Voyage dans le temps RPG
Le temps est une invention de l'Homme, vous savez. Alors autant jouer avec puisque la vie n'a aucun sens... Mais plusieurs. Tenez, des centaines de personnes disparaissent chaque année sans donner d'explications. ça donne la chair de poule, non? Paris est une grande ville. Elle a des projets pour certains de ses habitants. Vous ne me croyez pas? A votre guise... Mais croyez vous vraiment que ce soit le hasard qui vous ait conduit jusqu'ici?



 
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 Ciao Francia...Bonjour Algérie [entre Zach et Sofia ]

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Lola
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MessageSujet: Ciao Francia...Bonjour Algérie [entre Zach et Sofia ]    Mar 5 Nov - 16:24



FEAT. Tess ET Lola
Ciao Francia...Bonjour Algérie

Zach et Sofia
* La vie de Sofia était parfaite cet dernier temps. Tout allait au mieux dans le meilleure des mondes.Zach et elle étaient plus qu'heureux, ils étaient amoureux. la serveuse arrivait tout le temps en retard, le pianiste restait beaucoup plus tard qu'avant...A vrai dire il passait son temps chez elle et cela expliquait tout. Sofia avait des rêves plein la tête, elle se voyait vieillir avec lui à faire les fous et à jouer de la musique. La question était posée sans vraiment l'être, veux tu vivres avec moi ? La réponse avait été donné : Oui. C'était encore mieux qu'une demande en mariage pour elle à ce moment donné. La jolie brune se sentait bien, et quand Zach revint de chez lui ce jour là pour déposer ses affaires tout avait basculé. Son père était malade...Son amour en semblait atrocement attristé et elle le comprenait pleinement ayant perdu ses parents enfant...cependant, elle voyait sur le visage de Zach une chose que jamais elle n'avait pu ressentir, l'envie de voir ses parents à nouveau avant qu'une chose horrible ne se passe. Sa famille a elle s'était sa grand mère et même si celle-ci ne la cajolait pas , ne lui disait pas qu'elle l'aimait elle se savait choyé et protégé. Toutefois depuis que l'algérien était entré dans sa vie tranquille et morne, Sofia avait su sourire à nouveau et rire, elle s'était sentit belle et aimé à nouveau et ce sentiment elle ne voulait pas le perdre. Quand il lui annonça qu'il devait partir, elle se sentit délaissée. Une dispute, leur première dispute avait failli voir le jour ce soir là mais l'italienne avait fuis pour la première fois de sa vie. Elle était partit toute la nuit à l'extérieur. La serveuse avait marché,longtemps...puis elle était allé voir François qui l'avait écouté, consolé et conseillé. Le lendemain matin, elle était allé au travail dans un silence qui pesa sur tout le cabaret. Les clients s'étaient habitués à la vie bruyante et drôle des deux amoureux. Ce fut donc l'incompréhension totale quand la porte se referma à une heure si tôt. Après avoir refermé la porte Sofia se retourna vers son amant.* Il faut que tu y ailles Zach...*Des larmes montaient dans les yeux de la jeune femme et l'on pouvait voir que le jeune homme en était lui aussi plus que touché.* Sofia...Je...je dois le faire. Tu comprend mon père est malade...je dois aller soutenir ma famille. * La brunette se détourna de lui et s'alluma une cigarette pour se déstresser  son regard était loin...dans un endroit où Zach n'avait plus aucune prise sur sa bien-aimée.* Sofia...Bordel répond moi. *Il passa la main dans ses cheveux et fit des aller-retours en soupirant de temps en temps. Plusieurs longues minutes de silences passèrent et la brunette se racla la gorge. Elle écrasa sa cigarette et se mis dans le dos de Zach entourant son torse de ses petites mains de femme.*Amore mio...je...veux t'accompagner en Algérie. * sa voix était toute tremblante. Le grand brun se retourna à toute vitesse et la pris dans ses bras.* avec plaisir mon amour...avec plaisir ! *Elle leva les yeux vers lui et il sourit avant de l'embrasser.Ils montèrent quatre à quatre les marches de l'escalier puis s'enfermèrent dans la chambre qui était à présent la leur à eux deux. Une fois leurs affaires rassemblés dans un sac de voyage, leur vêtements se retrouvèrent sur le sol et ils firent l'amour comme jamais à présent ils ne l'avaient fait.Sofia se sentait belle, aimée, protégée et surtout heureuse de pouvoir partager quelque chose d'aussi importante que ça avec lui.Le lendemain matin, ils se levèrent aux aurores et allèrent chercher deux billets pour l'Algérie. Toutes leurs économies y passèrent mais ils s'en foutaient. Le départ était prévue pour le lendemain. Elle passa donc le reste de la matinée à chercher des bricoles à apporter à la famille de son amoureux, puis l'après midi aux côtés de sa grand mère. Le soir venue, le Musical n'ouvrit pas ses portes et Zach et Sofia s'endormir rapidement dans les bras l'un de l'autre. Sofia fut la première réveillé le jour du départ contrairement à d'habitude. Elle passa son doigt sur le torse nu du jeune pianiste et sourit en le sentant la serra un peu plus fort. Il ouvrit un oeil et l'embrassa amoureusement* C'est le jour du départ...*Sofia hocha la tête et s'assit à califourchon sur lui, un sourire aux lèvres* Si amore mio..! ho paura ma allo stesso tempo ho fretta...*elle soupira en le voyant froncer les sourcils* Tu ne capito toujours pas toi ? * Il fit non de la tête et lui caressa le bas des reins* Mais je trouves ça tellement beau que je m'en fou totalement...! * Ils firent l'amour une fois de plus avant de sortir du lit et de se préparer pour partir.Elle voulu porter le sac mais il l'en empêcha et cela provoque une de leur chamaillerie habituelle. Une fois devant le bateau elle lui pris la main* Zach...je n'ai pris le bateau qu'une fois dans ma vie et s'était pour quitter l'Italie et je n'en ai aucuns souvenirs donc...j'ai un peu peur de monter...! *Il déposa ses lèvres sur les douces lèvres de la jeune femme* je suis là. * Sur ces mots les voilà partit pour un pays dont elle ne connaissait rien pour rencontrer la famille de l'homme qu'elle aimait...* 
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Tess
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MessageSujet: Re: Ciao Francia...Bonjour Algérie [entre Zach et Sofia ]    Mer 6 Nov - 14:28


Ciao Francia... Bonjour Algérie



Toutes les nuits depuis le jour où il avait tué pour la première fois sur le front, il refaisait les mêmes cauchemars inlassablement. Il se voyait plein de crasse dans l'uniforme de l'armée française, aux côtés de ses camarades de régiment. Ils étaient recroquevillés par terre sur le champ de bataille et l'on ne distinguait pratiquement rien. Tout autour n'était que poussière et explosion. Parfois, on pouvait presque entendre le bruit que provoquait une balle lorsqu'elle entrait à l'intérieur d'un homme et lui lacérait les entrailles. Une puanteur digne des pires déchetteries flottait tout autour d'eux. L'odeur de la mort. Rien ne pourrait jamais défaire de lui cette odeur de chair meurtrie en putréfaction. Il se retenait de vomir car ce n'était vraiment pas le moment. Tous ses compagnons le regardaient lui, en attente d'un ordre. Il ne comprenait pas pourquoi puis il se rappela que leur supérieur venait de se faire descendre. Zach ne voulait pas bouger mais son corps se mit en mouvement tout seul. Appelez ça instinct de survie ou possession, l'esprit de Zach contemplait son corps tout entier se mettre à courir vers de nouveaux assaillants allemands. Ils étaient encore plus jeunes qu'eux. Ces prétendus ennemis avaient l'air inoffensif avec leurs baillonnettes trop grandes et leur casque leur tombant sur le front. L'algérien faisait tout pour s'arrêter mais ses jambes n’obéissaient plus. Il voulait crier de toutes ses forces.
"NON! Arrête! TU VAS LES TUER!" hurla au même moment notre pianiste endormi dans le lit de Sofia.
Maintenant il se voyait les déchiqueter avec son couteau. Puis il abattit de plus loin avec son vieux fusil ceux qui approchaient. La version de lui même en soldat commençait à présent à fouiller les cadavres à la recherche d'un objet précieux. Il leur trifouillait les boyaux à vif sans aucune émotion jusqu'à trouver un paquet de clopes neuf. Le visage de Zach s'illumina. Ses mains étaient poisseuses à cause du sang, cependant tout lui était égal.
"Non! Non! Aaaa..." La voix de l'algérien se brisa dans les airs. Il vivait encore un de ces épisodes de terreur nocturne. Hurlant à la mort comme un damné, rien n'arrivait à le réveiller jusqu'à ce que sa vision cauchemardesque se termine. Ses larmes se mêlaient à présent à sa sueur, tous ses amis se faisaient fusiller sous ses yeux.
Quelque chose clochait subitement. Qu'est ce qu'il n'allait pas? Quelqu'un l'empoignait.
" Zach!
_ Quoi?
_ Amore mio réveille toi je t'en supplie!"

Les paupières de Zach se soulevèrent brusquement, laissant entrevoir ses pupilles dilatées par l'émotion. Il haletait, ne comprenant pas tout à fait la situation actuelle. Pourquoi était ce si calme tout à coup? Il se pencha vers son amante qui l'encerclait de ton son amour, ses bras, sa tête, elle se collait à lui, impuissante à calmer son être cher. Le contact de la peau parfumée de l'italienne ralentit son rythme cardiaque. Il comprit que tout cela n'était qu'un mauvais souvenir. Il était en sécurité à présent. La porte de leur chambre s'ouvrit en grand fracas sur la grand mère de Sofia en robe de chambre blanche, les cheveux noués en tresse et son fusil à la main. Les amoureux sursautèrent tandis que la grand mère balayait de long en large la pièce dans l'espoir de repérer un intrus et de le descendre. Sofia sortit précautionneusement du lit et fit signe à son ancêtre qu'il n'y avait aucun danger.
"Pourquoi ton cher et tendre a hurlé comme si on essayait de le tuer alors?
Il y eut un silence lourd de sens. Ce n'était pas la première fois où il avait ses terreurs nocturnes, mais jamais cela n'avait été si intense alors qu'il dormait avec Sofia. La brunette reconduisit sa grand mère à sa chambre, essayant de lui reprendre le fusil pour éviter un accident tout bête.
_ Ce n'est rien... Il a fait un cauchemar voilà tout. Je t’emmène te recoucher, dans quelques heures c'est le grand départ. On est tous stressés."
Quand elle revint se glisser entre les draps, Zach s'était redressé, de peur de se rendormir. Il attendit qu'elle se mette bien dans le lit pour se blottir contre sa poitrine comme un enfant.
"Je suis désolé. Je suis désolé... je suis désolé..." répéta il en mantra jusqu'au petit matin.

Le sifflet du contrôleur failli briser le tympan de Zach alors qu'ils se tenaient tous les trois sur le quai de la gare de Lyon. Le pianiste essaya de se déboucher l'oreille droite sous le rire des deux italiennes. Tout le monde avait la décence une fois le jour levé de faire comme si de rien n'était, les peurs de la nuit s'étant évaporées. Il y avait foule ce jour là. Etait ce toujours comme cela les gares? Les gens se bousculaient; les pères obligés de porter les valises de tout le monde jusqu'à l'intérieur du wagon, les mères se coltinant de tenir les mains des enfants et de les empêcher de s'en aller en courant découvrir le monde. Les solitaires se terraient derrière leur journaux ou finissaient leur maigre sandwich à la terrasse d'un café, les yeux dans le vague en attendant leur prochain train. Les amoureux se disaient longuement au revoir sur les quais, les yeux larmoyant entre deux baisers langoureux. On se demandait l'heure bien qu'une énorme horloge trônait au dessus des quais. La voix masculine du chef de gare avertit une nouvelle fois que le train en direction de  Marseille arrivait, avant de siffler trois fois. Zach se pencha pour ramasser leurs bagages bien que Sofia lui lança un de ces regards qui voulait dire "je peux très bien le faire toute seule". Un roulement continu se fit entendre puis la locomotive fonça droit vers eux. Le conducteur du train fit siffler fièrement sa petite cheminée et une épaisse fumée blanche envahit les voyageurs les plus proches. Malgré cette brume, personne ne toussa. (Ce ne sera que plus tard qu'ils se rendraient compte que leur visage mériterait d'être nettoyé à cause de la suie.) Le crissement suraigu des rails accompagna l'arrêt du train. Zach embrassa la front de la grand mère et lui dit à bientôt avant de grimper dans le wagon de 3eme classe pour laisser le temps à Sofia de faire ses au revoir. Heureusement pour lui, il restait une petite place à deux sous une fenêtre et le pianiste la prit d'assaut, ne laissant pas le temps à une américaine bruyante de s'y asseoir avec son chien. Zach plaça le peu de bagages qu'ils avaient sous ses pieds et ouvrit la fenêtre pour que Sofia puisse le repérer avant d'entrer. Il ne s'offusqua pas de l'état du wagon où tout était sale et où l'on avait quasiment pas d'endroit pour placer ses jambes. La 3eme classe était tout ce qu'ils pouvait s'offrir à l'heure actuelle, il devait s'estimer heureux que Sofia l'accompagne. Les sièges étaient en bois rigide mais malgré l'inconfort ambiant, tous les passagers semblaient heureux de partir. Comme pour Zach, c'était la première fois pour la plupart d'entre eux qu'ils prenaient le train. A travers la vitre grise, l'algérien distingua la silhouette floue de sa copine se détacher des bras de la grand mère pour monter à bord. Dernier appel... Attention mesdames et messieurs le train va partir! Les portes furent refermées par les passagers. Zach porta son regard empli d'amour vers Sofia assise à ses côtés. Elle lui rendit son regard et ils s'embrassèrent passionnément. Le voyage promettait d'être long jusqu'à Marseille. La formule la moins chère était en effet de rejoindre le port le plus proche de la Méditerranée pour embarquer à bord d'un ferry direct pour Alger, au total plus de deux jours de trajet. Ils avaient tout juste de quoi s'acheter à manger, c'était vraiment l'aventure. En d'autres circonstances, Zach aurait vraiment apprécié chaque instant de cette épopée. Dès que le train démarra, ses pensées divaguèrent sur l'état de santé de son père. Tout en observant le paysage de rase campagne qui défilait par la fenêtre en silence, une foule de questions l'inquiétait: arriverait il à temps pour lui parler une dernière fois? Si oui, qu'est ce qu'il lui dirait alors qu'il était mourant? Le magrébin prit une profonde inspiration histoire de faire de la place dans son esprit. La douce main de Sofia se posa sur la sienne à défaut d'accoudoir.  
Un jeune garçon d'environ 13 ans qui se trouvait devant eux se tourna vers les amoureux en leur souriant. Il leur tendit une part de son sandwich au jambon de bon coeur: " Vous en voulez un bout? C'est ma soeur qui l'a fait.
Sofia esquissa un sourire en secouant doucement la tête:
_ Non merci, je suis sûre que ta soeur voudrait que tu le finisses entièrement.
Une grande adolescente brune portant un béret vert et une jupe plissée surgit dans l'étroite allée qui séparait les places entre elles. Elle fronça les sourcils et pointa son index sévère vers son petit frère:
_ Maxime! Veux tu bien cesser d'importuner les voyageurs? Tu parles vraiment à tout le monde!
_ C'est moi qui lui ai demandé l'heure en fait...
Prétexta Zach avant de dissimuler un clin d'oeil au jeune garçon qui lui fit un sourire reconnaissant.
_ Tu vois! C'est pas moi!
La lycéenne fit une moue perplexe avant de s’asseoir devant eux à côté du jeune garçon:
_ Veuillez m'excuser, en général dès que je m'absente monsieur en profite pour faire des siennes.
_ Gnia gnia gnia...

La grande soeur sourit avant de tendre sa main au couple:
_ Je m'appelle Margaret. Et vous l'aurez deviné, c'est mon petit frère Maxime.
_ Moi c'est Sofia. Et lui c'est Zach.
_ Vous partez en lune de miel à Marseille?
_ Euh non pas tout à fait...
Marmonna Zach, un peu gêné. Le mot mariage, il commençait à y devenir allergique depuis sa mésaventure avec Lauriline.
Sentant le malaise de la question abrupte de son frère, la jeune fille fit signe à Maxime de se retourner pour laisser tranquille le jeune couple. Deux heures s'écoulèrent avant que les passagers commencent à s'impatienter. On s'étirait, se remettait en place sur son siège en bois,... Une dame âgée se tourna vers Maxime, elle semblait adorer les enfants. Celui ci lisait avec attention un cahier de vacances plein de dessins explicatifs censés être plus amusant qu'un vrai cours. Une secousse lui fit tomber des mains son stylo. La mamie le lui ramassa.
"On fait ses devoirs? C'est un enfant si sage! Dit elle admirative à sa grande soeur qui se contenta de sourire poliment.
_ C'est impossible d'écrire dans un train! J'arrête pas de faire des ratures, ça bouge tout le temps!
Margaret haussa un sourcil et décida d'ignorer son frère pour répondre à la vieille dame:
_ Nous allons rendre visite à nos grands parents. C'est la semaine des vacances scolaires, on a enfin un peu de temps à nous hors de l'internat.
Zach et Sofia hochèrent la tête inconsciemment. Ils n'avaient pas vraiment le choix, on entendait tout ce qu'il se disait.
_ C'est donc pour ça qu'il y avait tant de monde à la gare.. Souffla le pianiste à sa petite amie.
_ C'est magnifique la gare n'est ce pas? S'exclama Maxime, se retournant vers Zach avec qui vraisemblablement il avait envie de parler autant qu'à Sofia. Un brouhaha commença crescendo, chacun commençant à faire connaissance avec le siège d'à côté.
_ Oui, assez impressionnant.
_ Plus tard je voudrais être conducteur de train!

_ Voyez vous ça... Faudrait il encore qu'il finisse son problème de mathématiques pour après les vacances. Argua l’adolescente qui avait arrêté de parler un instant à la vieille dame, ne loupant pas une occasion de faire la leçon à son petit frère.
_ Rho Margaret, on est en vacances depuis hier seulement. Personne ne prépare ses devoirs aussi en avance à par toi. *chuchote sur le ton de la confidence* C'est un monstre de perfection.
Zach se retint de rire en voyant l'expression outrée de sa soeur.
_ Le diable est dans les détails... Le diable est dans les détails... Approuva la dame âgée en hochant la tête comme si elle avait dit quelque chose d'évident.
Zach se pencha avant de sortir de son sac un jeu de cartes:
_ Vous savez jouer à la bataille?"

***

Quatorze heures, 10 parties de bataille et un solitaire, trois longues conversations, quatre sandwiches au roblochon, cinq siestes et deux chansons plus tard... La ville ensoleillée de Marseille les accueillait. Les gens étaient vissés aux fenêtres, Zach avait pris Sofia sur ses genoux pour qu'elle admire le paysage tout nouveau du bord de mer. La luminosité faiblissait et il fallait trouver rapidement le port avant l'embarquement. Le frère et la soeur leur firent des au revoir chaleureux et leur proposa de venir chez leurs grands parents un jour s'ils repassaient par ici. En plein milieu de la gare, Sofia et Zach gênaient les passants car ils ne savaient pas vraiment par où aller. L'algérien entoura sa belle de ses bras pour lui éviter d'être percutée par une foule de piétons s'engouffrant dans la rue. Il avait des crampes dans le bas du dos et commençait à fatiguer. Un taxi s'arrêta devant eux, ayant le flair pour les touristes paumés: "Où est ce que je vous emmène les jeunes?
Zach fit non de la tête, ayant difficilement compris ce qu'on leur avait demandé à cause de l'accent de Provence à couper au couteau du chauffeur:
_ Merci mais nous n'avons pas d'argent.. Si vous vouliez bien nous indiquer le port par contre.
_ Le port? J'ai l'air d'un office de tourisme? C'est bien trop loin pour y aller à pied de toute façon!

Sofia échangea un regard avec Zach, ils semblaient penser la même chose: et dire qu'on dit que ce sont les parisiens les plus impolis de France. S'ils manquaient leur bateau ce serait la merde. Ils ne savaient pas où dormir, avec quel argent et pire, il n'y aurait plus de ferrys pour Alger avant deux mois. Un quadragénaire leur passa devant pour prendre le taxi. Il se tourna vers eux d'un air interrogateur:
_ Je peux passer devant vous?
_ Oui...
_ Il nous faudrait un bus jusqu'au port... Où est la prochaine station? Tu la vois?"
Demanda Sofia en se mettant sur la pointe des pieds avant de la repérer en la montrant du doigt.
Zach acquiesça et souleva à nouveau les valises pour marcher rapidement jusqu'à l'arrêt de bus où un petit comité se précipitait en masse. Suivez la meute. Debout au milieu de l'allée du bus, Zach et Sofia se tenaient la main pour ne pas être éloignés par la foule ou écrasés l'un l'autre. Ils n'arrivaient pas à voir dehors, alors Zach se faufila jusqu'au conducteur pour lui demander si l'arrêt du port était bientôt.
" Le quoi? Le port? Ah vous êtes pas d'ici peuchère, vous l'avez loupé depuis 5 bonnes minutes." Le pianiste fit claquer sa langue sur son palais en signe d'énervement avant de descendre précipitamment avec Sofia au milieu de nulle part. Ils furent guidés par l'odeur forte de sel et d'algues jusqu'aux docs. Après une bonne quinzaine de minutes de marche, ils arrivèrent enfin devant le paquebot l'Invincible Une coque grise et blanche immense, parsemée de petits hublots où l'on pouvait apercevoir des formes bouger. Les amoureux s'étaient arrêtés malgré eux pour admirer ce chien des mers à bord duquel ils allaient passer de longues journées. Lorsque le vent se leva et fil virevolter la robe et les cheveux de Sofia, Zach décida de reprendre les valises pour faire la queue devant le pont comme tout le monde. "Tu as les billets?
Sofia ne bougea pas, agrippant son chapeau pour qu'il ne s'envole pas.
_ Chérie?
_ Zach...Je n'ai pris le bateau qu'une fois dans ma vie et c'était pour quitter l'Italie et je n'en ai aucun souvenir donc...J'ai un peu peur de monter...!

Le beau brun déposa un baiser sur ses lèvres sucrées.
_ Je suis là."
Elle finit par lui sourire et le suivre, tout en sortant les billets de son sac à main pour l'embarcation.
"Et c'est parti pour un jour et demi de navigation... Tu as pris tes médicaments contre le mal de mer mon amour? Demanda un homme à sa femme derrière Zach et Sofia dans la queue.
_ ça et du whisky.
_ Tu sais qu'ils en servent au minibar dis moi Katia?
_ On ne sait jamais... "
Son mari pouffa de rire et l'embrassa. Zach esquissa un sourire en les entendant. Ils devaient avoir leur âge à tous les deux mais ne voyageaient certainement pas dans la même classe. Le pianiste soupira en pensant qu'il n'avait jamais pu voyager dans les confortables couchettes du ferry. Il faudrait être prudent ce soir dans le grand dortoir de la classe pauvre. Zach tendit son passeport au marin qui vérifiait l'identité des passagers tandis que Sofia lui montrait les billets. Le marin hocha la tête: "Bienvenue à bord de l'Invincible! Vous êtes conviés au cocktail de bienvenue au bar ce soir si l'envie vous prend. Le capitaine sera là.
_ C'est ouvert à la 3eme classe aussi?
_ Bien sûr. Les verres sont payants naturellement."
Répondit du tac au tac l'employé avec un sourire fourbe.



Sofia
Zach
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MessageSujet: Re: Ciao Francia...Bonjour Algérie [entre Zach et Sofia ]    Jeu 20 Fév - 0:44



FEAT. Tess ET Lola
Ciao Francia...Bonjour Algérie

Zach et Sofia
 *Sofia se tenait au bras de son bien aimé tout en montant sur le pont. Les verres payants ? Aucuns soucis, il y avait une soirée de prévue et elle était des plus réjouie. Elle se mit sur la pointe des pieds et dit à Zach un magnifique sourire aux lèvres* j'ai bien fais de prendre una bella robe ! *Elle rit et se précipita près d'une rembarre pour voir la mer scintiller, sentir le vent dans ses long cheveux bruns qui volait derrière elle et sur son visage. La jeune italienne était dans le même état que trois enfants d'une dizaine d'année au grand maximum non loin d'elle.* Amore mio...regarde ! Magnifico....*Elle fit un tours sur elle même, toute la fatigue qu'elle ressentait jusque là l'avait quitté.* C'est la chose la plus belle que je n'ai jamais vue...*Elle vit le regard interrogatif de son amant* La mer stupido ! LA MER !! *Elle ferma les yeux un instant pour savourer l'instant et fut renversé en arrière par un Zach qui l'embrassait avec passion. Sofia lui répondit à son baiser et le poussa doucement* calma i tuoi ardori! Più tardi si farà l'amore...mais là je regarde la mer..! *Zach rit aux éclats en la serrant contre lui* elle sera toujours là durant le trajet tu sais ? *Sofia le repoussa et alla un peu plus loin en lui lançant un regard de défi tandis qu'elle lui parlait en italien sachant très bien qu'il ne l'a comprenait pas le moins du monde. Après une bonne heure sur le pont, la petite brunette fini par accepter d'aller dans leur cabine mains dans la mains avec l'algérien. A peine arrivé, Sofia s'écroula sur la couchette et s'endormit durant deux bonnes heures. Elle fut réveillé par son bien-aimé qui la prévenait que si elle voulait porter sa jolie robe il fallait qu'elle se prépare. Ni une ni deux, elle qui pourtant mettait tant de temps à sortir du lit d'habitude était déjà en sous-vêtement pour s'habiller.* schelda il campo ! je veux te fare una sorpresa ! *Le voilà déjà poussé dans le couloir. Elle savait comment le rendre fou et cela l'amusait au plus haut point. Après un gros quart d'heure, elle ouvrit la porte.* Tu ne trouves pas que ça fait...trop ? *Elle portait une jolie robe noire fendue sur le côté, ses longs cheveux étaient à présent relevé dans un chignon des plus ravissants. Elle battit des cils en attendant la réponse du brun* Tu es ravissante ! Même trop, les gens ne vont pas me croire si je dis que tu es avec moi...*Ils rirent tout les deux tendit qu'elle lui nouait sa cravate autours du cou. Après avoir parcourut tout le chemin vers la salle de réception, les voilà arrivé. Tout le monde avait sortit les belles tenues et Sofia ne se sentait pas vraiment à son aise...Elle avait l'habitude de voir des hommes rustres qui venait se saouler au Musical mais pas de personne du "beau monde" comme il pouvait il y avoir ici...Sofia donna un coup de coude à Zach* Guarda ! un piano..! *Elle sourit d'un sourire des plus adorable. La jeune serveuse lui sourit doucement. Il proposa de faire le tour de la salle, mais à ce moment une femme passa entre eux deux, les séparant rapidement. La jeune femme n'arrivait même plus à le repérer des yeux. Sofia tentait de se mettre sur la pointe des pieds pour mieux le voir quand un jeune homme la pris par la taille.* Mademoiselle...Je vous prie de m'excuser, mais voilà quelques minutes que vous observe vous tordre dans tout les sens. *L'italienne baissa les yeux et rougit un peu* Scuza...mas...*elle n'eu pas le temps de dire un mot de plus qu'il lui pris les mains* Oh mon dieu, vous êtes italienne ? Des plus adorables..! Il faut absolument que mon père vous entende parler...*Il l’entraîna dans la direction opposé de là où elle pensait voir Zach* Je non...je...mio...scuza..hum...excusez moi mas...*Le jeune homme ne l'écoutait pas du moins du monde et la planta devant un homme portant un uniforme de la compagnie maritime sur laquelle ils se trouvaient.* Père, je viens de faire la rencontre de cette magnifique créature qui se trouve être italienne. Je ne pouvais décemment pas la laisser filer sans qu'elle n'ait pu vous dire quelques mots. * Sofia avait à présent les poings sur les hanches et le regard noir.* Je ne suis pas una bestia di fiora. Je vous prie de m'escuza mas je recherche mon petit ami que j'ai perso dans la foule...*son regard s'était adoucit au moment même ou elle avait parlé de Zach. L'homme lui pris la main et lui fit un baise main* Désolez très chère, mon fils n'est pas des plus polis ces temps ci, je trouve même qu'il a fait preuve d'incivilité avec vous et je vous demande pardon. Venez avec moi je vais vous le trouvez en deux secondes votre petit ami. *Sofia inclina la tête* grazie...*Elle n'eu encore pas eu le temps de dire plus qu'elle se retrouvait à nouveau entraîné sans qu'elle n'ait son mot à dire. La voilà à présent en haut de la première série de marche face à tout les passagers qui évidemment c'était tout retourné à la vu du commandant de bord. Celui-ci se racla la gorge.* Bonsoir à tous et à toute. Je suis votre commandant de bord Thomas Sebille et je vous souhaite la bienvenue et une agréable soirée ainsi qu'une traversée des plus belles.* Les gens autours applaudissaient, Sofia elle était très mal à l'aise au bras du commandant de bord, cependant elle fini par remarquer son amant qui jouait des coude pour s'approcher un peu plus des marches.* Vous vous demandez qui est cette magnifique jeune femme à mon bras, et bien c'est ma nouvelle fiancée ! *des rires éclatèrent d'un peu partout dans l'assistance* Ah ah ah, Cessons l'humour un instant. Mon fils qui se trouve à bord, à entendu cette jeune beauté parler et il se trouve qu'elle nous vient tout droit d'Italie. Cependant, elle se trouve déjà accompagné sur le navire, désolez messieurs, et la foule étant trop importante ce soir...Son fiancé et elle ont été séparés. Alors je vous prie, Monsieur qui avez la chance de partager la vie de cette jolie femme du sud approchez que je puisse vous la rendre.* Zach fini par arriver au pied de l'escalier et fit un signe de tête à ce Thomas. Sofia pencha la tête attendrit en regardant Zach et fut escortée jusqu'au bas des marches par le commandant.* Je vous la rend comme promis. Vous avez fait une bonne pêche avec une femme comme elle..*Zach serra Sofia contre lui en donnant une poignet de main à l'homme.* Merci Monsieur Sebille. Il est vrai que peu de femme aussi jolie n'ont un tempérament aussi explosif..qualité ou défaut je l'aime ainsi.* Après quelques banalités échangées, Sofia fini par tirer Zach sur la piste de danse pour une slow* Je croyais t'avoir perdu per sempre. *Les lèvres se rejoignirent pour un baiser tendre. Les heures défilèrent, et Sofia fini par bailler. Son bel algérien l'attira vers la sortie et la porta comme une princesse une fois dans le couloir. L'italienne lui soufflait son souffle chaud dans le cou et lui chuchota doucement* J'ai de la chance de t'avoir même si tu es difficiles à vivre et que tu prend toute la place dans le lit. * Zach eu un sourire en coin et la laissa s'endormir dans le creux de ses bras. Il lui retira sa robe avec délicatesse et la couvrit du draps avec amour.* Dors bien petit ange.

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* Le lendemain fut horrible pour la petite serveuse. En effet les remous qu'il y avait pu avoir dans la nuit lui avait retourné le ventre de celle-ci,qui resta au lit toute la journée et la soirée aussi. Ce ne fut qu'au alentour d'une heure du matin que la jeune femme se sentit à nouveau mieux. Elle sortit du lit avec douceur laissant Zach endormi comme un bébé pour aller faire un tours sur le pont histoire de prendre l'air. Elle regarda la mer, sans dire un mot, durant deux heures puis se décida à rentrer à nouveau se coucher. Elle s'en voulait d'avoir été mal, se questionnant sur ce que son amant avait bien pu faire dans la journée pendant qu'elle dormait. Une fois dans la cabine,elle se blottit contre le torse du beau brun et embrassa ses lèvres ensommeillé avant se laisser emporter à nouveau par Morphée.* 

[désolée du retard mais je n'avais aucunes inspirations, puis j'ai beaucoup été prise aussi entre les soirées, les vacances où j'ai travaillé et profité à fond de ma familles et de mes amis ainsi que la reprise bah je n'avais pas vraiment pris le temps de te répondre et voilà c'est fait ! Je me met au plus vite (surement ce week end) à la réponse des autres rp j'espère que tu vas bien en tout cas ]
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MessageSujet: Re: Ciao Francia...Bonjour Algérie [entre Zach et Sofia ]    Dim 2 Mar - 2:01


Ciao Francia... Bonjour Algérie



Combien de fois son père l'avait emmené en escapade à la mer, sur leur petit bateau de pêche? Ces après midi à regarder les côtes d'Algerie sous un soleil brûlant et salé. Le coeur de Zach s’accéléra comme s'il renouait avec un ancien amour. Aussi loin qu’il s’en souvienne, il avait toujours su nager et plongeait avec ardeur pour décoincer le filet à poissons. Avec le recul, Zach se rendit compte que c'était un prétexte pour passer un moment ensemble et transformer cette corvée en "journée pour les hommes". Est ce qu'une fois rentré à la maison il retrouverait sa petite épuisette derrière l‘armoire de la cuisine? Probablement pas avec la marmaille à la maison.
Zach détourna son regard de l'eau nostalgique pour admirer Sofia. Elle était si mignonne qu'il regretta de ne pas avoir d'appareil photo pour immortaliser l’instant. Il la surprit pour lui donner un baiser langoureux. Deux amies s'arrêtèrent devant le baiser de cinéma du couple et se turent un instant, rêvant à leurs propres histoires. L'une d'elle soupira de dépit tandis que l'autre lui donna une tape sur le bras lui interdisant de se morfondre. Après tout un voyage en ferry était le lieu idéal pour faire des rencontres. Laissant à contre cœur Sofia admirer la mer au milieu des enfants, Zach s'engouffra à l'intérieur du bateau pour trouver un lit de libre. Il se doutait que dans un dortoir, les meilleures places étaient prises d'assaut. Tout le monde s'installait, ce qui provoquait un grand remue ménage. Esquivant deux coups de valises, le pianiste se fit enfin une place à l'intérieur. Il resta dos au mur, regardant de tout côtés d'un air perdu jusqu’à enfin repérer les écriteaux. Il n'y avait qu'une flèche "cabines 101à 214" et une autre indiquant le sens inverse pour la réception. Retenant un soupir, il se lança à travers la foule et atteignit le bureau de la réceptionniste. Il s'agissait d'une charmante brunette aux yeux verts affublée d'un petit chapeau bleu aux couleurs de la compagnie de ferry. Elle avait soigneusement ramassé ses cheveux en arrière telle une hôtesse des mers. L'ayant tout de suite repéré, elle lui fit un sourire et prononça d'une voix précise:" Bienvenue à bord de L'invincible. Que puis je faire pour vous?
_ Bonjour. Je cherche le dortoir de la 3eme classe.

Le sourire de la brunette s'effaça à demi et une pensée traversa l'esprit de Zach qu'ils devaient briefer les employés sur l'expression à avoir aux clients en fonction de leur rang.
L'hôtesse pointa du doigt l'escalier au bout du couloir:
_ Prenez cet escalier et descendez quatre étages. Vous ne pourrez pas le manquer.
_ Merci. Bonne journée."

Le pianiste suivit donc le couloir somptueux. Les murs semblaient ornés de feuilles d'or, ce qui n'était en réalité que de la peinture dorée qu'on utilisait beaucoup dans les théâtres. Il se rendit compte une fois le niveau -1 passé que trois autres personnes le suivaient dans l‘espoir d‘arriver à destination. Plus l'on descendait et plus la lumière s‘affaiblissait. Les marches qui étaient au début recouvertes d'une moelleuse moquette rouge étaient mises à nues au niveau -3 et les bruits de pas des nouveaux arrivants résonnaient à présent à travers les murs métalliques de la coque. Zach se stoppa net lorsque l'escalier prit fin. "C'est ici le dortoir?" Demanda timidement une voix derrière lui. Zach échangea un regard interrogateur avec les autres personnes et se remit en marche plus lentement en éclaireur de la 3eme classe. L'inquiétant silence du bateau fut bientôt couvert par des cris d'enfants qui passèrent devant eux en courant. La grande salle du dortoir était une cale réaménagée. Si le bateau coulait ils seraient les premiers sacrifiés. Notre pianiste enjamba une grande flaque d’eau et continua sa traversée de la flopée de lits. Cet étage se trouvait en dessous du niveau de la mer si bien que l'on distinguait à peine ses propres pieds. En l’absence de fenêtre, les passagers s’entraidaient et la lumière provenait de ceux qui s'étaient déjà installés sur une couchette et qui avaient pensé à apporter des lampes à huile. Il n'y avait déjà presque plus de place libre si bien qu'après avoir fait le tour deux fois, Zach s'affala n'importe où au milieu de la pièce. La fatigue de la journée de transport se fit ressentir d'un coup.
Tandis qu'une migraine pointait le bout de son nez, le voisin de lit de Zach lui sourit d'une bouche édentée. Zach détourna les yeux, habitué à éviter les tordus mais celui ci vint s’asseoir à côté de lui.
"Je peux savoir ce que tu fais mon vieux? Interrogea Zach d'un air peu engageant.
_ Tu viens de te faire voler ta valise petit.
L’algérien fit un bond en découvrant que les bagages qu'il avait posé quelques secondes plus tôt aux pieds de son lit n'étaient plus là. Il se leva et commença à chercher aux alentours, le stress le gagnant.
_ Putain de merde! C'est pas vrai... Le peu d'affaires qu'on a. Qu'est ce que je suis con!
Zach se souvint qu'il avait pris avec lui la partition qu'il avait joué lors de sa première rencontre avec Sofia et il s'en voulut encore plus de ne penser qu'aux futilités alors qu'il y avait surtout leurs vêtements à l'intérieur. Son voisin se leva tranquillement avant de lui tapoter l'épaule.
_ Quoi encore??
_ C'est ce type là qui l'a prise. Je vais te la récupérer t'en fais pas."
Répondit il compatissant.
On ne lui donnait pas d'âge, il pouvait aussi bien avoir la trentaine que la cinquantaine. Zach assista à la scène: son sauveur intimidait le voleur qui tenta de prendre la fuite en vain. Alors que le voisin de Zach ne le laissait pas passer, le brigand sortit soudainement un cran d’arrêt. Tout se passa très vite, le temps que Zach s’avance pour intervenir, l’homme d’âge mûr se tenait une côte d’un air second. Le voleur avait disparu et dans la tumulte, avait abandonné son butin à côté de sa victime. L’algérien rattrapa de justesse l’homme poignardé avant qu‘il tombe à terre. Autour de lui, quelques femmes mettaient leur main devant leur bouche et tenaient leurs enfants écartés du massacre. « Un médecin, vite! » S’écria-t-il devant l’indifférence générale. Un jeune garçon pouffa de rire du haut de sa couchette. « Comme si les médecins voyageaient en dernière classe… » Zach baissa les yeux vers le visage du blessé, sentant l’angoisse l’envahir. Il pensait ne plus jamais revivre cette sensation d’impuissance totale des champs de bataille, et pourtant en cet instant, la vie de quelqu’un s’échappait entre ses bras. L’ancien soldat devint plus blême que le blessé et sentait les larmes lui monter aux yeux. « Pas ça. Restez avec moi. Vous m’entendez? Tenez le coup!.
L’inconnu lui sourit: _ Je pensais pas mourir pour des bagages. C’est vraiment trop idiot. »
Il se mit à rire de plus en plus mort jusqu’à grimacer. Zach appuya ses mains sur sa plaie pour empêcher le sang de se répandre partout. Il avait trop souvent vu ce regard chez les hommes qui se savaient sur leur lit de mort. Des pas résonnèrent à nouveau dans la cale. Deux personnes à en juger par le rythme. Une quadragénaire arrivait essoufflée en montrant du doigt l’homme qu’elle avait amené. Dieu soit loué! Pensa Zach. Dieu soit loué un médecin. Tout le monde reconnut le savoir faire de l’arrivant et les spectateurs s‘écartèrent d‘un pas sans réfléchir. Il dégageait comme tous les docteurs, un charisme et un calme hors du commun. Posant son chapeau à terre, il découvrit sa figure hâlée et s’accroupit sans rechigner aux côtés de Zach. Echangeant un regard avec le pianiste il hocha la tête doucement: « C’est très bien, ne bougez surtout pas.
_ Vous pouvez compter sur moi! »

Le praticien ouvrit sa mallette et en sortit une paire de ciseaux gigantesque pour découper la chemise du pauvre monsieur. Découvrant son ventre maigre, beaucoup de sang avait déjà coulé. Le médecin tâta ses lunettes rondes puis sa petite moustache deux fois de suite. Sûrement un tic se dit Zach dont l’esprit était prêt à s’attacher à tout sauf à ce qu’il se passait d’important. Fuir, il en mourrait d’envie. C’était lui contre ses vieux démons mais contrairement à ses cauchemars, il pouvait contrôler ses mouvements cette fois.
« A trois vous retirerez vos mains. Un. Deux. Trois! » Zach hésita l’espace d’une seconde avant de s’écarter. Il retomba en arrière sur ses fesses.

***

Il recousit la plaie béante après l’avoir désinfecté avec de l’alcool fort. Plusieurs hommes obéirent sagement au médecin quant il fallut porter le blessé jusqu’à son lit. Cela s’était plutôt bien passé, restait à voir si l’homme était assez fort pour tenir la nuit. Le médecin irait faire des visites régulières au cours de la nuit pour nettoyer son pansement. Du crime, il ne restait plus qu’une flaque de sang entre deux lits. Un enfant s’approcha très lentement avant de plonger le bout de sa chaussure dans le liquide pourpre. Sa mère remarqua enfin son manège et l’agrippa en arrière d’un air furibond. « Il faut que quelqu’un nettoie ça! Ou nos enfants attraperont des maladies! » S’écria-t-elle les mains sur les hanches.
« Ce n’est pas au personnel de faire ça?
_ ça m’étonnerait qu’ils veuillent bien descendre jusqu’ici!
_ Pourquoi c’est pas le jeune homme qui s’en occupe? Après tout, j’ai tout vu, c’est de sa faute si le pauvre type s’est fait poignardé! Il défendait les valises de l’autre.
_ C’est vrai ça! Il pouvait pas se débrouiller?… Mais où est il passé?

Le médecin qui se nettoyait méticuleusement les mains avec un torchon propre éclaira les passagers sans même relever les yeux:
_ S’il n’avait pas été là pour panser la plaie, cet homme serait mort. Il a les gestes d’un ancien soldat. »
Cette annonce fit taire les plus rabats joie et un silence respectueux s’ensuivit.
« N’empêche, ça ne nous dit pas qui va nettoyer ce merdier… »

Zach se cacha à toute vitesse dans les premières toilettes venues. Collé à la porte, il respirait bruyamment et se sentait tout transpirant. Il allait s’en sortir. En tout cas on avait fait tout ce qu’on avait pu. La porte derrière lui s’entrouvrit et Zach la referma de force sur le nez d’un pauvre monsieur. « Hors service! 
_ Non mais dîtes donc…

L’algérien déplaça la poubelle pour se barricader un instant avant de se diriger vers le lavabo et plonger sa tête dans de l’eau fraiche. Il se fixa un long moment devant le miroir comme devant un inconnu. C’était hors de question qu’il emmène Sofia là-dessous. Déjà que c’était de sa faute s’ils avaient du partir à l’aventure du jour au lendemain, il ne se pardonnerait jamais qu’il lui arrive quelque chose. On devrait jamais avoir à voyager quand on est aussi pauvre putain… Il se faisait honte.
Toc toc toc. « Y’a quelqu’un là dedans? Ouvrez la porte!
_ Je vous l’avais dit, cet homme bloque les commodités intentionnellement.

Zach leva les yeux au ciel en serrant les poings. On pouvait jamais être tranquille. Il remit à sa place la poubelle et ouvrit la porte comme si de rien n’était. L’employé du ferry, le voyant tout ruisselant s’inquiéta: « Vous allez bien monsieur? Vous avez besoin d’un médecin?
Zach esquissa un sourire: _ J’ai assez vu de médecins pour aujourd’hui merci. » Il se demanda subitement où étaient ses satanées valises et les découvrit posées sur le sol des toilettes. Il les avait quand même pris avec lui… L’homme au nez un peu rouge finit par entrer, n’en pouvant plus et Zach sortit avec ses affaires pour prendre un couloir au hasard.

***

« Si tu veux descendre un jour, on est au deuxième étage, cabine 753. Le verrou est cassé, donc il faudra faire attention si on part tous les deux de la chambre à planquer nos affaires. » Souffla le pianiste dans le cou de Sofia. Elle se retourna et lui donna un baiser avant de promettre de descendre bientôt.
« Au fait, tu as demandé au personnel de réparer le verrou? C’est pas pratique tout de même…
Zach évita son regard:
_ Ils sont débordés. On doit être des milliers à bord.
Le rire délicat de la belle se fit entendre:
_ Stupido! On peut pas être des milliers. Pourquoi pas tout Paris tant que t’y es? »
Zach entoura Sofia de ses bras et resta couvrir son dos. Elle était toute froide à force d’être restée sur le pont. Il faisait déjà nuit. « Quand tu n’es pas là, Paris doit être morne. Je comprendrais les habitants s’ils nous avaient tous suivi par amour pour leur rayon de soleil italien. » Bien qu’elle fut de dos, il put sentir son sourire.
« T’as gagné, je descends avec toi. » Elle se retourna et se blottit contre lui comme si elle se rendait compte à présent qu’elle avait froid. Il lui répondit d’une voix espiègle. « Je préfère ça. Ça serait dommage de ne pas baptiser notre chambre dès le premier soir. 
_ T‘es pas trop fatigué pour ça?
Le taquina-t-elle. Le voyage tout ça… » L’amoureux haussa un sourcil et le prit comme un défi. Il la souleva sans difficulté et la porta jusqu’à leur chambre en courant sous le regard amusé des passagers.

Quelques heures plus tard, après avoir été emportés par la foule, Zach maintenait fermement sa main sur la hanche de Sofia pour ne plus la perdre. Le slow se terminait et le petit orchestre commença à jouer un air de tango. Un couple de personnes âgées fut le premier à se lancer sur la piste de danse en souriant. Zach échangea un regard complice avec son amante alors qu‘ils se tenaient au centre de la pièce. « On leur en met plein la vue? » Elle acquiesça et s’élança comme un chat. Le seul couple avec eux leur lancèrent un regard attendri et la vieille dame glissa à l’oreille de son mari « Tu te souviens quand on était jeunes? Les danses provocantes qu’on faisait! Elle ne savait pas si bien dire.
La jambe de l’italienne se tenait sur le cuisse du pianiste, laissant entrevoir l’ouverture de sa robe fendue. Leur front se touchèrent et Zach la guida quasiment jusqu’au sol pour la remonter gracieusement. Elle lui glissa une main dans les cheveux avant de se mordre la lèvre. Le sourire des amoureux ne fit qu’un et Zach fit tourner la serveuse. Leur entrain semblait communicatif puisque les jeunes de la salle finirent par occuper la piste de danse et l’orchestre accéléra le rythme à la joie de tout le monde. Ils dansèrent jusqu’à n’en plus pouvoir et s’affalèrent sur un tabouret de bar, haletant. Zach reconnut le couple de la queue à côté d’eux et la blonde Katia leur sourit. Son jeune mari leur souffla sur le ton de la confidence: « Vous avez mis le feu à la piste! Ça vaut bien un verre. Barman, vous leur offrirez bien un petit quelque chose?
_ Ces messieurs dames désirent?

Zach et Sofia se regardèrent confus et déclinèrent d’une seule voix se rappelant que tout était payant.
Katia donna un coup de coude à son époux: _ François franchement! *Tandis que celui-ci en faisait des tonnes sur le fait qu’elle avait une poigne de fer, elle fit signe au barman de partir et leur tendit une flasque de rhum qu’elle sortir de son minuscule sac à main* Tenez, c’est un cru personnel. Je trouve que c’est de l’arnaque ces soirées de bienvenue. Les verres payants? Et puis quoi encore? On a déjà vu un ami vous inviter et vous annoncer au milieu de la soirée qu’il ne fallait plus s’amuser?
Zach esquissa un sourire avant de prendre une gorgée de l’alcool et la passer à Sofia. Il essuya une goutte qui avait glissé le long de la gorge de sa copine et rendit la flasque à sa propriétaire.
« Jeunes mariés aussi?
Sofia fit non de la tête à la jeune femme. « No. Juste partis à l’aventure!
Zach sourit. Il appréciait que Sofia ne raconte pas à tort et à travers les ennuis de son père. Leur expédition paraissait beaucoup plus glamour et les yeux de leurs interlocuteurs se mirent à briller.
Katia leur montra fièrement son diamant d’annulaire: _ Nous c’est notre voyage de noces. Avec François on a entendu dire que les maisons étaient deux fois moins chères qu’en Métropole en Algérie Française. Avec un peu de chance on trouvera le foyer parfait. François pourra facilement retrouver du travail, il est ingénieur.
_ J’y suis déjà allé une fois, c’est vraiment merveilleux. Les gens sont si chaleureux là bas!
_ Il est originaire d’Oran.
Annonça Sofia en parlant de Zach.
_ Vraiment?
S’écria Katia. Vous pourriez nous faire visiter à l’occasion?
_ Enfin si ça ne vous dérange pas bien sûr… Quand on aura trouvé mieux que l’hôtel, on se fera un plaisir de vous inviter chez nous. On ne connaitra personne et cela ne ferait pas de mal à Katia d’avoir quelqu’un à qui parler pendant que je serai sur les chantiers.
_ Oh oui ce serait génial! Mais… On ne leur a même pas demandé leurs noms, chéri…Ils doivent nous prendre pour des asociaux désespérés.
_ C’est vrai? J’aurais pourtant juré qu‘ils s‘appelaient Francine et Serge… »

Il y eut un blanc avant que les deux couples éclatent de rire. La fin de soirée, ils la passèrent à discuter avec ce charmant duo. Excentriques, ils l’étaient et pas qu’un peu. Comme ces couples très riches qui s’ennuient dans leur palais d’ivoire et qui invitent sans compter les gens à venir les distraire. Ils apprirent qu’ils s’étaient mariés il y a un mois et qu’ils s’étaient connus au country club. Après avoir flirté un brin, leurs parents s’étaient rencontrés et s’étaient tout de suite plu. Ils venaient de deux familles richissimes qui avaient construit leur fortune de A à Z grâce à de l’inventivité et beaucoup de ressources. La famille de Katia avait fui l’Europe de l’est lors de la tragique guerre pour emménager en France. Cela les amusa tous de voir qu’ils représentaient la France d’aujourd’hui: un algérien, une italienne, une polonaise et un parisien pure souche. Le melting pot des années 20. La salle désemplissait petit à petit et aux douze coups de minuit, Sofia décocha un bâillement si sévère que tout le monde comprit qu’elle tombait de sommeil. Ils échangèrent leur numéros de chambre et partirent en premier tandis que Katia reprenait un verre.

Zach dormit comme un bébé et tout au plus remarqua-t-il les absences intermittentes de Sofia. Ce n’est qu’au petit matin quand elle ne voulut pas sortir de leurs draps qu’il comprit qu’elle avait le mal de mer.
Il chuchota pour ne pas la sortir trop de son sommeil fragile: « Je pars visiter. N’oublie pas de mettre la chaise pour bloquer la porte dès que je suis sorti. »
Sofia ne lui répondit pas et il ne distinguait plus qu’une main hors de la couette.
«  Tu le fais hein?
_ Hmmmm… »
Elle agita ses doigts pour lui dire au revoir, ce qui le fit sourire.
C’était une belle journée et le soleil perçait à peine le ciel clair. Aucun bateau à l’horizon ou quoique ce soit à vrai dire. Zach prit une bonne bouffée d’air marin avant de sourire tout seul, accoudé à la rambarde de la proue. Il admira la vue et fut content de retrouver à l’aise malgré les remous. Paris n’avait pas perturbé son équilibre. Sentant son estomac se contracter, il se retourna dans l’espoir de repérer la cafétéria. Peu de personnes étaient levées si bien que Zach vit sans mal qu’une silhouette familière à moustache passait un peu plus loin. Le médecin déjà partait à bâbord et l’algérien partit à sa poursuite d’un pas rapide. « Docteur! » Celui-ci se retourna d’un air surpris avant d’incliner sa tête.

***

« Ma puce. Ma puce réveille toi! J’ai une grande nouvelle!
Les yeux cernés de Sofia s’ouvrirent difficilement sur le visage radieux de Zach.
_ Quoi? On est déjà arrivés?
Il secoua la tête négativement: _ J’ai rencontré un médecin à bord! Il veut bien faire un détour sur son trajet pour aller voir papa! Tu te rends compte? Gratuitement! »



Sofia
Zach
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MessageSujet: Re: Ciao Francia...Bonjour Algérie [entre Zach et Sofia ]    Dim 6 Avr - 18:25



FEAT. Tess ET Lola
Ciao Francia...Bonjour Algérie

Zach et Sofia
 *La moitié du visage de la brunette sortit de la couette* quoi..? * Son amant répéta à nouveau la grande nouvelle qu'il lui annonçait. Elle écarquilla les yeux et se redressa un peu* Bordello è geniale...Amore mio...je suis heureuse ! *Elle l'attira contre elle pour l'embrasser amoureusement. Ni une ni deux, le voilà sans ces habits, chose qui fit rire la brunette. Zach s'était endormi paisiblement contre la poitrine nue de la jeune femme qui lui caressait les cheveux d'un geste maternelle. Elle chantonnait doucement une berceuse italienne dont elle ne connaissait même pas la moitié des paroles mais dont l'air était ancré au plus profond de sa mémoire. les pensées s'enchaînaient les unes après les autres : Et si les parents de Zach ne l'aimait pas ? Et si son père allait tellement mal que son amant souhaiterait rester vivre ici ? Et si rien ne se passait comme prévu ? Sofia secoua la tête. Assez de ces mauvaises pensées ! Pourquoi ne pas penser à de bonnes choses ? La petite italienne baissa les yeux vers son algérien qui dormait toujours à point fermé.C'est à cet instant qu'elle compris...Elle l'aimait vraiment plus que sa propre vie, il pouvait tout lui demander elle ne dirait jamais non, elle voulait passer le reste de sa vie à ces côtés, porter ces enfants, les élever, leur apprendre l'italien pour qu'à leur tour ils fassent sourire le pianiste qui ne comprend pas cette langue. Elle sourit tendrement et s'extirpa comme elle pu du lit sans réveiller le dormeur. Après s'être habillé, elle alla sur le pont. Elle se posa contre une rambarde et s'alluma une cigarette, quelle mauvaise manie qu'elle avait que de fumer elle le savait mais ne faisait rien pour arrêter. La brune avait le regard dans le lointain quand une voix l'interpella* Sofia..! Sofia !! Eho...c'est Katia !! *Sofia sourit et lui fit un signe de la main avant de monter la rejoindre sur le pont supérieur* Je ne devrais pas être là...*La blonde haussa les épaules* On s'en fou !! J'ai besoin de parler, François est déjà occuper à faire je ne sais quoi et j'suis toute seule..! Et il est où votre Jules à vous ? *L'italienne rit doucement, elle aimait le franc parlé de sa nouvelle amie* Il dort come un bambino. *La polonaise la pris par le bras et commença à marcher un peu avec elle.* Bon j'ai beaucoup parlé durant la soirée de bienvenue et je me rend compte qu'en fin de compte je n'en connais pas beaucoup sur toi et ton chéri..! Raconte moi tout, que faite vous à Paris,comment vous vous êtes rencontrez, comme vous vous êtes mis ensemble..! TOUT !! * Sofia baissa un peu les yeux, c'est la première fois qu'on lu demandait ce genre de question à vrai dire elle ne savait pas vraiment par où commencer.* Je...suis serveuse dans un musical et Zach y est pianiste ! *Elle avait du mal à trouver tout ces mots et cela expliquait ses fautes et autres* Je l'ai pris pour qu'il joue et on a tourné autours de l'autre...Puis..On s'est embrassé un soir où on s'est retrouvé dans la même endroit ! Je suis partie très préci...très vite et je suis tombé malato pendant plusieurs settimane. Il a pensé que je resentais pas la même chose que lui et est sortie avec une autre, Lauriline. Puis j'ai moi aussi trouvé un piccolo amico François. Et...hum...un jour on a mangé tout les quatres, c'était la guerre des mots. Puis j'ai rompu avec mon blond. Zach lui est resté avec sa prostituta rossa. *Elle leva les yeux au ciel, quel bazard ça avait été quand même en y repensant. Elle sourit à demi* Et le jour où elle lui proposa de l'épouser, il a courut chez moi pour me dé..déclarer ? Si déclarer suo amore ! *Elle haussa les épaules* Voilà...depuis on est ensemble ! *Katia lâcha Sofia et se mit devant elle un immense sourire devant les yeux.* OH MON DIEU !! J'envie vraiment trop jalouse de votre histoire !!! C'est comme si le fait que vous êtes ensemble était écrit quelque part. Une histoire d'amour comme dans les romans, un amour réciproque entre deux personnes qui ne peuvent pas être ensemble mais qui finissent par se retrouver...! Oh mon dieu...c'est magnifique !! *Sofia souriait tendrement, elle n'avait jamais vu les choses ainsi mais effectivement c'était une belle histoire qu'elle aurait peut-être à raconter à ses enfants, à leurs enfants..Un homme approcha doucement derrière Katia et la pris par la taille* qu'est ce qui est magnifique ? * La polonaise embrassa son époux et le regarda avec des étoiles dans les yeux* l'histoire de Zach et Sofia..*souffla t-elle comme une enfant époustouflée. La petite serveuse fit un pas en arrière.* Je vais vous laissez, je vais aller voir comme va mio piccolo amore..! * Les deux jeunes gens lui signe de main quand elle s'éloigna. La blondinette se pressa de raconter ce qu'elle venait d'apprendre à son mari. Sofia, elle de son côté, descendit rapidement les marches vers la chambre. Elle courait dans les escaliers quand on l’attrapa par le bras.* Hop hop hop...Où tu cours si vite ma belle...? Il y a pas le feu tu sais..! * Sofia dégagea son bras* Va fonculo ! Je sais me défendre, puis si tu veux de l'argent j'en ai pas alors va faire chier quelqu'un d'autre ! * Le jeune homme fut tellement surpris par la répartit de Sofia qu'il la lâcha directement. L'italienne repris donc sa route vers la chambre. Elle entra délicatement dans la pièce, Zach dormait toujours profondément  Il était paisible et heureux. Après avoir retiré ses chaussures, elle se blottit à nouveau contre son dos. Elle lui embrassa l'épaule et chuchota doucement* j'voudrais que tu m'épouses, que tu me fasses des enfants, qu'on soit une famille...*elle déposa à nouveau un baiser sur l'épaule du jeune homme et posa sa main contre le torse de celui.* 
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MessageSujet: Re: Ciao Francia...Bonjour Algérie [entre Zach et Sofia ]    Dim 6 Avr - 23:58


Ciao Francia... Bonjour Algérie



Sofia se pencha du haut de la rambarde avant de siffler le signal. Zach qui se trouvait juste en dessous hocha la tête et se mis en position, les bras tendus. Un petit pain vola puis un autre. Le pianiste se concentrait pour tous les attraper. François lança encore quelques croissants puis annonça à voix basse qu'il allait envoyer des petits pots de confiture à présent. Zach n'avait quasiment plus de place, et, le temps qu'il se demande où il allait poser les viennoiseries, un pot de verre se brisa sur le pont. Le bas de pantalon de l'algérien se tâcha de myrtille. Un juron lui échappa et il secoua inutilement son pied gauche.
François sortit sa tête: "Qu'est ce que tu fous?
_ J'étais pas prêt!
_ Attends je descends pour t'aider..
. Souffla Sofia avant de disparaitre.
_ Vous avez entendu? S'écria une voix grasse d'homme.
_ Quoi donc? Hahaha, entendriez vous des voix de sirènes monsieur le second? Gloussa Katia qui se chargeait d'occuper le personnel pendant que son cher et tendre piquait le buffet du petit déjeuner de la première classe. Depuis combien de temps n'êtes vous pas descendu sur la terre ferme? La compagnie des femmes doit terriblement vous manquer." La plantureuse blonde jeta l'air de rien un regard en arrière pour voir où ses comparses en étaient.
Son interlocuteur éclata de rire avant de poser sa main sur la sienne: "Malheureusement tout ce que vous dîtes est vrai. Mais votre compagnie rendrait la vue à un aveugle tellement vous êtes éblouissante mademoiselle Katia...
La jeune polonaise se crispa et enleva sa main rapidement: Pour vous ce sera madame Renau. *Alors que le regard du marin s'emplissait de confusion, Katia profita du deuxième signal pour s'éclipser* D'ailleurs il doit déjà être sorti du bain à l'heure qu'il est, je vais le rejoindre. Il déteste que personne ne soit là pour lui tenir sa serviette."
Le second haussa les sourcils, cette information saugrenue lui faisait l'effet d'une bombe et il resta un bon moment après l'apparition de Katia, la main en l'air. Comment il avait pu comprendre aussi mal le comportement d'une femme mariée?

Ses talons aiguilles résonnèrent rapidemment sur les marches extérieures et Katia fit un sourire de vainqueur à ses amis quand elle les aperçut. Ils avaient privatisé quelques transat' et elle s'assit à côté de son époux.
"Y'a rien de meilleur qu'un petit déjeuner volé... Mais la prochaine fois c'est toi qui fait diversion. Annonça t elle en faisant la moue à François.
Celui ci sourit et encercla les épaules de Katia: _ Je ferais un piètre appât. Quoi que je fasse, je n'aurais jamais ton déhanché... Ou alors ce serait très perturbant.
_ Grazzie encore pour le repas. Vous n'étiez pas obligés de faire ça pour nous.
Remercia l'italienne qui avait repris des couleurs. Zach ne la quittait pas des yeux. Il était prêt à la remettre au lit si le mal de mer la gagnait à nouveau.
_ Quoi et prendre notre petit déjeuner comme des personnes normales, sur une table dans la salle à manger? Très peu pour nous.
Katia sortit une cuillère de son décolleté et tartina de confiture du pain grillé:
_ Et puis si vous voulez nous remercier, il faudra venir nous voir. Ne nous oubliez pas tout de suite d'accord? J'ai l'impression quand je vous parle de faire ami-ami avec des personnages d'un roman.*Elle fit un sourire en coin avant de lever ses yeux clairs.* Tiens, nous sommes bientôt arrivés."
Les trois autres mirent le nez en l'air pour contempler une mouette rieuse qui tournoyait dans le ciel.
Comme s'il les avait remarqué, l'oiseau descendit en glissant dans les airs et prit au vol un bout de pain qu'une adolescente lui avait lancé plus loin. Un son de cloche retentit pour signifier qu'on approchait des côtes et le visage de Zach s'illumina. Il prit la main de Sofia et lui dit avec des yeux d'enfant :" Viens vite, je veux que tu voies ça!" Ils se levèrent et se mirent à courir jusqu'à la proue pour admirer la vue sur le port. Un bateau décoloré par le soleil les suivait de prêt et les pêcheurs algériens leur firent de grands signes. Le rire de son aimée fut communicatif et Zach joua le jeu en leur rendant leurs coucous. On était plus éblouis qu'autre chose à cause du soleil qui se reflétait dans l'eau claire, mais en se mettant la main devant les yeux on pouvait se délecter du paysage sec d'Algérie. Entre les rafiots où des enfants plongeaient et se hissaient, on distinguait au loin des petites formes noires qui bougeaient entre les maisons colorées. C'était sûrement jour de marché car à peines quelques minutes après la cloche, une bonne odeur de fleurs et de fruits flotta dans l'air. Zach ferma les yeux pour profiter de l'instant. Il était d'excellente humeur depuis qu'il avait parlé au médecin et ne pensait plus qu'à faire découvrir son pays à Sofia. Rien ne pouvait plus mal tourner à présent. Il le savait. Il le fallait.
La petite brune dévorait du regard ce rivage étranger, pleine de curiosité. "C'est quoi la tour là bas?
Zach sourit: _ C'est la mosquée de Maraval. On y vient prier de très loin.
Sofia haussa un sourcil: _ Tu y vas toi aussi?
C'est vrai qu'ils n'avaient jamais parlé de religion... Zach crut lire une pointe d'appréhension dans ses beaux yeux noirs. C'était important que leurs enfants aient la même religion que leurs parents, sinon cela risquait d'être compliqué. Le jeune homme fit non de la tête.
_ On descend de colons français et d'algériens, donc depuis mon grand père, tous les Leroy doivent faire leur catéchisme. On a une petite église par chez nous, je te la ferai visiter si tu veux bien. Mais ce qui est bien ici c'est qu'on côtoie plein de cultures. J'avais pas mal d'amis qui m'entrainaient à la grande mosquée quand on avait prévu de se faire un foot après la prière. C'est super impressionnant quand on y connait rien et qu'on se retrouve à se prosterner au milieu de centaines de personnes, cachant son ballon sous son t shirt." Il rit en y repensant. Zach n'avait jamais autant raconté ses souvenirs qu'aujourd'hui. Le parfum d'Oran faisait remonter pleins de choses à la surface. "Et tu vois la place là bas? C'est le marché aux fleurs! J'ai une tante qui y travaille. Là bas y'a deux grosses statues de lions mais on les voit pas d'ici. ça permet de situer la mairie et si tu continues tout droit...."

L'invincible resta coincé au port trois heures durant pour cause de "bouchons portuaires". Autrement dit aucun bateau ne voulait laisser le passage au ferry car tous avaient des livraisons à faire et personne n'était très pressé. Cette petite parenthèse permit aux voyageurs de remballer leurs bagages et de mettre leurs chapeaux pour ne pas attraper d'insolation. Zach laissa un mot sur la porte de leur cabine pour notifier au personnel que le verrou était cassé. ça ne pardonnait pas le fait qu'il ait fracturé la porte, mais au moins ils auraient le temps de tout réparer avant la prochaine croisière. Il donna rendez vous à Sofia sur le pont en lui précisant de faire attention à ne pas se faire entrainer par la foule. Il devait faire quelque chose avant de partir.
Le voilà qui redescendait l'escalier sombre menant au dortoir pour prendre des nouvelles du blessé. Le courageux inconnu se tenait assis sur son lit, toujours un peu pâle mais se concentrant pour fermer les boutons de sa chemise. Zach se faufila jusqu'à sa couchette pour l'aider à s'habiller. Le sauveur de bagages sursauta avant de sourire.
"Ah c'est toi! Dit il simplement.
_ Ouais... Je voulais prendre de vos nouvelles avant le départ. *Zach termina d'habiller le blessé et l'aida à se relever. L'homme dévisagea le pianiste d'un air bienveillant.*
_ Te sens pas fautif vas. ça aurait pu arriver n'importe quand.
Le regard de Zach se posa sur son interlocuteur: _ Vous ne m'avez toujours pas dit si ça allait...
L'autre se mit à rire: _ On te la fait pas à toi!

Un papa à côté d'eux poussa des cris vers son fils qui défaisait sa valise:
_ Bertha! Ton fils fait encore des conneries! Mathieu vient ici tout de suite!

Le petit se stoppa une fois démasqué et revint la tête basse vers son paternel. Le père qui avait un accent pied noir ne se fâchait déjà plus et remit en place le petit béret de son fils:
_ Tu vas visiter pour la première fois Al BAHIA, alors tiens toi bien pour qu'on te présente à la famille.
_ Oui papa..
.
Zach et le poignardé s’arrêtèrent devant l'escalier:
_ Voilà c'est tout ce que le doc' m'a dit.
_ Vous avez de la famille à Oran pour prendre soin de vous?
_ Ouais, par ci par là. Tu sais Oran c'est une grande famille, j'ai de quoi dormir t'en fais pas
.
Zach esquissa un sourire: _ Oui je sais. Encore merci."
Il ne s'en était pas rendu compte, mais ce type n'avait pas fait que protéger ses bagages; il avait permis à Zach de mieux affronter ses cauchemars. Pour une fois il avait éloigné la mort de ses bras et ça lui donnait de l'espoir pour la suite. Alors qu'il revenait au milieu de la foule pour retrouver Sofia, il se dit qu'il avait oublié de lui demander son nom. Mais ses pensées s'évanouirent lorsqu'il aperçut le profil qu'il aimait tant. Il s'approcha pour lui donner un baiser dans le cou. La peau sucrée de l'italienne se crispa avant de voir que c'était lui. Zach arqua un sourcil "Tu t'attendais à quelqu'un d'autre peut être?
Sofia ne lui narra pas ses mésaventures et préféra le faire marcher: _ Pour tout te dire... J'avais prévu de m'enfuir avec le capitaine.
Zach croisa les bras en fronçant les sourcils malgré lui:
_ Ah oui j'comprends. Le costume... La barbe blanche.
Sofia se mit sur la pointe des pieds pour mettre ses bras autour de son cou: _ T'as de la chance que je préfère les musiciens."
On jetait l'ancre dans un cliquetis infernal que déjà les passerelles se mirent en place. Le personnel criait "ho hisse" en tirant sur les cordes pour descendre les passerelles tandis que des hommes sur le quai nouaient d'autres cordes qu'on leur lançait pour amarrer le bateau. Zach prit les valises et Sofia s'agrippa à son bras pour ne pas être écrasée dans la panique. Le capitaine du haut de sa cabine donnait des ordres très clairs pour que personne ne soit piétiné. Vu la cohue générale, l'algérien préféra se coller à un mur, protégeant sa dulcinée contre son corps en attendant que les plus pressés se fraient un passage. Quand l'allée se dégagea un peu, le petit couple descendit tranquillement la passerelle qui tremblait à chaque vaguelette. De l'autre passerelle parallèle, on entendit Katia qui leur disait à bientôt. Elle leur avait fait promettre de venir à l'hôtel Thiers du centre ville lorsque le père de Zach irait mieux. "Le médecin ne vient pas avec nous?" Demanda la petite voix de l'italienne. " Non, il doit aller voir quelques hôpitaux loin de la ville avant. Il fera un détour dans deux semaines maximum." Elle hocha la tête et échangea un regard avec lui. Ils espéraient tous les deux que cela ne serait pas trop tard. Mais évitons de penser à ça se dit il en regardant où il mettait les pieds. D'un bond, il se retrouva sur le quai et prit Sofia par les hanches pour la déposer à son tour sur la terre ferme. Notre pianiste chercha du regard une charrette avant de se reprendre. Personne ne savait qu'il revenait aujourd'hui. "Viens." Dit il à Sofia avant de reprendre leur marche. "Et quoi qu'on essaie de te vendre, dit non fermement."

***

C'est dingue comme ça a changé en quelques mois. Des chantiers un peu partout et des nouveaux bâtiments se construisaient autour du port. Le quartier français prenait encore et toujours de l'expansion si bien que Sofia et Zach ne furent pas très dépaysés. Ce n'est qu'une fois passé le quartier des colons qu'on voyait la vraie essence d'Oran. Comme prévu, le marché aux fleurs était de sortie sur la place ronde du centre ville et des vieilles femmes vous mettaient leurs fleurs sous le nez sans vous demander votre avis. Au bout du quatrième bouquet dans l'oeil, Zach entendit Sofia éternuer. Une vieille femme s'affola: "Aïe, aïe, aïe ma petite demoiselle! Atchoum et toutes mes fleurs sont fanées. Toi devoir me payer tout le bouquet!
_ Quoi? Mais pas du tout c'est vous qui...
_ Toi vouloir me voler?? Donne quatre francs! Donne
!
Zach fit marche arrière et se mit devant Sofia:
_ ça suffit les manières, elles n'ont rien du tout tes fleurs. Garde tes arnaques pour les touristes!" Sur ce, il baragouina de l'arabe avec la marchande de fleurs, parlant très fort et avec les mains jusqu'à ce qu'elle soupire et parte en se lamentant auprès de ses consœurs.
"ça va? Demanda t il en caressant la joue de sa petite amie qui était pleine de pollen. Elle hocha la tête doucement.
_ Tous les marchés se ressemblent, quand tu viendras en Italie tu verras que les commerçants c'est universel...
Zach sourit avant de préciser: _ On va sauter dans la première remorque venue pour s'éloigner de tout ce brouhaha. Ma famille habite un tout petit peu plus loin qu'Oran. C'est une sorte de banlieue" Expliqua t il pour comparer avec Paris. Ils continuèrent de marcher une quinzaine de minutes, empruntant des chemins mal foutus. Seuls les pas experts de Zach faisaient comprendre par où passaient les voitures car pour un novice, les rues n'avaient aucun sens. Ils firent du stop auprès de trois belles voitures qui manquèrent de les écraser en klaxonnant avant de pouvoir enfin grimper à bord d'une camionnette transportant des choux. Plus on s'éloigna de la ville, plus le cœur de Zach battait fort, reconnaissant le moindre virage qui menait jusqu'à chez lui. Quand il annonça fébrile qu'ils étaient bientôt arrivés, Sofia se recoiffa frénétiquement. Zach posa sa main sur sa cuisse. "Ils vont t'adorer."

***

Les maisons se faisaient de plus en plus rares et vétustes. Le conducteur ne voulut pas s'arrêter pour laisser le couple de français descendre; alors Sofia et Zach s'élancèrent dans la terre et retombèrent durement sur le sol rouge. La voiture laissa un nuage de poussière qui attaquait les poumons. Au milieu des toussotements de Zach, une petite silhouette se dessina au loin. Le pianiste s'avança lentement sans trop savoir pourquoi il prenait autant de temps. Sa famille habitait juste là, dans la maison carrée orange aux fenêtres bleues. Ils n'avaient que trois voisins et une charmante fontaine se trouvait au milieu. Le tout formait une place. Un peu plus loin, une terrasse de café n'avait que deux clients qui discutaient de la pluie et du beau temps sur un fond sonore de radio qui annonçait en boucle les mêmes informations venant de la métropole.

Midi passé et la caresse des rayons du soleil était brûlante. Seule ombre: un grand et bel arbre qui avait poussé depuis deux siècles dieu seul savait comment. Une chèvre attachée se mit à faire du bruit comme si elle reconnaissait Zach mais celui ci ne faisait attention qu'aux enfants qui jouaient près de la maison. Un petit garçon qui n'avait pas plus de 8 ans s'était lancé dans un duel de bâtons avec sa jeune sœur de 5 ans. Le soleil avait éclairci leurs têtes brunes. Ils riaient même s'ils se faisaient mal et les enfants étaient tellement pris dans leur jeu qu'ils ne se rendirent compte des nouveaux venus qu'une fois qu'ils se soient bien approchés d'eux. La petite fille se heurta à Sofia et la fixa sans comprendre.
Zach reconnut son petit frère Akim et lui lança: "On fait toujours des misères à sa soeur?
Le gosse fronça les sourcils et partit en courant avertir sa mère. Se tournant vers l'italienne, Zach dit en secouant la tête: _ Je ne crois pas qu'il m'ait reconnu...
Les regards se portèrent vers la petite fille qui était restée plantée là. Elle finit par montrer du droit Sofia : _ T'es belle!
_ Comment ça deux gens bizarres à la porte? C'est pas les usuriers quand même?? * La mère de Zach sortit de la mason, un balais à la main.* Fichez moi le camp, on vous a dit qu'on paierait nos dettes quand on pourra!"  Elle agitait son arme de fortune d'un air menaçant puis se figea lorsqu'elle vit son fils. Des larmes lui vinrent aux yeux et elle lâcha ce qu'elle avait entre les mains.
Zach marcha rapidement vers Denise et la prit dans ses bras avant qu'elle ne fonde en larmes. "Je suis là maman. Je suis là."
Denise finit par se calmer et se détacha de son fils. Elle le regarda de la tête aux pieds avant de lui donner une tape sur la tête. "T'aurais pas pu venir plus tôt? Pourquoi faut il qu'il y ait que les problèmes qui te fassent venir?
_ Zach??
S'écria un adolescent d'une quinzaine d'années avant de sortir lui sauter au cou.
Zach plia un peu sous le poids de son petit frère:
_ Barthélémy... Doucement... T'as grossi.
Barth sauta à terre: _ J'ai grandi idiot! T'as vu? Bientôt je serai plus fort que toi!
Zach esquissa un sourire et lui frotta la tête: _ Je vois ça.
Un jeune garçon de dix sept ans fut le dernier à sortir. Il se tut quand il vit son grand frère et resta sur le pas de la porte.
_ Lucas, viens saluer ton frère. Ordonna la mère de toute la meute avant de remarquer qu'on avait apporté une femme. C'est une amie à toi? Demanda t elle à Zach.
_ C'est ta femme? Renchérit la petite dernière qui se nommait Marie et qui venait de comprendre qu'elle avait un énième frère.
Zach prit la peine de poser ses valises et de revenir aux côtés de Sofia pour lui tenir la main:
_ Maman, je te présente Sofia. On est... ensemble.
Denise parut surprise et mécontente l'espace d'un instant. Elle cacha ses émotions pour ne pas être impolie et tendit sa main à Sofia: _ Enchantée Sofia. Si mon fils t'aime, nous t'accueillerons avec plaisir chez nous.. Je suis Denise Leroy et dans l'ordre décroissant c'est Lucas, Barthélémy, Akim et Marie. Tu excuseras mon mari mais il ne peut pas se déplacer pour le moment."
En une phrase, la mère de famille avait plombé l'ambiance des retrouvailles joyeuses. Zach échangea un regard avec Sofia qui voulait dire "tu m'excuses?" avant de demander à sa mère: "Je peux aller le voir?
_ Bien sûr. Il se fera une joie de voir son fils ainé. Mais ne le fatigue pas trop."

Zach acquieça avant de rentrer. Denise toisa du regard Sofia, incapable de cacher ce qu'elle pensait. Denise était laminée par tout ce qu'elle devait faire pour maintenir la famille à bout de bras et était plus irritable que jamais. C'était une belle femme ridée avant l'âge. D'épais cheveux châtains noués en tresse entouraient son visage dur. Elle avait un regard profond et intelligent qui allait de paire avec un corps solide de mère qui avait eu beaucoup d'enfants. Elle ne ressemblait pas vraiment à Zach.
Ramener une intrigante parisienne était la dernière chose à faire vu les circonstances. De plus, au fond d'elle même, Denise avait toujours espéré marier son premier fils à une algérienne du village. C'est bien comme cela que son mariage arrangé avec Albert s'était déroulé après tout. "Entre... Je préparais le déjeuner. Lucas, tu veux bien aller chercher plus de pain et de légumes avec Barthélémy? Akim et Marie, préparez la table."



Sofia
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MessageSujet: Re: Ciao Francia...Bonjour Algérie [entre Zach et Sofia ]    Jeu 24 Avr - 23:22



FEAT. Tess ET Lola
Ciao Francia...Bonjour Algérie

Zach et Sofia
* Tout allait trop vite pour elle. Tant de chose à voir, tant que bruit à entendre, d'odeur à sentir, de couleur à découvrir, de mot qui lui était étranger à entendre. Elle était complètement perdue et en même temps elle se sentait en sécurité car en présence de Zach. Tant qu'il était là tout allait pour le mieux pour elle. La petite italienne se crispa quand Zach avança vers sa famille. Un sourire qu'elle ne connaissait pas illuminait le visage de son amant, après tout s'était normal, elle ne le connaissait que depuis quelques mois. Sofia regarda les retrouvailles légèrement envieuse. Son pianiste avait trois frères, une sœur, un père et une mère tandis qu'elle n'avait plus que sa grand-mère et lui. Oui c'était ça le soucis, Zach avait une famille complète, la serveuse n'avait que lui mis à part Madame Moretti. Elle était cependant heureuse de le voir si heureux d'être de retours chez lui. Pourquoi ne l'avait-il pas fait de suite après la guerre ? Pourquoi être resté à Paris alors que le bonheur était ici, à Oran. Elle retira une mèche de ces longs cheveux qui lui cachait le regard et sourit à la petite Marie qui ne cessait de l'observer. Sofia serra doucement la main de l'algérien quand il l'approcha de la maison. "ensemble" c'est tout ce qu'il pouvait dire il est vrai. Aux étrangers ils se présentaient comme amants, amoureux, couple...Ici le mot n'était même pas prononcé. Elle se demanda soudain si elle avait bien fait de l'accompagner. Même si tout ceci était magnifique, elle ne pu s'empêcher de penser au Musical, au quartier Latin, à Montmartre et toutes ces rues aussi vivante les unes que les autres. Elle sentit la mère de son bien-aimé la regarder de haut en bas comme pour l'évaluer. Elle lui serra fermement la main un sourire discret aux lèvres* Moi de même Madame Leroy...Je...*elle se torturait les méninges pour parler le plus correctement français que possible.* Je suis ravie de faire la connaissance du reste de la famille aussi. J'espère que votre mari ira mieux...*Elle se racla la gorge discrètement. Sofia échangea un regard avec Zach et laissa sa main glisser de celle de son amant sans un mot. Sofia sentit à nouveau qu'on la détaillait. Elle sentait que la mère de son pianiste ne la portait pas dans son cœur pour l'instant et cela était compréhensible. Après tout, elle n'était qu'une pauvre serveuse parisienne fille d'immigrés Italien. Sofia se sentait d'autant plus coupable qu'elle avait l'impression que le retour de Zach si tardif était sa faute. En effet, s'il avait passé plus de temps dans son appartement à Paris il aurait lu le télégramme de sa mère bien plus tôt...Elle suivit Denise à l'intérieur sans un mot puis se décida à proposer ses services* Vous avez besoin d'aide Madame Leroy ? Je peux aider au repas, ou bien à préparer la table si besoin...*Denise fit un signe de main déjà tournée vers ses fourneaux* Non non merci. *L'italienne avala sa salive avec difficultés* Je vous demande pardon mais j'ai besoin de prendre un peu l'air...*Elle s'éclipsa dehors et alluma frénétiquement une cigarette. Elle passa nerveusement sa main dans ses cheveux et faisait les cents pas. La mère de Zach la haïssait, et ses frères et sœurs n'en avaient rien à carrer...Zach avait besoin de retrouver ses marques aussi et elle se sentait comme de trop. Peut-être aurait du t'elle prendre une chambres quelques parts dans Oran...Elle soupira bruyamment. Elle n'avait pas remarqué Lucas qui l'obsersait pour en apprendre un peu plus sur la copine de son frère.*Putain, ma sono veramente una stupida. Avrei di restarlo a Parigi, con nonna..*Sofia écrasa sa cigarette d'un geste compulsif et souffla à nouveau comme pour reprendre ces esprits.* Zach ritrova la sua famiglia questo è normale...lasciagli dello spazio Sofia niente di grav..! non ti spaventi Sofia...*Elle répéta plusieurs de fois de suite ces mots. Lucas lui était retourner auprès de sa mère* Elle parle pas français la Parisienne...Et c'est pas de l'arabe non...*Denise fronça les sourcils, Elle ne parle pas que Français, et ce n'est pas de l'arabe ? Mais qui pouvait bien être cette maudite fille dont elle ne connaissait rien. Sofia rentra à nouveau délicatement dans la maison des Leroy.* En tout cas vous vivez dans un pays splendide et votre maison est....adorable ! Et vos enfants sont tous plus beaux les uns que les autres...Vous pouvez être fière de Zach...*Elle sourit tendrement, mais la mère de son amour la regarda à nouveau de haut en bas. Sofia détourna le regard de la mère et tomba sur les billes marrons de la petite Marie* Tu sais tu es vraiment très belle toi aussi ! * Marie pencha la tête en battant les cils* merci...Et pourquoi t'es pas mariée avec Zach..? Tu vas avoir des bébés ? Tu vas rester ici à vie ? *Trop de questions pour la petite italienne qui se demanda quand est ce que son petit ami allait revenir, pour l'aider un peu dans toutes ces questions et autres.*
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MessageSujet: Re: Ciao Francia...Bonjour Algérie [entre Zach et Sofia ]    Sam 3 Mai - 18:28


Ciao Francia... Bonjour Algérie



Zach poussa la porte lentement. Dans un grincement, elle s'ouvrit sur une pièce obscurcie par les volets. Il distingua la silhouette de son père en noir et blanc allongée sur le lit. Le pianiste n'osait pas entrer. L’odeur de la maladie avait tout imprégné. D'aussi loin qu'il se souvienne, il n'avait jamais vu son père tomber malade. C'était pas pour les travailleurs comme il disait. Avec une aussi grande famille c'était un luxe. Et maintenant comment faisait sa mère pour tout faire tenir à flots? Sans la vente des poissons fraichement pêchés du matin, cela devait faire des mois qu'aucun argent n'était rentré dans les caisses...
Albert tourna enfin la tête vers la porte et son éternel sourire fendit ses traits fatigués. " Mon fils!
Zach dissimula tant bien que mal sa gêne et referma la porte derrière lui.
_Viens près de moi. Viens. Souffla le malade en se redressant difficilement sur son oreiller. Que je te vois... *Il tendit sa main pour prendre celle de son héritier. Elle était bien fraiche grâce à son confinement.* T’as un beau costume de monsieur!
Sa remarque arracha un sourire à Zach qui serra sa main en s'asseyant auprès de lui. Il aurait voulu dire quelque chose mais sa gorge était nouée.
_ Qu'est ce qui t'amènes? T'as finalement eu le mal du pays? Demanda le père d'un air jovial, loin de se laisser démonter par les circonstances.
Zach prit une longue inspiration:
_ Comment tu vas papa?
_ Oh ça pourrait être pire... Je me fais vieux c'est normal que j'ai besoin d'un peu de repos!
Il se mit à rire légèrement et retint une quinte de toux.
Zach le dévisagea d'un air inquiet. Il avait l'air d'un chiot désemparé ce qui fit rire de plus belle son père.
_ Me regarde pas avec des yeux de merle en frit! J'ai l'impression d'être mourant. *Il fit une pause avant de prendre un verre d'eau qui se trouvait sur sa table de nuit.* Hm. J'avais pourtant dit à ta mère de ne pas t'avertir. ça a du te coûter bonbon de traverser la Méditerranée. *Il agita la main en direction de l'armoire* Amène moi mon coffret, que je te rembourse.
Zach secoua la tête:
_ Mais non enfin, papa, reste tranquille ou je me fâche!
Albert échangea un sourire avec lui:
_ T'as de la chance que je sois fatigué, sinon je te laisserais pas me parler comme ça. Tu veux pas faire plaisir à ton père et accepter son cadeau?
Zach soupira. Il était toujours comme ça quand il s'agissait d'argent. Il donnerait tout ce qu’il n’a pas si on le laissait faire.
_ C'est pas le moment de parler de ça. Je suis venu parce que j'étais inquiet. Et maman a bien fait de me prévenir. Sur le chemin j'ai rencontré un médecin très compétent. Je l'ai vu faire. Il va venir te soigner bientôt.
Albert se rabroua avant de capituler sous le regard tenace de son fils. Il posa doucement son verre avant de hocher la tête. Le vrai portrait de sa mère quand il avait une idée en tête celui là.
_ Très bien, très bien, si c'est ce que vous voulez tous.
Zach acquiesça.
_ Bon... Assez parlé de ma carcasse. Raconte moi tout ce que tu as fait à Paris.
_ En fait... Je ne suis pas venu seul.

Albert releva la tête, les yeux ébahis.
_ Ah bon? Répondit il légèrement pour ne pas brusquer son fils.
_ Oui. Elle s'appelle Sofia. Elle est vraiment... Tout ce que j'ai jamais rêvé et plus encore. Je pense que tu l'aimeras!
_ Mais j'espère bien
! Le taquina Albert avant de cracher ses poumons.

Marie se crispa en entendant la quinte de toux résonner dans toute la maison. Denise fit volte face comme si elle n'y prêtait plus attention et ressortit son couteau de cuisine.
_ Arrête de jacasser et dépêche toi d'aller aider ton frère. Et Lucas, les légumes ne vont pas venir tous seuls.
La petite finit par hocher la tête et détala au loin. Son grand frère la suivit à l’extérieur plus tranquillement.
_ Vous êtes sûre de ne pas vouloir de l'aide?
_ Oui oui, j'ai l'habitude! Vous verrez quand vous aurez plein d'enfants vous aussi...

Il y eu un silence gêné qui fut brisé par les plus jeunes qui revenaient les bras remplis de poivrons et autres légumes colorés. Sofia prit une chaise pour regarder Denise faire à manger. La mère de famille fit quelques gestes que les enfants seuls comprirent. Ils disposèrent leur butin sur le plan de travail.
_ Vous étiez supposés mettre la table les petits monstres... Barthélémy se mit à côté de Sofia et lui sourit. C'était le portrait craché de Zach en plus jeune. Et plus enjoué. Quand ils m'ont vu revenir avec les légumes, ils m'ont détroussé...
_ C'est pas vrai!
_ Et ben mets la table à leur place...
Souffla sa mère tandis que Lucas qui revenait d'un air quelque peu exaspéré sortait déjà les assiettes.
_ ça veut dire quoi détrousser? Demanda Akim en relevant la tête vers Barth.
_ ça veut dire que vous êtes des voleurs tous les deux. Lui rétorqua t il du tac au tac.
_ C'est pas vrai!
_ Marie arrête de répéter ça...
_ Mais... Mais il dit que des bêtises...

Sentant que ça risquait de tourner en gros sanglots, Denise se tourna et prit sa petite dernière dans ses bras pour lui faire goûter ce qu'elle préparait.
_ Vous venez d'où? Interrogea Lucas de son air placide en posant les plats devant Sofia.
_ Comment ça? Oh… C’est mon accent?
_ Non je vous ai entendu baragouiner tout à l‘heure.
_ Ah... Et bien je viens d'Italie. Mais ça fait longtemps que je suis en France.
_ C'est où Litalie?

Sofia sourit à l'enfant et commença à dessiner une carte de l'Europe avec ses doigts:
_ Juste à côté de la France! ça ressemble à une botte.
Marie fit de grands yeux avant de demander confirmation à sa mère en se tournant vers elle. Denise haussa les épaules, concentrée sur ce qu'elle faisait.
_ Elle est comme nous alors! Française de coeur. Denise soupira à la remarque de sa fille.
_ On est pas français de coeur, on est algérien.
_ Vous travaillez avec Zach dans la musique? Ajouta Barth pour changer de conversation, sachant que le débat de la nationalité était à éviter ici. Il en profitait pour laisser son frère mettre la table.
_ Si... Oui. C'est moi qui l'ai embauché dans mon cabaret en fait.
Denise se tourna légèrement:
_ Vous êtes chanteuse?
_ Oh non pas vraiment... Enfin..

Le grincement de la porte se fit à nouveau entendre dans le couloir. Marie descendit des bras de sa mère pour aller courir vers son frère.
_ Ton amoureuse elle sort d'une chaussure!
_ Quoi?

Barth et Sofia échangèrent un sourire, Zach était encore un peu dans les vapes après l'entretien avec son père.
_ C'est une botte on t'a dit! Rétorqua Akim en la pinçant. Marie ne broncha pas, habituée aux jeux de garçon.
_ C'est pareil!
Et aussitôt dit, elle décocha un bon coup de poing dans l'épaule de son frère. Akim se mit à la poursuivre à travers toute la cuisine et lorsque leur manège alerta Denise, ils s'enfuirent dans la maison.
_ N'allez pas trop loin, on mange bientôt! Elle vit du coin de l'oeil que Lucas s'en allait également. Hé! Où tu vas toi?
_ Je vais finir mes devoirs...

Denise se retint de le disputer. Même s'il se servait de ça comme prétexte pour ne pas être dans la même pièce que Zach, elle ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. Il avait mal pris le départ de son frère pour Paris. Et dire qu'autrefois ils étaient inséparables.
_ D'accord. Mais c'est bientôt prêt. Vas voir si ton père n'a pas besoin de quelque chose en passant.
Sofia interrogeait du regard son bien aimé qui s'installait en face d‘elle. Il lui prit la main et lui sourit.
_ Mon père garde le moral. Je te le présenterai un peu plus tard quand il se sera reposé.
Elle fit oui de la tête. Zach la trouva un peut pâlotte à son goût. Est-ce qu’elle s’inquiétait tant que ça pour son père? Elle devait avoir faim après tout ce trajet. Ils échangèrent un long regard pour se retrouver après les événements. Zach se disait qu’elle se ferait vite à la vite de famille. Lui, il retrouvait déjà ses vieilles habitudes. Il s’était assis à sa place de toujours. Et c’était un peu idiot mais il adorait entendre à nouveau tant de bruit autour de lui, entre les petits qui se chamaillaient et l’eau qui coulait derrière lui.
Barth haussa la voix pour couvrir les bruits de casseroles :
_ C'était comment Paris? Je veux savoir tout ce que tu as entendu, vu, mangé!
_ Y’aura pas assez d’un déjeuner je crois.
_ Laisse ton frère se reposer. Il a fait un long voyage.

Barthélémy fit la moue, comprenant que c’était le signal pour qu’il laisse les adultes parler entre eux avant le repas. Il soupira avant de se lever de sa chaise. En partant, il chuchota au couple:
_ Rappelez moi dès que vous aurez parlé des trucs chiants!
Zach esquissa un sourire. Barth était devenu très malicieux. Avant il ne faisait pas vraiment attention à lui à cause de la différence d’âge. Il le regarda partir avant de se tourner vers Sofia. Il articula pour qu’elle lise sur ses lèvres « Vous avez fait connaissance? » en parlant de sa mère. Il avait un air mielleux qui ne s’adaptait pas du tout à la situation si bien que l’italienne prit un air pincé.
_ Sofia, si vous voulez poser vos affaires et vous allonger un peu, la seule chambre de libre est au deuxième étage porte de droite.
La belle ne se fit pas prier et la remercia avant de grimper les escaliers avec les valises.
La vision du dos de sa mère en train de faire la cuisine rendit Zach nostalgique alors il prit un deuxième couteau et l’aida dans sa besogne. Elle se tourna vers lui puis reprit son ouvrage.
_ C’est bien que tu sois là. Même si tu n’es pas seul.
_ Maman, s’il te plait. Si j’avais pu, je t’aurais prévenu de sa venue. Mais le temps de recevoir ton télégramme, j’ai pris le premier ferry abordable qui partait.
_ C’est sérieux entre vous?
_ Je ne l’aurais pas amené sinon.
_ … Une chanteuse, vraiment?
*Zach échangea un regard agacé avec sa mère. Elle ne lui laissa pas le temps de répondre* Passe moi le sel.. Merci.
_ Ce n’est pas qu’une merveilleuse chanteuse, c’est aussi une serveuse hors pair et une gérante d’un cabaret populaire. J’ai réussi à faire du piano un métier maman.
_ C’est bien que tu gagnes ta vie.
Se contenta-t-elle de répondre.
Zach soupira et posa sa main sur l’épaule de Denise.
_ Fais un effort pour apprendre à la connaitre s’il te plait.
Il ne pensait pas qu’elle aurait réagi de cette manière pour Sofia. A vrai dire il n’y avait pas pensé du tout avec les événements récents beaucoup plus graves que l’humeur de sa mère. C’est vrai qu’elle avait toujours été surprotectrice à l’égard de ses enfants. Il se rappelait maintenant qu’elle avait été odieuse avec son premier amour à l’aube de ses 15 ans, mais ça avait été un cas particulier… Peut être que si elle lui parlait un peu, elle comprendrait que Sofia était de la même trempe qu’elle. Deux femmes fortes et pleines de ressources. Elle avait été contre son départ pour la métropole depuis le début et Denise devait associer sa soudaine envie de prendre son envol dans la capitale de débauche avec son idylle naissante. Il devrait lui prouver que c’était plus que ça. Plus que son besoin de changer d’air après la grande guerre qui hantait encore ses nuits après tant de temps. Plus que ce besoin de frivolité.
Le visage de Lauriline apparut dans son esprit et Zach comprit subitement pourquoi il s’était conduit comme un parfait crétin avec elle.
Il vit qu’une cuillère en bois se trouvait soudain sous son nez.
_ Goûte moi ça.
Zach se pencha et se lécha les babines.
_ Ma sauce préférée..*Il l’embrassa sur la joue tandis qu’elle ne mouftait pas.* J’ai contacté un médecin pour papa. Il viendra d’ici deux semaines maximum. »
Denise en lâcha sa cuillère. Un sourire illumina son visage et elle caressa le front de son fils. Elle savait qu’il prendrait la situation en main.

***

Zach alla chercher Sofia pour le déjeuner. Il la découvrit ouvrir la mauvaise porte, celle pile en face des escaliers. Accélérant le pas, il eut juste le temps d’attraper Sofia par les épaules et de la projeter en arrière. Elle laissa échapper un cri et Zach se figea à quelques centimètres des escaliers.
« Qu’est-ce …
Les amoureux pouvaient contempler ce qu’il se cachait derrière la porte: le néant. Le plancher était à peine commencé et le trou béant au milieu de la pièce donnait lieu sur l’arrière de la maison.
_ Mierda les valises!
Les bagages s’étaient fracassées non loin d’Akim et Marie qui avaient levé la tête pour comprendre ce qu’il se passait.
Le pianiste leur fit signe que ce n’était rien:
_ Le déjeuner est prêt les enfants.
_ Euh d’accord… »

Zach libéra Sofia et lui expliqua que c’était son père qui avait construit la maison du sol au plafond. Chaque année en été il reprenait son ouvrage là où il l’avait laissé en fonction de son budget du moment. Il disait toujours fièrement que le travail d’une vie finirait dans l’héritage de ses enfants. C’était une pratique très courante ici, le tout était de savoir où mettre les pieds..
« Et là tu viens d’ouvrir la future salle de bain. Suis mois, je vais te montrer notre chambre. »
Il fit un sourire charmant avant d’ouvrir la porte de droite. C’était un vrai petit nid douillet sous les combles où l’on voyait que personne n’avait jamais dormi là. Un matelas trônait au centre de la pièce, à même le sol à côté d’une lampe grasse et poussiéreuse. Zach lança un regard interrogateur à sa dulcinée pour connaitre son point de vue. « C’est pas grand-chose, mais comme il fait toujours chaud et beau ici, on préfère faire la sieste dehors. J’espère que tu te sentiras comme chez toi ici. » Il plongea son regard clair dans celui de Sofia, l’entourant de ses bras. « En attendant cet après midi, je pourrais te faire visiter. »




Sofia
Zach
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MessageSujet: Re: Ciao Francia...Bonjour Algérie [entre Zach et Sofia ]    Sam 3 Mai - 22:33



FEAT. Tess ET Lola
Ciao Francia...Bonjour Algérie

Zach et Sofia
* Voilà que l'interrogatoire était fini. Enfin...elle se doutait bien que ce n'était que le début des festivités pour elle et s'en inquiétait déjà. La mère de Zach la détestait...Cependant elle avait l'impression d'avoir faire bonne impression auprès des plus petits. Bathélémy était surement celui qui semblait le plus bienveillant vis à vis d'elle et elle l'appréciait déjà comme son propre frère. Lucas par contre c'était une autre paire de manche, il avait peu de différence d'âge par rapport à son amoureux et cela avait du être dur pour lui de voir son grand frère le laisser ainsi pour faire la Guerre, surtout qu'il n'était pas revenu depuis...Elle irait le voir un peu plus tôt quand Zach sera occupé une fois de plus avec des choses qui ne l'a regardait pas ce dit-elle.
Prendre un peu de temps pour elle ? Mais quelle bonne idée Madame Leroy...J'vais vous laisser votre fils vous en faite pas ! Dios !!! Cette femme était le mal absolue et pourtant elle avait enfanté l'homme le plus doux et attentionné du monde.
Son pianiste la sauva in extremis d'une chute et fini par lui montrer leur chambre. Sofia sourit doucement en regardant autours d'elle. Elle se laisse enlacer et posa sa tête sur son épaule en lâchant sans vraiment le vouloir un soupire.* J'aime beaucoup ta maison Zach, elle est parfaite t'en fais pas !! * Il se pencha pour l'embrasser mais elle tourna tête avant ce qui fit qu'il se heurta à sa joue.* Hum hum... con piacere mas au pire si tu as des trucs à régler... Lucas ou Barth peuvent le faire à ta place ! Après tout j'suis pas beaucoup plus vieille qu'eux. *Zach écarquilla les yeux il ne comprenait pas vraiment le comportement de sa dulcinée et haussa les épaules* Bah écoute si tu veux...Et si l'un d'eux veut bien...* Elle passa sa main dans ses cheveux et se détacha de lui pour aller vers la porte* Va bene alors..! *Zach la retint par le poignet* So'...tu vas..* Mais elle coupa en plein milieu de sa phrase* Manger. C'est prêt d'après ce que tu as dis. * Elle baissa les yeux et descendit délicatement les marches, Zach à sa suite qui comprenait de moins en moins ce que lui reprochait la petite brunette. Ils s'installèrent tous à table dans le plus grand bruit comme toujours apparemment. La jeune serveuse regarda autours d'elle, elle était habituée au brouhaha avec l'ambiance qu'il y avait au cabaret mais lors des repas en famille beaucoup moins étant donné que chez elle, elles n'étaient que deux... Elle se laissa servir par la mère de Zach et posa son assiette devant elle. Tous le monde autours d'elle se précipitait sur son assiette dévorant le plat avec entrain. Zach lui aussi piochait dans son assiette avec bon cœur en parlant avec son frère Bathélémy qui ne cessait de poser des questions. * Et la seine ? Il y a du monde ? Tu vas dans les bars ? Est ce c'est vrai qu'il y toujours du bruit et de la lumière ? T'as eu une autre copine avant Sofia ? Vous êtes ensemble depuis longtemps ? Tu fais des concerts des fois ? Tu vas repartir là bas ? Est ce qu'il pleut souvent ? Et on mange bien ? T'as bu beaucoup de vin ? La cuisine est meilleure que celle de maman ? *Les questions ne cessaient dans tous les sens et Zach fut vite submergé. Sofia était assise de Lucas et l'observa à la dérobé, il faisait semblant de ne pas écouter les réponses de son aîné mais elle sentit qu'il avait beaucoup de réponse lui aussi aux questions qu'il se posait depuis qu'il l'avait laisser ici. Voyant qu'elle mangeait peu Denise adressa la parole à Sofia* Vous n'aimez pas ? * voyant le regard réprobateur de Zach elle leva les yeux au ciel* J'dis ça parce qu'elle mange pas beaucoup la p'tite parisienne qui t'as ramené...* Sofia déglutit avec difficulté* Je vous pris de m'excusez. C'est juste que j'ai été malade pendant quasiment toute la traversée et que mon estomac n'est donc plus réellement habitué à manger autant. *Zach soupira un peu* Non mais Sofia t'avais pas à te justifier, ça peut arriver...*Denise et Sofia levèrent les yeux en même temps de façon quasiment similaire ce qui fit pouffer de rire les deux plus jeunes* Ta chérie on dirait un peu maman des fois...*dit la petite Marie entre deux rires. Denise se durcit un peu. Sofia se contenait comme elle pu. Elle n'était là que depuis quelques heures et voilà qu'elle semait la zizanie dans les rangs des Leroy. Elle se força en silence à manger encore et encore alors que son estomac lui hurlait qu'il ne pouvait plus rien avaler. Une fois le repas fini ce fut au deux plus grands de la tribu de faire la vaisselle, laissant à leur mère la possibilité de se reposer un peu. Zach avait le cul entre deux chaises et ne savait plus vraiment quoi faire avec les deux femmes de sa vie et pris donc sa petite sœur dans ses bras et parla doucement avec elle. Sofia alla doucement près de Lucas et de Barth et entrepris d'essuyer la vaisselle. Ils la regardèrent en chien de faillance et la jolie italienne leur sourire* Scuza mas...est-ce que si vous avez du temps...Vous pourrez...*Lucas sourit un peu* Pourriez, on dit pourriez ! * Sofia rit un peu* Pardon, pourriez alors...me faire visiter un peu le quartier ? * Barth tourna la tête vers la serveuse* Tu veux pas plutôt le faire avec Zach ? Parce que j'suis pas sur que maman va t'laisser beaucoup de temps avec lui sinon...*chuchota t-il. Lucas plissa un peu les yeux, il compris que quelque chose n'allait pas tout à fait bien entre les deux amoureux.* Ecoute si tu veux moi j'veux bien. *Sofia sourit un peu plus* Oh c'est très...gentil ! Zach m'a parler d'une chapelle, tu m'y emmèneras ? *Il hocha la tête* Si ça te fait plaisir ! *Sofia fini d'essuyer la dernière assiette* Merci. On y vas quand tu veux !! *Le jeune homme croisa ses bras devant son torse* Plus tard, il fait trop chaud pour l'instant, je viendrais te chercher t'en fais donc pas ! *Zach avait observé la scène mine de rien. Et suivit sa belle quand elle sortit de la maison pour aller fumer sa cigarette comme après tout les repas. Elle l'alluma délicatement et il l’enserra dans ses bras en arrivant derrière elle. Elle se crispa légèrement* Zach...Fa caldo...Lâche moi. *Il desserra donc son emprise et se mit face à elle* Il y a un problème Sofia ? Parce que depuis qu'on est ici t'es bizarre. * Sofia explosa de rire* Moi bizarre ? No...rien qu'un peu ! *Il fronça les sourcils et lui pris par la main* mon amour...qu'est ce qu'il ne va pas ? *L'italienne retira brutalement sa main* Ce qui va pas ? tu te fou de mio ? Je suis fatiguée. J'ai trop chaud. Ta mère me hait ! Et ne ce retient pas pour me faire des remarques blessantes quand elle ne m'ignore pas. Tes frères et sœurs ne cessent de demander quand est ce qu'on va se marier et avoir des enfants et blablabla ! J'veux pas moi. J'ai pas envie de me marier maintenant, j'suis pas prête à avoir des enfants !! J'ai encore toute ma vie devant moi. J'veux chanter pour quelqu'un d'autre que toi. J'suis montrer à ma grand mère qu'elle a élevé une femme qui peut être indépendante et qui n'est pas simplement la femme de...la mère de..! *Sofia explosait totalement en tirant compulsivement sur sa cigarette.* J'suis pas à ma place ici...ta mère me l'a bien fait remarquer... Puis j'sais pas tu devrais surement te marier avec une fille d'ici en plus plutôt qu'avec une pauvre fille d'immigré qui ne vit que dans la débauche et la frivolité. Avrei mai di venire egli qui !!! J'aurais mieux fait de rester à Paris !! *A cause des éclats de voix de la jeune italienne, la famille Leroy avait discrètement tendu l'oreille et pointé le bout de son nez pour certain* Bah rentre ! Retourne à Paris si t'es pas contente. *Zach laissa échapper ces mots, ce rendant compte de ce qu'il venait de dire qu'en voyant le regard de la jeune italienne se durcir et son si beau minois viré du rouge de rage au plat plus que pâle. Elle lâcha sa cigarette et giffla la joue sur laquelle elle avait déposé tant de baiser depuis le début de leur idylle.* Povero Stupido ! Ma va' a farti fare. Mi senti ? VA' FONCULO !! *Sur ces mots, elle tourna les talons et partit droit devant elle sans trop savoir vers où elle allait.*
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MessageSujet: Re: Ciao Francia...Bonjour Algérie [entre Zach et Sofia ]    Ven 4 Juil - 0:53


Ciao Francia... Bonjour Algérie



Il ne connaissait peut être pas beaucoup d‘italien mais Va‘Fonculo il savait ce que ça voulait dire.
"A quoi tu joues? Où est ce que tu vas?" Lança t il sur le même ton alors que la silhouette de Sofia disparaissait petit à petit. Il passa sa main dans ses cheveux d'un geste nerveux.
"Et merde!" Pourquoi elle agissait comme ça maintenant? Elle ne pouvait pas comprendre que c'était une période difficile pour lui? Elle ne pouvait pas être là pour lui comme toutes les petites amies le doivent? Elle croyait quoi en l'accompagnant au juste? Qu'on allait faire la fête, qu'elle s’entendrait avec tout le monde et que son père allait miraculeusement guérir? Qu'est ce qu'elle pouvait être égoïste! Zach rageait tellement que ses mains tremblaient. Il se dit qu'il n'oublierait jamais son comportement d'aujourd'hui. J'ai vraiment pas le temps pour ça. Si elle tiens tellement à faire une scène, ouais, qu'elle la fasse à Paris. Il ne s'en voulait pas d'avoir répondu ça. Faire une scène devant sa famille... Le premier jour en plus! Est ce qu'elle sait à quel point c'est gênant? Ce n'était pas parce qu'elle n'avait pas de famille qu'elle devait se comporter comme une sauvageonne. Et c'était quoi ce délire à propos de son indépendance? Il ne lui avait jamais rien imposé à ce qu'il sache. Une demie journée dans sa famille et elle ne supportait déjà plus d'être la copine "de"? Elle n’aimait tout simplement pas ne pas être au centre de toutes les attentions oui.
Elle a tout gâché. Le regard du pianiste se posa sur la maison et aussitôt toute la famille qui avait sortit le bout du nez  fit mine d'être occupée ailleurs. La mère de la tribu gardait les bras croisés tandis que les deux petits respectaient un silence religieux inhabituel. On avait pas l’habitude de voir de vraies disputes. Du genre de celles qui pouvaient briser définitivement le lien entre deux personnes. Ici on gueulait beaucoup mais ça ne voulait rien dire. Lucas dévisagea Zach avant de partir d‘un pas hésitant à la poursuite de la jeune femme. Le grand frère fronça les sourcils: "Et c'est quoi son problème à lui? Denise vint réconforter son fils. ça l’agaçait encore plus car sa mère devait penser que tout se déroulait comme elle l'avait prévu. Si elle s'avisait de remuer le couteau dans la plaie, il n'y aurait pas qu'un seul drame aujourd'hui. Au lieu de cela, elle ne le brusqua pas.
_ Tu veux aller te détendre au port? Les amis de ton père seraient très contents de te revoir. C'est l'heure de la deuxième pêche.
_ … Bonne idée."

L'algérien se posa sur un rocher en contrebas. Il était en sueur. Une brise d'air marin le soulagea pendant quelques secondes avant de disparaitre aussi vite qu'elle était venue.
La colère laissait place aux interrogations. On ne pétait pas les plombs comme ça sans avoir une bonne raison. Sofia avait été si douce ces derniers jours. Peut être n’avait elle jamais réellement eu envie de partir. Peut être qu’elle se contenait depuis leur départ. Elle avait suivi son cœur sans se poser de questions et maintenant le regrettait elle? Une pointe d’amertume se fit sentir dans le cœur du pianiste. Quoi qu’il se passe dans la tête de l’italienne, ce n’était pas de sa faute et c’était puéril de lui faire passer un mauvais quart d’heure car elle ne se plaisait pas ici… Elle n’avait même pas fait d’efforts pour s’entendre avec sa famille. Elle avait du décocher trois mots à tout casser depuis leur arrivée.
Ses yeux se fermèrent et n’entendit bientôt plus que sa respiration. Un…Deux… Un……..Deux……… Un..
C’était ce qu’il faisait toujours avant chaque prestation de piano. ça lui permettait de se calmer et de se concentrer sur le plus important. ça lui donnait l’impression de pouvoir contrôler parfaitement son corps à l’image d’un instrument de musique. Le son de sa voix ralentissait ses battements de cœur et dissipait la brume de son esprit. Il finit par murmurer quand soudain quelque chose vint tomber tout près. Zach ouvrit un œil. Une orange roulait vers son pied suivie d’une autre et encore d’une autre.
« Rattrapez les! Vite! »
Le brun  aux yeux clairs les ramassa tranquillement avant de se lever. Le marchand d’orange maladroit s’avérait être une adolescente portant un panier en équilibre sur la tête. Elle était attifée d’une robe blanche trop grande pour elle et à chacun de ses pas, ses doigts de pied dépassaient. Zach lui tendit ses fruits alors qu’elle reprenait son souffle. « Elle est vraiment casse gueule cette côte! Hein l'étranger?
Zach arqua un sourcil.
_ Qu’est-ce  qui te fait dire que je ne suis pas d’ici?
La jeune fille se redressa et le détailla.
_ Ton visage ressemble au mien mais ta dégaine dit autre chose.
Zach fut saisit par cette remarque aussi dérangeante. Elle lui rendit un regard insistant.
_ Tu attends quoi? Que je te remercie?
_ Non…
J’avais oublié que les gens étaient aussi directs ici. J’aime plus vraiment ça. Tu veux que je t’aide à porter ton panier? Tu vas bien jusqu’aux bateaux, je me trompe?
Il s’était rappelé que les filles des marins aimaient bien apporter des encas à leurs parents l’après midi avant d’embarquer. Elle acquiesça. Au moins ça n’avait pas changé. Ils commencèrent à descendre précautionneusement, l’adolescente sautant de pierre en pierre. Les pêcheurs à la peau tannée leur firent des signes pour qu’ils approchent plus vite. Bien que fatigué, Zach hâta le pas. La fille dévala ce qui restait de pente pour arriver dans les bras de son père. Il lança un regard plus interrogateur que méfiant vers celui qui portait à bout de bras le panier.
_ Il a proposé de m’aider. Même si j’en avais pas besoin. Expliqua-t-elle d’un ton tranchant et sûr d’elle.
Zach fut un peu gêné et se contenta d’un signe de tête pour saluer les pêcheurs pour aussitôt poser le panier sur le quai. Deux marins le reprirent pour distribuer les fruits à leurs camarades.
_ Merci l’ami.
_ Ce n’est rien. Je devais venir ici de toute façon. Je suis le fils d’Albert Leroy.
_ ça par exemple! Le petit Zach!

Le père de la jeune fille posa sa main sur son épaule et l’autre sur la joue de Zach en souriant.
_ Regardez les gars ce que ma fille nous a amené! Des bras supplémentaires!
Zach fit un sourire poli avant de s’écarter de l’étreinte de l’homme dont il se souvenait à présent.
_ Comment tu vas Olivier?
_ Viens, viens, approche! Je vais te montrer où Albert a amarré son bateau. »


Lucas marchait derrière Sofia depuis une bonne quinzaine de minutes. Il ne voulait pas l’interrompre tant qu’elle était fâchée et ne savait pas si elle l’avait remarqué. Sofia finit par se retourner d’un geste brusque. « Reste pas derrière moi comme ça, c’est ridicule! »
Lucas déglutit avant de reprendre son visage impassible. Il la rejoint sans rien dire.
Il remarqua qu’elle ralentit son pas et il prit cela pour une bonne chose. Elle devait se calmer.
Elle soupira bruyamment avant de faire un geste exaspéré.
« Tu sais quand part le prochain ferry pour la France?
Lucas se dit qu’elle n’en pensait rien.
_ Tu veux vraiment repartir si tôt?
Elle resta silencieuse avant de lui jeter un regard mélancolique. Le cœur de Lucas bondit et il détourna les yeux. Il lui fit signe de se mettre à l’ombre pour s’asseoir et elle le rejoint sur une grosse pierre blanche.
_ C’est pas bon de crapahuter la journée. Le dernier qui a marché longtemps tout seul après midi, il est devenu fou à cause du soleil.
Il arracha un sourire à la brunette.
_ Je penserai à acheter un capot.
_ Un chapeau.
_ Oui un chapeau…
….
_ Tu veux toujours que je te fasse visiter le coin?

Sofia réfléchit un instant.
_ D’accord! Mais tout sauf la chapelle.
Lucas esquissa un sourire avant de se relever:
_ ça marche. »
Il n’en avait rien à faire de leurs histoires de couple. A vrai dire, ça l’arrangeait un peu que Sofia ait une dent contre son frère. ça leur faisait un point commun. Il ne jetterait pas de l‘huile sur le feu, ce n’était pas son genre. Lucas était une personne calme et renfermée. Il parlait aussi peu que Zach mais dégageait une impression de bouillonnement intérieur comme certains adolescents. Si son visage était inexpressif, ses yeux étaient d’une vivacité troublante. Il donnait l’impression d’avoir vécu des choses dures dans sa vie et de cacher sa colère comme il pouvait.
« Ne bouge pas, je vais nous chercher à boire. » Annonça-t-il à la copine de son frère avant de partir en courant. Il avait compris que Sofia préférait être aussi loin de sa mère que possible et il ne l’en blâmait pas. Elle savait vous pomper l’air en un rien de temps. Et en l’occurrence, il n’aurait certainement pas bien réagi si quelqu’un l’avait un jour traité comme Denise l’avait fait avec Sofia. En revenant avec des fruits gorgés d’eau, il posa les victuailles à côté de l’italienne. Il ne savait pas pourquoi mais elle lui donnait envie de parler. « Tu sais, il ne faut pas être trop en colère contre ma mère. Elle a déjà eu trop de mauvaises expériences avec les histoires d’amour de ses enfants.
Sofia fronça les sourcils tout en jouant avec le fruit du bout des doigts:
_ Comment ça?
Lucas se tut, un peu gêné d’avoir parlé de ça.
_ Non c’est juste que… La famille c’est très important ici. Il faut être comme une louve avec ses enfants jusqu’à ce qu’ils soient mariés.
_ Mais c’est partout pareil je vous signale! Ce n’est pas une raison pour se conduire comme une  furie avec les gens…!

Lucas se gratta nerveusement la tête.
_ Excuse moi… C’est pas à cause de toi que je m’énerve…
_ Je sais. »
Lucas prit une des pêches et la tendit à Sofia qui déclina la proposition. Il croqua alors dedans à pleine bouche et se tourna pour s’essuyer le visage.
« ça fait longtemps que tu n’as pas vu ton frère?
_ Oui, ça va faire plus de deux ans. Trois? Je ne sais plus.
Mentit Lucas.
Sofia semblait se radoucir. Lucas se crispa à l’idée qu’elle prenait des pincettes avec lui car elle avait pitié.
_ Mais ça va, on vit bien sans lui. Personne n’est irremplaçable.
_ C’est sûr… Mais c’est toujours mieux d’avoir toute sa famille réunie.
_ Dis ça à Zach. Il n’a pas l’air de le penser. Sinon il ne se serait pas barré dans la métropole sans même nous dire au revoir.
*Il échangea un regard avec la jeune femme.*
_ La guerre fait parfois faire des choses étranges aux hommes. Ils n’en ressortent pas les mêmes après. Il avait sûrement besoin de changement.
_ Tu le défends maintenant?

Sofia marqua une pause.
_ C’est juste que… Il faut être content de ce qu’on a. Tout le monde n’a pas la chance d’en ressortir vivant. J’ai perdu mon fiancé là bas.
Lucas tourna sa tête vers elle, ne s’attendant pas à entendre cela.
_ Ce que je veux dire c’est que…
_ Oui j’ai compris. Je ne préférerais pas qu’il soit mort. C’est pas pour autant qu’il est parfait. Tu veux pas plutôt qu’on énumère les choses qui nous énervent chez lui, quitte à en faire notre sujet de discussion? Histoire de passer une bonne après midi.

Sofia lâcha un léger rire et Lucas continua:
_ T’as remarqué son expression quand il ne sait pas quoi dire? Il a vraiment l’air bêta à regarder à droite puis à gauche sans arrêt. »


Les rayons du soleil éblouirent un instant Zach et le poisson en profita pour lui donner un grand coup de queue avant de glisser entre ses mains.
« Merde! Non, non, non…
_ Hey le gosse fait échapper notre plus belle prise!

Il rattrapa in extremis le poisson sans trop savoir comment et lança un « désolé » aux autres bateaux au son des éclats de rire. Chaque pêcheur disposait de son petit bateau mais les filets avaient été acheté en commun et à la fin de chaque jour, on se partageait équitablement les prises.
_ Il est moins habile que son père.
_ Il apprendra avec l’habitude… Hey gamin! Tu restes combien de temps chez nous?

Le pianiste déposa délicatement le poisson dans le bac avec les autres avant de se relever.
_ Un bout de temps à priori. »

***

Le soir s’avéra difficile. Une fois rentré, Zach sentit tous les pores de sa peau tiraillés à cause du soleil et du sel. Quand il poussa la porte d’entrée, tout le monde semblait endormi. C’est alors que Barthélémy sortit d’un couloir comme s’il l’avait attendu.
« Alors pas trop dur la pêche?
Zach hocha lentement la tête pour ne pas se plaindre.
_ Qu’est-ce  que tu fais debout à une heure pareille?
Zach remarqua alors que Barth avait une lampe dans une main et un livre et des gâteaux dans une autre. Son petit frère lui fit signe de parler moins fort.
_ Ma journée ne fait que commencer. Mais évite de le dire à maman, elle n’aime pas qu’on se balade la nuit.
_ Je vois. Répondit l’ainé en souriant.
_ T’en veux un bout?
_ Non ça va aller. Tout ce dont je rêve depuis seize heures c’est de mon lit.
_ Ok, à demain frérot! »

Barthélémy lui fit un clin d’œil ravageur avant de sortir de la maison. Zach crut apercevoir la silhouette d’une fille l’attendant dehors. Je me demande de qui il tient sur ce plan là. Personne dans la famille n’a jamais été aventurier. Devant les escaliers, Zach hésita à monter. Une part de lui espérait que Sofia soit couchée. Il monta lentement alors que chacune des marches grinçait sous son poids. La porte de leur chambre était entrouverte et la belle était allongée dos à lui. Était ce le moment d’un éclaircissement maintenant que personne ne pourrait les interrompre? Alors qu’il avait posé un pied dans la pièce la voix ensommeillée de sa mère l’interrompit.
« Akim t’a laissé son lit dans la chambre des petits.
Son corps tout entier se raidit en un réflexe idiot de petit garçon qui venait de se faire prendre. Il se tourna vers Denise et regarda sa robe de chambre rose plutôt que son regard qu’il devinait perçant.
_ Ah euh… Très bien.
Il y eut un temps de silence avant que Zach récupère sa valise sans réveiller Sofia. Sa mère l’attendait toujours dans le couloir.
_ C’est en bas.
Sa voix se faisait accusatrice alors que tous les deux savaient très bien où se trouvait la chambre des plus jeunes.
_ Oui… 
Il descendit la première marche avant de se retourner.
_ Bonne nuit Zach. »

Le soleil était déjà haut dans le ciel lorsqu’on entendit Sofia descendre dans la salle à manger. Lucas l’attendait comme prévu , adossé au mur, pour lui faire visiter la ville car ils avaient parlé si longtemps la veille qu’ils n’avaient eu le temps de rien faire.
« Bonjour Lucas! *Elle balaya la pièce du regard* Il n’y a personne aujourd’hui?
_ Zach est parti très tôt pour la pêche ce matin . On y va? »

Elle acquiesça et le suivit.
« Ma mère est partie faire les courses et Barth est encore en train de dormir, ça devient une habitude. Il va se prendre une sacrée raclée quand ma mère va revenir.
Quand ils sortirent, Marie et Akim étaient en train de chevaucher un âne. Ils leur firent signe de la main.
_ Descendez de cet âne, il est pas fait pour ça.
Marie fit la moue avant de se faire aider par son frère pour descendre. Ils attendraient que tout le monde soit parti pour recommencer.
_ Par quoi on commence la visite?
Lucas répondit du tac au tac:
_ Les marchands de tissu. »
C’était ce qu’il y avait de plus typique en Afrique du nord. Une forte odeur avait imprégné les petites rues d’Oran là où les avait emmené Lucas. Il fit signe à Sofia d’approcher d’une boutique. L’extérieur était envahi de grands pots de couleurs différentes et des tentures séchaient après avoir été trempées dans la couleur voulue. Un monsieur s’approcha de Sofia par l’arrière et l’entraina juste à côté où se vendaient les foulards en tout genre.
« Toi mériter un foulard en soie d’exception! *Il l’entoura d’un tissu vert jade.* Qu’est-ce  que tu en dis?
Un passant s’arrêta et fit un grand sourire à l’italienne. Il marchanda auprès de Lucas:
_ Elle est avec toi? Je t’en donne 4 chameaux. Dis le à ton père!
_ Elle n’est pas à marier…
_ Où est ton père? 5 chameaux. »
Insista l’arabe qui n’avait pas l’air de venir d’Algérie.

Zach n’avait pas pensé à s’amener un déjeuner sur le bateau alors il revenait sous les coups de midi à la maison. Il avait perdu toute son habileté d’enfant à plonger et à attraper de grosses prises. Maintenant il se sentait très badaud et d’aucune aide pour les amis de son père ainsi, c’était sans grands regrets qu’ils lui avaient dit de rentrer chez lui pour manger et de prendre son temps. Le pianiste se tassa davantage en marchant, honteux. Il était presque arrivé quand une femme avec de grands yeux sombres qui attendait derrière chez elle s’avança vers lui. Elle défit son foulard pour montrer son beau visage et ses cheveux épais et bouclés. Zach la regardait sans comprendre ce qu’elle lui voulait.
« Zach?
_ Oui?.

Elle lui sourit et lui prit les mains.
_ ça fait si longtemps! *En voyant son regard elle comprit qu’il ne la reconnaissait pas.* Je suis Samira. La fille de Monsieur Bassam.
L’image de leur voisin de toujours apparut dans son esprit mais pas moyen de se souvenir de la tête de sa fille. A y repenser il n’avait certainement jamais croisé sa fille Samira dont il leur parlait de temps à autre à l’époque.
_ Ah d’accord. *Il récupéra ses mains* … Je suis désolé mais je suis attendu pour déjeuner chez moi.
Samira ne comprit pas:
_ Ta mère ne t’a pas dit? Elle voulait que tu manges avec mon père et moi. Elle nous a parlé ce matin de ton retour et mon père a tenu à t’inviter.
Zach soupira, elle ne lui disait jamais rien. Qu’est-ce qu’il ne savait pas encore?
_ Non, elle ne m’a pas prévenu. Vous êtes sûrs que ça ne vous dérange pas?
_ Non voyons! Entre, je t’en prie. »




Sofia
Zach
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Lola
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MessageSujet: Re: Ciao Francia...Bonjour Algérie [entre Zach et Sofia ]    Dim 21 Sep - 16:10



FEAT. Tess ET Lola
Ciao Francia...Bonjour Algérie

Zach et Sofia
*Sofia était heureuse de pouvoir passer du temps avec Lucas qui semblait jusque là très hermétique et qui petit à petit s’ouvrait à elle. Une fois sur le marché aux tissus, elle écarquilla les yeux pour regarder tout autours d’elle. Elle n’en revenait pas c’était magnifique, empli de couleurs toutes si vives. La petite serveuse se retrouva vite entourée de toutes parts, effectivement une étrangère attirait tout le temps le monde. Quand vient le moment de l’échanger contre des chameaux, elle regarda Lucas* Il veux vraiment m’acheter ? *La brunette mis ses mains sur ses hanches* Hey, Bastardo, Je suis pas à vendre ! Puis va’ fanculo ! De toute façon j’ai déjà…*Sa gorge se noua quand elle voulu parler de Zach, après tout vu la dispute qu’il avait eu elle ne savait plus du tout ce qu’il en était d’eux deux…Elle baissa la tête et le petit frère de son bien-aimé lui pris la main* Elle n’est pas a marier c’est tout. Viens Sofia, on va y aller. * Il l’attira un peu plus loin près d’un étalage tenu par le père d’un ami à lui* Monsieur Amine, je vous présente Sofia Moretti, elle nous vient tout droit de Paris et j’lui fais découvrir un peu le marché, vous pensez qu’elle pourrait avoir un petit truc pas cher ici ? * L’homme d’une quarantaine d’année sourit et pris la main de Sofia et la baisa doucement. * Pour une si jolie demoiselle, bien sur ! Prend ce que tu souhaites ma belle, c’est cadeau. * L’italienne sourit un peu plus* Oh grazie, grazie mile ! Je vous…remarcie beaucoup..! * Les tissus étaient tous plus beau les uns que les autres, elle en soulevait un magnifique pour en découvrir un plus impressionnant encore. La serveuse ne savait même plus où donner de la tête. Soudain, une petite étoffe de la teinte des yeux de Zach attira son attention. Elle tira délicatement dessus, c’était un léger foulard, elle le passa autours de son cou et se tourna vers Lucas* T’en pense quoi..? *Le jeune homme rit un peu et leva le pouce* Au top, Sof’  , il te va à merveille ! * Elle sourit un peu plus et fit un bisou sur la joue du jeune Leroy* Grazie, merci beaucoup Monsieur Amine, merci à toi aussi Lucas ! Je le prend. * Lucas repris la main de sa belle-soeur et l’emmena vers d’un autre endroit à voir, puis un autre et ainsi de suite jusqu’à la fin de la journée. La jeune demoiselle était émerveillé par tout ce qu’elle avait vu et riait de bon coeur avec le jeune garçon en rentrant vers la demeure. Elle s’alluma une cigarette en s’asseyant au pied d’un arbre.* 
Tu sais Lucas…je repensais à ça…Tu en veux à ton grand frère d’être parti ou plutôt de n’être pas revenu et je le conçois tout à fait…Mas…pourquoi tu vas pas lui dire ! Scuza por gli expression mas…porte tes couilles et va lui dire que tu as été blessé. Il a tellement la tête ailleurs qu’il ne le remarquera pas si tu ne lui fais pas remarquer…*Elle fit un demi sourire qui voulait tout dire. Lucas baissa un peu la tête et regarda ses pieds.* C’est pas si simple…mais j’y penserais t’en fais pas…Toi aussi tu devrais aller lui parler..! T’es folle amoureuse de lui et lui aussi, j’l’ai vraiment vu regarder quelqu’un comme il te regarde. Après pour ce qui est de notre mère, ne fais pas attention, elle finira par t’apprécier j’en suis certain. *Une fois la dose de nicotine de l’italienne absorbée, ils allèrent vers la maison pour manger. Zach n’était pas là, il mangeait chez les voisins mais sa dulcinée n’en était pas informée et sa mère se retint grandement de faire passer le message. Denise et Sofia ne s’adressèrent pas un mot de tout le repas ce qui n’empêcha pas au plus jeunes de faire la conversation tous seuls. Une fois le repas fini, l’invitée alla se coucher une boule au ventre. Où pouvait bien être Zach..? Elle ne l’avait pas vu de toute la journée et elle sentit les larmes monter dans ces yeux. La petite italienne avait envie de retrouver son amant comme avant leur dispute. Pourquoi avait-elle craquer autant ? Les nerfs, la pression, Denise, le voyage en bateau qui la remuait encore un peu, ou bien le tout ? Elle n’en avait pas la moindre idée et s’endormit d’épuisement, des larmes coulant sur ses joues sans qu’elle ne les repousse.*

——

Le lendemain matin, elle fut réveillée par la voix de Denise qui disait aux enfants de rester sage car elle partait au marché. Sofia descendit doucement les escaliers et alla vers la cuisine. Mais elle fut stoppé net par une voix qui l’interpella. * Mademoiselle Moretti, venez s’il vous plait. *Elle compris de suite que c’était le père de Zach et entra doucement dans la chambre* Bonjour Monsieur Leroy, vous avez besoin de quelque chose..? Votre femme est partie au marché, et votre fils aîné est je ne sais où d’ailleurs…Vous voulez que j’appelle Lucas ou Barth..? * Le père de famille se redressa dans le lit et fit non de la tête* Non merci, je sais où est ma femme et j’ai fais exprès d’attendre qu’elle ne soit pas là pour vous demandez de venir. Pouvez vous ouvrir un peu les rideaux et me donner mon verre d’eau..? *La jeune femme s’exécuta avec grâce et fut surprise qu’il lui prenne la main quant-elle fut près du chevet du malade.* Sofia…Je peux vous appeller Sofia..? *Elle opina du chef* montrez moi ce minois si jolie qui chamboule mon fils aîné au point qu’il nous l’emmène…*Il avait le même regard souriant que celui de Zach, il caressa la joue de la jeune italienne.* Excusez le pour son comportement, il est inquiet rien de plus, et ma chère Denise n’arrange pas les choses en vous faisant vous sentir en trop. Sachez que nous sommes plus que ravis de vous avoir chez nous, notre maison est modeste mais je l’ai battît de mes mains et j’en suis fier. Dit moi…Que faîtes vous à Paris..? Pourquoi n’êtes vous pas restez en Italie..? 
*Sofia s’assit sur le bord du lit du malade et soupira un peu.* Je…Grazie Monsieur Leroy…Mais..*elle n’eu pas le courage de lui dire qu’elle s’était disputée avec son amant et releva les yeux vers le patriarche de la maison.* Je…sono partie de chez moi quand j’étais un bébé, parce que mes parents avaient des soucis et son venu vivre à Paris là où ma grand-mère était. Mais…Ils sont tombés malade et son mort quand j’étais encore une ragazza donc je ne m’en souviens pas très très bene…Du coup, c’est ma grand mère qui m’a élevée et maintenant je suis serveuse dans le Musical qu’elle gère, là où j’ai rencontré Zach pour la première fois. Votre fils est un pianiste hors paire vous savez…Il a vraiment beaucoup de talent et les clients l’apprécient…Je…*Sofia s’arrêta nette, elle avait entendu la voix qu’elle aimait tant et cela lui procura un pincement au coeur.* Marie, Akim ! Faites attention avec cet âne…Je vais voir comment va papa et je viens jouer avec vous après ! * Sofia n’eu même pas le temps de se remettre sur ces jambes que Zach était déjà dans la pièce. La surprise fut plus marquée sur le visage du jeune homme que la gène dans les gestes de la jolie brune. Elle se releva délicatement* Monsieur Leroy…Je vais vous laisser avec votre fils je penses…
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MessageSujet: Re: Ciao Francia...Bonjour Algérie [entre Zach et Sofia ]    Mar 9 Déc - 21:33


Ciao Francia... Bonjour Algérie




"Monsieur Leroy... Je vais vous laisser avec votre fils je pense...
Albert secoua vivement la main, prêt à trouver n'importe quel prétexte pour faire disparaitre la tension qui régnait entre les deux amoureux. Son fils le devança:
_ Pas la peine, je venais simplement dire bonjour à mon père." Zach s'avança rapidement pour déposer un baiser sur le front du malade. Ils échangèrent un pâle sourire avant que le patriarche ne lui fasse signe de rejoindre sa dulcinée qui avait déjà quitté la pièce. "Je reviendrais plus tard d'accord?"
Albert acquiesça avant de jeter un regard absent vers la fenêtre. Il avait une mine atroce.

L'algérien rejoint Sofia dans la cuisine déserte. Il lui lança un regard plus froid qu'il ne le voulait. Deux journées entières pour méditer et il en était venu à la conclusion qu'il fallait qu'ils mettent les choses au clair une bonne fois pour toute mais c'était plus facile à dire qu'à faire. Voilà qu'une fois en sa présence, il se sentait mal à l'aise et une colère douce amère remontait le long de sa gorge alors qu'il pensait être calmé. "Tu veux toujours nous quitter?
Demanda t il alors que ses cordes vocales nouées trahissaient son émotion.
_ Zach je sais plus ... Je sais plus où j'en suis...
Le pianiste se mordit la lèvre nerveusement.
_ Je suis fatiguée et tout ça c'est nouveau pour moi.
_ Ecoute
.* Il l'avait vraisemblablement coupé de peur d'entendre la suite ou bien par impatience, lui même ne savait plus très bien.* Si tu ne te sens pas à ta place ici et ... Que tu sais que tu ne t'y sentiras jamais, je préfère que tu me le dises maintenant. *Il ferma un bref instant les yeux, visiblement agacé et prenant sur lui pour choisir la bonne phrase au milieu des dizaines qui se bousculaient dans son esprit.* Je comprends que ça soit nouveau pour toi voire même déroutant. Mais tu savais à quoi t'attendre en partant. Je peux pas te promettre que tu te sentiras mieux. Les gens ne vont pas changer, ma mère ne va pas changer. Elle a toujours été dure et il faut qu'elle s'habitude aussi, mets toi un peu à sa place. *Il avait dressé sa main en l'air avant de se raviser pour la mettre dans sa poche.* Tu es la première personne que je lui présente comme ça.... Sincèrement je pensais que ça se passerait mieux. J'espérais que tu... *Il se pinça les lèvres avant de soutenir son regard. La pointe de colère dans ses yeux s'était éteinte pour laisser la place à un grand point d'interrogation.* Je ne peux pas m'occuper de tes moindres faits et gestes alors que mon père *Il baissa la voix grandement* est en train de mourir dans la pièce d'à côté tu comprends ça non?"
Le visage de Sofia semblait tendu et irrité. Zach attendait quelque chose de la part de l'italienne, n'importe quoi, un son. Mais celui ci ne vint jamais. Zach perdit patience et fit un pas vers la sortie en secouant la tête. "Très joli foulard". Lança t il sans même un regard pour Sofia en sortant. Tout était dit. Elle ne voulait vraisemblablement pas rester avec lui. Sofia était sans doute incapable de faire des efforts pour s'intégrer à sa famille. Tout juste tolérait elle de faire des emplettes dans les rues d'Alger on dirait. Jusqu'à présent ils avaient vécu la grande vie à Paris et peut être avait elle trouvé exotique de tisser une amourette avec un algérien sans famille et dès que les choses compliquées arrivaient, elle ne se sentait plus à la hauteur. Elle n'essaie même pas d'être à la hauteur. Merde, qu'est ce qu'il y a de compliqué à faire un sourire à une personne, à aider à mettre la table et tenter de connaitre les gens qui sont importants à mes yeux?
"J'en peux plus. J'en peux plus d'elle!" Hurla t il au sable et au vent tandis que des moutons au loin lui firent les gros yeux. Elle l'avait probablement entendu. Il l'espérait secrètement parce que ce n'était pas vrai. Comme un enfant qui veut faire enrager quelqu'un en le traitant de tous les noms.
Soudain il entendit la voix de Sofia se perdre depuis la maison. Zach se retourna, le coeur bondissant avant de comprendre que l'intonation de sa petite amie n'était pas celle à laquelle il s'attendait. Panique.
"ZACH! Viens vite!"
Le pianiste fronça les sourcils. En l'espace d'une demie seconde il crut que tout se déroulait au ralenti. Il fit signe aux petits de rester à l'extérieur, sachant déjà ce qui allait se passer au fond de lui.

On apercevait le profil sérieux de monsieur Bassam au chevet d'Albert. Personne n'avait osé entrer dans la chambre du malade sauf sa femme qui n'avait pas pris la peine de ramasser les courses qu'elle avait fait tomber dehors en revenant du marché. Tous les enfants de la fratrie étaient réunis telle une petite chorale de Noël au seuil de la porte dans l'espoir d'avoir de rapides bonnes nouvelles. Sofia était là, au milieu avec Zach et elle lui avait pris la main.
"Alors? S'empressa de demander Barth tandis que Bassam laissait le tabouret à la mère pour sortir de la pièce. Le vieil arabe à la barbe blanche sel poussa un profond soupir et lança un regard à Zach et Sofia pour s'entretenir plus loin avec eux. Lucas fit une moue agacée d'être toujours tenu à l'écart des plus vieux mais garda chacune de ses mains sur l'épaule des petits pour qu'ils restent à côté de lui.  
_ J'ai fait ce que j'ai pu mais je ne suis pas médecin. Il n'est pas en grande forme.
Tous les gens du village traitaient avec respect Bassam. Il était connu pour ses remèdes à base de plante et ses cataplasmes très utiles pour les petits bobos des enfants du quartier. Si ses décoctions n'avaient jamais prouvé une grande efficacité, elles n'avaient fait de mal à personne et c'était tout ce qu'on leur demandait. Malgré la relativité de son métier, Bassam arrivait à imposer le silence à chacune des réunions importantes des voisins et son intuition lui permettait de viser souvent juste, ce qui faisait dire certains habitants que le monsieur possédait également des talents divinatoires. Zach avait toujours apprécié son voisin car il avait tout de suite reconnu en lui une grande bonté et un calme olympien.
_ Un médecin est en chemin mais je ne peux pas te donner une date... Une semaine? Peut être deux? Souffla le fils ainé en lançant un regard perdu vers Sofia pour lui demander son avis.
_ Et si tu allais sur la route principale qui part au nord d'Alger pour guetter son arrivée? Proposa Barth. Les trois adultes se retournèrent d'un même geste vers le plus jeune qui avait su s'infiltrer dans la conversation en maitre.  
Zach secoua la tête. ça ne servirait à rien d'attendre sur le bas côté de la route.
Bassam posa son imposante main sur l'épaule de Zach et plongea son regard dans le sien.
_ Je prierai pour ta famille ce soir. "
Zach ne se rendait plus compte de ce qui lui arrivait. Le médecin viendrait il trop tard pour le sauver? ça serait tellement ridicule. Il aperçut du coin de l'oeil sa mère qui semblait sangloter en tenant les mains de son mari et voulut prendre l'air.
"Je t'accompagne". Souffla Sofia qui ne lui avait pas lâché la main.
Une fois dehors assis sur le même rocher où Lucas avait fait connaissance avec sa "belle soeur" quelques jours plus tôt, Zach se couvrit le visage avec sa main de libre. L'on ne se rendit compte qu'il ne pleurait pas qu'au bout de quelques minutes. Ce n'était pas des sanglots qui le secouaient de part en part mais un rire désabusé. Il ne pouvait pas s'en empêcher et plus il riait, plus il riait fort. Des larmes finirent par couler le long de ses joues sans qu'il puisse se calmer.
"C'est tellement ridicule ce qui arrive. Tu le crois ça? Le hasard fait que je rencontre un médecin juste avant de retourner au pays pour voir mon père malade. Ce médecin accepte de venir le voir gratuitement, de faire un détour sur son itinéraire et il va venir trop tard? J'ai vraiment une vie à la con haha!
_ Chhut.
Le calma Sofia en lui caressant le bras.
Le silence de la nuit tombante prit place après le rire macabre du fils. Il arrivait enfin à mieux respirer.
_ Tu vois j'ai rien fait de bien pour cette famille. Jamais. Je me suis contenté de grandir et manger... Ma grande soeur s'est échappée avec l'amour de sa vie pour éviter le mariage arrangé que tout le monde voulait qu'elle suive et après sa disparition j'ai même pas eu le temps de jouer le rôle de grand frère que la guerre est arrivée. Quand je pense que je m'étais enfin trouvé avec toi, de voir tout s'écrouler ici ça me fout en l'air.
_ C'est à ton tour d'écouter Stupido! Rien ne va foutre le camp. Ok? Tu vas arrêter de te morfondre et tout va bien se passer."

Ses larmes se figèrent au coin de ses yeux et Zach finit par sourire, surpris de la tournure que prenait la conversation. Elle se leva et il la suivit à l'intérieur pour réconforter ses frères et soeur. Elle avait raison, c'était maintenant ou jamais qu'il se devait d'agir en grand frère. On ne pouvait pas refaire le passé.

***

"Je vais aller donner des nouvelles de papa à Bassam et décliner leur invitation à manger.
Denise était la grande absente de la journée. Marie avait ramassé les légumes qui étaient tombés dans la poussière de l'arrière cour pour les déposer sur le plan de table et elle donnait à présent des ordres d'un ton aussi autoritaire que sa mère. Akim s'exécutait de mauvaise grâce et commençait à râler car sa petite soeur avait beau avoir de l'aplomb dans ses directives, elle n'en disait pas moins n'importe quoi.
_ Fais bouillir de l'eau! Amène des cailloux!
Lucas esquissa un sourire avant de le ravaler pour que sa soeur ne devine pas qu'il avait un grand faible pour elle.
_ D'accord. Si maman ou Sofia descend, je les préviendrai.
Zach hocha la tête avant de sortir, des pâtes de fruit à la main.
_ Et n'oublie pas la confiture espèce d'âne bâté!
_ Qu'est ce que tu veux qu'on fasse de la confiture? T'as déjà vu de la confiture dans un tajine?
_ Ne discute pas! Maman est malade elle aussi alors on va lui faire de la bonne nourriture pour qu'elle soit levée d'ici demain. Et papa aussi... Il adore la confiture, il me l'a diiiit... "
Les grands yeux clairs de Marie se remplirent de larmes et l'on ne put distinguer un traitre mot de ce qui sortait de sa bouche. Akim ravala ses paroles avant de courir chercher la confiture pour qu'elle arrête de pleurer. Lucas leva les yeux au ciel avant de prendre Marie dans ses bras pour la consoler ce qui fonctionna instantanément. La petite battit des cils interloquée devant l'attention que lui portait subitement ce grand frère qui ne la regardait habituellement jamais.

Zach passa la clôture de terre séchée des Bassam et découvrit une jolie table de fer forgée autour de laquelle Samira servait délicatement le thé. Elle releva les yeux vers l'arrivant et un sourire lui illumina le visage. Zach lui répondit mais le coeur n'y était pas.
"Zach! ... *Elle reprit son air sérieux une fois arrivée face à lui.* Je suis désolée pour ton père.
Le jeune homme inclina légèrement sa tête en signe de gratitude.
_ Je venais vous déposer ça. Dit il en désignant les pâtes de fruit. Ce n'est pas grand chose, mais nous sommes très reconnaissants envers ce qu'a fait ton père. Vraiment.
Samira lui refit un joli sourire avant de lui tourner le dos pour se relever les cheveux en un chignon.
_ Reste un peu. Tu as le temps?
Zach hésita en jetant un coup d'oeil à sa maison plus loin avant de se dire que c'était le moins qu'il pouvait faire étant donné les circonstances. Combien de fois Bassam était il venu alors qu'il n'était pas encore rentré de Paris pour veiller sur son père? Peut être le croiserait il avant de repartir.
Alors que Zach s'asseyait voilà déjà que Bassam arrivait. Il se releva pour répondre à l'étreinte de son voisin et ami.
_ Mes pensées sont pour ta famille.
Zach agrippa doucement sa tasse de thé poliment mais la fatigue et la nervosité ne laisseraient rien passer jusqu'à son estomac.
Bassam ouvrit le cadeau de la famille Leroy et disposa les pâtes de fruit joliment dans une assiette apportée par sa fille comme s'ils s'étaient concertés en un regard. Sans doute par gentillesse, Bassam entama la conversation sur un tout autre sujet.
_ Comment se passent tes après midi pêche? Tu t'y plais comme quand tu étais petit?
Zach ne s'attendait pas à cette question et pendant un bref instant, un rire s'échappa de ses lèvres rien qu'en y repensant.
_ Je suis surtout une vraie plaie pour les collègues de mon père. Je libère tous les poissons et ce n'est pas par bonté.
Un sourire se dessina dans la barbe de Bassam.
_ Tu n'as jamais été promis à un avenir dans la marine de toute manière. Depuis tout petit je vois que tu allais devenir autre chose.
Zach décolla ses yeux de la table n'écoutant qu'à moitié ce qu'on lui disait.
_ Tu sais avant que les choses ne s'empirent, ta mère et moi avons parlé.
Samira rougit légèrement avant de porter sa main à sa joue.
_ Ma Samira t'aime beaucoup. Et je pense que tu ne pourras pas trouver de femme plus douce et attentive qu'elle. Je suis prêt à tirer un trait sur le passé même si tu en as ramené un peu de Paris. Continua t il imperturbable.
Zach était outré. Comment pouvait il faire une demande de mariage arrangé dans ces circonstances? La vie continue hein? Le pianiste prit sur lui et lâcha sa tasse de thé.
_ Je vous remercie pour cette ... idée. Je suis sûre que Samira... *Il se tut avant de se tourner directement vers la jeune femme, estimant que c'était plus poli ainsi même si ça allait à l'encontre de toutes les conventions du pays.* Je suis sûr que tu serais la plus douce et la meilleure des femmes pour moi. Tu es belle et gentille et tu m'as fait une très bonne impression bien que je ne te connaisse que peu. * Il redirigea son attention vers le père.* Cependant on m'a déjà volé mon coeur il a des mois. Et cette femme a beau être capricieuse et pleine de ... défis, je ne la changerai pour rien au monde. Je suis désolé de devoir refuser, j'espère que nous resterons bons amis." Zach se leva pour regagner la maison tandis que Denise se morfondait dans la chambre du premier étage après avoir passé toute la nuit au chevet de son époux.



Sofia
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MessageSujet: Re: Ciao Francia...Bonjour Algérie [entre Zach et Sofia ]    Sam 10 Jan - 18:19



FEAT. Tess ET Lola
Ciao Francia...Bonjour Algérie

Zach et Sofia
* La jeune italienne était descendu de sa chambre pour aller voir ce qu’il se passait un peu dans la maison et découdrit Marie aux fourneaux en train de remuer des cailloux dans de l’eau chaud. Elle ne pu retenir un rire doux en s’approchant.* Hey Bambina qu’est ce que tu fais ? ça se mange pas les cailloux ! * Lucas leva les yeux au ciel* J’ai rien pu faire elle est butée…* Sofia caressa la joue de la petite avant de la prendre dans ses bras et la poser sur sa hanche pour qu’elle puisse faire un peu de tambouille. Sofia pris une cuillère et gouta l’eau à la caillasse.* Hum…C’est pas très bon ! * Marie regarda la jeune femme les yeux empli de larmes* Pourtant…j’ai mis de la confiture…* Sofia l’assit sur le bord de l’évier à côté du fourneau en riant* Je comprend tu as voulu faire plaisir à tout le monde…mais j’ai une meilleure idée et si on faisait la cuisine toutes les deux ? * Barth, Akim et Lucas qui était aussi là regardèrent Sofia qui venait de se retourner vers eux* Vous m’aidez aussi ? * Les trois garçons hochèrent la tête. En s’avançant montrant qu’ils étaient prèt à écouter ces ordres. * Mais…tu sais faire le tajine ? * demanda Barth qui semblait légèrement sceptique en la voyant regarder autours d’elle a la recherche d’inspiration* Ah non…Mais c’est pas très grave, je sais faire d’autres plats ! Aujourd’hui on mange italien, e tutto è buono quando si cucina con il cuore. *Après un hochement de tête général, même s’ils n’avaient rien compris, les voilà tout les  5 à s’afférer en cuisine sous les ordres de la serveuse. Après un peu moins d’une heure, la bonne odeur s’éleva dans toute la maison. * Marie, Akim vous mettez la table s’il vous plait ? pour 6…Barth va chercher ton frère s’il te plait ! Lucas tu surveilles que ça ne brûle pas ? * Tous hochèrent la tête en partant s’occuper de leur mission. Sofia pris une assiette et monta l’apporter à Denise.* Denise..? Je viens vous apporter à manger…Il faut que vous vous alimentez. * Denise leva les yeux vers Sofia sans un mot qui déposa l’assiette sur la table de chevet avant de quitter doucement la chambre. La mère de famille souffla un doux « merci » quand la porte se referma. Une fois redescendu la table était prête, Zach n’était pas encore revenu de chez le voisin. Elle décida donc d’apporter une petite assiette au père de la fratrie Leroy. Elle s’installa dans la chambre.* Monsieur Leroy…C’est Sofia. Je suis venue voir comment vous alliez aujourd’hui..*Il toussa en entrouvrant les yeux mais n’arriva pas à prononcer un seul mot. La jeune femme s’approcha de lui et lui fit boire une gorge d’eau doucement.* Je vous ai apporter une petite assiette…* Elle s’assit à côté de lui et commencer à le nourrir à la petite cuillère, il avala difficilement une petite dizaine de bouchée avant de faire signe qu’il ne pouvait plus rien avaler. Elle lui redonna alors un peu d’eau puis après avoir réarrangé les oreilles, elle retourna dans la cuisine. Les deux plus jeunes s’étaient éclipsé dehors pour jouer un peu. Sofia soupira en échangeant un regard avec Lucas puis sortie main sur les hanches.* A Table les enfants !!!!! * Zach et Barth arrivaient justement à ce moment. Les plus petits se précipitèrent à l’intérieur tandis que Zach entrait doucement cachant comme il pouvait la surprise de voir sers frères et sa soeur obéir si bien. * On se lave les mains avant de s’asseoir banda di riccio ! *Elle passa derrière Lucas et l’invita à passer à table en posant la marmite sur la table* Bon voyons si on a fait du bon travail ensemble ! * Tous était installer sauf Zach qui était toujours debout dans l’encadrement de la porte. * Stupido tu comptes rester ici pour nous regarder manger ou tu vas daigner poser tes piccoli glutei  pour juger ce qu’on a préparé..? *Le regard de la jeune femme disait tellement plus que ce qu’elle avait dit. En lui parlant ainsi elle lui faisait comprendre qu’elle était prête pour faire partie de la famille, qu’elle l’aimait quoi qu’il arrive et qu’elle était prête à tous pour rester. Le pianiste secoua la tête avant de s’assoir entre sa petite soeur et Barth. Sofia servit délicatement tous le monde et s’assit en face de Zach* Bon…appétito ! * Marie regarda Sofia qui portait sa fourchette à sa bouche* Alors..? C’est bon la cuisine italienne ? * Lucas rit un peu* C’est pas Sof qui va te dire que c’est pas bon quand on mange italien ! * Barth empli sa bouche un peu réticent avant d’écarquiller* Hey t’avais raison…è buono quand on fait tous ensemble !! * Tous rire, sauf Zach qui esquissa un petit sourire, apparemment il s’en était tissé des liens pendant qu’il partait de la maison. La petite italienne mis sa main devant sa bouche pour finir sa bouchée puis leva les yeux vers son amant * J’ai apporter une assiette à votre mère et j’ai nourrit votre père il est fatigué mais je suis sure que le médecin va bientôt arriver. * Lucas tourna la tête vers sa voisine, elle était la première à informer la fratrie entière. Il l’appréciait vraiment de plus en plus celle là et se dit que son frère était bien bête de ne pas l’épouser sur le champ. Zach allait prendre la parole mais Sofia continua doucement* Je vais aller au marché en fin d’après midi, Lucas tu pourras surveiller les plus petits ?   parce que je suppose que tu auras pleins de choses à faire encore Zach. Non ? Bon sinon tu as remercié le voisin pour son aide ? * Voilà enfin venait le moment à Zach de parler, elle lui faisait comprendre qu’elle n’était plus en colère, elle qui la veille avait été incapable de prononcer le moindre mot quand il lui avait enfin adressé la parole. *
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MessageSujet: Re: Ciao Francia...Bonjour Algérie [entre Zach et Sofia ]    Mar 17 Mar - 0:39


Ciao Francia... Bonjour Algérie



"Bon sinon tu as remercié le voisin pour son aide?" Zach déglutit sa bouchée et hocha doucement la tête encore un peu sonné après cette histoire stupide. Allez, ne t'énerve pas pour ça. Il y a des choses tellement plus graves dans la vie que la maladresse des gens. Cette pensée fit fuir tout le reste et Zach fut heureux de voir qu'il était facile de s'abandonner au répit que lui offrait ce déjeuner. Tous les muscles de son corps se détendirent et il dut bien avaler deux assiettes sans pour autant chasser la fatigue qui le gagnait. Marie volait les boulettes de viande de l'assiette de son plus jeune frère dès qu'il avait le dos tourné et quand le pot aux roses fut découvert elle rit de bon coeur pendant toute la fin du repas, très fière de son mauvais tour. Zach esquissa un sourire devant la conduite de sa soeur. Elle lui rappelait clairement quelqu'un; comme quoi les femmes Leroy avaient un caractère bien plus trempé que les hommes. Le petit démon soutint son regard et se mit à lui faire du charme pour avoir son dessert.
"Je crois que tu as eu assez de cadeaux comme ça Marie... Souffla t il à la fois réprobateur et amusé en cédant le fruit à Akim pour remettre les compteurs à zéro.
_ Ouais! C'est moi qui ai eu son orange! C'est moi qui ai eu son orange!" Le petit garçon agitait comme un forcené le fruit à quelques centimètres du nez de Marie dont les sourcils se fronçaient à vue d'oeil.
_ "Je m'en fiche t'façon, elle est moche cette orange.
_ Cette après midi je dois aller rejoindre des copains pour préparer la course annuelle, ne m'attendez pas pour dîner, d'accord?

Zach releva les yeux vers Barth, surpris. Il ne lu sur son visage aucune once de remords ou de gêne. Tout au plus une légère appréhension sur ce que pouvait être la réponse de l'ainé.
_ La course? Tu veux dire la p'tite course de caisse en bois? ça existe toujours ce truc?
Sofia qui était déjà levée derrière l'évier se retourna légèrement pour écouter. Zach ajouta pour qu'elle comprenne de quoi ils parlaient:
_ C'est un événement organisé chaque année pour les enfants du quartier. Les garçons. Ils se mettent en bande de 4 à 8 et fabriquent pendant des semaines voire des mois pour les plus acharnés une espèce de bagnole à roulettes pour faire la course entre eux. On gagne pas grand chose mais c'est toujours la foire à chaque fois... Enfin c'était comme ça quand j'étais gosse en tout cas, je pensais pas que ça avait perduré. T'es un peu grand pour y participer je trouve Barth.
Son frère fut piqué au vif par le ton cassant qu'avait pris le pianiste. Pourquoi Zach jouait au con?
_ ça a évolué depuis. ça fait un bout de temps que t'es plus un enfant je te signale.
_ Aouch.
Souffla Lucas qui se délectait de remuer le couteau dans la plaie. Le regard clair de l'ainé passa de Lucas à Barth en un battement de cils.
_ Et même que maintenant c'est plutôt des grands qui y jouent! Les caisses sont de plus en plus chophistiquées. Ch'est quasiment impochible d'espérer être pris au sérieux si on a pas d'expérience dans la mécanique. Articula Akim la bouche pleine. Un postillon de jus d'orange vint s'éclater au coin du nez de Zach qui ferma un oeil pour éviter d'être attaqué par un autre projectile.
_ Hm.
Barth perçut le ton peu convaincu de son Zach et se sentit obligé de rajouter:
_ ça fait des mois qu'on peaufine la bête! Elle est quasiment finie, il n'est pas question d'abandonner si près du but.
_ Ah bon, même si ton père tient la chambre?
S'offusqua le parisien. Quand il vit le hochement de tête réprobateur de Sofia il se demanda s'il n'avait pas été un peu fort.
Les narines de Barth se dilatèrent et ses joues prirent une tinte rougeoyante. Il avait beau essayer de se contenir, ça se voyait au milieu de la figure qu'il était furieux et qu'il ne laisserait personne lui dicter sa conduite. Depuis quand il avait tourné à l'adolescent belliqueux? Un léger silence ponctua la conversation et fut rompu par le grincement de la chaise de Barth qui se levait de table.
_ ça fait un bout de temps qu'il tient la chambre, si t'étais venu plus tôt tu t'en serais rendu compte. *Barth releva les yeux vers Zach avant de reprendre son air jovial habituel et de sourire.* Mais bon ce n'est pas grave, tu avais tes obligations. Sofia, c'était délicieux! J'espère que tu resteras longtemps pour nous faire de bons petits plats, ça change! ... Mais ne dis pas à maman que j'ai dit ça... Je tiens à mes oreilles." Sous le regard de Lucas et de Zach, Barthélémy partit d'un pas nonchalant en leur adressant un dernier signe de la main. Lucas s'était toujours considéré comme le rebelle de la famille si bien que la scène lui avait coupé le sifflet. Il en oublia de jouer le grognon et aida Sofia à débarrasser la table en glissant : "Il tient beaucoup à cette course, ça lui passera." Il se surprit à réconforter Zach. Pourquoi subitement il se sentait plus léger depuis ses longues conversations avec Sofia? Il s'était pourtant juré de ne jamais pardonner son grand frère pour son départ.
" Oui, Barth ce qu'il aime, c'est avoir l'attention des filles! C'est lui qui me l'a dit!" Ajouta Marie qui se tint près des jambes de Lucas.
" On se demande de qui il tient ça." Rétorqua d'un ton espiègle Sofia qui jetait un regard que Zach n'avait plus vu depuis longtemps. La bouche du pianiste répondit du tac au tac en un joli sourire.
" De qui? Demanda Marie en levant la tête vers Sofia qui n'avait pas tout suivi.
Lucas détourna le regard vers la fenêtre, ça commençait à devenir gênant tout cet amour...
_ De toi banane.
Marie jeta un regard choqué à Lucas. Il n'arrêtait pas de l'envoyer paitre tout le temps, elle détestait ça. Elle serra ses petits poings.
_ C'est pas vrai! "

Denise sursauta légèrement. Le cri de sa fille l'avait sorti de sa torpeur pendant un bref instant. Constater qu'il y avait toujours autant d'agitation dans cette maison lui remit un peu de baume au coeur avant que des pensées macabres ne reviennent lui occuper l'esprit. Quoi qu'il se passe elles captaient irrémédiablement son attention. C'était encore pire que d'habitude depuis l'incident. Parfois elle y pensait si fort qu'elle avait du mal à respirer; alors elle préférait s'étendre lourdement sur son lit. Son oreiller était tout ratatiné et avait complètement pris l'empreinte de sa nuque, c'était la première fois. La première fois qu'elle s'accordait une grasse matinée. La première fois de sa vie qu'elle ne faisait rien de sa journée. Et elle se sentait pitoyable pour cela. Denise avait toujours été une femme de poigne qui ne se sentait bien que lorsqu'elle dirigeait. Lorsqu'elle n'avait pas les mains occupées, son esprit s'échauffait et elle n'aimait pas laisser libre court à ses pensées lorsqu'elle était inactive. C'était comme un poison qui vous rongeait doucement se disait elle à propos de l'inactivité. Si elle était intransigeante avec les autres, elle l'était bien davantage avec elle même. Son regard se porta soudain sur le plateau repas qui lui avait été laissé par Sofia. L'assiette était froide et elle se rendit compte que l'odeur de la nourriture gelée avait empli la pièce. Elle avait totalement oublié que c'était là une fois que Sofia était partie de la pièce. Si l'étrangère n'était pas venue Denise aurait pu continuer à fixer le plafond indéfiniment. Mais la présence de ce plateau repas la gênait au coin de l'oeil. Elle finit par prendre l'assiette sur ses genoux d'un geste brusque. Il n'était pas question de gâcher de la nourriture.

"A vrai dire je ne sais plus quoi faire. Je devrai trouver de quoi m'occuper plutôt que de faire les cent pas mais il est hors de question que je retourne au port. Je me sens comme un poisson hors de l'eau quand j'essaie d'aider les pêcheurs... Sans mauvais jeu de mot... C'est pas pareil qu'un piano un filet de pêche...
Ils n'étaient plus que tous les deux dans la cuisine, abandonnés par les enfants alors qu'il ne restait plus que quelques couverts sales sur la table. Le rire léger de Sofia emplit la pièce et Zach ne put se retenir de poser sa main sur le flanc de sa petite amie. Ce ne fut qu'une fois ce geste fait qu'une pointe d'angoisse apparut. Et si c'était trop tôt?
_ Tu n'es pas obligé d'y retourner. En tout cas ne reste pas dans mes pattes tout l'après midi si tu veux rester à rien faire. J'ai du travail moi. Les Leroy mangent comme 10! C'est flatteur pour ma cuisine et terrifiant à la fois.
Zach pouffa de rire.
_ Et si je promets de porter les paquets je peux venir au marché avec toi?"




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MessageSujet: Re: Ciao Francia...Bonjour Algérie [entre Zach et Sofia ]    Mar 20 Oct - 18:18



FEAT. Tess ET Lola
Ciao Francia...Bonjour Algérie

Zach et Sofia
*Sofia sourit doucement quand Zach fit la proposition de l’accompagner au marché.* Va bene ! Mas…j’ai pas vraiment de tenu pour faire le marché et je suis pas sure que mes tenues de parisienne fassent l’affaire…*Elle posa sa main délicatement sur son épaule et passa doucement devant lui pour aller sur le palier de la maison. L’italienne tourna la tête vers lui, une cigarette déjà bloquée entre ses lèvres. Elle l’alluma doucement et après avoir tiré une grosse bouffé en scrutant les enfants, elle le regarda à nouveau.* Je pense aller voir Bassam pour le remercier à nous et peut-être demander à sa fille de me prêter un truc un peu plus sortable que mes robes affriolante et mes jupes à froufrous…j’ai clairement l’impression de passer pour une danseuse du Moulin Rouge ici ! * Elle rit doucement en reprenant une bouffé* MARIE !!! ATTENTION, ne va trop loin !! *Zach sourit tendrement en la regardant, elle faisait réellement des efforts et son instinct maternelle avait fait son apparition, elle était à croquée.* Comment elle s’appelle déjà la fille de votre voisin ? Tu l’as connais plus que moi peut être que tu devrais lui demander toi, moi j’ai un peu honte en fin de compte…* Zach parut troublé mais ne semblait pas non plus évoquer les raisons de son trouble.* A moins que tu te moques des cancannages de quartier qui diront que tu as apporter un démon parisien ! * Elle laissa échapper un rire doux. Marie arrivait à toute vitesse vers elle * SOF…Sofia..! * La petite n’avait pas vu que son grand frère trainait encore dans la cuisine* J’ai envie que tu restes pour toujours ! Vous allez bientôt avec des enfants avec Zach ? * Le jeune homme écoutait amusé et attendait avec hâte la réponse de sa fiancé* Et bien…Je ne vais pas pouvoir rester pour toujours Maria, ma vie est à Paris… Je tiens un…commerce et ma mamita est toujours là-bas…* Marie fit une petite mou mais ne semblait pas lâcher le morceau* Et pour les bébés ? * Sofia rougit à vue d’oeil, et s’accroupi pour se mettre à la hauteur de la jeune Leroy* Et pour les bébés…Bah si un jour ton frère se décide à me demander en mariage alors surement qu’il y aura des bébés mais pour l’instant je ne peux pas te répondre. * Zach se racla la gorge ayant à son tours piqué un fard. Sa jeune soeur le remarqua brusquement* Bah vous attendez quoi alors ? * Sofia se releva et observa amusé son amant, à son tours de donner une réponse. Zach secoua soudainement la tête, repensant à son père et se ferma* Ce n’est pas une priorité Marie. * Sofia arqua un sourcil, elle en avait des efforts et même si il ne s’était excuser, lui qui semblait se radoucir un peu, le voilà fermer à nouveau, et pensif. La jeune italienne leva les yeux au ciel et commença à monter les escaliers en glissant un petit* Je vais voir Denise.* Une fois en haut, elle pris une grosse inspiration et frappa à la porte.* Oui..? * Sofia ne s’attendant pas à avoir une réponse de la mère de famille avait déjà ouvert la porte pour trouver Denise assise dans son lit, l’assiette vide près d’elle, ce qui la fit sourire. Elle s’approcha doucement du lit et repris délicatement l’assiette et le plateau. Puis elle regarda Denise et lui sourit* Les enfants ont tous mangé, Barth est parti avec ses copains, Akim et Marie sont devant en train de jouer, je vais aller faire le marché avec Zach..ary pendant que Lucas les plus petits. Est-ce que vous voulez que je vous ramène quelque chose..? * Denise se redressa fièrement dans son lit.* Fait ce que bon te semble Sofia. Merci. * ce « merci », Sofia ne s’y attendait vraiment pas et ne su comment le recevoir. Mais Denise ne lui laissa pas le temps et lui montra sa penderie* Prend des affaires si tu as besoin. * Elle la scruta de haut en bas, grimaçant un peu à la vue des jambes de l’italienne* Ce sera plus commode pour toi dans le marché, sinon tu vas payer beaucoup plus cher. * Sofia hocha la tête et pris une tenue à Denise* Merci à vous Madame Leroy. De m’accueillir dans votre maison et pour tout. Maintenant je vous laisse vous reposez* La serveuse lui fit un signe de tête en sortant doucement de la  chambre et souffla un grand coup une fois sortie* poteva andare peggio..! * Elle alla ensuite dans sa chambre pour enfiler une tenue typiquement algérienne. Elle s’observa un peu dans la petite glace pour après avoir relevé ses cheveux en queue de cheval et noué le foulard autours de son cou, elle redescendit et trouva Zach assit à table* ta mère a manger * Dit-elle en posant le plateau sur le plan de travail* Elle se repose encore. On y va ? * Le pianiste semblait bouche bée devant l’allure de sa douce mais ne dit mot. Elle attrapa le panier qui était près de l’entrée et sortit* Bon, tu comptes me regarder como un pesce pendant longtemps ou tu vas m’accompagner ? * Elle posa sa main sur sa hanche, et à se moment là on aurait encore plus dit la mère de la famille Leroy que celle qu’il avait rencontrer ce premier soir dans le musical fragile et douce derrière son regard triste et sa cigarette à moitié consumée. Il se leva et ils commèrent à marcher tout les deux vers la ville, Sofia et Zach marchaient sans un mot l’un pour l’autre depuis déjà plusieurs minutes quand la brunette glissa sa main dans celle de son compagnon qui la regarda surpris. Il se racla la gorge comme s’il voulait prendre la parole ce qui fit tourner le regard espiègle de la jeune femme vers lui.* Si..?
holliday creation

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