Voyage dans le temps RPG
Le temps est une invention de l'Homme, vous savez. Alors autant jouer avec puisque la vie n'a aucun sens... Mais plusieurs. Tenez, des centaines de personnes disparaissent chaque année sans donner d'explications. ça donne la chair de poule, non? Paris est une grande ville. Elle a des projets pour certains de ses habitants. Vous ne me croyez pas? A votre guise... Mais croyez vous vraiment que ce soit le hasard qui vous ait conduit jusqu'ici?



 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Les carrefours [entre Zach et Sofia]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Tess
Maitresse du jeu
Maitresse du jeu
avatar

Messages : 252
Date d'inscription : 16/05/2013
Age : 24
Localisation : wonderland la 2eme à droite après le chapelier fou

MessageSujet: Les carrefours [entre Zach et Sofia]   Ven 9 Aoû - 23:03



Les carrefours

Voilà bientôt deux mois que Lauriline fréquentait Zach (et non l'inverse). Elle l'avait traîné dans les derniers musées à la mode, lui avait demandé d'amener une nappe pour faire des pique nique, présenté ses amis et réciproquement. Le pianiste aurait donc du se douter du guet-apens qui lui serait bientôt tendu. Samedi dernier alors que le jeune couple faisait la grasse matinée dans la grand appartement avenue Foch de famille de la rouquine, la demoiselle s'était levée du lit sans raison apparente. Son corps nu à demi couvert par les draps en soie, la bombe avait été lâchée: " Le week end prochain mes parents viennent me voir. ça serait bien que je te les présente." Zach n'avait pas pu résister à sa féline petite copine qui lui présentait son corps à la lumière du soleil montant. Son "hm" avait été interprété comme un oui. En effet si Lauriline savait faire une chose, c'était bien obtenir quelque chose d'un homme. Une fois les derniers ébats de la matinée consommés, Zach s'était rendu compte de l'engagement dans lequel il s'était fourré et un sentiment de deuil l'avait envahi. Le deuil de son célibat. De l'espoir même infime qu'il restait de recommencer tout à zéro avec Sofia. Vous devez vous dire que l'ancien soldat était un beau salaud de miser sur tous les tableaux, et peut être pourrait on le qualifier ainsi bien que Zach n'ait jamais eu la moindre mauvaise intention de sa vie. Les bonnes intentions et la gentillesse sont bien souvent à l'origine d'actes horribles et de mauvaises décisions. Son coeur et sa tête ne disaient tout simplement pas la même chose. Comme circonstances atténuantes, on pouvait tout de même lui accorder que le hasard avait joué de malchance entre lui et la flamboyante italienne; les événements s’enchaînant de quiproquos en quiproquos.
Et c'est bien à tout ce merdier qu'était le destin auquel pensait Zach alors qu'il attendait dans l'entrée de l'immeuble des presque beaux parents, bien emballé dans un costume cravate. Il avait apporté un bouquet de jacinthes pour la mère de Lauriline puisqu'on lui avait glissé sciemment quelques jours auparavant que c'étaient ses préférées.
Ce fut la maitresse de maison qui vint en premier le saluer. Madame Mauriac était le portrait craché de sa fille (ou c'était plutôt l'inverse). Elle avait très bien vieilli ce qui ne présageait que du bon sur l'avenir de la petite amie. Toutefois, il y avait ce petite quelque chose de très bon chic bon genre qui avait sauté une génération. Lauriline était aussi familière que sa mère était coincée, marchant lentement dans ses petits talons carrés. On le guida jusqu'au salon où le père semblait happé par son journal, si bien qu'il ne remarqua la présence de Zach qu'une fois que sa femme lui ai susurré à l'oreille qu'on allait bientôt passer à table. Ce riche homme d'affaire était également roux. Monsieur Mauriac était gros, les joues et le nez rougis par des années de grands crus et n'avait aucune beauté particulière contrairement au reste de la famille. Zach se dit qu'il avait sans doute été un applon dans sa jeunesse pour avoir réussi à s'attirer les faveurs de madame sa femme, bien loin de se douter que les femmes de la famille Mauriac étaient vénales de mère en fille. Et pour cause, le petit Zach n'avait aucune fortune, cela il l'avait bien précisé à Lauriline dès leur première rencontre. Pourtant elle avait continué à avoir grand intérêt pour lui ce qui lui valut de créer une grande estime chez l'algérien qui ne douta jamais plus de la bonté de la jeune femme.
Le déjeuner se passa plutôt bien. L'on se raconta les banalités habituelles après s'être correctement présenté. Zach fit tout de suite bonne impression auprès du père, ayant déjà conquis la mère de par sa jolie gueule. Lauriline faisait des gorges chaudes et lançait des petits regards vers Zach jusqu'au dessert, admirant son assurance. C'était le gendre idéal, il avait ce don rare d'inspirer immédiatement confiance. Et bien qu'il soit un peu nerveux aujourd'hui, sa douceur naturelle cachait tout signe d'anxiété. La domestique venant de servir le gâteau au chocolat, Zach put respirer un peu voyant que le déjeuner touchait bientôt à sa fin. Il était content d'avoir assuré jusqu'ici et savait qu'il serait récompensé sur le chemin du retour par la bonne humeur et les caresses de Lauriline, ce qui n'était jamais désagréable. Monsieur Mauriac le prit donc au dépourvu lorsqu'il profita d'un blanc où tous les convives avaient la bouche pleine.
" Vous me voyez ravi que vous connaissiez un peu l'entreprise de bâtiment que je dirige. Si votre père était lui même maçon, le monde de la construction ne doit avoir aucun secret pour vous. *Il fit un micro geste qui voulait dire à la domestique de verser de la crème anglaise sur sa part de gâteau, et celle ci s'empressa de le faire.* Quand ma fille et vous serez mariés, je me ferais un plaisir d'achever vos connaissances pour préparer ma succession."
La cuillère du pianiste dérapa à l'annonce du père si bien qu'un morceau de gâteau s'envola pour atterrir par terre aux pieds de la domestique. On fit comme si on avait rien vu et le père de famille continua sans broncher.
" Il va de soi que votre passion est le piano mais vous ne pouvez faire cela toute votre vie. *Comment se faisait il qu'il prononce cette phrase avec autant d'assurance que si c'était une vérité connue de tous?* C'est la première fois que Lauriline nous présente quelqu'un, et vous êtes un gars bien Zachary. Vous êtes un peu comme le fils que je n'ai jamais eu."
ça avait fini d'achever l'algérien. Comment dire non après un aveu pareil? L'oeil de Lauriline brillait et Zach se rappela que son père ne cessait de dire que les femmes étaient toujours décidées à vous faire changer dès qu'elles se mettaient en ménage avec vous.  Sa bouche se plissa en un rictus qui se situait entre la grimace et le sourire. Après tout on ne lui proposerait jamais rien de mieux... Il n'avait plus que Lauriline et devait s'en contenter, c'était de sa faute, il n'avait jamais su se montrer persévérant que ce soit en amour ou ailleurs.


code by Ségo Soyana

_________________


Dernière édition par Tess le Mar 5 Nov - 19:40, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://voyage-dans-le-temps.forumsgratuits.fr
Lola
Seigneur du temps
Seigneur du temps
avatar

Messages : 107
Date d'inscription : 22/05/2013
Age : 22
Localisation : Nerverland

MessageSujet: Re: Les carrefours [entre Zach et Sofia]   Dim 11 Aoû - 17:27



FEAT. Tess ET Lola
Les carrefours

Zach et Sofia
* Boulot/Dodo...voilà comment se résumaient les journée de la petite italienne. Sofia n'avait plus envie de rien, elle se sentait complètement vie : une coquille sans rien à l'intérieur. Son état amorphe heureusement ne dura qu'une semaine. Effectivement, un soir alors qu'elle servait une table en salle, elle trébucha et fut rattrapé in-extrémiste par des bras solides et fort. Elle retourna vite à son travail. Suite à ça, tout les jours, le jeune homme revint s'asseyant sur une petite table près du mur non loin de la serveuse et de son bar.* Salut moi c'est François...Il y a une semaine je t'ai rattrapé et depuis je viens ici tout les jours avec l'espoir d'avoir l'audace de te parler...je l'ai enfin trouvé et j'en suis plutôt fier. Bref..Je parles trop là, tu vas me prendre pour un fou ! Quel con..!! Donc voilà, en gros, je voudrais t'inviter à aller boire un verre avec moi, où aller faire une promenade si tu préfères...Tu veux bien ? * Sofia avait écouté le blond en souriant. Elle était touché par la sincérité du jeune client et rougit un peu à sa proposition. Après un gros silence, elle leva les yeux et vit Zach faire son morceau de la semaine au piano. Il l'avait oublié...repoussé...blessé...Elle ne lui devait plus rien mis à part de l'argent. Sofia sourit donc doucement au jeune François.* Moi c'est Sofia...et avec plaisir pour la balade. je ne sors plus beaucoup ses temps-ci et j'ai incroyablement envie d'aller voir d'autre lumière que celle des néons de la rue. * les deux jeunes gens sortirent ce soir là. Ils finirent même par s'embrasser durant l'une de leur balade devenue rituelle après la fermeture du Musical. François passait toutes ses soirées au Musical pour être avec sa "petite-amie". Sofia, elle, avait retrouvé un peu la forme, le sourire, même sa bonne humeur était là. Le Musical redécouvrit la voix de l'italienne et ses murs faisaient résonner son rire tout au long des soirées. Ce jour là, Sofia s'était faite toute belle. ses longs cheveux ondulaient sur son dos, et une jolie robe rouge moulait les formes de la jeune femme. François était venu la chercher dans une magnifique voiture un peu sport décapotable, le grand blond était un fils d'industriel fortuné mais aimait les choses simples. Après s'être promené main dans la main sur le bord de la seine, le petit couple alla manger un bout dans le quartier de Montparnasse puis ils se dirigèrent vers le quartier de Montmartre pour aller boire le café chez les parents du jeune homme. Ces parents aimaient beaucoup Sofia car on lisait sur son visage que sa vie n'était pas si simple, qu'elle avait vécut beaucoup de chose dure sans pour autant baisser les bras et se laisser dépérir. Tout se passa incroyablement bien. 15h : L'heure de laisser la famille de François tranquille. Ils sortirent de l'immeuble et se reprirent la main, Sofia rayonnait. Ils marchèrent ainsi en direction de la voiture du jeune homme* Non mais tu sais François...je suis vraiment heureuse de t'avoir rencontré..! Tu es arrivé dans une période de ma vie où je n'allais pas très bien et tu m'as remise sur pied...* Il se mit à lui expliquer à quel point lui aussi était heureux mais elle avait cessé de l'écouter. Les souvenirs la submergeaient : Zach entrant dans le Musical pour la première fois, le premier morceau de piano qu'il avait joué, leurs regards volés, leurs sourires en coin, leur danse, leur baiser puis la scène dans l'arrière cuisine du bar...Sofia ferma brusquement les yeux et les rouvrit*...Offre moi dès ce soir, ta peau brunée, tes lèvres mauve, tes seins, tes reins, tes cheveux noirs et qu'on se noie dans les nuits fauves. En échange de tout ça, je t'offre ce dont je dispose : mon corps mon âme, prend tout toute suite et qu'on se noie dans les nuits fauves...* Sofia compris rapidement que c'était un poème et sourit tendrement. Elle qui ne savait pas très bien lire, adorait entendre des poèmes, des récits et autres. Elle le fit s'arrêter devant elle et posa ses petites mains sur la nuque du jeune homme pour l'embrasser tendrement sans ses rendre compte de qu'il y avait autours d'elle.Plus exactement, elle n'avait pas remarqué Zach emballé dans son costume sortant tout pile au bras de Lauriline de l'immeuble devant lequel elle avait arrêté François pour lui donner ce baiser.
holliday creation

_________________
Lola <3
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tess
Maitresse du jeu
Maitresse du jeu
avatar

Messages : 252
Date d'inscription : 16/05/2013
Age : 24
Localisation : wonderland la 2eme à droite après le chapelier fou

MessageSujet: Re: Les carrefours [entre Zach et Sofia]   Lun 12 Aoû - 22:51



Les carrefours





Un curieux sourire en coin apparut sur les lèvres de Lauriline. "Ce n'est pas ta pét... euh ta serveuse là bas?
Zach arqua un sourcil, se demandant pourquoi elle remettait ça sur le tapis. Il avait pourtant cru comprendre que depuis l'incident du musical il y a plus d'un mois, il valait mieux éviter de parler de l'italienne ou de son travail de pianiste. Il défit légèrement sa cravate qui formait un étau de plus en plus oppressant autour de son cou au cours du déjeuner; la brise caressait doucement sa peau, lui rendant des couleurs.
_ Déjà ce n'est pas MA serveuse. Et ça m'étonnerait que Sofia traine par ici..." Sa phrase resta en suspend, le pianiste avait enfin daigné se tourner vers l'endroit que lui indiquait son amie. Il mit de longues secondes à admettre que cette fille pendue au cou d'un jeune blondinet était bien Sofia. Cette vision était tellement saugrenue que pendant un moment il se dit qu'il rêvait. Après tout ne disait on pas qu'on avait tous un sosie quelque part? Malheureusement, le regard de la plantureuse italienne s'arrêta sur Zach et Lauriline et on remarqua d'ici qu'il se troublait. Cela ne pouvait pas être une coïncidence. Les deux couples restèrent les bras ballants à se regarder en chien de faïence de loin pendant une interminable dizaine de secondes avant que la rouquine ne saisisse le bras de son chéri avec une fermeté insoupçonnée par le pianiste et l'entraine vers les deux autres. Elle afficha un sourire éclatant et sincère pour saluer Sofia puis François comme si elle s'adressait à de vieilles connaissances. Son naturel était déconcertant selon Zach qui se tenait raide comme un bambou à ses côtés, remuant légèrement ses lèvres par automatisme, sans vraiment prononcer de syllabe cohérente.
" Sofia! Quel heureux hasard de se retrouver ici! Comment vas tu? Tu nous présentes ton ami?
Son regard marron se posa malicieusement sur François qui était loin de se douter à qui il avait à faire en ce moment. Remettant en place une mèche de cheveux qui s'était envolée avec le vent, Sofia avait répondu rapidement, quelque peu renfrognée. ça se comprenait. D'ailleurs si ça n'avait  tenu qu'à Zach, il se serait enfui direct. (Pour changer) Où voulait elle en venir? Ce n'était pourtant pas le style de Lauriline de remuer le couteau dans la plaie, elle qui était si douce avec lui.
Elle hocha vivement la tête à ce que lui disait François, qui se pavanait sans vergogne comme si Sofia lui appartenait et qu'il voulait communiquer sa joie au monde entier. Petit con. Il avait bien trois ans de moins qu'eux, qu'est ce qu'il connaissait à la vie? Et Sofia qui rayonnait plus que jamais comme le jour où il l'avait vu pour la première fois... Elle n'aurait pas pu lui faciliter la tâche en étant moins belle, bordel? C'était inhumain de dégager autant de charme à elle toute seule. A croire que la vie testait son engagement à Lauriline. Très bien, il se monterait digne. Le beau brun s'éclaircit la gorge pour improviser une phrase polie, il n'avait absolument pas écouté ce qui se disait depuis le début. C'était encore Lauriline qui monopolisait la parole, exultant de bonheur de voir comment les choses avaient tourné à son avantage. Elle posa sa main sur le bras de Sofia tout en parlant: " Je m'excuse pour la dernière fois, je peux me montrer très possessive avec ceux que j'aime, tu dois comprendre ça avec François non? *Elle sourit doucement, laissant reposer son effet de style avant d'ajouter* Pour me faire pardonner je vous invite tous les deux demain soir à dîner chez moi! *Voyant dans les yeux de la jeune femme une réticence assez normale, Lauriline ne la laissa pas décliner l'invitation si facilement. Elle fit des yeux de chien battu et sortit légèrement sa lèvre inférieure comme elle le faisait à chaque caprice. ça marchait toujours avec ses parents.* Oh s'il te plait Sofia, je suis sûre qu'on pourrait devenir amies si on s'en donnait la peine. Je m'en voudrais sinon! Tu as l'air d'être une femme extraordinaire et forte. Si j'avais autant de courage que toi, j'aurais de la chance. J'étais aussi un peu jalouse de voir que tu travaillais si bien alors que moi je fainéantise toute la journée... *Portant sa main à sa bouche pour rire un peu de façon gênée, elle savoura cet instant d'hésitation chez ses adversaires... ou plutôt ses interlocuteurs. Son discours avait produit son petit effet si bien que ce fut François qui prit les devants, croyant bien faire en arrangeant la situation pour Sofia.*
_ Et bien demain soir nous sommes libres. ça ne pourra pas nous faire de mal de fréquenter un autre couple.
Zach en eut la chair de poule. La perspective de la soirée prochaine était extrêmement dérangeante. C'était trop tard pour glisser un mot de retrait car sa petite rouquine, qui avait le don de mettre les pieds dans le plat, se gaussait de sa victoire et leur donnait déjà l'adresse et l'heure à laquelle ils les attendraient.
_ C'est génial! Je n'ai jamais participé à un double rencard!" Lauriline frappa dans ses mains, ses yeux brillant de mille feux. Elle mentait sur ce dernier point mais bon cela faisait une éternité qu'elle n'avait pas fait ça. Cette jeune fille de bonne famille avait toujours adoré organiser des événements, et demain serait l'occasion parfaite d'exhiber ses talents de maitresse de maison à l'italienne gênante. A voir la tête de l'algérien, on était en bonne voie qu'il fasse définitivement une croix sur une éventuelle idylle entre eux. Lauriline saurait donner un petit coup de pouce comme elle en avait le secret.
Lorsqu'ils s'éloignèrent enfin sur de gentilles paroles, Zach ne se sentait toujours pas bien. Sa gorge était nouée, impossible de produire le moindre son pour donner son avis sur le traquenard de demain.
" ça va mon chéri? Tu es tout pâle. *La main de Lauriline caressa  sa joue dans un réflexe maternel et calculé* J'espère que tu n'as pas mal digéré les huitres de papa."
Les huitres... Purée les femmes n'auraient jamais le même ordre des priorités que les hommes se dit le pianiste. Il évita de peu un homme pressé sur le trottoir qui marchait en sens inverse et fut envoyé en mission chez un fleuriste pour trouver le bouquet parfait pour le centre de table. Espérons que Lauriline n'en fasse pas trop.

code by Ségo Soyana

_________________


Dernière édition par Tess le Mer 14 Aoû - 13:47, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://voyage-dans-le-temps.forumsgratuits.fr
Lola
Seigneur du temps
Seigneur du temps
avatar

Messages : 107
Date d'inscription : 22/05/2013
Age : 22
Localisation : Nerverland

MessageSujet: Re: Les carrefours [entre Zach et Sofia]   Mar 13 Aoû - 21:37



FEAT. Tess ET Lola
Les carrefours

Zach et Sofia
* Sofia fini par se détacher de François un sourire aux lèvres. Elle sentait la brisse qui lui caressait doucement les cheveux et elle adorait ça, se n'est qu'en voulant reprendre leur promenade que la petite Italienne vit Zach et Lauriline. Elle sentit son corps vaciller et elle serra la main de son amant sans le vouloir. Celui-ci baissa ses yeux vers son amour en fronçant les sourcils* ça ne va pas So'..? Tu fais une drôle de tête..* La jeune femme leva les yeux vers le jeune blond et sourit tendrement* Si si ça va bien...t'en fais pas ! * François se tourna vers la cause du malaise de sa petite amie et vit le couple qui se trouvaient devant eux. Pourquoi avait-elle réagit ainsi ? Était ce son ex ? Elle lui avait pourtant expliquer que son ancien fiancé était mort à la guerre...Mais qui était donc cet homme au teins halé qui semblait tout aussi mal à l'aise que la jolie serveuse. L'esprit de Sofia bouillait, qu'avait-elle bien pu faire à Madonna pour que son destin sois ainsi chamboulé ? Elle avait pourtant toujours été des plus sages, ne s'était montrée méchante et agressive seulement une fois, et c'était pour la bonne cause...Comme à chaque fois qu'elle était heureuse quelques choses de mal lui arrivait, aujourd'hui la chose de mal était Lauriline. cette femme devait être un disciple de Satan celui la petite Italienne. Elle n'en cru pas ses oreilles..Cette vipère avait vers elle au bras de SON Zach comme si c'était un trophée. Elle avait encore une fois envie de la tuer...Mais pourquoi donc ? Elle était heureuse avec François pourquoi toujours repenser à l’algérien...? Elle n'arrivait pas à la comprendre. La mâchoire de la jeune brune se serra brusquement quand la rouquine se mit à parler. Elle se repris intérieurement et afficha un grand sourire, François entoura les épaules de la jeune italienne tout naturellement sans se douter de ce que pensait le pianiste. Sofia remit délicatement une mèche de cheveux qui venait de s'évader à cause du vent.* Oh. Oui c'est un drôle de hasard... Voici François ! * François fit la bise à Lauriline qui s'était pratiquement jeté sur lui puis il tendit la main vers Zach qui la serra avec méfiance* Son petit ami ! *Il releva le visage de la jolie serveuse et posa doucement ses lèvres sur celle de la jeune femme puis se retourna vers le couple.* On s'est rencontré au Musical...Elle est une serveuse génial tu sais...Et une chanteuse hors paire ! J'en suis de suite tombé amoureux..! Puis qui pourrait résister à une femme avec autant de caractère et de charmes que Sofia ? * Sofia rougit un peu, elle ne s'attendait pas à ça, elle ne pu retenir un éclat de rire* Arrête t'en rajoute là...Puis Zach travaille parfois au Musical, je ne sais pas si tu l'as remarqué...Il joue du piano en arrière fond. * Les mots de la jeune brune était blessant comme du verre, et elle le savait très bien. Il se montrait heureux et épanouie devant elle, elle allait lui montrer ce qu'était le bonheur ! Elle n'était pas du genre à pavaner mais comme elle le pensait, du moins essayait era per la buona causa..! Elle se blottit donc contre son beau blond et sourit sagement. Elle n'était absolument pas ce que disait cette pétasse de Lauriline et dévorait Zach des yeux toujours aussi discrètement que d'habitude. Zach avait l'air d'aller bien, de profiter de sa vie de couple comme il se devait et d'être encore plus beau que quant il était entré dans le Musical pour demander du travail. Heureusement que l'italienne n'avait pas sa carabine sinon la pauvre Lauriline se serrait pris une balle quand elle proposa qu'ils dînent tout les quatre. François tourna un peu les yeux vers Sofia* la dernière fois ? * Sofia secoua la tête en souriant, et posa sa petite main sur la joue du jeune homme* rien d'important, je te raconterais à la maison ce soir..! *Sofia se retint d'arquer un sourcil en voyant Lauriline faire. Cette femme se prenait donc pour quelqu'un qui avait tout ce qu'elle voulait ? La serveuse n'allait pas lui laisser le privilège de les avoirs à dîner et voir la détresse de la pauvre italienne et le mal-aise de Zach qui était plus que palpable. Si ça ne tenait qu'à lui, elle était sure et certaine qu'il aurait déjà fuit. François lui qui n'était au courant de rien, fit un immense sourire à Lauriline croyant bien faire.* Et bien demain soir nous comme libres. ça ne pourra pas nous faire de mal de fréquenter un autre couple. * Sofia lui écrasa le pied discrètement et la jeune blond regarda sa compagne sans vraiment comprendre, l'erreur qu'il avait faite. Sofia se força une fois de plus à sourire* génial..! serata di merda che si prepara! *elle avait tenté de mettre de l'entrain dans ses paroles mais on voyait dans ses yeux que seuls la colère et la dégoût était présent.Sa seconde phrase avait été dit à une vitesse étonnante et un sourire de faux-cul sachant très bien que personne ne comprenait. Elle en voulait à Zach plus que tout. Car si il n'avait pas fricoté avec cette pimbêche juste après qu'ils se soient embrassés et s'en attendre d'avoir une conversation avec l'italienne, ils n'en seraient pas là maintenant à se dévisager,à évaluer discrètement le comportement et les réactions de l'autre et à haïrent intérieurement le compagnon de l'autre. Ils s'échangèrent un au revoir convenable et se séparèrent. Sofia faufila à nouveau sa main dans celle du jeune homme, et ils repartirent vers la voiture de celui-ci. Le jeune faisait un monologue sur le fait qu'il était heureux qu'ils puissent sortirent avec un autre couple, qu'il trouvait cela très attractif et cela allait être une soirée super. Sofia, elle, marchait silencieusement. Elle maudissait Lauriline de les avoirs invités puis elle maudit Zach à son tours toujours pour les même raisons. Une fois dans la voiture, le blondinet se tourna vers son Italienne.* C'était quoi cette histoire de la dernière fois..? * Sofia soupira longuement, elle avait espéré qu'il avait oublié cette partie de la conversation, malheureusement non. Elle réfléchie sur le fait de savoir si elle allait lui dire la vérité ou pas. * Bon voilà...Zach et moi...*il n'aimait déjà pas le tournant que prenait cette explication*...On s'est embrassé il y a longtemps maintenant ne t'en fais pas, mais il y a une mois ou deux on a eu une petite altercation car Lauriline..T'en fais c'est du passé maintenant qu'on est ensemble. *Le jeune homme fut finalement satisfait de la réponse de sa petite amie, et l'embrassa doucement* j'aurais peut-être du refuser l'invitation de Lauriline...Bon maintenant c'est trop tard, mais je te préviens Sofia, si il te fait des avances tu me préviens de suite et je lui casse la gueule ! * Il rit doucement et appuya sur le nez de la jeune femme. Ils repartirent finirent leurs après midi tranquillement comme cela était prévue.*
holliday creation

_________________
Lola <3
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tess
Maitresse du jeu
Maitresse du jeu
avatar

Messages : 252
Date d'inscription : 16/05/2013
Age : 24
Localisation : wonderland la 2eme à droite après le chapelier fou

MessageSujet: Re: Les carrefours [entre Zach et Sofia]   Mer 14 Aoû - 15:19



Les carrefours





La blonde du premier rang grimaça en se bouchant légèrement l'oreille droite. Elle échangea un regard lourd de sens avec celui qui partageait sa table et Zach sentit un picotement derrière la nuque. Les autres musiciens le fusillaient du regard, le trompettiste étant à deux doigts de lancer son instrument par terre et de se mettre à hurler sur le pianiste. Heureusement pour tout le monde, le morceau touchait à sa fin et les rares personnes polies de la salle frappèrent timidement dans leurs mains tandis que les autres s'en allaient. Le prenant à part, son ami le guitariste lui lança sans détour: "Qu'est ce que tu as aujourd'hui? T'as enchainé les fausses notes! J'avais jamais vu un pianiste se tromper autant sur une compo de jazz facile...
Zach se frotta la nuque, se sentant nul.
_ Désolé, j'ai la tête ailleurs en ce moment...
_ C'est à cause de ta rousse?
*Son interlocuteur fit un large sourire en dessinant dans le vide des formes généreuses de femme. Alors qu'il rangeait son instrument dans son étui, le trompettiste se mit face à eux, les sourcils froncés. Il avait attendu le bon moment pour faire son apparition. *
_ Si tu rêves d'être ailleurs, on va exaucer ton vœu. Je te garantis que quand j' en aurais touché deux mots au patron, tu ne remettras plus les pieds ni tes deux mains gauches ici.
_ Rolland... Sois pas moche. Il a besoin de cet emploi. J'ai déjà joué avec lui et c'est la première fois que ça lui arrive.

Le grand noir fit volte face, marchant toujours vers le bureau du gérant du petit cabaret de Pigalle:
_ On a tous besoin de boulot! La différence avec ceux qui crèchent dehors c'est qu'on se démerde pour pas le perdre!" Et il monta les escaliers en maugréant sur la jeune génération d'attardés qu'on avait sur les bras. Zach pouvait dire adieu à son travail ici, Rolland et le patron étaient copains comme cochons. C'était bien la première fois de sa vie qu'il se faisait virer, ça lui fit tout bizarre. Lui qui avait toujours été consciencieux n'était pas arrivé à se concentrer à cause de ses histoires de coeur. Son ami navré lui donna une tape dans le dos. C'était aussi ça Paris, on ne vous donnait pas votre chance deux fois vu qu'on trouvait des gens talentueux en manque d'argent à la pelle. Alors que d'habitude la musique lui faisait oublier tous ses soucis, sa tête était restée bien pleine de pensées négatives. Ce dîner lui aura pourri sa journée jusqu'au bout.
Ses partitions dans une main et son manteau de l'autre, l'algérien prit la porte avant de recroiser Rolland ou une autre figure d'autorité qui lui aurait fait sa fête. Il n'avait pas besoin de ça maintenant. Si son père le voyait aujourd'hui, serait il fier de lui? Serait il content de le voir construire quelque chose avec Lauriline? Cette question le turlupinait depuis un bon moment. Son père avait toujours été son modèle et bien que toute sa famille lui manque énormément, c'était vraiment son paternel dont il avait le plus besoin en ce moment. A chaque fois qu'il avait eu un problème dans sa vie, il était venu le voir pour lui demander conseil. Comment fallait il faire lorsqu'on était pas bon à l'école et que ses professeurs le lui faisaient remarquer lourdement? Que faire lorsqu'on aimait sa voisine qui était enceinte d'un autre, pouvait il l'épouser pour arranger sa situation? Devait il partir à la guerre pour se sentir utile et aider son pays ou rester sans rien faire? Le visage de son père n'avait pas pris une seule ride depuis qu'il était né car avec lui tout était simple. Attablé dans la cuisine devant un bon café acheté au marché noir, il lui répondait toujours "Fiston il n'y a que des solutions. Que veux tu faire au fond de toi?" C'était tout con comme réponse lorsqu'il y repensait. S'écouter était la clé. Qu'est ce qui avait changé entre l'Algérie et la France pour que la vie soit devenue si compliquée? Le jeune pianiste devait faire avec les autres... Partager des sentiments, une vie avec un entourage une fois adulte lui semblait être une série de sacrifices. La chaleur abrutissante d'Oran lui manquait.
Le petit marchand de journaux criait les gros titres pour appâter les passants et cela marcha avec Zach. L'algérien traversa la rue en courant, évitant une voiture qui le klaxonna copieusement alors qu'elle était dans son tort et échangea quelques francs contre un exemplaire du parisien. Zach tâta la poche de son pantalon qui était bien vide, il venait de dépenser toute sa monnaie de la semaine. Espérons que les petites annonces soient intéressantes. Il balança aux ordures les pages politiques et finances, laissant la photo en noir et blanc d'Alexandre Millerand au milieu de spaghettis en décomposition. Il avait marché jusque dans le quartier italien où les restaurants typiques et les pizzerias se disputaient la clientèle de la rue. La petite dispute de ce matin refit alors surface dans son esprit. Avant d'aller au travail il avait vu Lauriline derrière les fourneaux, épluchant les brochures des meilleurs traiteurs du 16eme arrondissement.
" Je crois qu'on va manger de délicieuses pâtes ce soir.
Zach avait relevé les yeux de son café:
_ T'es sérieuse là? Tu veux faire des pâtes à une italienne?
Lauriline se renfrogna.
_ Pourquoi pas? Elle pourra voir ça comme un hommage à son pays. Elle est toujours en train de baragouiner des phrases que personne ne comprend... C'est un peu saoulant d'ailleurs tu n'as pas remarqué? Je suis sûre que ce sera meilleur que chez elle encore. Vu le prix du traiteur, elle ne pourra jamais se le payer.
Le pianiste ferma les yeux un instant, comme à chaque fois qu'il sentait sa colère monter:
_ Si tu veux tellement l'épater, cuisine chinois.
_ Tu te fiches de moi là?
_ ça me mets mal à l'aise ce dîner! ça ne t'as pas traversé l'esprit?
_ T'aurais pu dire quelque chose hier alors. Je croyais que tu étais passé à autre chose...
*La rouquine croisa les bras d'un air triste* J'essaye seulement d'arranger nos relations avec elle. Puisque tu ne veux pas démissionner de son musical, autant crever l’abcès avec la petite fille de ta patronne.
_ Il n'y a pas d'abcès, seulement un malaise toute à fait normal après ce qu'il s'était passé...
_ Elle ne t'a pas attendu pour se remettre de ses émotions. C'est ça qui t'énerve?

Zach s'était levé brusquement de sa chaise. C'en était trop.
_ Pourquoi tu ressens toujours le besoin de mettre ton grain de sel partout?"

Il se sentait mal de lui avoir craché son venin. Elle essayait seulement de l'aider et lui il s'énervait pour le menu du soir... Il était vraiment à cran quand il s'agissait de Sofia, il devait se calmer. Au moins Lauriline disait ce qu'elle pense, même si elle parle trop souvent pour ne rien dire, elle ferait une bonne femme. Zach se dit qu'il ne méritait aucune des deux et se promit de se montrer gentil et plein de bonne humeur ce soir. Même si c'était de la comédie, à force de jouer cela deviendrait peut être naturel. Qui sait, peut être que dans dix ans les deux couples seraient mariés et riraient de ce dîner autour d'un bon verre de vin? Même si c'était peu probable, Zach s'auto persuada du meilleur en grimpant quatre à quarte les marches du bel escalier intérieur avenue Foch. Avant de frapper à la porte, il arrangea sa chemise. Lauriline lui cria que c'était ouvert et une bonne odeur de viande en sauce le guida jusqu'à elle.  Il l'enlaça alors qu'elle était toujours de dos. Cela la fit sourire et elle commença à fredonner un air connu de chanson d'amour. Elle se retourna collée à lui et lui fit goûter le délicieux plat fait maison. La sauce au vin lui délia la langue:
"Je suis désolé.
Lauriline secoua la tête et entoura son cou de ses bras:
_ C'est pas grave. J'en fais p't'et un peu trop... comme d'habitude...
Il l'embrassa ses lèvres rouges. La réconciliation était toujours si tendre qu'il adorait ces moments. Mais il ne l'aurait jamais avoué.
_ Pas du tout, t'es formidable. Je suis un vrai con.
Au mot "con", la pulpeuse rouquine s'était mise à rire, laissant sa cuillère en bois goutter par terre. Des tâches de sauce rouge décoraient le parquet sans que personne ne s'en rende compte. Un constat effarant se profilait pour la jeune femme. Elle ne put s'empêcher de le dire à voix haute, comme si elle avait peur que la charme ne se rompe autrement.
_ Je t'aime petit con."

code by Ségo Soyana

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://voyage-dans-le-temps.forumsgratuits.fr
Lola
Seigneur du temps
Seigneur du temps
avatar

Messages : 107
Date d'inscription : 22/05/2013
Age : 22
Localisation : Nerverland

MessageSujet: Re: Les carrefours [entre Zach et Sofia]   Jeu 22 Aoû - 23:10



FEAT. Tess ET Lola
Les carrefours

Zach et Sofia
* Sofia était en train de servir les clients, enjouée et aimable comme souvent. Elle s'attacha les cheveux d'un geste rapide et habitué, elle était sublime aujourd'hui. Elle nettoyait le bar d'un geste mécanique en fredonnant un berceuse italienne, elle repensait à sa mère...Que lui aurait-elle dit si elle avait toujours été en vie ? La vitta e bella fila mia ? Non surement pas...Sa mère était une femme douce et d'une beauté sans pareil cependant elle avait connu la vie dure à Milan et savait très bien que la vie n'était pas belle, rose et pur. Sofia elle aussi le savait très bien. Elle travaillait ici comme une forcené depuis tellement longtemps qu'elle ne savait même plus depuis quand, jamais elle n'avait mis les pieds à l'école, le premier homme qu'elle avait connu et aimé comme jamais plus elle ne pourrait d'après elle était mort dans une guerre qu'elle ne comprenait pas. Elle avait été violenté durant la grande Guerre et savait ce que c'était qu'une vie dure et triste. Toutefois elle continuait coûte que coûte à chercher le bonheur et à être heureuse.C'était sa solution pour continuer à se lever tout les matins avec le sourire. Elle avait complètement oublié le diner qui se projetait, à vrai dire elle avait même oublié l'existence de Zach pour la première fois depuis des mois...
François était au bureau en train de régler quelques affaires avant d'aller retrouver sa bien-aimée. Il sourit doucement en se levant et en mettant son manteau et son chapeau. Un collègue l'interpella* François..! Attend, je voulais te parler ! *le beau blond arqua un sourcil, que pouvait-il bien lui vouloir ? Puis il était mal à l'aise, après tout il était pressé et avait vraiment hâte de voir Sofia aussi.* Vas-y je t'écoute dépêche toi..! *L'homme d'affaire se racla la gorge* Je voulais te parler de ton Italienne ! Elle a vraiment un jolie minois. Et j'ai un ami qui est venu boire un verre là bas il y a quelques mois..Il l'a trouve sublime, charismatique et son côté italien lui fait tourner la tête...voilà c'est un peu étrange à dire mais bon il a complètement craqué sur elle et a un ami qui travail dans un truc de musique et qui voudrait la rencontrer comme tu m'as dis qu'elle chantait...Enfin bref, ça gagne vraiment bien d'après lui mais il faudrait..qu'elle montre un peu de chair si tu vois ce que je veux dire...*François se contint du mieux qu'il pu, il n'avait qu'une envie foutre son poing en plein dans la gueule de son collègue. A la place il rit un instant et repris un sérieux glacial* Vas crevez ! Jamais Sofia ne fera ce genre de chose compris ?! c'est une femme respectable et qui se respecte aussi. Elle a une voix en or et s'en sortira quoi qu'il arrive sans jamais avoir à se dévêtir ! Donc vas te faire foutre compris ? Et si tu viens me reparler d'elle de cette manière je te fou à la porte. * Sur ce il se détourna brutalement et parti du travail. Il monta dans sa voiture et alla directement au Musical, il poussa la porte, se dirigea droit vers sa petite-amie et la renversa pour l'embrasser tendrement. La jeune femme pris de court ne su quoi faire...Et fini par répondre doucement au baiser. 
François resta jusqu'à la fin du service de Sofia puis il montèrent chez la jeune femme.* Bon faut que je trouve un truc qui en jète ! Je veux lui en mettre plein la vue à cette piccola stupida di bourgoise . * Sofia était devant sa penderie depuis pratiquement une demi heure et n'avait toujours rien essayé. Elle n'arrivait pas à trouver quelque chose qui lui plaisait* tu penses que je dois mettre quoi en plus ? Un truc simple ou plus habillé ? * l'accent de l'italienne fit rire le jeune français qui posa un sac sur le lit* j'ai ça pour toi mon cœur...*elle se retourna brusquement et se jeta sur le sac, elle se déshabilla sous les yeux enchantés du blond et enfila la robe qu'il venait de lui offrit. Il referma la fermeture dans le dos et sourit. La jolie petite brune était resplendissante dans sa robe bleue électrique moulante. celle-ci lui allait comme un gant et François n'hésita pour lui faire remarquer. Sofia releva ses cheveux et les attacha avec une pince qui appartenait à sa mère. Elle fit un tour sur elle même et quand elle eu l'approbation de François elle se jeta à son cou pour l'embrasser. celui-ci lui retira agilement sa robe et la coucha sur le lit en riant.
Une fois leurs ébats finit, la brunette posa sa tête sur le torse du jeune homme un sourire aux lèvres.* Je suis toute décoiffée stupido..! *Il lui caressa le dos avec son pouce et lui embrassa le cou, puis regarda l'horloge* Putain So' on est grave à la bourre là, on aurait du partir il y a 10 bonnes minutes !! * Sofia écarquilla les yeux* Mais je suis pas prête !! * dit-elle en s'habillant à une vitesse éclair, elle se maquilla légèrement, elle détestait se maquiller mais bon autant faire les choses à fond. Elle se coiffa ensuite les cheveux et se les remis en place comme à l'origine, puis enfila de magnifique chaussure à talon, italienne qui sa grand mère lui avait donné. Elle se regarda dans le miroir et soupira doucement, la jeune femme était complètement tétanisée. François et elle montèrent en voiture et celui-ci conduisit du plus vite qu'il pu faisant crier Sofia qui voulait qu'il ralentisse.Une fois arrivé, ils s'embrassèrent tendrement* Même si elle te provoque, promet moi de rester calme ? * Sofia lui caressa la joue en riant et sortit de la voiture* comme toujours amore mio ! *Il l'enlaça par la taille après avoir monté les escaliers et frappa doucement à la porte. Sofia avait envie de partir en courant, de faire demi tours, de ne jamais avoir embauché Zach, de ne jamais avoir été élevé ici, de n'être jamais née...Elle avait peur.*
holliday creation

_________________
Lola <3


Dernière édition par Lola le Mar 24 Sep - 0:04, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tess
Maitresse du jeu
Maitresse du jeu
avatar

Messages : 252
Date d'inscription : 16/05/2013
Age : 24
Localisation : wonderland la 2eme à droite après le chapelier fou

MessageSujet: Re: Les carrefours [entre Zach et Sofia]   Dim 25 Aoû - 21:54



Les carrefours






Zach se demanda si, là haut, un ange s'était amusé à faire s'écouler les secondes aussi lentement que les minutes. Il était bientôt 20 heures 30 et sa copine disposait méticuleusement les couverts sur la table vêtue d'une nappe en soie blanche. Il ne savait pas si le silence qui régnait cachait un malaise ou pas. Et cela le rongeait. Il détailla le visage de Lauriline sans succès, elle ne laissait rien transparaitre dans les pires moments, alors que d'habitude, on lisait en elle comme dans un livre ouvert. Le pianiste aurait bien voulu savoir faire cela, mais ses doigts gigotaient sans qu'il s'en rende compte. Rien n'était sorti de ses lèvres après la déclaration d'amour de la rouquine. "Je t'aime" ce n'était pas quelque chose à dire à la légère alors il avait choisi de ne rien dire, ou n'avait rien pu dire, même si ça faisait bizarre de ne rien répondre. Décidément c'était la journée des premières fois! Il espéra tout de même, que son incapacité à exprimer ses sentiments ne déclencherait pas leur deuxième dispute après le dîner.
La pièce principale était resplendissante. Le lustre avait été dépoussiéré dans l'après midi et la table avait été dressée de tous ses atours. Cet étalage de richesses semblait presque indécente selon notre algérien qui se gardait bien d'exprimer son opinion tout haut. Une multitude d'entrées avait été servie à l'avance et il y avait trop de couverts de tailles différentes. La maitresse de maison avait enfilé une longue robe sombre absolument délicieuse et chic qui faisait ressortir le vert de ses yeux ainsi que ses bijoux brillants. On devinait ses formes félines sous le drapé soyeux et ses cheveux d'un roux flamboyant ondulaient le long de sa poitrine dégagée. Elle était plus attirante que jamais... Mais combien tout cela pouvait il coûter au juste? Zach savait bien qu'ils n'avaient pas eu la même éducation et n'auraient jamais la même vision des choses mais il détestait cette propension à faire un tel spectacle de son train de vie. Pour lui, c'était jeter de l'argent par les fenêtres. ça devait être une réflexion de pauvre comme Lauriline le lui répétait souvent, mais n'empêche...
"Toc toc toc" On avait frappé à la porte de façon énergique, Zach en conclut que ce "François" avait pris les choses en main. Le beau pianiste prit une grande inspiration et se leva pour aller ouvrir. Sur le chemin de la porte d'entrée il sentit Lauriline le rejoindre et c'est ainsi qu'ils ouvrirent la porte, en digne adorable petit couple. Le tableau était parfait. A un détail près. L'on dit que les regards trahissent les véritables sentiments. Alors que Lauriline et François étaient occupés à se dire bonsoir et à s'échanger les banalités de politesse sur comment s'était passé le trajet et les raisons du retard des invités, Zach et Sofia se dévoraient des yeux littéralement. Ils avaient chacun fait un effort pour paraître sublimes. Ils avaient divinement réussi. C'était con. Son âme le lui criait, maintenant qu'il avait Sofia sous les yeux tout était évident. Il ne devrait pas être de ce côté de la porte. Mais son cerveau ignorait parfaitement l'évidence et Zach désamorça le premier la situation en souriant. "Bienvenue à la maison.
_ Entrez, entrez! Faîtes comme chez vous. Oh Sofia tu t'es mise sur ton 31, il ne fallait pas. On est entre amis... Et moi qui ai mis un vieux truc. "
Renchérit la rouquine, mesurant finement ses mots. Elle guida ses "amis" jusqu'à la véranda où étaient disposés quatre verres pour l’apéritif. Zach s'inventa sommelier et déboucha la bouteille de vin prévue pour l'occasion avant de servir tout le monde. Il se sentait fatigué tout à coup et mis cela sur le compte de son renvoi matinal. Et dire qu'il n'avait pas eu le temps d'avertir Lauriline... Ce serait pour un autre soir.
"A cette soirée et surtout, à nous! *Trinqua la rouquine en souriant. Elle stoppa Zach et François qui allaient faire de même.* Ah ah ah, on ne croise pas les verres, ça porte malheur.
Zach esquissa un sourire:
_ Excusez là, elle est très superstitieuse.
Lauriline fit une moue enfantine avec la bouche avant de mimer donner un coup de coude dans le ventre de Zach.
_ T'excuse pas pour moi, je suis assez grande pour savoir quand le faire. *Elle échangea un regard de velours avec Zach qui se sentit un peu mieux (n'oublions pas que s'il y avait deux équipes ce soir, sa coéquipière se trouvait devant ses yeux. Il pourrait toujours compter sur elle.) avant de se retourner vers l'autre couple.* Il y a toujours une bonne raison pour que les choses arrivent. Je crois qu'une force cosmique guide nos pas, alors autant ne pas fâcher les esprits.
_ En quoi croiser nos bras pourrait causer du tort aux esprits?

Lauriline leva les yeux au ciel comme si les hommes ne comprenaient rien à rien.
_ ça nous dépasse, tout ce qu'on sait c'est qu'il ne faut pas le faire et on se le transmet de générations en générations. Ta grand mère doit te l'avoir dit Sofia non? Et puis si les esprits n'existaient pas pourquoi tout les gens respectables font des séances de spiritisme?
Zach fit mine de réfléchir:
_ Parce qu'ils ont de l'argent à dépenser." Cela fit rire François qui devenait un peu plus sympathique à Zach grâce au vin. Lauriline sourit mais ne capitula pas pour autant.
" Vous ne croyez pas au destin vous deux? Comme celui de trouver la personne qu'on aime."
Voilà où elle voulait en venir. Chaque phrase était savamment calculée chez la rouquine qui était plus redoutable qu'elle en avait l'air. Sur un fond de conversation pseudo philosophique à propos de l'existence des esprits, elle rappelait à chacun que les couples de ce soir étaient très bien comme ils étaient. Elle avait eu le temps de se rôder à l'exercice en fréquentant des hommes riches à souhait où toute conversation n'était que faux semblants et piques dissimulés. Intuitivement tout le monde se tourna vers Sofia pour savoir son avis. Les yeux brûlants de Zach trahissaient son intérêt, bien qu'il se cache derrière son verre de vin.
code by Ségo Soyana

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://voyage-dans-le-temps.forumsgratuits.fr
Lola
Seigneur du temps
Seigneur du temps
avatar

Messages : 107
Date d'inscription : 22/05/2013
Age : 22
Localisation : Nerverland

MessageSujet: Re: Les carrefours [entre Zach et Sofia]   Mar 27 Aoû - 15:41



FEAT. Tess ET Lola
Les carrefours

Zach et Sofia
* La jeune Italienne attendait devant la porte avec horreur, François la serra contre lui et gonfla le torse comme pour se pavaner comme un paon au bras de la jolie brune quand la porte de la demeure s'ouvrit devant le couple, laissant apparaitre leurs hôtes. le cœur de Sofia cessa de battre, il était incroyablement beau. Mon dieu, mais pourquoi était-il si beau ? Le grand blond à l'aise comme tout lors de ce genre d'événement échangeait les modalités avec Lauriline qui était de toute beauté ce soir, les deux jeunes riches rirent quand François dit que la raison de leur retard était la petite Italienne et sa préparation pour le diner. Sofia n'avait toujours pas parlé, ces yeux étaient plongés dans ceux de l'algérien et elle aurait pu rester ainsi des heures durant s'il n'avait pas prononcé le fatidique "Bienvenue à la maison". Elle baissa instantanément les yeux, que lui avait-il pris d'espérer encore qu'il puisse il y avoir quelque chose entre eux deux alors qu'ils étaient avec une autre personne tout deux et se disait heureux. La jeune femme serra les dents à la remarque de la rouquine mais ne se laissa pas abattre* Oh oui, mais tu sais comment sont les hommes quand ils font un présent comme celui-ci on ne peut pas leur dire qu'on le portera un autre jour alors qu'une soirée se présente le soir même...*Dans les dents, pensa la brunette. François sourit doucement en couvant Sofia du regard, il rit doucement en suivant Lauriline dans le salon* Oui effectivement je lui offre des cadeaux tout le temps...j'ai un peu honte !! *Sofia lui donna un coup de coude complice en s'asseyant à côté de lui. Elle devrait jouer la comédie jusqu'à la fin de la soirée elle le sentait et était déjà morte de fatigue...Le travail qu'elle fournissait finirait par la tuer à la tache, mais elle y mettait du cœur et était heureuse d'avoir un travail et de gagner de l'argent convenablement et par ses propres moyens. L'italienne avait en horreur le genre de gens comme Lauriline qui pensaient tout leurs était du et qui dépensait leur fric dans des conneries comme ce vin qui devait selon elle couter une blinde. François allait pour trinquer et se fit arrêter par la jeune hôtesse et sourit doucement * tu as bien raison...ne contrarions pas les esprits alors que tout vas pour le mieux en ce moment pour nous ! *Il donna un petit coup dans la coupe de Sofia qui lui sourit tendrement puis trinqua avec Zach et pour finir avec Lauriline tandis que Sofia donnait un coup dans celui de l'algérien, le regardant doucement comme à la dérobé. La brunette haussa les épaules* En Italie on ne pratique pas de spiritisme et seuls les ancêtres de la famille ou personnes défuntes nous entours et nous protège...Ils ne sont jamais malveillant et on ne croyons pas vraiment qu'un bras croisé, du sel sur la table, un chat noir ou autre apportera le mauvais œil sur nous. Il est au dessus de la tête de chacun et nos actes seuls pourraient le déclencher et encore je n'y crois absolument pas. *Elle avait dit ces paroles d'un ton doux et détaché, remettant délicatement une mèche de cheveux qui venait lui chatouiller le front. Sofia n'aimait pas la façon du Lauriline se pavanait, elle pensait avoir la science infuse et la jeune femme au sang chaud trouvait cela des plus désagréable. Elle manipulait les gens autant que les mots, à donner la nausée selon la brune. François rit aux paroles de Zach et lui donna une claque amical sur le dos* Bien dit Zach !! C'est des conneries So' a raison..! *Il haussa les épaule et regarda Lauriline dans les yeux* j'en sais rien moi...peut-être ! et toi ma petite So' tu en penses quoi..? * Les yeux de Sofia se voilèrent, elle repensa de suite à son fiancé. Elle avait été heureuse, amoureuse aurait pu croire à toutes ce ramassis de connerie sans hésiter à ce moment. Malheureusement la guerre ou plutôt la mort lui avait appris que rien n'était parfait, qu'il ne fallait pas trop espérer, que tout pouvait basculer du jour en lendemain sans jamais pouvoir être beau à nouveau. La chanteuse en herbe quitta ses pensées mélancolique d'amour perdu à jamais* Le grand amour ? Vous m'auriez parlé de cela il y a plusieurs mois, j'aurais dis que nous ne pouvons en vivre qu'un seul et que si nous le perdons nous sommes obligé de continuer sa vie dans un malheur sans fin...*elle leva enfin ses yeux noisettes pour se retrouver dans ceux de Zach* Cependant je crois maintenant que parfois nous avons le droit d'en trouver un autre tout aussi fort. On ne peut pas lutter contre l'amour car c'est une force d'une puissance qu'elle nous dépasse...*Le regard de l'italienne se tourna vers Lauriline et seule la rouquine pu ressentir la force, la puissance, les éclairs que Sofia émettait à travers son regard pourtant si calme à cet instant* On ne peut rien faire pour séparer deux personnes qui s'aiment vraiment l'un l'autre. * Les mots résonnèrent dans la tête du grand blond, il savait très bien que Sofia ne l'aimait pas mais à présent il se rendait compte que c'était de Zach qu'elle était éperdument amoureuse...François ne voulait que le bonheur de Sofia et même si il devait laisser sa place qu'il chérissait pourtant tant il le ferait sans hésiter car la brunette avait le droit à vivre son propre conte de fée, elle qui avait déjà une vie si difficile. *
holliday creation

_________________
Lola <3


Dernière édition par Lola le Mar 24 Sep - 0:05, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tess
Maitresse du jeu
Maitresse du jeu
avatar

Messages : 252
Date d'inscription : 16/05/2013
Age : 24
Localisation : wonderland la 2eme à droite après le chapelier fou

MessageSujet: Re: Les carrefours [entre Zach et Sofia]   Mar 27 Aoû - 19:29



Les carrefours




Les cœurs de Zach et Lauriline se mirent à battre plus fort à la minute où Sofia finit sa phrase. L'algérien aux yeux clairs, touché par tant de sincérité, était comme suspendu aux lèvres de l'italienne. Sa main droite tenait sa coupe fermement et s'était figée en l'air. Il y avait une telle force dans sa voix. C'était comme si elle venait de réciter une prophétie qui se révélera exacte quoi qu'il arrive. Comment pouvait elle être aussi sûre d'elle? Voilà encore une chose qu'il admirait chez Sofia. Cela devait vouloir dire qu'elle était parfaitement heureuse avec son François. La pauvre, après avoir vécu tant de drames, elle le méritait. Etait ce pour cela qu'elle le regardait avec tant d'intensité? Pour lui faire comprendre qu'il devait renoncer? Son regard noir comme la nuit l'avait il percé à jour et découvert instinctivement que Zach éprouvait encore des sentiments pour elle? Tandis que son amoureux pensait à de bien vilaines choses, la poitrine de Lauriline se gonflait de colère. Une colère sourde qui montait doucement. Elle l'avait invité chez elle, préparé à manger et cette pétasse se permettait de la provoquer sous son toit, devant son petit ami! C'était inadmissible. Elle voulait le beurre et l'argent du beurre, cette italienne se permet de séduire tout le monde avec ses grands yeux tristes et quand elle ne les a pas tous, elle en remet une couche. Lauriline se jura que cette trainée n'aurait pas le dernier mot. Pas ce soir. Ce dîner devait être l'apogée de sa bataille silencieuse, elle avait gagné jusqu'à présent et il était hors de question qu'il en soit autrement. Cachant difficilement son trouble, lorsque Lauriline répondit à Sofia, sa voix trembla: " C'est beau ce que tu dis. C'est tiré d'un livre? *Elle se força à sourire* Ah non suis je bête, les serveuses n'ont pas le temps de lire. *La rouquine ignora le regard interloqué que lui lançait son cher et tendre et continua sur sa lancée, d'un ton beaucoup moins enjoué que son cirque habituel. Sa voix fut plus belle que jamais comme pour montrer qu'elle mettait en garde son invitée.* Malheureusement tout le monde n'a pas la même définition du mot amour. Et ils s'enlisent dans des projections qu'ils font sur les autres, prennent du désir charnel pour ce qu'il n'est pas... Et s'accrochent désespérément en se fouttant de ce qu'ils pourraient détruire de beau au passage." Elle rendit son regard à Sofia. Le message était clair. Elle ne permettrait jamais que Sofia bousille son couple. C'était la première fois qu'elle se sentait aussi bien avec un homme. Il avait le profil parfait pour devenir son mari: beaucoup de potentiel et foncièrement gentil et beau. Bon il n'avait pas un sou en poche mais ça peut toujours s'arranger. Après tout les femmes ne sont elles pas faites pour améliorer leur chéri? C'est le pragmatisme féminin par excellence. Elle finit son verre de vin sans même l'apprécier sur le palais et sourit à François. "Enfin je dis ça par rapport à mes expériences passées. Je crois qu'on a bu assez de vin pour passer à table! Qu'en dîtes vous? Je m'éclipse derrière les fourneaux... Je reviens!"
Les yeux brièvement fermés, Zach se ressaisit après cette annonce. Il posa son verre, ne se sentant absolument pas d'humeur à boire et emboita le pas des invités dans la salle à manger. Pourquoi fallait il que Lauriline ait tant le goût des mises en scène? Tout le monde avait très bien compris où elle voulait en  venir et il avait super honte à présent. Elle ne l'avait donc pas cru quand il lui avait dit qu'il ne se passerait rien entre Sofia et lui? Zach ne put s'empêcher de penser que sa rousse n'avait pas eu l'initiative de ce dîner uniquement par bonté d'âme. Pour éviter que cela ne tourne en vaudeville, le pianiste engagea une nouvelle conversation pour changer les idées de tout le monde, posant les yeux principalement sur François par correction. "Vous avez vu qu'il y aurait bientôt une fête foraine sur la place de la Tour Eiffel? Lauriline me tanne pour qu'on y aille depuis que des affiches ont été placardées partout sur les Champs Elysées.. J'ai fini par accepter. C'est le week end prochain je crois. Je n'en ai jamais vu... Enfin si, mais je pense que celles d'Oran n'ont rien à voir avec les fêtes parisiennes. Nous on se contente d'un stand de pommes d'amour et de quelques cerceaux pour les enfants." Zach rit doucement en y repensant. Son Algérie lui manquait de plus en plus ces temps ci. On avait rien là bas, juste de quoi vivre simplement. Peut être que c'était pour ça que les gens se prenaient moins la tête qu'ici. Si sa mère savait ce qu'il était en train de traverser sentimentalement parlant, elle se moquerait bien de lui... Elle qui avait insisté pour qu'il ne parte pas. "Tu ne seras jamais à ta place là bas" lui avait elle dit, "les citadins ne sont pas comme nous". Cette phase et le lourd visage de madame Leroy résonnaient à présent dans ses souvenirs comme une malédiction.
Posant son coude sur la table, François participa à alléger la situation. Il avait toujours une main sur la cuisse ou l'épaule de Sofia, comme s'il avait peur de la perdre à tout instant. ça agaçait quelque peu Zach, à quoi bon se frotter comme ça? Il avait bien compris qu'elle lui appartenait... Et bien que Sofia portait divinement bien sa robe de soirée, ça ne lui ressemblait pas ce clinquant. L'algérien ne gagnerait jamais assez d'argent pour offrir une robe d'aussi bonne qualité lui... Il ressentit comme une gêne.
" Ah tu es d'Algérie? J'y suis déjà allé! Qu'est ce que les gens sont accueillants!" Les talons de Lauriline claquèrent sur le parquet, amenant avec elle une délicieuse odeur qui avait imprégné ses vêtements. En s'asseyant, elle annonça à tous avec un joli sourire que le plat principal serait bientôt prêt. "Servez vous en entrée, n'hésitez pas! Si on ne finit pas ce soir, je serais obligée de tout jeter...
Zach tiqua:
_ On ne va pas tout jeter quand même. Tu vas leur mettre la pression et ils rentreront en roulant jusqu'à chez eux... *Il esquissa un sourire et Lauriline le regarda comme s'il avait commis un sacrilège.*
_ Tu ne veux quand même pas qu'on mange les restes pendant une semaine?
_ On a pas vraiment le choix quand on vient de se faire virer de son deuxième boulot.
" Voilà, la bombe était lâchée. Ce n'était vraiment pas le moment, mais elle l'avait titillé avec ses manières de petite bourgeoise. Le pire c'était que la présence de François augmentait son agacement. Pété de fric pour acheter des milliers de cadeaux à Sofia, pour aller et venir en Algérie comme bon lui semblait... C'est comme si sa virilité en avait pris un coup. Zach posa ses beaux yeux sur le couple qui était face à lui. Chaque homme était du même côté. Rien ne s'arrangea quand François fit une remarque: " Pourquoi tu t'es fait virer?
Un long soupir s'échappa de la bouche du pianiste. En quoi ça le regardait? (notons que notre Zach fait preuve d'une mauvaise foi prononcée vu que c'est lui qui a amené le sujet sur le tapis.) Il marmonna en croisant les bras un truc qui s'approchait de "divergences artistiques". A sa grande surprise Lauriline resta très calme tout en mangeant ses crudités.
_ Tu aurais pu me le dire tout à l'heure. Enfin ce n'est pas grave... Tu retrouveras un meilleur boulot. En attendant je payerais.
Blessé dans son orgueil, Zach répondit:
_ Je ne veux pas que tu payes sans cesse pour tout.
_ Il n'y a aucune honte à avoir Zach. Quand on a pas les moyens...
Commença François. C'en était trop et Zach lui lança un regard noir.
_ Si tu ne veux pas que je paye, c'est une bonne chose. C'est l'homme qui doit ramener l'argent à la maison. C'est l'occasion rêvée pour que tu rejoignes dès maintenant l'entreprise de mon père. Il sera ravi que ça arrive un peu plus tôt que prévu."

code by Ségo Soyana

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://voyage-dans-le-temps.forumsgratuits.fr
Lola
Seigneur du temps
Seigneur du temps
avatar

Messages : 107
Date d'inscription : 22/05/2013
Age : 22
Localisation : Nerverland

MessageSujet: Re: Les carrefours [entre Zach et Sofia]   Dim 22 Sep - 20:57



FEAT. Tess ET Lola
Les carrefours

Zach et Sofia
* Sofia était complètement épuisée.* c'est gentil mais non ce n'ait pas tiré d'un livre...*elle remis en place une mèche de cheveux* et puis je pourrais trouver le temps si je le souhaitais, mais voilà je n'ai jamais appris.*Elle l'avait dit d'un ton désinvolte, et haussa les épaules en entendant la jeune hôtesse lui faire passer ce message si peut détourné, elle leva les yeux vers elle un sourcil arqué et émit un petit "hum hum" de désintérêt flagrant. cependant la jeune serveuse savait très bien qu'elle ne pouvait pas jouer sur le même terrain que Lauriline et cela la rendait d'autant plus triste. Elle n'avait pas l'argent pour faire des repas comme celui-ci, pas le temps pour prendre autant soin d'elle, pas l'énergie pour se battre pour l'homme qu'elle aimait alors que pourtant elle ne rêvait que de cela. François était très bienveillant avec elle, en une petite caresse sur l'épaule et en un regard compatissant, elle comprend que le jeune blond savait ce qu'elle resentait au plus profont d'elle et ne pu, une fois assise à table au côté de son amant, se pencher près de son oreille* garzie de me soutenir dans un moment comme celui ci. *Elle avait la tête complètement ailleurs, elle n'avait pas envie de se prendre la tête et à vrai dire en voyant que Zach évitait tout contacte avec elle, elle n'avait même pas la force de lui faire comprendre qu'elle l'aimait toujours, qu'elle ne voulait que lui.  Elle baissait les bras, les yeux vers la nappe. La guerre était gagnée pour Lauriline, elle le sentait. François lui sourit en entendant Zach parler* Oh ça ne m'étonne même pas ! Étrangement Sofia ne m'en a même pas parler tiens...*il tourna son regard vers elle* tu voudras y aller ? *Sofia fit doucement non de la tête* merci amore mio mais j'aurais beaucoup de travail à ce moment là et je sais que ça me fatigue beaucoup ces derniers temps...*Il embrassa tendrement la jeune femme,et lui appuya sur le nez du bout du doigt* pas de soucis bella mia..! *dit-il dans un italien très approximatif qui fit sourire la petite brunette. Puis le grand blond se tourna à nouveau vers Zach* Ah tu es d'Algérie ? j'y suis déjà allé ! Qu'est ce que les gens sont accueillants ! * Il lui fit un immense sourire. C'était un homme sincèrement bon et qui n'avait absolument aucune envie de faire du mal volontairement aux gens, surement ce côté doux et enfantin qu'il avait qui avait plu à l'italienne. La jeune Moretti écarquilla les yeux aux dires de Lauriline, elle n'en croyait pas ses oreilles. Elle jetait vraiment l'argent par les fenêtres et tout cela très naturellement, quelle horreur ! Elle secoua la tête allant faire une remarque mais Zach la devença et en vitn une "dispute de couple". Sofia ouvrit la bouche à nouveau mais fut prise de cours par François prenant la parole à son tours* Pourquoi tu t'es fait virer ? *Elle tourna son regard vers le blond et lui donna un coup de pied sous la table pour lui faire comprendre qu'il aurait mieux fait de se taire. François ajouta à nouveau son grain de sel* Il n'y a aucune honte à avoir Zach. Quand on a pas les moyens...* Mais il fut stoppé net par le regard de Zach et aussi par le coup violant que venait de lui donner sa tendre et chère.Sofia laissa Lauriline parler puis leva les yeux vers Zach* Ou tu peux augmenter des heures de travaille au Musical si tu veux..Tu aimes la musique plus que tout alors ne te gâches pas dans un travail qui ne te convient pas..Peut-être qu'il rapportera plus mais tu ne t'épanouiras pas...*elle soupira doucement, elle sentait le regard cuisant de la rouquine sur elle, et sa gorge se noua* ma mère m'a toujours dit qu'il fallait mieux faire un métier qui nous plaisait et qui rapportait mieux qu'un travail qui nous remplissait les poches mais qui nous vidait de toute énergie et de toute joie de vivre...*Elle pris son verre et l'approcha de ses lèvres* je vois dans tes yeux, que ta famille t'a souvent dit la même chose...*elle bu une gorgée de vin et reposa son verre, une main tremblante.
holliday creation

_________________
Lola <3
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tess
Maitresse du jeu
Maitresse du jeu
avatar

Messages : 252
Date d'inscription : 16/05/2013
Age : 24
Localisation : wonderland la 2eme à droite après le chapelier fou

MessageSujet: Re: Les carrefours [entre Zach et Sofia]   Mar 24 Sep - 15:23



Les carrefours




La tension de la pièce était si extrême que l'on pouvait presque voir les flammes de colère que lançaient les yeux de Lauriline. Elle avait relevé la tête vers ses convives, se demandant de quoi se mêlait l'italienne et priant pour qu'elle parte bientôt. Ainsi elle aurait tout le loisir plus tard d'amadouer son cher et tendre. Une opportunité comme celle là ne se présenterait pas de sitôt, c'était pour son bien qu'elle insisterait. Tranchant d'un seul revers de fourchette une carotte en deux, la rouquine esquissa un sourire faussement touché: " C'est bien beau tout ç...
_ J'en serais ravi. "

Il y eut un silence. A présent Zach regardait droit dans les yeux l'élue de son coeur et continua, aussi sincèrement que l'on peut: "J'ai toujours l'impression d'avoir des rêves de gamins quand j'ose dire que je voudrais faire toute ma vie de la musique. Le père de Lauriline m'a bien fait comprendre que ce ne pouvait être qu'une passade avant un métier sérieux... Je comprends son point de vue, c'est ce qu'on nous vante à la radio et dans les journaux... Que la réussite sociale passe par le travail. Mais ça me fait plaisir d'entendre quelqu'un qui pense comme moi pour une fois. Je n'ai plus l'impression d'être un idéaliste dans un monde terre à terre. *Il sourit tendrement* Et c'est vrai ma famille me l'a souvent répété. La vie est trop courte. ça se voit tous les jours que tu as fait le bon choix Sofia, tu fais rayonner tout le cabaret."
Cette réplique illustra la tournure que prit la soirée. Les plats défilaient tandis que Zach, Sofia et François parlaient librement de sujets très banals, jamais assez sérieux pour qu'on se prenne davantage la tête. Lauriline s'était transformée en une petite maitresse de maison muette, servant les plats et restant d'un calme effrayant. Zach avait pris sa décision, il reviendrait beaucoup plus souvent au Musical, augmentant toutes les chances de reprendre son amourette avec cette greluche. Malgré tous ses efforts pour paraitre la femme parfaite durant ce dîner, la complicité des deux salariés du cabaret reprenait de plus belle à la moindre occasion. Ce dîner était un fiasco.
Elle voulait montrer à l'autre couple combien Zach et elle étaient en harmonie et au lieu de ça, le repas avait montré toutes leurs différences inconciliables. Ils n'avaient absolument pas la même vision des choses. Sur tout. Alors comment expliquer qu'elle l'aime quand même et qu'elle ne veuille pas le laisser tomber dans les griffes de Sofia?
Arrivée l'heure des cafés avant de partir, Lauriline prétexta l'envie de montrer sa collection de cigares à François pour lui parler en tête à tête, laissant Sofia et son pianiste seuls au rez de chaussée. "Je crois qu'on va se voir plus souvent alors. *Zach sourit sans trop savoir sur quel pied danser* Je suis désolé pour la tension de la soirée, Laury veut toujours trop bien faire. Elle ne se rend pas compte de tout ce qu'elle dit... *Il finit sa petite tasse de café et sentit la boisson chaude glisser le long de sa gorge, lui réchauffant le coeur* Je... Enfin François est un ... chic type. C'est bien que tu aies rencontré l'homme qu'il te fallait." ça faisait un mal fou de mentir à ce point. Ce malaise qui vous emplit la poitirine quand on sent que quelque chose cloche. Zach pensait faire ce qui était juste. Il pensait que Sofia savait à quel point il l'aimait et que c'était la meilleure chose à faire de respecter François. Après tout il avait beaucoup mieux réussi que lui dans la vie, c'était normal qu'elle le préfère... Les deux amoureux étaient dans une telle situation insensée que c'en était risible. Le coeur de Zach criait si fort en lui qu'il pensait que tout le monde pouvait l'entendre alors qu'il aurait du exprimer ses sentiments. On peut vivre mille ans côte à côte sans jamais se connaitre à coups de politesse et de silence.
code by Ségo Soyana

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://voyage-dans-le-temps.forumsgratuits.fr
Lola
Seigneur du temps
Seigneur du temps
avatar

Messages : 107
Date d'inscription : 22/05/2013
Age : 22
Localisation : Nerverland

MessageSujet: Re: Les carrefours [entre Zach et Sofia]   Mar 24 Sep - 19:27



FEAT. Tess ET Lola
Les carrefours

Zach et Sofia
*Sofia s'attendait à une remarque des plus aigri de la part de Lauriline mais elle fut coupé par Zach et cela fit relever la tête de la jeune italienne un sourire aux lèvres. Entendre la douce voix de l'être qu'elle aimait s'adresser à elle lui faisait du bien, elle fini ce qu'elle avait dans la bouche et sourit* Tu es un musicien hors pair, Grand mère pestait de voir un si bon élément nous quittez peu à peu...Elle sera ravit d'apprendre que tu reviens, tout comme les autres musiciens qui t'aiment beaucoup aussi d'ailleurs. Vie ton rêve, Zach je t'en pris ne te gâches pas...*Elle rougit un peu en l'entendant dire qu'elle faisait rayonner le cabaret et allait répliquer que non mais François lui caressa la joue avec doucement* Il a vraiment raison...tu es l'âme du Musical et ce qui le rend si spécial !! *La petite serveuse fit un geste de la main et détourna la conversation sur tout autres choses. Les trois jeunes gens discutaient amicalement de tout et de rien, rendant le repas des plus agréable en fin de compte. Le grand blond couvait la jeune femme du regard de temps à autre et fut le premier à remarquer que Lauriline n'était plus dans la course, cependant il se garda de toute remarque. Il comprenait tout à fait ce qu'elle ressentait ..Ils se faisaient tout deux dérober l'être le plus cher à leurs yeux sans être capable de faire quoi que ce soit pour l'empêcher. Les deux riches étaient impuissant face à l'amour et l'argent n'était une solution pour rien.
François suivit la rouquine sans broncher, quittant douloureusement du regard la brunette pour la laisser aux côtés de l'algérien...Une fois à l'étage avec Lauriline, il s'arrêta et croisa les bras devant son torse* Bon...
*De son côté Sofia avait devant elle son café auquel elle n'avait pas touché et se tordait les doigts dans tout les sens ne sachant pas comme se comporter. Elle hocha doucement la tête* Oui effectivement, *elle leva les yeux vers lui quand il s'excusa et sourit avec tendresse* tu n'as pas à t'excuser...elle ne me supporte pas car elle voit en moi une menace, chose qui est totalement idiot vu que vous êtes heureux tout les deux...*elle soupira un peu quand il parla de François* Il est gentil c'est vrai...et n'est pas comme la plupart des "riches" mais...*elle mourrait d'envie de lui dire, là maintenant ! La jolie Moretti en était folle d'amour, oui seul le pianiste ne pouvait susciter de l'intérêt aux yeux de la brunette mais comme lui dire ? Elle porta donc sa tasse à ses lèvres souffla dessus en bu une partie et dit d'une petite voix feutrée* il n'est pas toi...*voilà c'était tombé. Aussi surprenant qu'un orage, mais aussi calme que la surface de l'eau. Elle l'avait avoué, enfin. François n'était pas Zach et c'était l'algérien qu'elle voulait, qu'elle aimait.*
holliday creation

_________________
Lola <3
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tess
Maitresse du jeu
Maitresse du jeu
avatar

Messages : 252
Date d'inscription : 16/05/2013
Age : 24
Localisation : wonderland la 2eme à droite après le chapelier fou

MessageSujet: Re: Les carrefours [entre Zach et Sofia]   Mer 25 Sep - 20:03



Les carrefours




François se tenait là devant elle, comme un badaud qui ne servait à rien, prêt à laisser les deux au rez de chaussée se mettre en couple immédiatement et à les féliciter ensuite. La féline rousse était au pied du mur. Et aux grands maux les grands remèdes, elle ne pouvait pas quitter la scène sans avoir fait une dernière chose. Une ultime tentative pour ravir une fois pour toute l'élu de son coeur. Sinon à quoi bon? Elle reviendrait à son train train quotidien mondain? Devrait jouer encore les cocottes de luxe auprès d'hommes de talent très superficiels? Écumer les cabarets et les salons dans l'espoir d'être demandée en mariage par un bon parti? ça avait été le rêve de sa mère et c'est ce qu'on lui avait inculqué depuis toute petite, cependant, aujourd'hui Lauriline reprenait sa vie en main. C'était sa manière à elle de reprendre le contrôle, espérant au fond d'elle même sans s'en rendre tout à fait compte, que la sincérité de Zach la contaminerait à son tour.
"Bon... Balbutia le grand blond comme s'il attendait à ce qu'on le congédie. Il a vraiment l'air d'un grand nigaud se dit elle. En experte de la comédie sentimentale, elle prit de grands yeux tristes et commença à verser des larmes de crocodile:
_ Tu as remarqué ce qu'il se tramait ce soir?
François essaya de la réconforter comme il pouvait:
_ Comment ne pas le faire... Lauriline... Ne pleure pas... Il faut leur souhaiter d'être heureux. Et s'ils ne peuvent être bien qu'en étant ensemble, respectons leur choix. Je sais que c'est dur... Mais on les aime ces deux là, non?
Ce type tire ses répliques d'un roman à l'eau de rose ou quoi? La rouquine en rajouta une couche, s'emparant des épaules de François tout en pleurant:
_ S'il te plait... Je ne suis pas aussi forte que toi. Il faut que je rompe avec lui avant. Je ne pourrais pas le supporter s'il se remettait avec Sofia ce soir. Je t'en prie, prétexte quelque chose d'urgent pour partir avec elle maintenant. Accorde moi un peu de temps pour finir les choses correctement."

***

Le pianiste releva la tête, incrédule: "Tu peux répéter?" Son coeur avait fait un bond prodigieux dans sa poitrine, ne s'attendant absolument pas à ça. Est ce qu'elle lui faisait une blague? Si c'était de l'humour, ce serait vraiment dégueulasse... Mais alors pourquoi ses yeux en disaient tellement long? Les amoureux n'eurent pas le loisir de s'en avouer davantage puisque moins d'une minute plus tard, Lauriline et François descendaient les escaliers quatre à quatre. Le grand blond avait un air soucieux. Il prononça très rapidement ses excuses. Il devait partir. Une urgence. Sofia devrait mieux l'accompagner. La belle italienne le suivit à contre coeur après avoir hésité, comprenant que l'attitude de François était à prendre au sérieux. Qu'avait il bien pu se passer là haut pour qu'il se souvienne subitement d'un truc urgent à faire? En une fraction de secondes ils étaient partis, laissant notre Zach les bras ballants au milieu du salon. Quand il se remit enfin de ses émotions, Lauriline se tenait devant lui, aussi gracieuse et majestueuse qu'à leur première rencontre. Ses yeux n'étaient même pas rouge ni embués, elle affichait à présent une mine radieuse comme si la soirée ne s'était jamais déroulée. Elle resterait à jamais un mystère pour Zach. Et alors que l'esprit de l'algérien vagabondait déjà ailleurs, se projetant en couple avec Sofia dès le lendemain, Lauriline se jeta à son cou.
" Laury?
_ C'est merveilleux Zach! François m'a annoncé une nouvelle... si tu savais!
*Elle se recula pour mieux observer les réaction de son chéri.*
Il fronça les sourcils:
_ Quelle nouvelle?
_ C'est un secret.
*Elle pouffa de rire comme une écolière incapable de conserver les confidences qu'on lui faisait* Mais puisque tu as été sage ce soir... Voilà. Ils vont se marier. En juin. Sofia lui a dit oui il y a une semaine déjà!
_ Attends.. Attends. C'est pas possible! Elle ...
*Sous regard intransigeant de la rouquine, Zach n'osa pas lui avouer ce que Sofia lui avait dit quelques minutes plus tôt* Enfin elle ne m'a rien dit.
Lauriline pencha légèrement sa tête à droite: _ C'est justement le concept d'un secret. Il m'a dit qu'elle ne voulait pas te blesser. Cette fille n'est pas si méchante finalement. *profitant du malaise total de Zach qui était devenu très pâle et secouait sans cesse la tête pour nier les faits, elle posa chacune de ses mains sur les joues du pianiste, le forçant à la regarder et frotta sa poitrine contre son torse* J'ai bien saisi que tu avais toujours des sentiments pour elle. Je ne suis pas bête... Elle a voulu te ménager ce soir. Mais vous savez faire la part des choses. Vos sentiments amoureux appartiennent au passé, vous resterez.. *Elle prononça avec difficulté ce dernier mot* amis. Regarde vers l'avant Zach. *Son regard vert très spécial se plongea dans le sien* Qu'est ce que tu vois?"
Il déglutit. C'était donc pour ce secret que Sofia s'était comportée de façon si douce? Mais oui quel idiot... Comment aurait elle pu autant changer en quelques semaines alors que la dernière fois où ils s'étaient parlés elle l'avait engueulé comme du poisson pourri? Et que la fois d'avant elle s'était enfuie après leur baiser volé? Si elle l'aimait vraiment, elle l'aurait annoncé fièrement comme elle l'avait fait ce soir avec François. Il ne ressentait plus rien cet instant. Qu'un calme froid et vide. Il ne lui restait plus que cette magnifique femme qui lui tenait les joues. C'est d'une voix dénuée de toute émotion qu'il répondit:" Je te vois toi." Lauriline fit un sourire immense en entendant ses mots. Il s'était enfin rendu compte qu'il ne pouvait compter que sur elle.

***

En ce moment, alors que Sofia nettoyait une table d'un geste précis dans son Musical, l'algérien se faisait tirer par le bras par sa rousse qui lui avait répété sans cesse qu'elle lui préparait une surprise. Elle l'avait fait mettre de l'après rasage qu'elle lui avait offert, lui avait recommandé d'enfiler son beau costume tout neuf et lui s'était exécuté tel un pantin sans aucune énergie propre. Sa joie de vivre l'avait quitté. Il s’apprêtait à accepter l'offre que lui avait fait le père de Lauriline. Après la soirée, il lui serait impossible de porter son regard à nouveau sur Sofia alors qu'elle appartiendrait pour toujours à un autre. Il pourrait tout casser dans un accès de colère. Péter la gueule de cette asperge bourré de thunes, insulter cette femme qui l'avait ensorcelé de telle sorte qu'il ne puisse plus respirer sans penser à elle et brûler ce maudit Musical qui gardait sa porte toujours ouverte aux passants.
La surprise de la miss n'était autre que d'amener Zach dans le jardin de ses parents où se tenait une réception pour je ne sais quelle raison. Les gens riches ne fêtent ils pas tout et n'importe quoi? Les maitres de maison l'accueillirent comme il se devait, la mère l'embrassant chaleureusement et le père lui tapotant l'épaule. Curieusement, tous les invités connaissaient le nom de Zach et le félicitaient. Lui ne connaissait personne et ça commençait doucement à le mettre mal à l'aise. Il offrit son bras à Lauriline pour pouvoir lui murmurer à l'oreille "Qu'est ce qu'on fête au juste? Mon renvoi?
_ Mais non gros bêta. On fête notre couple.
*Comme il ne répondait pas, elle continua* Je te demande ta main.
Zach s'arrêta net. Se fichant des gens autour, il lui répondit tout haut:
_ De quoi? Ma main?
Lauriline se rapprocha de lui en faisant signe de se taire: _ Chuut. Mes parents sont un peu vieux jeu alors on leur dira que c'est toi qui me l'as demandé en premier. Comme tu tardais un peu à faire ta demande.. *Elle détourna le regard, sincère* Veux tu m'épouser? *Rire gêné. Lauriline était vraiment touchante car pour une femme de son rang, faire le premier pas était très audacieux voire déplacé.* Je t'aime. J'en ai marre d'attendre. Je veux qu'on vive ensemble, qu'on fasse plein de bébés. On pourra organiser notre mariage en même temps que celui de Sofia et François si tu veux, on leur fera de la concurrence. Notre mariage sera magnifique et tout Paris sera là... ... ... Bordel, réponds quelque chose, tu me mets mal à l'aise là."
Elle sourit à nouveau, lui lançant de longs regards de velours. Son père approcha d'eux et posa sa main dans le dos de sa fille adorée. "Alors les fiancés? ça roucoule? C'est de votre âge... Mais il ne faudrait pas oublier le travail dans tout ça n'est ce pas Zach?" Il fit le même sourire que Lauriline. C'est à ce moment que quelque chose se brisa. Zach n'écoutait plus du tout, il voyait les lèvres de ses interlocuteurs bouger mais plus aucun son n'atteignait son cerveau. Le pianiste avait envie de vomir, sa tête lui tournait, bref, il était en train de faire une crise de panique. ça ne lui était arrivé qu'une seule fois dans sa vie à l'école primaire. Il devait faire un exposé de sciences devant toute la classe et il était resté immobile tout comme maintenant, incapable de se montrer à la hauteur.

Il y a des moments comme ça dont on se souviendra toute notre vie. Bien souvent on ne s'en rend pas compte, mais ces moments déterminent le reste de notre existence. Zach s'était déconnecté de la réalité car il s'en était aperçu et refusait de se laisser entrainer dans la spirale de cette vie bien organisée, de ce petit jardin bourgeois au plein coeur de Paris. Il était à un carrefour. Et au lieu de prendre la ligne droite toute tracée, il prit à droite.
" ...ary? Zach vous allez bien mon vieux?" Tous les invités s'étaient attroupés autour de lui. Le beau brun se demanda comment il était arrivé sur cette chaise de cuisine.
"Tenez buvez ça, ça vous requinquera. continua le père tout en s'adressant à la foule. Ce n'est rien, il s'en remettra! On est costauds dans la famille.
Eclats de rire général. Lauriline se fit une place à côté de lui, fendant la foule, inquiète.
Tout était clair à présent. Il savait ce qu'il devait faire. "Je ne peux pas.
_ Pardon? Mon coeur, repose toi, tu n'es pas bien là...

Il se leva: _ Non je ne me suis jamais senti aussi bien. Bon d'accord je suis tout fébrile, mais c'est de joie. J'ai enfin compris ce que je voulais.*Il lui prit les deux mains, elle ne semblait toujours pas comprendre* Laury. La vie que tu me proposes n'est pas pour moi. Quand bien même je m'y adapterais... J'aime Sofia.
_ Zach ne me fais pas un truc pareil maintenant, tout le monde nous regarde.
_ Je m'en fiche que tout le monde regarde. Lauriline, je ne t'aime pas comme tu le voudrais. Un jour où l'autre tu te demanderas ce que tu fous avec un vieux mec usé d'avoir travaillé et vécut dans un cadre qui ne lui convenait pas, à ressasser des vieux rêves déçus de piano. Et tu me haïras de ne pas avoir correspondu à tes plans. Je peux pas changer. J'ai essayé de tout mon coeur je peux te l'assurer. Mais j'en peux plus. Tant pis si elle ne m'aime pas, il faut que je lui dise. Que je me batte.
_ ZACH!"

Et il partit en courant, laissant derrière lui son noeud papillon défait.

Il n'y a rien de moins pratique que de courir dans Paris. C'est là qu'on se rend compte que l'on a déjà de la chance d'arriver à bon port entre les petites dames qui promènent leurs chiens et les voitures qui surgissent d'une rue à sens unique. Malheureusement le métro n'existait pas encore et le Musical était à l'autre bout de la ville.
Une semaine s'était écoulée depuis le dîner et Zach n'avait donné aucun signe de vie à Sofia. Ni même à sa grand mère auprès de laquelle il s'était fait porté pâle, tout le cabaret se demandant pourquoi il n'était pas venu travailler. Ce fameux soir lorsqu'ils s'étaient retrouvés dans la rue, François avait tout avoué à Sofia: qu'il avait compris, que Lauriline lui avait demandé un peu de temps ce soir pour pouvoir rompre avec Zach,... Pourquoi ne s'était il pas manifesté? Passait il pour un dégonflé qui avait finalement choisi Lauriline pour compagne?
Bien loin de ces élucubrations, ce n'est que plusieurs heures après sa fuite que le pianiste déboula en plein cabaret, à l'heure où il n'y avait jamais personne. L'on crut immédiatement à un coup de vent car Zach avait failli emporter les portes dans sa course. Au lieu d'un courant d'air, Sofia eut le loisir de voir trôner au milieu de la pièce un Zach en sueur, complètement dépenaillé dans un costume trop cher pour lui. Il reprenait sa respiration très fort, prenant appui sur ses genoux: " ça fait des heures... Tout Paris... te chercher... à pieds... faut qu'j'te dise..."
Sofia ne comprenait rien à ce qu'il disait, elle lui tira une chaise pour qu'il se calme et lui raconte tout doucement mais il refusa de s’asseoir de peur qu'une fois reposé, tout son courage s'évanouisse en fumée. Heureusement ses jeunes poumons reprirent vite du poil de la bête et notre héro algérien n'eut qu'à ouvrir la bouche pour que son âme parle. Il faut dire qu'elle avait attendu suffisamment de temps:" Sofia... Je sais même pas par où commencer. *Il rit de lui même et de cette situation, ses joues étaient toutes roses après l'effort. La moitié de la ville avait du le voir courir partout.* Je vais faire un truc totalement égoïste, j'en suis désolé... Non après tout je m'excuse pas, j'en ai besoin. Ne te marie pas avec François. D'accord il est beau, riche, gentil,... (je m'égare là) Mais je t'aime bella. *Il sourit* Je t'aime. *surpris de réussir aussi facilement à le dire* J'ai essayé de ne plus t'aimer, je me suis menti à moi même durant des semaines et j'ai pratiquement fait un malaise tout à l'heure à cause de ça. Tu comprends? *Il posa sa main sur son coeur, serrant son costume* ça me bousille de l'intérieur de ne pas pouvoir te voir une seconde. Et... ça doit être trop tard, j'aurais du te le dire depuis le début mais j'étais trop fier pour être une nouvelle fois rejeté. J'arrive jamais à savoir ce que tu penses... *Zach passa sa main dans ses cheveux, c'était la première fois de sa vie qu'il parlait aussi longtemps* Quand Lauriline m'a demandé de m'épouser j'ai compris... Que je pourrais jamais être avec elle. Ou avec n'importe qui. C'est toi ou rien."
Son petit coeur était sur la table et battait avec appréhension. Ce n'était pas le plus beau discours romantique de la terre, ni même le plus clair, c'était juste Zach qui se dévoilait pour la première fois.
code by Ségo Soyana

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://voyage-dans-le-temps.forumsgratuits.fr
Lola
Seigneur du temps
Seigneur du temps
avatar

Messages : 107
Date d'inscription : 22/05/2013
Age : 22
Localisation : Nerverland

MessageSujet: Re: Les carrefours [entre Zach et Sofia]   Sam 28 Sep - 14:44



FEAT. Tess ET Lola
Les carrefours

Zach et Sofia
* François regarda la petite rouquine dans les yeux ne sachant pas trop ce qu'il allait se passer et quand il la vit verser ses premières larmes, il se sentit soudain très gêné. Lui qui avait pensée toute la soirée que ce n'était qu'une petite manipulatrice sans coeur...Il fit un sourire de travers et tenta de la réconforter comme il pouvait * Comment ne pas le faire...Lauriline...Ne pleure pas...Il faut leur souhaiter d'être heureux. Et s'ils ne peuvent être bien qu'en étant ensemble, respectons leur choix. Je sais que c'est dur...Mais on les aime ces deux là, non ? *Il ne savait pas quoi dire à vrai dire et sentait qu'i n'avait peut-être pas dit ce qu'il fallait mais bon après tout il n'avait aucune autre idée de mot réconfortant. Le grand blond fut surpris quand elle s'empara de ses épaules et la regarda d'un air perdu, après l'avoir écouté et l'avoir jugé il soupira* Ok, d'accord...
*Sofia leva ses yeux vers Zach, elle semblait sincère et perdue en même plus. Quand François et l'hôtesse descendirent les escaliers à une vitesse incroyable, Sofia se leva voyant le regard soucis de son compagnon. *Qu'est ce qu'il se passe...? *Il se pencha vers l'oreille de Sofia la serrant par la taille en lui racontant un mensonge des plus horribles pour lui et Sofia hocha la tête compréhensible. Le grand blond s'excusa maladroitement et pris la main de la petite italienne, celle-ci tourna la tête vers Zach et souffla un doux* tu as bien entendu...*Elle fut entrainée à contre coeur dehors. Une fois devant elle leva les yeux interrogative vers son ami ne comprenant pas. Il pris une grande inspiration et baissa les yeux honteusement* So...Je suis désolée je t'ai menti. Mais quand j'étais en haut Lauriline s'est mis à pleurer de tout son être et m'a demandé de pouvoir rompre avec Zach avant que vous retourniez ensemble car on sait très bien que ça va arriver...*La petite serveuse leva les yeux vers lui* Francisco !! Es Stupido ? Non...Mas...Porco Dios..!!  C'est une menteuse...Une vipère qui ne peut que rependre son venin..! Tu n'as pas compris qu'elle n'allait pas rompre avec lui ? Mais...*elle sentit les larmes lui monter dans les yeux et se dirigea vers la porte de l'immeuble* Je ne peux pas laisser faire...* Le grand blond emprisonna Sofia dans ses bras et recula* Je t'en pris So...Elle me l'a promis et je lui fais confiance...* Sofia se débattait dans tout les sens, en larme* NON...NON...NNooooonn..! *Il l'a mis de force dans la voiture et lui pris le visage* Ecoute moi, Sofia...je te jures que si tu ne retrouve pas l'homme que tu aimes vraiment, je me chargerais de mettre à nu la vérité..Je ne supporte pas de te voir ainsi mais calme toi...Elle a besoin d'un peu de temps c'est tout...* Sofia posa sa tête contre le vitre de la voiture, elle avait perdu. A tout jamais. Elle sentait que c'était fini, François avait été trop crédule et à cause de lui elle avait perdu tout espoir de revivre à nouveau le bonheur . Elle pleura durant tout le trajet et une fois arrivée devant le Musical elle se détacha prête à partir mais le grand blond la retint par le poignet* Je suis désolée Sofia...Je ne souhaite que ton bonheur et même si celui-ci n'est pas avoir moi...*Elle tourna les yeux vers lui* j'ai essayé de t'aimer François je le jure...Mais tu n'étais pas Zach et je n'arrivais pas à le faire sortir de ma tête...de mon coeur...*Elle déposa un doux baiser sur la joue de son chauffeur et lui caressa l'autre le regard triste* Pardonne moi...Je te rendrais les robes et autre la prochaine fois que tu passeras au Musical...* Il sourit doucement* Non garde tout c'est des cadeaux ils sont à toi ! Puis bien sur que je vais continuer à venir au Musical. On reste amis ? * Elle hocha la tete et le serra contre elle le coeur lourd* Bien sur Stupido !! *Une fois détaché de lui, elle sortit de la voiture et rentra chez elle d'un pas rapide. *  Bye...
* Plusieurs semaines s'étaient déroulées depuis ce repas catastrophe. Toujours pas de Zach à l'horizon...Il s'était porter pale auprès de sa grand mère et la vieille dame n'avait fait que le plaindre avec que Sofia mourrait d'envie de bruler l'appartement de la rouquine, d'arracher la tête de Zach et plein d'autres choses du même genre, elle était en train de nettoyer la salle et les tables quand lui pris l'envie de chanter...Elle se mis donc à fredonner doucement "Mon Homme" de Mistinguett * Sur cette terr', ma seul' joie,  mon seul bonheur
c'est mon Homme.
J'ai donné tout c'que j'ai, mon amour et tout mon coeur
A mon homme
Et même la nuit,
Quand je rêve c'est de lui,
de mon homme...
Ce n'est pas qu'il est beau, qu'il est riche ni costaud
Mais je l'aime, C'est idiot..

Je l'ai tell'ment dans la peau
Qu'j'en d'viens marteau,
dès qu'il s'approch' c'est fini
Je suis à lui...
Quand ses yeux sur moi se posent
ça me rend tout' chose
Je t'ai tell'ment dans la peau
Qu'au moindre mot
I'm'f'rait faire n'importe quoi
J'tuerais, ma foi
J'sens qu'il me rendrait infâme
Mais je n'suis qu'un' femmme
Et, J'l'ai tell'ment dans la peau...

En avoir un dans la peau
C'est l'pir' des maux
Mais connaître l'amour
sous son vrai jour
Et J'dis qu'il faut qu'on pardonne
Quand un' femme se donne
A l'homm' qu'elle a dans la peau...* Une fois la  chanson fini elle s'appuya sur le bar en s'allumant une cigarette, elle était dévastée qu'il ne soit toujours pas venu. Surtout qu'elle lui avait fait comprendre qu'elle l'aimait toujours et qu'elle était prête à tout pour vivre une histoire avec lui. A vrai dire, elle se fichait même que leur histoire dure où non, elle voulait juste pouvoir dire qu'elle avait essayé, qu'ils avaient essayé... Elle écrasa sa cigarette pour reprendre le ménage le cœur lourd de peine. Elle frissonna sentant un courant d'air et se tournant pensant devoir fermer les portes qui venaient s'ouvrir et se retrouva face à un Zach essoufflé en sueur. Elle cligna un peu des yeux pour vérifier ne pas rêver et s'approcha en lui tirant une chaise ne comprenant rien à ce qu'il lui racontait* Zach assied toi, je t'en pris et reprend ton souffle...Tu me raconteras une fois calme que je comprenne una cosa...*Elle s'écouta donc commencer son récit. Elle fronça les yeux en entendant parler de mariage, Lauriline avait vraiment tout tenté pour garder algérien à ces côtés. Elle rit un peu en l'entendant parler ou du moins l'appeler par une appellation Italienne. Elle le regarda dans les yeux ne sachant quoi dire ou quoi faire. Sofia fit non de la tête, et sourit doucement* Je ne vais pas me marier avec François...Il ne m'a jamais demandé de l'épouser et nous avons même arrêté notre relation le soir du diner un fois dehors...Alors qu'il pensait que Lauriline faisait de même de son côté comme elle l'avait dit...* Elle mis ses mains sur son visage pour retenir un rire nerveux* Oh dios...Madonna Bella gracie...*L'italienne baissa ses mains et s'approcha un peu du pianiste* Je meurs d'envie de te gifler je te l'avoue parce que c'est que j'ai voulu faire des semaines durant voir même des mois je l'admets. Mais.. Putana...*Elle fit à nouveau un pas vers lui. Zach allait pour reprendre la parole * So...*mais elle lui mit son index sur les lèvres* Tais toi donc. *La petite italienne le pris par les deux pans de son costume, se hissa sur la pointe des pieds et posa avec douceur ses lèvres sur celle de l'algérien* Je rêve depuis longtemps d'entendre ces mots...Car moi aussi je t'aime Zach Leroy.
 div>holliday creation

_________________
Lola <3
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tess
Maitresse du jeu
Maitresse du jeu
avatar

Messages : 252
Date d'inscription : 16/05/2013
Age : 24
Localisation : wonderland la 2eme à droite après le chapelier fou

MessageSujet: Re: Les carrefours [entre Zach et Sofia]   Mar 1 Oct - 22:28



Les carrefours





C'est le premier baiser du reste de ta vie.
C'est tout ce à quoi il pouvait penser à cet instant. Elle l'aimait aussi. C'était le meilleur scénario possible qui venait de se produire. Il n'y croyait pas encore tout à fait et profitait de tout son être au cas où ce serait un rêve des plus réalistes.
Le plus fidèle client du cabaret entra à cet instant et personne ne l'entendit. Il arqua un sourcil en voyant le couple crever la pièce: "Oups... Je reviendrais plus tard..."
Tout ce qu'entendait Zach c'était le son du cœur de Sofia qui répondait au sien, tous deux palpitant en canon.

Lorsqu'ils durent reprendre leur souffle, s'arrachant difficilement l'un à l'autre. Zach resta plongé dans ses yeux bruns. "Viens avec moi. *Il lui prit la main et l'entraina un peu plus loin, à la porte d'entrée. Elle éclata de rire, freinant un peu la cadence*
_ Mais où ça?
Zach haussa les épaules en souriant bêtement: _ Je ne sais pas.
_ Le cabaret...
_ ... Peut se passer de nous un jour où il n'y a pas foule.
*Il s'arrêta et se retourna, l'embrassant à nouveau, lui caressant la joue.* Je sais que je t'ai forcée à prendre les seuls congés maladie de ta vie alors laisse nous le temps de nous créer de nouveaux souvenirs. Rien qu'aujourd'hui. Et après on se tuera à la tâche dans la joie et la bonne humeur pour trois fois rien comme deux autres millions de parisiens aussi pauvres et amoureux que nous."
Sofia mit une de ses mains sur ses hanches, lui lançant un regard maternel. Il voulait se montrer irresponsable aujourd'hui. Se comporter en gamin avec elle pour oublier ces dernières semaines. Son histoire avec l'italienne ne ressemblerait à aucune autres. Ce serait l'inverse de Lauriline. Il n'aurait pas à se plier à des règles guindées. Il serait juste lui même. Et plus il serait avec elle plus il s'améliorerait. Le pianiste était envahi d'émotions, sur un petit nuage et Sofia ne lui brisa pas sa bulle car aujourd'hui serait spécial: c'était leur vrai début. Plus de faux départ, cette journée on la racontera encore à nos petits enfants dans cinquante ans et cela inspirera des générations entières d'amoureux éperdus.
Ouais. Les pensées de Zach s'emballaient beaucoup trop. Mais on s'en fiche, non? La joie n'est pas la joie si elle a une limite. Son amour avec Elle ne serait jamais "raisonnable". Peu importe si elle n'était pas en réalité celle avec qui il s'était projeté en secret depuis des mois avant de s'endormir. L'heure n'était plus aux rêves. Zach tu n'es plus un lâche à présent se disait il. Il préférait encore tomber de haut plutôt que de s'arrêter en si bon chemin. C'est dans cet état d'esprit optimiste et aventureux qu'il emmena Sofia aux champs de course. Il était venu une ou deux fois avec son ami fortuné et on le laissa entrer sans difficulté, d'autant plus qu'il était avec une dame. L'algérien put montrer à Sofia tous les chevaux qui allaient concourir: les caresser et après la course, ils purent monter sur un vieux canasson qui ne pouvait plus participer à un tel sport. Le jeune homme avait misé à l'entrée un centime qui trainait dans sa poche, sur le chiffre de l'année de naissance de Sofia et il gagna 2 francs. Ce n'était rien du tout cependant ça les confortait dans leur idylle naissante. Le soleil s'abattit sur la capitale en fin de journée si bien que l'on étouffa bien vite dans les tribunes. Le champ de course se vida aussi rapidement qu'il s'était rempli; les ombrelles de ces dames ne protégeant plus assez des rayons du soleil. Leur déambulation les avait menés près du pont neuf. Leurs mains ne se lâchaient plus comme s'ils avaient peur de disparaitre loin de l'autre. La conversation reprit très facilement entre ces deux complices qui se taquinaient encore, n'étant pas encore sûrs de pouvoir se reposer à 100% sur leur union.
"ça ne te va pas vraiment ce costume. Lui confia Sofia avec un sourire en coin alors qu'était apparu sur le tapis le douloureux sujet de Lauriline. Ils ne l'aborderaient pas encore franchement avant quelques semaines, Zach n'ayant pas compris comment une femme si douce et fragile face à lui pouvait se transformer dans la bouche des autres en cruelle manipulatrice. Ne voulant pas gâcher la journée, Zach détourna la conversation. Il répondit à son sourire en la provoquant:
_ Vraiment? Je devrais le retirer dans ce cas. *Et aussitôt dit aussitôt fait, il commença à se déshabiller sous les yeux rieurs d'un musicien de rue qui leur jouait un petit air d'accordéon romantique.*
_ Qu'est ce que tu fais? Le rire de Sofia était si mélodieux. Zach aurait tout fait pour l'entendre le plus possible. Il enlevait à présent ses chaussures puis s'arrêta là, ne voulant pas être arrêté par un policier pour manquement aux moeurs publiques. Son index pointa le ciel.
_ Soleil. *Puis il montra la Seine qui serpentait juste sous leurs pas.* Eau.. Deux magnifiques jeunes gens.. Le dernier à l'eau devra une faveur à l'autre." Il fit un sourire craquant avant de sauter dans le fleuve. La Seine n'était pas encore aussi polluée qu'aujourd'hui heureusement pour les amoureux. Entre deux clapotis, Zach crut entendre la belle brune s'exclamer en italien sur le fait qu'il était complètement fou. Elle le rejoignait pourtant déjà, laissant leurs vêtements sur les quais de Seine, à la vue de tous.

***

"Que désirent les amoureux?
_ Une barbe à papa s'il vous plait!
_ ça fera 1 franc!"

Zach donna son dernier franc au marchand ambulant de Montmartre, ayant laissé son autre pièce à l'accordéoniste qui avait surveillé leurs affaires pour que personne ne s'échappe avec leur vêtements. Un coup de vent fit voler tout le sucre du stand qui se colla dans les cheveux mouillés de l'algérien. Il plissa les yeux, fixant le marchand qui ne s'excusa pas. Une fois la confiserie terminée, Zach marmonna un "bonne soirée" et arriva avec le bâton de fils roses auprès de sa belle qui l'attendait sur un banc."C'est tout ce qui me reste de ma fortune. Savoure la bien. annonça t il en souriant. Il pourrait se nourrir uniquement de fayots toute la semaine s'il le fallait, peu importe.
Un portraitiste s'avança vers eux: "Je vous dessine les gamins?
_ Non merci... Je n'ai plus un sou...
_ Allez je vous le fait gratis! Parce que je suis de bonne humeur!"
Souffla l'homme à l'accent espagnol qui se plaça sur le banc en face d'eux, son carnet et son crayon à la main.
code by Ségo Soyana

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://voyage-dans-le-temps.forumsgratuits.fr
Lola
Seigneur du temps
Seigneur du temps
avatar

Messages : 107
Date d'inscription : 22/05/2013
Age : 22
Localisation : Nerverland

MessageSujet: Re: Les carrefours [entre Zach et Sofia]   Mar 15 Oct - 18:51



FEAT. Tess ET Lola
Les carrefours

Zach et Sofia
*Un baiser et tout change ? C'est donc possible...Le mère de Sofia lui avait écrit sur une lettre que "l'amore è più bravo di tutto al mondo" et elle avait raison. Sofia sentait les papillons dans son ventre, son esprit était comme entouré dans du satin tellement le sentiment qu'elle ressentait était doux. Les paroles du client virent vaguement faire écho dans la tête de la brunette mais elle n'y prêta pas la moindre attention. Quand ils durent reprendre leur respiration, un immense sourire illuminait le visage de la jeune femme et elle laissa un rire lui échapper quand il l'entraîna vers l'entrée.* Mais où ça ? * lui demanda t-elle timidement en freinant un peu la cadence quand il lui demanda de le suivre. Elle secoua la tête quand il lui répondit le plus naturellement du monde* Le cabaret...*il la coupa avant de l'embrasser à nouveau ce qui fit sourire la brunette.* Pazzo..! *Oui et elle aussi était folle tout autant que lui et elle aimait la folie qu'aimer cet homme qui était pourtant si étrange et torturé lui procurait. Elle mis sa main sur sa hanche et le couva du regard. Mon dieu qu'il était fou ! Mais elle avait besoin de cette folie et se laisser un peu aller ne lui ferait pas de mal. Elle qui jamais ne s'était arrêté de travailler mis à part quand elle était tombé malade..et encore. Elle posa ensuite ses mains autours de la nuque du jeune homme et l'embrassa* Bon si tu veux...Allons faire les fous dans les rues de Paris, allons montrer à toute la capital que nous nous aimons et que tu n'as pas courut comme un malade pour rien..Allons vivre enfin notre histoire. *Elle lui pris la main et se laissa entraîner voir les cheveaux courir.  Elle le traita à nouveau de fou quand il paria sur son année de naissance* Tu ne vas pas gagné, tu aurais du miser sur...la date de notre rencontre..ou une autre date ! *Sofia était enfin heureuse, elle sautilla sur place durant toute la course, insultant les gens en italien sans qu'aucun d'eux ne comprennent.Elle sauta au cou de l'algérien quand il gagna 2 francs * Fortuna !! c'est le début de la fortune amore mio. *dit-elle d'une voix douce en plongeant son visage dans le cou du pianiste. Il était parfait et elle avait avait été si heureuse de pouvoir monter sur ce pauvre petit cheval* Zach, fait attention si je tombe je te tue ! Capito ?! *il la porta pour la faire redressant et ils partirent mains dans la mains jusqu'au Pont neuf sans vraiment faire attention. Sofia avait des étoiles pleins les yeux, elle ne savait pas si cela allait durer mais le bonheur qui l'envahissait de plus en plus ne pouvait pas être éphémère. Elle le sentait. * Ça ne te va pas vraiment ce costume..*dit-elle en lui donnant un coup d'épaule un sourire en coin sur les lèvres* c'est pas pour toi ça !! *Elle se rendit soudain compte qu'elle faisait sans le vouloir allusion à la relation qu'il avait eu avec Lauriline et se mordit l'intérieur de la joue. Tu parles trop Sofia Moretti ! Elle se répétait sans cesse cette phrase et oubliait souvent d'appliqué un brin de mutisme chez elle. Elle écarquilla les yeux en le voyant retirer sa chemise et mis sa main devant sa bouche pour retenir un rire.* Qu'est ce que tu fais ? * La serveuse n'en croyait pas ces yeux, ni même ces oreilles à vrai dire. Il est complètement fou cet homme mais c'est le mien et je l'aime, ce dit la jolie petite brune. En le voyant sauter dans l'eau elle explosa de rire.* Pazzo !! ed Imbroglione più ! Va a vedere...*Elle retira sa petite robe se retrouvant dans un dessous de robe blanc et plongea avec délicatesse et grâce. Ils jouèrent dans l'eau pendant un certain temps, Sofia tentant de couler son amant, Zach se débattant du mieux qu'il pouvait. 
Une fois remonté et un minimum sèche Sofia s'assit sur un banc un peu fatigué de leur journée et sourit en voyant revenir Zach vers elle avec la barbe à papa. Elle avait eu peur que le temps d'un instant il se soit ravisé et soit parti rejoindre la rouquine laissant l'italienne mouillée et seule sur ce banc. Elle déposa un petit baiser sur les lèvres du pianiste une fois sa première bouché de barbe à papa engloutit* merci ! *La serveuse rit un peu* tu as du sucre dans les cheveux..! Il faudra que tu te rince les cheveux avant que tu rentres chez toi !*si tu rentres chez toi, pensa t-elle, si fort qu'elle eu peur un instant de l'avoir dit à voix haute.* je te ferais à manger au Musical pour me faire pardonner...*Elle avait dit cela si naturellement qu'elle ne vit pas le sourire du jeune homme s'élargirent. Elle tourna la tête vers le portraitiste un peu attristée de voir Zach si mal à l'aise de n'avoir plus un sou sur lui. Et elle qui n'avait rien non plus, ça n'aidait pas. Elle s'en voulait de ne pouvoir l'aider financièrement comme le faisait Lauriline. Mais d'un côté, elle savait qu'elle pouvait lui donner toujours plus de travail s'il le souhaitait. Elle sourit en assimilant d'un coup qu'à présent elle était sa petite amie ainsi que sa patronne : quelle drôle d'histoire. Sofia battit des cils en regardant son tendre amour quand l'homme leur souffla les mots.* Gracie mile ! *dit-elle en posant sa main sur son coeur.
Quand leur portait fut terminé, les deux jeunes amoureux repartirent mains dans la main, le portait dans la main de Zach. Il commençait à ce faire tard.* Et si on allait faire un peu de musique ? * Le visage du jeune algérien s'illumina un peu et ils marchèrent jusqu'au cabaret. Zach avait posé sa veste sur les épaules du petit bout de femme qu'elle était* Tu as raison elle ne me va pas, mais elle te va mieux ! *dit-il un sourire taquin aux lèvres quand ils furent presque arrivé. Le musical était vide et fermé sur la porte un écriteau sur lequel était écrit "Musical fermé ce soir exceptionnellement pour cause d'amour fou." Sofia explosa de rire en poussant la porte* grande madre...pas croyable !! *elle sourit en l’entraînant vers le piano* Il t'attendait regarde !! *dit-elle en l'asseyant limite de force sur le siège. Elle sourit un peu plus quand il commença à jouer.Il était fait pour ça...Elle ferma les yeux se mit à chantonner un peu appuyé face à lui sur le couvercle de l'instrument.*Je t'aime...*souffla t-elle doucement quand la musique fut fini mais qu'il enchaînait sur un autre morceau qu'il aimait*
 div>holliday creation

_________________
Lola <3
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tess
Maitresse du jeu
Maitresse du jeu
avatar

Messages : 252
Date d'inscription : 16/05/2013
Age : 24
Localisation : wonderland la 2eme à droite après le chapelier fou

MessageSujet: Re: Les carrefours [entre Zach et Sofia]   Mer 16 Oct - 17:29



Les carrefours





Les yeux de Zach s'ouvrirent sur le visage endormi de Sofia. Elle avait un teint sublime et son doux parfum avait capturé la pièce entière, ses longs cheveux bruns glissant un peu partout dans le lit en cascade. Il n'aurait jamais osé bouger le moindre orteil si elle ne s'était pas réveillée quelques minutes plus tard en se frottant les yeux. Lorsqu'elle eut les idées claires, elle comprit que Zach l'avait regardé dormir car il était juste au dessus d'elle, un sourire malicieux aux lèvres.
"Bonjour. Souffla t il de sa voix rauque du matin.
_ Bonjour.. Lui répondit elle en se rapprochant avec une grâce féline pour lui donner le premier baiser de la journée.
_ Bien dormi?
_ Pas assez... C'est de la faute de quelqu'un."
Ils échangèrent un regard complice avant de pouffer de rire et le pianiste se rua sur son italienne, la prenant dans ses bras et la chatouillant. Ils n'y voyaient plus rien vu que chacun se débattait avec les draps, s'envoyant tantôt la couverture sur le nez, se noyant ensuite sous l'alaise. Après avoir monté les escaliers lentement, la grand mère de Sofia toqua à la porte, guidée par les éclats de rire qui résonnaient dans le couloir. Le couple se figea comme des gamins pris sur le vif et ils se rendirent compte qu'il faisait déjà bien trop jour pour qu'ils soient en avance.
"C'est pas vrai!" Jura l'algérien avant de bondir hors du lit pour se rhabiller en catastrophe. C'était devenu leur rituel du matin. Depuis la toute première nuit où il avait fait sa déclaration ils se réveillaient systématiquement en retard, mettant fin à la légendaire ponctualité de la serveuse italienne. Ils avaient beau se répéter la journée qu'il faudrait se coucher plus tôt, ils oubliaient leurs bonnes résolutions la nuit tombée. Zach était un autre homme avec elle. L'homme qu'il avait toujours voulu devenir: il croquait la vie à pleine dents et pouvait faire ds trucs complètement fous juste pour voir son sourire. Il travaillait jusqu'à très tard au piano, aidant par ci par là Sofia à nettoyer une table lorsqu'ils étaient débordés; et faisait les fermetures avec tout le monde. Zach aurait bien continué à ce rythme là pour toujours mais ce soir là, il croisa un de ses voisins qui lui rappela ses obligations. Son petit appartement l'attendait depuis trop longtemps dans la poussière et il paraitrait que le propriétaire lui aurait envoyé un ultimatum concernant le loyer. Soit il payait avant ce soir soit ses affaires seraient vendues au premier vide grenier venu pour payer tout ce qu'il lui devait. ça lui était complètement sorti de la tête... Cet appartement ressemblait trop à un  repère d'un célibataire, ce n'était pus à l'ordre du jour à présent. Apparemment Lauriline avait payé deux ou trois fois sans qu'il s'en rendre compte durant leur idylle. Il s'en voulait d'avoir fini les choses ainsi, il aurait aimé les faire correctement. Mais rien que l'idée de la revoir... C'était au dessus de ses forces. Elle représentait tout ce qu'il n'était plus et celui qu'il ne serait jamais. La rouquine resterait à jamais dans ses souvenirs comme le soutien indéfectible qu'elle lui avait apporté après le rejet de Sofia, bien que l'italienne lui ait révélé depuis bien longtemps déjà le comportement odieux de sa rivale. Il espérait simplement qu'elle trouve un jour un homme qui saurait satisfaire ses attentes.
Quand à l'autre ex de l'histoire, Zach avait mis quelques semaines à se faire à ses nombreuses visites au cabaret. François restait très amical avec Sofia, ce qui lui avait valu une petite crise de jalousie le soir venu, Zach ne se mettant jamais vraiment en colère mais boudant dans son coin. Et puis de fil en aiguille, la rancune était partie. Même si on se forçait, on ne pouvait pas vraiment en vouloir plus d'une heure à François... Il était trop sympa. Et ça n'en était que plus rageant. Le regard de Zach s'était arrêté depuis quelques minutes sur le grand blond si bien qu'il n'entendit pas  Sofia arriver derrière son dos.
" Tu ressasses encore stupido?
Zach sursauta légèrement avant d'esquisser un sourire:
_ Pas du tout.* Il la contempla un instant avant de l'embrasser dans le cou, se demandant comment elle avait pu le préférer à lui.* J'étais seulement en train de réfléchir à mon appartement... J'ai complètement oublié de payer le loyer ce mois ci et il faut que je le fasse au plus tard ce soir. Sinon mes affaires seront bazardées. Donc il va falloir que je m'en aille plus tôt ce soir. Tu vas t'en sortir avec la fermeture?
_ Je m'en sors toujours, qu'est ce que tu crois?".
Répondit elle de son air de femme forte et fière. Il le savait bien qu'elle s'en sortirait. Ce n'était pas vraiment ça qu'il avait voulu dire... Cela serait la première nuit qu'ils passeraient séparément depuis le début de leur histoire. ça lui faisait bizarre. Ils n'avaient jamais véritablement parlé des aspects pratiques de leur quotidien, ils s'étaient juste contentés de vivre une folle lune de miel de plusieurs semaines non stop. La vraie vie de couple avec ses tracas ne commencerait que maintenant. Zach hocha la tête un peu maladroitement avant de remonter sur scène pour jouer ses derniers morceaux. Il avait reçu les partitions hier, fraichement écrites par son ami qui travaillait au magasin de musique d'en face. Zach était un des seuls à profiter de ce service, il pouvait jouer les derniers morceaux américains à la mode avant tout le monde.
Il fut tiré en arrière avant d'arriver devant son piano. "Attends... Au lieu de dépenser tout ton salaire en loyer, tu ferais mieux d'apporter tes affaires ici... Pour le gain de temps...
Zach se pinça les lèvres pour éviter d'afficher un sourire jusqu'aux oreilles. Ses yeux se mirent à pétiller et il joua à taquiner sa petite amie:
_ C'est ta façon de m'inviter chez toi indéfiniment? J'aurais vu quelque chose de plus romantique... Mais bon si tu ne peux plus te passer de moi, c'est un sacrifice nécessaire que je ferais...Aie!
Elle lui avait donné un sacré coup sur l'épaule, un sourire au coin des lèvres et des jurons italiens plein la bouche. Zach n'y comprenait toujours pas un traitre mot bien qu'elle ait essayé de lui enseigner quelques bases. ça ne faisait rien, ce charabia ressemblait à la formulation de sortilèges étranges et ça faisait partie de son charme qu'on n'y comprenne pas grand chose.
_ Je disais ça comme ça.[*/i] Elle fit volte face et Zach la retourna délicatement par le bras, on aurait dit qu'ils dansaient le tango ces deux là. Le pianiste la prit par la taille et l'embrassa sous l'oeil amusé des clients. Il crut entendre un vieil homme marmonner que leur manège amoureux durait depuis trop longtemps déjà*
_ ça me ferait très plaisir de vivre avec toi Sofia."

***

Un courant d'air froid lui glaça les os lorsqu'il rentra dans son appartement sombre. Tout semblait plus morne que la dernière fois où il était venu. Une pile de courrier l'attendait sur sa table basse. Il l'éplucha sans grande conviction: facture, facture, rappel, publicité, publicité,... encore.... Il envoya valser les papiers en trop dans sa corbeille sans vraiment regarder. La poussière avait envahi les meubles et tout son ancien chez lui reprochait d'avoir passé tant de temps chez ses petites amies. Réunir ses affaires ne prendrait pas longtemps. Tout au plus avait il besoin d'un petit sac à dos, le même avec lequel il était venu en France  plein d'espoir. Il n'oublierait pas ses premières expériences à Paris. La vue qu'il avait d'ici et comment on se les caillait le soir quand le poil ne marchait pas. Les fois où il s'entrainait sur le piano de la voisine... Il était bien le seul à la visiter. Aujourd'hui une page se tournait car il avait enfin trouvé sa place dans la capitale. Maintenant, ça serait lui qui ferait rêver les immigrés fraichement débarqués. Tout était devenu parfait. Il faudrait qu'il donne sa nouvelle adresse à ses parents... Et qu'il leur raconte tout ce qu'il était arrivé. Ses péripéties amoureuses l'avaient un peu détourné de ses devoirs familiaux.. Il devrait se faire pardonner.  Zach se figea au centre de la pièce avant de revenir sur ses pas. Il fouilla la poubelle à la recherche de la lettre qu'il avait balancé en même temps que les autres.
Il n'avait pas rêvé! C'était l'écriture de sa mère. Et la lettre datait... Le pianiste passa ses doigts sur l'enveloppe décolorée par le soleil avant de l'ouvrir délicatement. Elle n'était pas épaisse mais c'était tout de même curieux qu'elle prenne la peine de payer un envoi vers la France alors qu'elle se plaignait toujours que ça coutait un bras. D'habitude il recevait une jolie carte postale pour lui donner le mal du pays...  La tâche de sauce sur le haut du papier à lettre le fit sourire. On pouvait presque encore sentir l'odeur de la viande qu'elle préparait ce jour là tout en faisant mille et une choses à la fois.
"Mon fils,
On a essayé de te contacter plusieurs fois ces jours ci par télégramme  mais tu n'as répondu à aucun.[...]"
Zach soupira et se dit à haute voix " et ça y est les reproches..."
"[...] J'aurais voulu te dire ça face à face... Tu sais que ton père a toujours une mauvaise toux depuis ce fameux orage. On s'y est habitués... Mais ces derniers mois son état a empiré.
Ce serait bien qu'il te voit. Je sais que tu doit être très occupé avec ton travail en France et toutes ces nouveautés, et je ne t'en veux pas de ne pas avoir beaucoup de temps pour nous donner des nouvelles. Seulement s'il te plait, accorde un peu de temps à ta famille. C'est important.

Je t'embrasse très fort,

maman."


La lettre alarmante finit chiffonnée dans la main crispée de l'algérien. Cinq minutes pus tard il sera déjà parti de chez lui avec peu d'affaires sous le bras et vingt minutes plus tard il sera nez à nez avec Sofia pour lui dire la nouvelle. "Il faut que je parte à Oran."
[Fin du RP de Zach]

code by Ségo Soyana

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://voyage-dans-le-temps.forumsgratuits.fr
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Les carrefours [entre Zach et Sofia]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Les carrefours [entre Zach et Sofia]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Haiti en Marche: Haiti entre la Chine et Taiwan
» Conflits entre les syndicats au sujet du CEP et des elections.
» Atelier de travail entre entrepreneurs dominicains et haïtiens
» ENTRE LA DROITE REVOLUTIONAIRE ET LA GAUCHE REACTIONAIRE ??
» Relations entre Politique, CIA et le Sida

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Voyage dans le temps RPG :: Les années folles (1920) :: Montmartre-
Sauter vers: