasse.
Elle repéra un kiosque à journaux un peu plus loin et se leva.
" Vous reviendrez belle inconnue? Lui demanda le peintre d'un certain âge d'un ton doux.
Johanna le remarqua enfin et sourit, lui désignant le kiosque.
_Si vous restez muet je veux bien revenir à cette table pour lire mon magazine"


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MessageSujet: Re: Le désespoir d'une muse inspire les écrivains [en cours entre Marc et Johanna]   Dim 30 Juin - 21:59



Le désespoir d'une muse inspire les écrivains ( Marc et Johanna )
*Marc avait encore passé une nuit à sillonner les rues à la recherche d'une inspiration nocturne mais cependant il n'était arrivé à rien une fois de plus. Il était bien heureux toute fois de ne pas avoir dormi cette nuit car au moins il n'avait pas eu ses atroce cauchemars qui le hantait nuit après nuit et qui faisait de lui un homme peureux dans noir à force de croire que de vieux démons vont venir lui rendre visite...Il fini par s'asseoir à une table d'un café tout ce qu'il y avait de plus charmant et commanda un café puis s'affala très légèrement sur sa table, il semblait épuisé et à bout de nerf aussi...*

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MessageSujet: Re: Le désespoir d'une muse inspire les écrivains [en cours entre Marc et Johanna]   Lun 1 Juil - 13:56



Le désespoir d'une muse inspire les écrivains


Johanna & Marc
Le peintre se mit à gigoter nerveusement lorsque Marc s'affala sur la table voisine. Il allait lui bloquer la vue sur la belle demoiselle s'il continuait à arquer son dos comme ça.... " Bon dieu de bon dieu.... ces hommes de nos jours... impossible de garder le dos bien droit..." marmonna t il assez fort pour se faire entendre tout en décalant son matériel de peinture à l'huile de quelques centimètres.
Pour couronner le tout voilà qu'arrivait un jeune couple, main dans la main, qui s'installa sur la table de Johanna. Le peintre commença à vraiment s'énerver.
" Vous voyez bien qu'il y a une tasse de café presque vide non? Vous ne pouvez pas allez dans un autre café y'a plus de place!
Le jeune homme fronça les sourcils, ne bougeant pas d'un pouce:
_ Oh, qui va à la chasse perd sa place."
Sa chérie gloussa comme s'il avait dit quelque chose de très spirituel et commanda deux menthe à l'eau. Le peintre se leva de son tabouret et commença une violente dispute très bruyante qui alerta les gens autour. Certains essayaient de les calmer par des "voyons.... messieurs", d'autres râlaient dans leur coin de tout ce bruit, ce qui ne faisait qu'augmenter la colère des deux parisiens.
De son côté Johanna avait craqué sur le dernier "Elle" paru ce mois ci. En couverture se tenait une jolie brune en tailleur, le sujet phare était "Les femmes modernes: travailleuses et sexy". ça l'avait amusé de voir que les mentalités changeaient. Même si ce n'était que dans les magazines de mode branchés. Sa revue sous le bras, Johanna se figea en voyant la joyeuse pagaille qui s'était formée autour de sa table. Son arrivée fit taire le peintre, ce qui calma un peu l'assistance. Le patron du bistrot sortit de derrière son bar et rabattit le caquet de tout le monde, menaçant de virer le peintre à grand coups de pied au cul. Et dire que c'était toujours aussi animé le quartier de Montparnasse... Les parisiens avaient vraiment le sang chaud.
Johanna battit des cils interloquée, puis s'assit à côté de Marc, préférant ne pas se mêler de ces bêtises. Elle se heurta au regard pas très commode du jeune homme.
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MessageSujet: Re: Le désespoir d'une muse inspire les écrivains [en cours entre Marc et Johanna]   Lun 1 Juil - 21:48



Le désespoir d'une muse inspire les écrivains ( Marc et Johanna )
* Marc avait légèrement arqué un sourcil en entendant le peintre et puis quand encore ?! depuis quand les gens se mêlaient-ils autant de la tenue des autres..? L'écrivain sortit son carnet et se mis à griffonner toujours installé dans la même position. Il se mit ensuite à rêvassé un peu, la vie était trop active pour lui, il préférait la tranquillité de la Bretagne qui l'avait vu grandir...Peut-être aurait-il mieux fait de retourner chez lui après cette foutue guerre..! Mais pour y retrouver qui ? ces parents n'étaient plus de ce monde, sa sœur ne lui adressait plus la parole depuis qu'il avait obéit aux ordres en partant à la guerre. Il préférait rester dans les rues aminées de la capital dans lesquelles il pouvait vagabonder à son aise si un de ses terrifiant cauchemars survenaient au beau milieu d'une nuit. Les musicales et bar de Jazz en tout genre étaient ouvert à tout heure et il prenait parfois plaisir à y aller pour boire et chercher l'inspiration qui cependant ne pointait pas le bout de son nez tandis que l'ivresse de l'alcool en tout genre lui faisait rage. Il fut donc légèrement surpris quand il sentit une présence à sa table. Il tourna la tête vers une jeune femme qui tenait un de ces magasines de mode et lui lança un de ces regards qui vous glace le sang, Marc se racla la gorge * Vous foutez quoi ici ?! Vous voyez pas que je suis là ?

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MessageSujet: Re: Le désespoir d'une muse inspire les écrivains [en cours entre Marc et Johanna]   Mar 2 Juil - 12:48



Le désespoir d'une muse inspire les écrivains


Johanna & Marc
Jo sursauta. Les vieilles habitudes refaisaient vite surface lorsqu'on vous surprenait. Depuis qu'elle avait été battue jusqu'à évanouissement par les hommes de main de Mr Salvetti, elle avait des réflexes de chien battu. Ses yeux d'un noir profond prirent une tinte apeurée, elle ressemblait vraiment à une petite chose, une petite poupée qui n'attendait qu'une chose: que l'on prenne soin d'elle.
Pour la première fois de la journée elle regarda quelqu'un droit dans les yeux pour évaluer son comportement. Etait il vraiment dangereux? Ou juste un peu grognon comme la plupart des hommes? En tout cas il était bien atypique ce jeune homme blond, à lui parler si mal. D'habitude les mâles quémandaient ses faveurs mais pas lui. Il n'avait pas très fière allure tout dépenaillé qu'il était. Avec sa barbe de trois jours et ses cheveux blonds en bataille, Marc avait l'air furibond d'une bête sauvage. Et comme tous les hommes bougons et solitaires, il dégageait un charme tout particulier. C'était rare de voir un aussi beau blond. Cela lui fit penser vaguement à son cher soldat allemand. Il n'avait pas l'air aussi méchant qu'il voulait le faire croire. La prostituée savait sentir les gens. Après un long échange de regards méfiants, Johanna répondit d'un ton sec en s'allumant une nouvelle cigarette: " Il n'y a plus de place à ce café et j'y étais avant vous. ça vous dérange tant que ça de partager une table?" Le regard bleu électrique de son interlocuteur lui fit comprendre que oui. Elle haussa les épaules. " Tant pis pour vous. Si vous aimez la solitude, allez en banlieue pas à Montparnasse."

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MessageSujet: Re: Le désespoir d'une muse inspire les écrivains [en cours entre Marc et Johanna]   Sam 3 Aoû - 18:25



Le désespoir d'une muse inspire les écrivains ( Marc et Johanna )
 *Il se redressa en fermant brutalement son carnet* Si vous croyez qu'en me faisant vos yeux de biche à deux francs six sous vous allez m'amadouer vous rêvez ! * Marc la détailla : blonde, jeune, bien foutue, chétive, fragile, sûre d'elle mais craintive à la fin ? C'était une de ses femmes qui a été brisé plus d'une fois mais qui garde le courage de leva toujours plus haut la tête. Il se pencha sur la table et lui arracha la cigarette des mains et l'écrasa* Déjà que vous empestez le parfum chic, qui vous m'infligez la vision d'horreur d'un magasine de Mode écrit par des singes et que vous prenez la moitié de ma table priez au moins de respectez ma santé en ne m'enfumant pas avec votre barre de nicotine à vomir ! * Il était du genre grognon à cause de son manque de sommeille et d'inspiration...Il se maudissait lui même de parler ainsi à une femme aussi jolie qu'elle mais au diable les bonnes manières. Marc était exaspéré de voir le pouvoir des femmes d'aujourd'hui sur les hommes et refusait de se laisser manipuler aussi facilement.* J'aime l'animation qu'il y a à Montparnasse, c'est un crime ?!

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MessageSujet: Re: Le désespoir d'une muse inspire les écrivains [en cours entre Marc et Johanna]   Sam 3 Aoû - 21:46



Le désespoir d'une muse inspire les écrivains


Johanna & Marc

La main de Jo resta en suspend après que son voisin de table lui ait volé sa cigarette. Éberluée, la jeune blonde le dévisagea comme si c'était une bête curieuse. Son regard était sans animosité aucune, il était juste surpris de l'attitude de l'écrivain. Le brouillard d'indifférence qu'elle s'était créé depuis des mois commençait à se dissiper au rythme des interventions musclées du jeune homme. Tout le monde ne fumait donc pas? C'était devenu une habitude si ancrée dans son quotidien que Johanna ne se souvenait pas quand elle avait commencé. Toute gosse peut être. Elle se souvint que c'était la récompense que son père lui faisait après qu'elle ait bien aidé à la ferme. ça lui donnait un air songeur divin et elle faisait plus adulte. En y repensant Johanna avait toujours voulu faire plus adulte; aujourd'hui son attitude passée l'attrista, elle aurait bien aimé revenir aux temps de la virginité où elle ne faisait qu’aguicher les adolescents du patelin avec ses jupettes trop courtes et qu'elle rêvait avec ses sœurs au prince charmant. Le goût jouissif d'interdit de la cigarette s'était mué en réel besoin quand ses ennuis avaient commencé. Se laissant emporter par la vague infernale des événements.
Non, Jo ne réfléchissait pas beaucoup et c'est pour cela qu'alors que n'importe qui serait parti en flanquant une gifle à Marc, elle prit l'impolitesse de bel inconnu avec philosophie et répondit au premier degré: " Non, ce n'est pas un crime. *Elle marqua une pause, ne détachant pas son regard de la boule de nerf qu'était Marc. Il la captivait sans qu'elle s'en rende compte et elle continua de sa douce voix* Qu'est ce qu'ont bien pu vous faire les magazines de mode pour que vous en parliez aussi mal? On ne les achète pas pour lire de la poésie mais pour regarder les nouvelles tendances." Johanna esquissa un sourire en se disant qu'une femme dans le passé avait du traumatiser Marc pour qu'il soit aussi amer et qu'il l'insulte autant sans vergogne. Elle s'en foutait qu'on l'insulte. Jo était comme ça, elle était née sans estime de soi. Oui elle sentait la poule de luxe et oui elle fumait clope sur clope. Elle n'était pas non plus très intelligente et pleine de savoir. Elle ne comprit pas d'ailleurs pourquoi Marc s'inquiétait de sa santé. N'y avait il pas sur toutes les publicités des slogans vantant les mérites de Camel et compagnie? Que ça rendait mince, vous donnait bonne mine et était bon pour la mémoire? Jo acheva sa réponse par une constatation qui une fois prononcée prit une teinte ironique involontaire: " ça ne vous réussit pas l'animation on dirait." Elle porta ses yeux noirs sur le carnet de Marc intriguée. "Vous êtes un de ces artistes qui râle tout le temps et écrit de gros bouquins?" Ces "artistes" on en croisait à la pelle dans les quartiers branchés. D'ailleurs tout le monde se disait artiste de nos jours ce qui enlevait toute signification au mot en lui même. Jo avait renoncé à comprendre ce qui distinguait les artistes du commun des mortels et avait conclut que c'était tous des gens prétentieux à l'égo surdimensionné. Et quelques fois, seulement si vous étiez chanceux, vous croisiez quelqu'un de vraiment talentueux au milieu de la foule. La danseuse de cabaret n'avait jamais eu la chance de nouer des relations avec un vrai artiste.

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MessageSujet: Re: Le désespoir d'une muse inspire les écrivains [en cours entre Marc et Johanna]   Dim 4 Aoû - 20:57



Le désespoir d'une muse inspire les écrivains ( Marc et Johanna )
 * Le jeune homme regarda la danseuse et fini par lever les yeux au ciel* Les magazines sont là pour vous faire rêver à une réalité qui n'existe pas et qui est loin d'être celle que vous avez même si vous la trouvez convenable ou autre...Ils sont là pour entraîner les gens à dépenser tout leur fric voir même celui qu'ils n'ont pas, dans des choses futiles et volages ! La mode sert aux minettes comme vous à vouloir être encore plus belle qu'elles ne le sont au naturelle avec des conneries ! *Il souffla un peu, un violant mal de crâne le pris soudain. Une migraine ? Non absolument rien, c'était juste les souvenirs les pires et les plus durs qui lui venaient soudain sans qu'il demande quoi que ce soit. Il revoyait sa petite soeur se pavaner dans l'orphelinat où ils avaient grandit disant que plus tard elle serait riche et aurait plein de vêtement de dame...La petite avait trouvé une famille dans laquelle elle avait agréablement grandit mais Marc ne savait rien de plus sur sa soeur... Était-elle au moins toujours en vie ? Il n'en avait pas la moindre idée et cela le travaillait d'autant plus maintenant qu'il voyait comment était les femmes de son époque. Il était complètement partit dans ses souvenirs et ses idées noirs et en fut tiré par la petite voix de la blondinette. Il fronça les sourcils* je ne me suis jamais dis Artiste ! j'écris pour évacuer les idées trop noirs de ma tête et les coucher sur le papier en essayant d'en faire de l'art et donc une chose de toute beauté mais le mal-êtres des écrivains comme moi ne nous réussit souvent que très peu...!! *Il passa la main dans ses cheveux en soufflant sur son café*

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MessageSujet: Re: Le désespoir d'une muse inspire les écrivains [en cours entre Marc et Johanna]   Ven 9 Aoû - 21:52



Le désespoir d'une muse inspire les écrivains


Johanna & Marc

Jo secoua la tête pour détromper le bel écrivain: " Qu'est ce que vous en savez des désirs d'une femme? Vu votre barbe de trois jours vous n'en avez pas fréquenté récemment. " Elle esquissa un sourire. En fait, ça l'arrangeait qu'il n'ait pas beaucoup côtoyé de femmes (ou qu'il n'aime pas ça?). Les hommes qui se croyaient des tombeurs dégageaient une suffisance déplaisante qui obligeait Johanna à jouer la comédie dans ce monde de faux semblants. Alors que maintenant... Les paroles de Marc étaient d'une dureté rare. Ce genre de dureté brute qui cassait tous les codes et les minauderies futiles, ce genre de franchise qui appelle la franchise, que peu de gens possédait encore. Johanna avait tant appris sur les mensonges ces dernières années qu'elle en avait presque oublié la façon de parler de sa campagne natale. Sa main fouilla par réflexe son sac pour en extirper une cigarette. Lorsqu'elle s'en rendit compte elle se stoppa et referma son sac, appliquant déjà les conseils du sombre inconnu en bonne fille soumise qu'elle était. Son regard noir impénétrable se reporta à nouveau sur Marc et elle répondit du tac au tac: " J'en ai rien à foutre de paraître plus belle ou bien comme il faut. On achète pas ce qui est à la mode pour ça. C'est justement parce qu'on nous promet un monde qui n'existe pas, plein de rêves et de beaux tailleurs qu'on se jette dans les magasins. *Elle marqua une pause sans le vouloir. ça se voyait terriblement que quelque chose la bouffait de l'intérieur. Petit à petit. Chaque pensée allant à son travail lui enlevait une partie d'elle même. Lorsqu'elle eut reprit son souffle elle continua, sa voix s'enrouant légèrement au milieu de sa phrase:* La vraie vie n'est pas belle. Vous êtes qui pour dire ce qui est bien ou futile? Les deux mots peuvent très bien aller ensemble." Elle réfléchit un instant à ce que venait de lui dire son interlocuteur sur son travail d'écrivain et fit une moue pas convaincue avec sa bouche. " En quoi votre mal être pourrait faire du bien aux amateurs d'art? *Elle haussa les épaules comme pour souligner que c'était très curieux,  laissant refroidir son café complètement. Elle l'aimait gelé.* De tout' façon j'aime pas vraiment lire. Je suis pas assez intelligente pour ça comme vous aimez le souligner depuis quelques minutes."
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MessageSujet: Re: Le désespoir d'une muse inspire les écrivains [en cours entre Marc et Johanna]   Mar 5 Nov - 18:11



Le désespoir d'une muse inspire les écrivains ( Marc et Johanna )
 *Le grand mec soupira avant de prendre une gorgée de sa boisson chaude plus si chaude que ça à l'instant même.* ça semble vous choquez que je n'ai pas côtoyé de femme depuis un certain temps ? Elle est mieux sans moi...même si parfois je voudrais savoir ce qu'Elle fait...*Il avait dit ces mots sans vraiment s'en rendre compte, à vrai dire son coeur parlait plus que toute autre partie de son être et celui-ci s'alourdissait encore un peu plus à chaque fois qu'il pensait à "Elle", sa petite soeur...Elle était si douce et pleine de vie. Il espérait que la richesse, la vie active,...la mode..ne l'avaient pas transformé en une femme qu'il ne pourrait plus reconnaître. Si cela se trouvait cette femme qui puait le parfum chic était peut-être sa soeur..? Non il la reconnaîtrait. Du moins, il pensait pouvoir être capable de reconnaître sa propre petite soeur. Il avait à peine écouté ce que lui disait la jolie blondinette et à vrai dire il s'en voulait un peu de ne point l'écouter. Ce fut la force de sa voix qui le ramena à la réalité, Marc fronça à nouveau les sourcils* Je sais que la vie est loin d'être belle...des parents abandonnent leurs enfants, des gens meurent, des pauvres arpentent les rues dans le but d'avoir un peu d'argent...des jeunes femmes se prostituent...*sa gorge se noua brusquement et il interpella le serveur* Une bière. *Le serveur hocha la tête et Marc baissa les yeux pour finir son café* Des gosses dansent croyant devenir des stars ainsi...Le monde d'aujourd'hui nous promet trop de chose qu'il ne peut nous donner.* En l'entendant parler de son travail, il posa la main sur son carnet en le tirant un peu plus près de lui comme pour protéger ses plus sombres secrets...* L'art n'est pas quelque chose de beau, Blondie. Il doit exprimer quelque chose de profond c'est tout...* sa voix c'était quelque peu adoucit et il passa la main sur ses yeux sentant comme des larmes lui monter. Il soupira à nouveau plus profondément et retint un sanglot.* L'intelligence n'a rien à voir avec l'art...*Il releva la tête en attrapant sa bière que venait de lui apporter le jeune serveur* merci. *dit-il avant de poser ses yeux sur la femme qui lui faisait face le regardant avec ses grands yeux de biche esseulée.* L'art c'est...avec ça *il toucha son coeur en disant ce mot* qu'il faut tenter de le comprendre, qu'il faut l'aborder...*Ses yeux bleus étaient un peu moins sombre à présent qu'au début de leur conversation, cependant on pouvait sentir qu'il pouvait tomber à nouveau dans les méandres et les tumultes de ses pensées en un rien de temps.* Si vous n'aimez pas lire, regarder la peinture !

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MessageSujet: Re: Le désespoir d'une muse inspire les écrivains [en cours entre Marc et Johanna]   Ven 20 Déc - 23:45



Le désespoir d'une muse inspire les écrivains


Johanna & Marc

Elle arqua un sourcil, se rabrouant: "Qu'est ce que ça peut vous faire que j'apprécie l'art ou pas? Vous vous faîtes mission d'éduquer les gens? Si l'art est censé refléter la profondeur humaine, je préfère retourner à mes magazines. Au moins on a pas à contempler notre propre noirceur." Ceci dit, elle déposa quelques francs sur la table avant de se lever. " Au revoir monsieur."
Cette discussion lui avait fait davantage peur qu'elle ne lui avait plu. Comment pouvait il parler de choses si sérieuses avec elle comme s'ils se connaissaient depuis des années? Clac clac clac. Et puis son regard brumeux se perdait souvent ailleurs, lui faisant douter qu'il l'écoutait attentivement. Si elle ne voulait pas qu'on porte attention à ce qu'elle disait, elle serait restée au Moulin Rouge. Pourquoi personne ne l'écoutait jamais? Ce n'est pas parce qu'elle n'avait rien d'intéressant à dire qu'elle devait fermer sa gueule. Clac clac.… Jo ralentit son allure, mettant fin au bruit régulier que provoquaient ses talons aiguille. Elle avait foncé tête baissée, se retrouvant à présent dans la petite allée derrière les café huppés. Tout était si calme. Johanna se demanda soudain si son entrevue avec l'écrivain n'avait été qu'un rêve que son esprit tourmenté avait inventé pour ne pas mourir d‘ennui. Avec Paris, c'est tout ou rien. Replaçant d'un geste machinal l’anse de son sac à main sur son épaule, Jo fit un tour sur elle même, ne reconnaissant pas les lieux. Quelque chose de rouge apparut dans son champs de vision; elle releva la tête et vit qu'au dernier étage d'un immeuble haussmannien se trouvait une bonne femme qui secouait un long tapis pourpre par la fenêtre. La petite blonde soupira. Qu'avait elle espéré au juste?
" N'attend jamais que quelque chose t'arrive ma belle. Vas au devant de ta vie!"
Sa bouche joliment dessinée au crayon esquissa un sourire. Pourquoi aujourd'hui, cette voix familière émergeait de ses souvenirs? Peut être parce que Maria avait été la seule à n’avoir jamais été honnête avec elle. Quelque chose dans le franc parler de cet écrivain lui rappelait sa rencontre avec elle. Maria lui avait appris à vivre sa vie comme elle l'entendait, lui annonçant franchement que l'on attendait rien des belles filles comme elles deux et que c'était pour ça qu'elles devaient prendre tous ces cons de court. Deux ans déjà que leurs chemins s‘étaient séparés... Deux années qui avaient suffit à Johanna pour devenir une autre. Elle s'était perdue en route, quelque part entre la jeune fille amoureuse qu'elle était en emménageant à Paris et la petite campagnarde dévorée par ses rêves. Elle avait l'impression d'en avoir terminé avec sa vie. ça faisait des semaines qu'elle n'avait pas pris un peu de temps pour elle. Putain, qu'est ce que dirait Maria si elle la voyait dans cet état? Sa conscience se réveillait petit à petit, et c'était déjà trop pour la petite blondinette. Réfléchir lui était devenu insupportable. Elle plongea sa main dans son sac, poussant de l'index son paquet de clopes et son tube de rouge à lèvres pour agripper une fiole. Son porte bonheur. La petite blonde but d'un trait le whisky qu'elle contenait, se sentant déjà mieux rien qu'au contact du goulot frais sur ses lèvres. La prostituée se jura de ne plus jamais parler autant avec un inconnu. Réfléchir réveillait trop de choses... Trop de douleur et de projets fanés. Les vapeurs de l'alcool étaient préférables pour ne pas constater dans quel état elle se trouvait. Si elle se dépêchait de rejoindre le Chat Noir, la patronne lui offrirait son premier verre de vin comme tous les jours avant 16 heures.

***
Le torrent de pluie se déversait violemment sur la fenêtre de la loge. Le temps s'était gâté en quelques heures, à l'image de l'esprit de notre danseuse. Chloé essayait tant bien que mal de faire se lever Johanna pour qu'elle enfile sa tenue toute en plumes. Le show commencerait bientôt et la danseuse vedette venait seulement de faire son apparition, complètement ivre. Son grand jeu du moment était de faire le poids mort pour que Baby n’arrive à rien. Le rire de Jo emplit la pièce à chaque fois que la petite blonde s'énervait.
"Baby ça veut pas dire babysitter merde! Jo arrête tes conneries et mets ta tenue! Mr Salvetti va finir par être au courant!
_ Mais je l'emmerde Mr Salvetti.
*Johanna fit des yeux ronds, presque aussi surprise que Baby de ce qu'elle venait de dire et mit les mains devant sa bouche pour glousser comme une collégienne*
_ Johanna Holmes. *Lança d'un ton glacial de mère autoritaire son interlocutrice* Tu as deux minutes pour mettre ta tenue ou j'appelle Eleonore et ce sera beaucoup moins drôle pour toi.
_ Non! Je  veux pas qu'elle me voie comme ça... Pas elle, Baby s'il te plait!
S'écria Johanna, éclatant en sanglots dans les bras d'une Chloé désemparée.
_ Chut... ça va aller... Ecoute fais ta danse et tout ira bien.  La plus jeune des deux regarda vers la porte, inquiète. Elle s'attendait à voir à tout moment Mr Salvetti débarquer. Si Johanna ne dansait pas ce soir, tout le monde allait prendre cher. Mais surtout la principale intéressée. Jo ne se plaignait jamais et c'était sans doute pour ça qu'elle s'éteignait à petit feu. Baby ne quitta la loge sous les supplications de Jo qu'une fois qu'elle se soit assurée qu'elle se préparait pour de bon. Le bras droit du patron se tenait juste derrière la porte, les bras croisés, adossé au mur. Il semblait connaitre tous les petits secrets des filles avec son air sûr de lui et son sourire qui faisait froid dans le dos. C'était surtout vrai en partie parce qu'il fourrait toujours son nez dans les vestiaires des femmes. Il barra le passage de Baby après qu'elle lui ait lancé un regard foudroyant.
" Elle se montre vraiment pas à la hauteur. C'est toi qui devrait être à sa place en ce moment.
_ C'est pas tes oignons ce qu'il se passe ici.

Il soupira:
_ J'ai toujours admiré la complicité qu'il y avait entre les danseuses. Mais y'a des limites à tout Baby. Quand le patron saura ce qu'il se passe, elle va passer un sale quart d'heure.
_ T'as pas intérêt à lui dire! T'en a pas marre de faire le petit toutou de Salvetti?
_ Oh mais je n'aurais rien besoin de dire. Elle saura suffisamment se saboter toute seule sur scène. Avec tout ce qu'elle a bu ça serait un miracle qu'elle tienne debout…
Souffla t il en la voyant sortir de la loge en titubant. Baby voulut lui tendre son bras mais elle secoua la tête en marmonnant des mots dans tous les sens.
_ Ce n’est qu’une question de temps avant qu’elle ne chute de son trône. Il ne dépend que de toi de t’assurer de prendre sa place. Tu sais ce que tu dois faire pour y arriver.. Sois gentille avec moi et je glisserai un mot au boss.
_ Va crever.

Le jeune homme retint de s’énerver. Cela ne servirait à rien d’être violent, ce n’était qu’une question de temps avant qu’elle ne tombe dans ses bras comme il avait dit.
_ Au moins elle est habillée. Conclut il en souriant sans relever son insulte. Tu m'accompagnes dans la salle? Il risque d'y avoir du spectacle ce soir."

A travers les yeux de Johanna, tout n‘était que lumière et formes. Elle distinguait des mouvements et des bruits autour d'elle. Beaucoup de bruit. Quand le vent fit se fracasser un store dehors, elle sursauta. Dans un bref moment de lucidité, la danseuse se positionna sur scène. Elle l'avait fait des millions de fois. A demi consciente, Johanna se rassura en pensant que faire la star était devenu une seconde nature chez elle, il n’y aurait pas grand-chose à faire à part se trémousser ce soir. Elle se rattraperait demain…
Le rideau étouffait la voix du présentateur: "Mesdames et surtout messieurs... Veuillez accueillir le numéro préféré des parisiens... Joooo...hanna!"
ça la fit sourire. Ouais c'était elle l'attraction du moment. Elle devait leur en donner pour leur argent. Le rideau se leva et les spot l'éblouirent. Elle plissa les yeux et se les protégea avec sa main. Les applaudissements s'espacèrent jusqu'à ne laisser qu'un silence gêné. La musique avait commencé depuis un bout de temps et Johanna avait manqué son début. Elle tituba jusqu'au devant de la scène et commença à se déshabiller. Les messieurs se remirent à faire la fête, n'ayant qu'à peine remarqué l'absence de la vedette.
"Na na na..." Fredonna t elle en jouant avec ses plumes. Elle ne se rappelait plus des paroles mais se donnait bonne contenance en faisant des clins d'oeil à l'assemblée. Soudain son regard s'arrêta sur Marc. Elle gloussa et lui fit coucou. Mr Salvetti, à l'arrière de la salle dans le seul coin d'ombre, s'avança d'un air qui se voulait aussi calme que possible. Il allait la faire descendre quoiqu'il en coûte. Pendant ce temps là, Johanna faisait des petits sauts comme les danseuses de classique qu'elle avait vu se produire un jour. Elle se tourna vers le public "Il fait chaud ici non?". On entendit quelques rires, comprenant que quelque chose n'allait pas. Son costume devint comme une prison, elle devait absolument l’enlever. Tout sonnait faux, elle avait la tête qui tournait. Johanna leur lança alors son costume, se retrouvant quasiment nue dans des sous vêtements à paillettes qu'elle ne devait montrer qu'à la fin du spectacle. Entrainée par le poids de sa tenue, elle trébucha en avant et Salvetti la rattrapa de justesse. La musique s'arrêta sur une fausse note. Le patron et le public se regardèrent en chien de faïence avant que l'italien leur sourit. " Champagne gratuit pour tout le monde!"
On applaudit son annonce avec enthousiasme. Johanna ne prêtait aucune plus attention aux alentours. Salvetti lui lança un regard empli de mépris et l'emmena de force dehors dans la ruelle. Il relâcha son emprise sur son poignet et la poussa à terre.
"Je t'ai TOUT donné. Et c'est comme ça que tu me remercies? Tu as été saoule 4 fois ce mois ci, 3 avec tes clients et maintenant sur scène! *Pris d'un accès de colère, il ne parlait plus qu'en italien. Johanna avait le regard dans le vague, elle n'entendit que le dernier mot.* Puta!"
La danseuse se recroquevilla pour ne pas se recevoir la main de son patron sur la figure. Il ne la rata tout de même pas et sa lèvre inférieure se tinta d’un goût cuivré de sang.
Le bras de Mr Salvetti fut arrêté la deuxième fois par un homme qui les avait suivi.
" Qu'est ce ... De quoi vous mêlez vous?
_ Je vous demande de vous calmer monsieur.
Répondit froidement la voix masculine.
Mr Salvetti se reprit, comprenant qu'il s'agissait d'un de ses clients:
_ Oui bien sûr... Elle est tombée, je voulais simplement l'aider à se relever.
_ ... Bien sûr.
Souffla Marc. Si vous permettez je vais l'aider. Retournez à l'intérieur, on vous attend.
Mr Salvetti regarda un instant Marc dans les yeux, se demandant s’il devait obéir. Il était devenu assez bon pour jauger les gens d’un simple coup d’œil. Il compris que l’homme qui se tenait en face de lui était plus que déterminé. Si c’était un énième admirateur de Johanna, il profiterait certainement d’elle. C’était un risque à courir. Et une bonne leçon pour la demoiselle.
_ ... Bien."[/i] Finit il par articuler, redressant son col de chemise.
Le patron du Moulin Rouge s'épongea le front avant d'entrer. Il n'avait vraiment pas besoin d'un deuxième scandale en une nuit. Cependant, il n'avait pas pu totalement se défouler. Il sentait qu'il n'avait pas terminé et il détestait laisser les choses interrompues. L'italien salua avec un grand sourire un journaliste qui lui faisait régulièrement de la pub et trinqua avec lui pour la photo. Une idée germait quelque part dans sa tête. Une impression nauséabonde que le temps de Johanna était révolu. Au prochain écart elle serait finie. C'est vraiment triste qu'elle se soit aussi vite fanée cette fleur là... Pensa t il. Il revoyait encore son beau visage à l'entrée du moulin rouge, fraichement débarquée de la campagne et ouverte à toute proposition.

Trois ans plus tôt…

«  Nous sommes le 3 juin 1917. Ecoutons tout de suite l‘allocution de notre président retransmise ce matin même. « Mes chers compatriotes, c’est le cœur lourd que je dois vous apprendre que les forces allemandes ont progressé sur notre territoire. Ils entrent dans nos maisons. Violent nos femmes. Pillent nos placards. Mais il ne faut cependant pas baisser les bras. La foi en la France vaincra sur la fureur allemande. Je demande aux civils de ne pas se mettre en danger sans raison. Nos soldats français viendront bientôt à votre secours… 
_ Putain de merde! Ces Bosch nous enverrons en enfer s’ils le peuvent!
Hurla Corentin en envoyant valser son assiette de soupe à terre. La nappe à carreaux rouges se tâcha à tel point que sa femme ne pourrait jamais la ravoir. Bien que les yeux de Denise restent bloqués sur les dégâts, sa main se posa sur le bras de son mari pour le calmer. Le couple resta prostré en silence dans la cuisine. Espérant vainement qu’il reste quelque chose en quoi croire en ces temps difficiles, ils tendirent l‘oreille pour entendre la fin du discours de notre président.
«  … Ne perdons pas espoirs mes ami…
_ C‘est fini nous les trouffions, on va se mettre en grève…
_ Qu’est-ce  que c’est que ce boucan? D’où ça vient?
S’énerva Corentin en levant le nez vers le plafond. Une musique couvrait le son de la TSF* et à peu près tout bruit environnant.
_ Papa! Johanna ne veut pas me laisser utiliser le gramophone de son ami Pierre!
_ Quel ami?? Elle a ramené un garçon à la maison?

Lucille entra timidement dans la cuisine, esquivant les morceaux d’assiettes par terre.
_ Oui. Et ils m’ont viré de la chambre.
_ Elle va m’entendre cette petite dévergondée! »


La main de Pierre s’attarda sur celle de Johanna alors qu’elle montait le son du vinyle. Ses beaux yeux bleus se tournèrent vers le jeune garçon. Elle savait très bien qu’il avait fait exprès de ramener son gramophone à la maison pour pouvoir s’allonger près d’elle. Cela faisait deux semaines qu’il la courtisait, aujourd’hui elle s’ennuyait suffisamment pour flirter un peu plus. L’adolescente se mordit la lèvre inférieure puis se laissa embrasser par le beau blond. C’est juste à ce moment là que la porte de la chambre s’ouvrit en grand fracas, découvrant un père écarlate. Johanna fut debout en un rien de temps, ayant remarqué que la veine du cou de son père était plus en relief que jamais.
« Papa! Qu’est-ce  que tu fais là?
_ Qu’est-ce que Je fais là?
* Corentin retroussa ses manches en fustigeant le malotru du regard.* Dehors! Fous le camp avant que je te ramène chez tes parents à grands coups de pied au cul Pierre Manoeuvre!
Le grand blond échangea un regard avec Johanna avant de s’enfuir, son gramophone sous le bras. L’adolescente le regarda partir, consternée. Quelle poule mouillée. S’il voulait un jour aller plus loin avec elle, il venait de perdre toutes ses chances. Elle croisa les bras d’un air revêche, bien qu’elle n’osait pas soutenir le regard de son père en cet instant.
 « Comment tu as pu nous faire ça Johanna? Personne ne voudra se marier avec toi maintenant! S’épouvanta sa mère qui se tenait encore dans l’entrebâillement de la porte. La brunette leva les yeux au ciel, s’en foutant royalement. Le fermier balaya cette réflexion d’un revers de manche:
_ Peu importe ses raisons, c’est impardonnable. Vas faire tes corvées. Quand tu auras fini, tu feras celle de tes sœurs.
_ Quoi? Mais je n’aurais jamais fini avant la nuit!
_ Et ne discute pas les ordres de ton père!
Répondit du tac au tac Denise.
Johanna croisa le regard de ses parents avant de voir pointer le bout du nez de cette peste de Lucille. Elle comprit qu’elle n’avait aucune chance et que ce n’était vraiment pas le moment de parler du bal musette de ce soir. Elle poussa le soupir le plus bruyant qu’elle put et sortit en zigzagant entre les membres de sa famille. Pourquoi refusaient ils de la laisser vivre? A croire que les familles avaient été inventées uniquement pour étouffer les enfants. Et quand elle pensait « enfant » ce n’était nullement en référence à son âge. Johanna était une belle jeune femme de 18 ans. Des yeux bleus à faire pâlir n’importe qui contrastaient merveilleusement ses cheveux noirs de Jai qui tombaient en cascade bien après ses épaules. Elle était toujours bien bronzée à force de passer ses après midi dans les champs, mettant la main à la pâte pour que la ferme familiale reste debout. Diamant brut né au milieu d’une famille de paysans, Johanna était la seule de sa fratrie à être d’une beauté rare; nul ne savait d’où elle tenait son minois. Son père voyait ce don plutôt comme une malédiction, devant repousser les hordes de jouvenceaux qui se pressaient pour embrasser et plus si affinités sa précieuse petite fille. Il retardait le moment du mariage car il n’avait trouvé encore personne qui accepterait une faible dot… D’autant plus que se séparer de l’aide d’une personne se ferait durement ressentir dans les tâches de chacun à la ferme. La brunette contempla ce qui semblait être une vingtaine de meules de foin à rentrer dans la grange. Tandis qu’une mèche de cheveu tombait devant ses yeux, elle souffla pour y voir plus clair et respira un grand coup pour se donner du courage. Ce n’était pas la première fois qu’elle était punie. Si elle se dépêchait peut être qu’elle pourrait s’éclipser avant minuit pour profiter de la dernière chanson. Sur ces illusions rassurantes, Johanna agrippa la fourche la plus proche et marcha d’un pas rapide vers le champs voisin.

Un rythme martial fit trembler la terre. Des centaines de bottes militaires foulaient pour la première fois la banlieue parisienne et des vans roulaient à toute allure. Transportant des soldats dont on ne pouvait distinguer à cette distance que les casques rutilant qui ne leur allaient pas du tout au teint et leurs fusils tenus en l’air, les voitures se rapprochaient dangereusement des fermes. Les voisins des Holmes sans s’être concertés, se regroupèrent et contemplèrent l’arrivée de l’ennemi cachés derrière leurs rideaux . On se sentait sans défense. Impuissant. Tellement en colère. C’est dans ces moments là que deux catégories de personnes se créent: il y a ceux qui n’arrivent pas à gérer leur ressentiment, comprenant qu’il y a une vraie injustice et que s’ils n’y remédient pas, personne ne le fera. Et les autres se rendant compte de l’importance qu’ils attachent à leur vie et à leur famille, prêts à tout en attendant que ça passe.
Quatre coups furent frappés à la porte des Holmes. Ce fut Corentin qui leur ouvrit, la tête haute. « Au nom du Reich, vous êtes réquisitionnés! »

Des crampes gagnaient tous les muscles de Johanna alors qu’elle faisait rouler sa troisième meule de foin doucement mais sûrement. Elle n’avait pas prêté attention aux nombreuses voitures qui s’étaient garées au loin, bien trop occupée à imaginer les mille et une vengeances qu’elle ferait subir à Lucille, son père et Pierre lorsqu’elle aurait terminé ce calvaire. Elle avait fait un grand honneur à Pierre de partager son ennui avec lui… A vrai dire, ce n’est pas comme s’il y avait pléthore de monde avec qui le partager. Pierre Manœuvre était l’un des seuls garçons potables qui n’habitait pas loin. Le pratique avait sans doute pesé dans la balance lorsqu’elle lui avait dit qu’il pouvait venir chez elle. Il ne lui avait pas donné son premier baiser et il ne serait certainement pas son dernier contrairement à ce que pouvait penser son père. Johanna n’était plus la petite fille qu’il croyait, et elle était fatiguée de toujours devoir se battre pour le lui montrer. Elle ne désirait pas se marier avec un parfait guignol que ses parents auraient choisi pour ses qualités de paysan. Tout ce qu’elle voulait c’était une vraie idylle digne des romans d’amour qu’elle volait à sa grande sœur, idylle qui mènerait ensuite à un beau mariage où son cher et tendre l’emmènerait loin de la campagne. Loin…
Tut tuuut
Johanna leva les yeux au son du klaxon. Cette voiture n’était pas comme toutes les autres qui venaient d’arriver. Les passagers de cette automobile voulaient clairement se faire remarquer. Bien que le véhicule soit aux couleurs militaires comme tous les autres ornés du drapeau allemand, l’on pouvait clairement distinguer à son bord une femme qui levait les bras. Les cheveux au vent, toute maquillée et pimpante, la passagère riait de bon cœur et donnait des instructions à son chauffeur allemand. Ils pénétrèrent le champ sans vergogne et évitaient une à une les meules de foin jusqu’à s’arrêter devant Johanna, lui envoyant un peu de terre et d’herbe au passage. L’adolescente se nettoya le visage comme elle pouvait tandis que la passagère avant gloussa.  « Hans! Regarde un peu où tu vas gros nigaud, tu lui a envoyé plein de poussière la pauvre!
Johanna arqua un sourcil, pas vraiment sûre de ce qu’elle devait faire.
_ Je m’excuse pour lui. Tu sais ces allemands *la jolie jeune femme fit signe qu’ils étaient un peu toc toc avant de rire avec l’officier germanique.* Bref, on cherche l’hôtel de ville… Ou une grande mairie pour installer nos quartiers. Tu saurais où ça peut se trouver ma belle?
_ Oui… Notre village est pas très grand, mais si vous continuez tout droit par là bas, vous verrez une énorme souche. Vous prenez à droite et à partir de là ce sera indiqué.
_ Merci ma grande!
Répondit en souriant son interlocutrice avant de scruter de plus près Johanna. Elle parut satisfaite après l’avoir dévisagé. Si jamais tu t’ennuies avec tes… fétus de paille, viens me voir. Je suis sûre qu’on trouvera de quoi s’amuser même dans un trou aussi paumé qu’ici. La femme se rassit. Rien ne se produit alors elle frappa sur le tableau de bord. Schnell, schnell Hans! L’hôtel de ville ne nous attendra pas toute notre vie!
Ledit Hans esquissa un sourire avant d’acquiescer. Il salua Johanna d’un signe de tête:
_ Danke. »
Avant qu’elle ne comprenne quoique ce soit, la voiture redémarra à vive allure. Et tandis que les cheveux de Johanna virevoltèrent dans le vent, elle n’eut que le temps de dire: « Mais… c‘est quoi votre nom?
L’amie des soldats se retourna et fit un grand coucou:
_ Maria! Demande Maria! »

***

« Maria… Schnell… » Marmonna Johanna dans son sommeil embrumé d’alcool. Elle se réveilla en sursaut, ne sachant pas où elle était. Fouillant dans ses souvenirs, elle ne se rappela que d’une seule chose: la main tendue de Marc lorsqu’elle était à terre.
« Vous êtes debout ça y est?
Johanna se tourna, portant une main à sa tête. Son maquillage n’avait pas coulé par chance. Elle recula un peu à l’arrière du lit quand Marc s’assit au bord. D’un air effarouché elle demanda à demi mot:
_ Est-ce  que vous et moi… Enfin vous savez? »


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