Voyage dans le temps RPG
Le temps est une invention de l'Homme, vous savez. Alors autant jouer avec puisque la vie n'a aucun sens... Mais plusieurs. Tenez, des centaines de personnes disparaissent chaque année sans donner d'explications. ça donne la chair de poule, non? Paris est une grande ville. Elle a des projets pour certains de ses habitants. Vous ne me croyez pas? A votre guise... Mais croyez vous vraiment que ce soit le hasard qui vous ait conduit jusqu'ici?



 
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 Le Premier Jour du reste de notre vie [rp en cours entre Vincent et Elisabeth]

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Lola
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MessageSujet: Le Premier Jour du reste de notre vie [rp en cours entre Vincent et Elisabeth]   Dim 6 Avr - 23:19


Le Premier Jour du reste de notre vie
Vincent & Elisabeth




* Le Grand jour...Le jour J ! Le voilà...Elisabeth faisait les cents pas dans la salle où on tentait tant bien que mal à l'habiller. Elle était simplement vêtue de ses sous-vêtements.* Vous savez s'il peut venir..? *Elle se rongeait les sangs, son amie Adèle serait-elle là ? La Duchesse espérait que toute la garnison était là à vrai dire, elle qui avait pu faire la connaissance de certains d'entre eux. Sa suivante était dans tout ces états elle aussi. La petite fille qu'elle avait vu grandir depuis le jour de sa naissance était sur le poing de se marier.* Mademoiselle Elisabeth...Il vous faut enfiler votre robe je vous pris...! Monsieur le Marquis...*Elisabeth rit un peu en allant vers la fenêtre pour regarder les invités qui se plaçaient petit à petit* Le Marquis attendra toute la journée si je le souhaite !! *La jeune femme était des plus rayonnante à ce jour, elle ne pensait plus qu'à son époux. Vincent...Cela faisait plusieurs semaines qu'ils ne s'étaient pas vu. Leurs parents s'étaient réunis à deux reprises sans les prévenir. Elle se demandait comment était son costume...? Est-ce que tout les invités étaient présent..? Le roi allait-il venir..? Trop de questions dans la tête de la futur mariée.* Margarette...j'ai besoin d'air...!! *La suivante de la jeune femme lui mis une étoffe sur les épaules et ouvrit une fenêtre qui ne donnait pas sur les invités et l'allée.* Cela va t-il aller ? *Elisabeth hocha la tête, et resta quelques instants le regard dans le vide en se demandant ce que dirait sa mère si elle avait toujours été de ce monde. Elle sentit les larmes monter dans ses yeux et recula de la fenêtre en agitant sa main devant ses yeux.* Bon je pense qu'il est temps de me coiffer et de m'habiller * On sentait le tressaillement de peur et d’excitation dans sa voix.* 




* Monsieur Tanneur faisait lui aussi les cents pas. Il se demandait ce que faisait sa fille, si elle était prête. Il ne doutait pas de la beauté de sa progéniture et sourit en repensant à Lise dans sa robe de mariée. Il ne cessait de saluer des gens dont la moitié évidemment ne lui disait rien vu que c'était les invités de Madame de Montespan. Le Duc aperçu un jeune homme qui semblait dans le même état que lui et alla discrètement vers lui.* Monsieur Montespan vous semblez bien affolé de vous mariez...*Vincent se retrouva brusquement* Oh...Monsieur le Duc..Absolument..pas ! * Le Duc rit aux éclats et pris son futur gendre par les épaules* C'est bien la première et surement la dernière fois que je vous verrai balbutiez ainsi très cher ! Ne vous en faites donc pas. Votre costume vous va à ravir, ma fille ne va surement pas vous mordre tant que vous lui dites qu'elle est jolie, et toutes les personnes présentes ici sont là pour vous alors ne vous en faite pas..! Le Vicomte de Nice est tombé le jour de son mariage, et la Duchesse de Nantes à vomi sur les souliers du prête..! *Monsieur Tanneur ne pu s'empêcher de rire doucement, ce qui fit aussi rire Vincent* Alors pas de soucis à vous faire, Elisabeth a l'estomac bien accroché et vous n'avez pas deux pieds gauches. * Le Marquis semblait un poil rassuré, le père de la mariée décida donc de retourner auprès des invités qui arrivaient encore et toujours.* 




* Elisabeth était maintenant coiffée et pratiquement habillée. Son coeur battait la chamade et elle ne savait que faire de ses mains. Elle laissa un bras tomber vers le sol et ses doigts se retrouvèrent en contact de la fourrure douce de Clèves. Elle enfouie sa main dans les poils du loup qui avait déjà bien grandit et sourit tendrement.* Tu penses qu'on va être heureux ensemble Clèves ? * Le loup leva la tête et la pencha sur le côté puis poussa un glapissement* Oui moi aussi je pense ! *La Duchesse rit doucement* On va être bien tout les trois...! *Le loup glapi à nouveau et donna un coup de museau dans la main de la jeune femme* Pas pour toujours Clèves...Il y aura forcement des enfants pour venir jouer avec toi ne t'en fais pas !! Par contre tu as bien compris : On ne mord pas les gens ? *Le louveteau s'assit sur son arrière train comme s'il voulait montrer qu'il était sage. Elisabeth sourit et se leva pour qu'on finisse de la préparer. Margarette lui mettait des fleurs dans les cheveux en retenant des larmes* Vous êtes magnifiques Mademoiselle...Vous me faites penser à votre mère...*Elisabeth tourna rapidement la tête vers un miroir* Réellement..? * Un sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme* Ce surement le plus beau jour du reste de ma vie...*A ces mots, le voile blanc/transparent retomba sur son visage. Margarette lui pris la main.* Allons retrouver votre père qu'il vous amène à votre promis...*Elisabeth se regarda une dernière fois avant de quitter la chambre et sortie de la chambre vers la où attendait son père* Je suis prête.




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Tess
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MessageSujet: Re: Le Premier Jour du reste de notre vie [rp en cours entre Vincent et Elisabeth]   Sam 12 Avr - 17:10



Le premier jour du reste de notre vie

Une petite brune à la poitrine débordant de son corset s'éventait tant bien que mal. La chapelle se muait en fournaise et elle n‘avait aucune place pour agiter son bras. La foule ne désemplissait pas. L'on devait refuser l'entrée aux retardataires vu le manque d‘espace. Le gratin et quelques opportunistes curieux s'étaient déplacés pour assister au mariage si controversé. Etait ce vrai que les Tanner fomentaient un coup d'état? Qui en était? Etait ce un signe de faiblesse de la part du roi d'avoir autorisé son bâtard à se marier à Versailles?
Si des esprits malsains estimaient que Vincent et Elisabeth avaient des chances de devenir les prochains souverains du royaume, la plupart ne se posait pas plus de questions que de savoir qui aurait la plus belle tenue. Que le Montespan ait des chances de se faire légitimer grâce à son mariage prestigieux ne faisait qu'ajouter de l'attrait au rendez vous mondain de l'année. Pendant qu'Adèle travestie de son habit de parade se frayait un passage en écrasant quelques pieds, l'organisatrice de l'événement faisait une entrée remarquée. En parlant de mondanités, les chuchotements et les regards réprobateurs lui avaient tellement manqué!
"Regardez qui arrive!
_ Qui est ce?
_ La Montespan.
_ La fameuse favorite?
_ Ancienne favorite très chère.
_ Et empoisonneuse soit dit en passant...
_ Ne buvez pas n'importe quoi à la réception.
Plaisanta un homme poudré et coquet à souhait.
_ Quel culot elle a de revenir à Versailles. La dernière fois le roi ne l'avait pas envoyée en exil à la campagne? Elle a quand même le droit de faire une apparition? S'offusqua une duchesse qui avait une mouche au dessus de la lèvre.
_ Cela ne m'étonnerait pas qu'elle ait manigancé le mariage de son bâtard pour narguer la cour. Elle marche toujours la tête haute avec son regard mesquin... Par contre elle a pris des kilos et pas qu'un peu. Répondit une dame sèche et assez âgée qui avait vu les années à la cour défiler.
_ Quelle dommage, le roi les aimes sveltes. Elle l'a appris à ses dépends! »
Les colporteurs de ragots s'esclaffèrent, la main devant la bouche. La marquise leur fit un signe de la tête pour les saluer et ceux ci répondirent maladroitement face à cette prise de contact inopinée. Ses yeux verts pétillaient plus que jamais. Tel un chef d'orchestre, elle régissait les moindres faits et gestes des domestiques et veillait au bon déroulement de la cérémonie. C'était son jour de gloire aujourd'hui et tout serait absolument parfait. Elle n'avait peut être plus sa beauté d'antan mais ses sourires pouvaient en faire chavirer plus d'un et elle en jouait en ce moment pour renouer contact avec le monde à coups de "Vous avez pu vous libérer, quelle joie." et de "Comment allez vous? C'est une belle journée n'est ce pas?".

"Y'a beaucoup trop de monde, des gens vont mourir étouffés ou piétinés s'ils continuent à entrer à ce rythme.
Le capitaine des mousquetaires jeta un bref regard à sa nièce, son couvre chef à la main.
_ Tais toi donc, la maison de dieu est suffisamment grande.
_ Dis ça à la vicomtesse de Savoie qui a une joue contre un mur, là bas.

Il suivit des yeux la direction qu'indiquait Adèle avant de regarder ailleurs pour ne pas en rajouter:
_ J'ai une douzaine d'hommes qui s'occupent de la sécurité dehors. Si besoin est, ils feront évacuer discrètement les gêneurs.
_ C’est justement ça le problème. Il y a tellement de personnes prestigieuses invitées que je ne pense pas qu’on puisse faire sortir n’importe qui au hasard.
_ ça ne dérange pas le roi que sa garde privée s'occupe du mariage du Montespan au lieu d'être avec lui?
Souffla un mousquetaire du nom de Guillaume qui se trouvait à côté d'Adèle.
_ Nous assurons sa sécurité en étant ici. C'est en évitant les émeutes qu'il ne sera pas dérangé. Sa majesté me l'a demandé personnellement.
Adèle se mordillait la lèvre alors qu'une question lui traversait l'esprit.
_ Il ne veut pas assister au mariage de son fils?
_ Le roi ne peut assister au mariage de son bâtard sans afficher clairement ses intentions de succession. Répondit du tac au tac Guillaume. Et le ciel m'en soit témoin, la France n'aura pas de roi illégitime sur le trône! Moi vivant, jamais!

L'oncle donna un coup de pied dans la botte du mousquetaire qui se retint de gémir:
_ Surveille tes paroles! Si tu es là c'est uniquement parce que Marc est invité! *Il dit sur un ton plus bas qu'Adèle put entendre difficilement* Et si ma vie de soldat du roi m'a appris quelque chose, c'est qu'il ne faut jamais dire jamais en ce qui concerne la ligne de succession.
_ Pardonnez moi capitaine... *Guillaume ne se risqua pas à recevoir un autre coup et se pencha pour chuchoter à l'oreille d'Adèle* Tu dois être trop déçu qu'elle se marie! Moi qui pensait qu'elle était mordue de toi la p'tite comtesse.
Adèle leva les yeux au ciel et lui fit signe d'arrêter de parler de ça. Ce n'était ni le lieu ni le moment. Après un instant de silence Guillaume tourna à nouveau sa tête vers son amie, un sourire espiègle sur les lèvres.
_ Nan mais avoue, c'est dégoutant. Après toutes les visites qu'elle t'a rendu à la caserne... Dis moi... Entre nous. T'as réussi à la ...
Adèle arqua un sourcil, pas sûre de comprendre. Devant l'air angélique de la mousquetaire, Guillaume illustra avec ses mains:
_ Bah à la défleurer quoi! Ce serait pas la première mariée à ne pas être aussi pure que la couleur de sa robe."
Les yeux gris verts de la marquise de Jarjais s'écarquillèrent avant que ses joues ne s'empourprent. "Imbécile!" Elle donna un grand coup de poing dans les côtes de Guillaume qui se tordit en deux sous le regard outré de leurs voisins de banc.

Dans l’ombre d’une colonne en pierre, Vincent se cachait du monde. Le grand jour s’avérait être une vraie corvée. Saluer des dizaines de personnes que l’on ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam alors qu’eux savaient tout de vous… Pourquoi diable avait il fallu que sa mère invite tant de monde? Le futur marié faisait les cent pas dans son costume blanc brodé de lierre doré.  Il avait réussi à se trouver une planque en hauteur, derrière l’orgue. De temps à autre il passait sa tête entre deux tubes pour observer la foule avant de se cacher à nouveau le cœur battant. Il en oubliait presque la raison de sa venue. Puis le visage d’Elisabeth s’installa dans son esprit et il se calma. Ce soir, ils seraient unis pour toujours. Vivant selon leurs propres règles dans leur foyer qui serait bientôt plein d’enfants. Il ne serait plus jamais seul au milieu de la foule comme il l’était en cet instant.
La porte s’ouvrit en un grand fracas. Était ce le prêtre? Vincent se recoiffa d’un geste machinal et à sa grande surprise vit un pan de robe bleue glisser sur les dalles. Une jeune femme échevelée se plaqua contre la porte bientôt suivie de son amant qui l’embrassa passionnément. Vincent ne voyait plus que le visage de la jeune femme qui fermait les yeux de plaisir.
« Non… Oscar il ne faut pas… Pas maintenant, mon mari est en bas…
La main de l’homme descendit dans ses jupes et les remontèrent d‘un geste précis:
_ Et nous sommes en haut, que demander de plus? Le mariage ne commencera pas avant une vingtaine de minutes.

La blondinette baissa les armes avant de relever les yeux pour découvrir qu’il y avait un intrus. Elle poussa un cri stupéfait avant de cacher ses sous vêtements avec ses mains. Mr de Bonaventure sut faire la différence entre un cri de surprise et de contentement et relâcha sa proie. Vincent avait détourné les yeux vers Oscar pour ne pas mettre davantage dans l’embarras la dévergondée.
_ Ciel le marié!
Oscar ne perdit pas contenance et reboutonna tranquillement sa tenue. Il fit une révérence au marquis.
_ Veuillez  nous excuser monsieur. Nous pensions qu’il n’y avait personne.
Vincent échangea un regard étonné avec le mignon. Il ne prenait même pas la peine d’inventer un mensonge. Au moins cet homme était honnête avec lui-même…
_ Tout comme moi… *La femme mariée se habillait en catastrophe cachée derrière le large dos d’Oscar et Vincent fit volte face pour leur laisser un peu d’intimité. Elle ouvrit la bouche dans l’espoir d’obtenir la clémence du Montespan mais Oscar lui fit signe que c’était inutile.*
_ Votre mari doit vous attendre Camille. Je vous rejoins plus tard.
Elle fronça les sourcils devant le sourire de son amant avant de descendre les escaliers précipitamment.
Vincent ne se retourna pas, attendant que le gêneur parte également et le laisse dans sa méditation. Mais il n’en fit rien.
_ Vous ne penseriez pas à fausser compagnie à la fiancée par hasard? Vous êtes blanc comme un linge.
Vincent finit par plonger son regard froid dans le sien. Il ne manque pas de souffle.
_ Tout va très bien monsieur. Ne vous en faites pas pour votre… escapade. Je n’en ai que faire. Cela ne regarde que vous et votre conscience.
Oscar sourit comme si c’est-ce  qu’il voulait entendre.
_ Bien. Je vous en remercie. *Il commença à partir avant de s’immobiliser* Ah comme je ne pourrais pas rester avec votre oncle jusqu’à la fin de la cérémonie, je vous souhaite de contenter votre femme pour qu’elle ne finisse pas comme Madame de Tréville. Les mariages arrangés sont pour la plupart des tragédies… Et Elisabeth n’aura aucun mal à charmer qui elle veut.
Le poing de Vincent se serra: mais son visage resta imperturbable comme à son habitude et il répondit d’un ton glacial:
_ Comment osez vous monsieur? Il connait bien Elisabeth? Estimez vous chanceux que l’on ait invité tout Paris car sinon je vous aurais déjà évacué moi-même hors de cette église.
Oscar leva les mains en l’air d’un air désolé: _ Monsieur a sûrement mal compris les intentions. Ce que je voulais vous souhaiter c’était tous mes vœux de bonheur. »

***

Le bras de la marquise s’enroula autour de celui de son  fils. Les discussions se figèrent l’espace d’un instant et Vincent se dirigea d’un pas sûr vers l’autel. La mère et le fils étaient resplendissants.
« Vous êtes merveilleuse madame! S’affola un moustachu dans l’assemblée. La Montespan lui sourit et  fit un signe de tête pour le remercier.
_ Qui est-ce ? Souffla Vincent sans remuer les lèvres.
_ Aucune idée.
_ Était ce bien nécessaire d’inviter des gens que tu n’as jamais vu?
Demanda-t-il agacé.
_ Toutes les personnes présentes ici sont venues pour te présenter leurs hommages. Profite de ce jour pour nouer des contacts. Ils te seront très importants à l’avenir à la cour. Si tu n‘as pas de soutien, ton séjour avec ta femme se transformera en enfer très rapidement.»
La mère lâcha son bras et se positionna tout près du futur époux. Ils échangèrent un regard lourd de sens. Elle ne perd pas le nord Pensa le marquis. Mais elle n’avait pas tort. Il savait qu’à présent ils devraient être présents assez souvent à Versailles, étiquette oblige.
Vincent prit une grande inspiration pour prendre du recul. Ses pieds étaient bien plantés au sol. Il regarda droit devant lui et les portes s’ouvrirent en grand, laissant entrer le soleil. L’orgue résonna à travers les murs et l’assemblée se tourna vers l’entrée d’un seul mouvement.
La silhouette d’Elisabeth se dessina à travers la lumière. Vincent crut que son cœur allait exploser quand il distingua son visage. Ces quelques semaines sans elle avaient été insupportables et il s’en rendait encore plus compte maintenant, à quelques pas d’Elle. A son bras, son père  fit un clin d’œil à son gendre. Ça lui arracha un sourire. Sourire qui s’élargit lorsqu’il fut assez près de la mariée pour que leurs regards ne se quittent plus.
« Pardon… Pardon… Excusez moi.. Oh jolies chaussures! Pardon.. »
Oscar se faufilait jusqu’au troisième rang, pas très discrètement. Heureusement tous les yeux étaient rivés vers le splendide couple et il n’attirait l’attention que des personnes qu’il poussait. Adèle se sentit un peu plus écrasée subitement et Oscar lui sourit quand il se posta à côté de Guillaume. Elle se raidit.
Qu’est-ce  qu’il foutait là? L’avait il reconnu? Quel grossier personnage… Comment avait il réussi à se frayer un passage aussi près? La marquise s’enfonça son chapeau sur sa tête et riva son regard sur son amie qui brillait de mille feux. Quand elle voyait son air comblé, elle savait que c’était comme ça que tout mariage devait se passer. Deux jeunes personnes qui s’aiment s’unissant aux yeux de tous.
« Vous savez ce que je regarde aux mariages pendant que tout le monde admire la robe de la mariée? Chuchota Oscar aux mousquetaires. Tandis qu’Adèle feignait de l’ignorer, Guillaume secoua la tête.
_ La tête du marié. C’est mon moment préféré. Rien qu’à son expression, on peut savoir si l’union durera ou fera les gros titres des pamphlets à scandale pendant des années.
Guillaume sourit amusé: _ Et là qu’est-ce  que vous voyez?
Oscar jeta à nouveau un coup d’œil à Vincent: _ N’est-ce  pas évident? On a jamais vu autant une tête d’imbécile heureux.
Adèle se retint de rire pour ne pas attirer l’attention du mignon. C’était tout à fait vrai. Elle était si heureuse pour Elisabeth!
Le profil d’Adèle de Jarjais finit par attirer le regard d’Oscar. Il fronça les sourcils avant de lui tapoter l’épaule: _ Excusez moi. On ne s’est pas déjà vus quelque part?
_ In nomine patri, et fili, et spiritus sancti. Amen. »
Finit l’homme d’Eglise. Tout le monde s’assit. Commençait le pénible des cérémonies de mariage: le discours du prêtre en latin. Tandis que l’on commençait à bailler, Vincent ne cessait de dévisager sa future femme, le sourire aux lèvres.
La Montespan joint ses mains devant ce spectacle si mignon. Elle était plus bienveillante que jamais envers sa belle fille aujourd’hui. Elle échangea un sourire entendu avec le beau père alors que le prêtre faisait jurer les fiancés devant Dieu.

Au son joyeux des cloches, la fenêtre du roi s’entrouvrit. Il avait demandé à faire la grasse matinée aujourd’hui, prétextant une indisposition. Le médecin royal s’alarma lorsque Louis se leva sans prévenir alors qu’il lui faisait une saignée. « Sire! Je vous en prie, restez assis!
Le roi fit un geste énervé alors que son sang coulait le long de son bras.
_ Nettoyez tout ça et prenez congé.
_ Mais… Bien majesté.
S’inclina le médecin avant d’essayer d’éponger l’hémoglobine qui avait tâché à jamais le carrelage aux fleurs de lys.
_ Mon fils… Laissa échapper dans un souffle indistinct Louis XIV le regard vers la chapelle.
Le médecin releva les yeux avant de prétendre n’avoir rien entendu.

Vincent et Elisabeth sortirent en courant de l’église, ne laissant le temps à personne de les suivre. Les domestiques leur lancèrent une pluie de grains de riz à n’en plus finir et les mousquetaires agitaient en rang leurs couvre chefs en criant vive les mariés! On leur ouvrit la porte de la voiture qui les mènerait à leur domaine non loin de là où le banquet se déroulerait. Vincent n’avait jamais visité la résidence secondaire des Tanner où il passerait le reste de sa vie mais tout cela avait peu d’importance. Ses affaires avaient été déménagées ce matin par les valets. Tout restait à faire. Mais pour l’instant le jeune marié riait de bon cœur en voyant les invités glisser sur les grains de riz en essayant de suivre le rythme. Il se tourna vers Elisabeth qui avait passé son bras hors de la voiture pour faire des signes à Adèle. Il se rapprocha de son visage et échangea leur troisième baiser.
«  En quel honneur? Demanda Elisabeth d’un air espiègle.
_ En l’honneur de ma femme. Mais ne lui dîtes pas que je vous ai embrassé, elle ne doit pas être loin. » Répliqua t  il en souriant.
Leur attelage s’enfuit au galop bientôt suivi d’une flopée de carrosses. Un aboiement se fit entendre sous le siège de Vincent. Il lança un regard interrogateur à la mariée qui haussa les épaules.
Il se pencha et la truffe humide d’un loup entra en contact avec sa joue. « Clèves!
_ Il grandit vite n’est-ce  pas? Et il ne mord quasiment plus. Je l’ai bien dressé. Il faut dire que j’ai eu le temps ces dernières semaines.
Vincent lui prit la main après avoir caressé leur animal. Il n’osa pas dire ce qu’ils pensaient tous les deux, sa mère avait pris soin qu’ils ne se voient pas outre mesure avant le mariage. Elisabeth répondit à son étreinte avant d’ouvrir le rideau du carrosse.
_ C’est notre maison à présent. J’espère que vous vous y plairez. J’y ai d’excellents souvenirs avec ma mère. Nous passions nos étés là bas. Il y a un magnifique étang non loin du château.
Une feuille vola à l’intérieur de la voiture et se posa sur la robe d’Elisabeth.
_ Si nous arrivons à semer nos parents, peut être me ferez vous visiter pendant que les invités se remplissent la panse à nos frais? »
Un joli rire s’échappa de l’élue de son cœur qui acquiesçait.


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MessageSujet: Re: Le Premier Jour du reste de notre vie [rp en cours entre Vincent et Elisabeth]   Ven 2 Mai - 14:00


Le Premier Jour du reste de notre vie
Vincent & Elisabeth




* La jeune mariée ne savait déjà plus ou donner de la tête. A peine avait-elle dit oui et qu'un baiser les avait uni Vincent et elle qu'ils avaient pris leurs jambes à leur cou pour aller dans le carrosse et arriver le plus vite possible à la résidence secondaire de la famille Tanneur. Elisabeth rêvait que Vincent découvre ces lieux qui l'avait vu grandir et espérait elle aussi pouvoir élever ses enfants dans ce même lieu. * Il y a un magnifique étang non loin du château. *Vincent lui demanda avec son sourire si ravageur de lui faire une visite des lieux* Oh mais avec plaisir, après tous nous allons vivre ici et vous êtes dès à présent le maître de ce château, mieux vaut pour vous de le connaitre !!
* La calèche était à peine arrivé devant la grande porte qu'Elisabeth ouvrait déjà la porte et descendait de leur carrosse alors qu'il n'était pas tout à fait arrêté. Clèves par reflex suivit sa maîtresse comme il faisait depuis plusieurs semaines. La jolie demoiselle laissa son rire cristallin retentir* Venez Vincent, ou je vais vous semez !!! * Son mari écarquilla les yeux, elle était complètement folle mais il l'avait pourtant épousé en toute connaissance de cause, après avoir levé les yeux au ciel il sourit et descendit à son tours* Très chère vous trichez, vous connaissez déjà pleinement les lieux...*Elisabeth qui tenait les pans de sa robe pour courir, le regarda par dessus son épaule.* Vite on a pas beaucoup de temps...*Elle contourna la partie ouest de la demeure et poussa une petite porte en pierre et s'y faufila. Vincent la suivait dubitatif, Elisabeth elle riait comme une enfant en se précipitant à l'intérieur de ce passage secret.* Par ici les domestiques de nous verrons pas entrer..! *Ils arrivèrent dans une petite pièce qui donnait sur les cuisines.* Je passais des heures entières ici... Personne ne me cherchait à vrai dire donc je venais là où il y avait du monde pour pouvoir parler avec des gens. * Vincent s'approcha et lui retira un mouton de poussière qui s'était pris dans ces cheveux. La jeune Tanneur caressa la joue de son bien-aimé avant de déposer sur ses lèvres un baiser qui sembla comme volé au jeune homme. Voyant son époux si surpris elle rit à nouveau et se retourna brusquement pour partir en courant vers une porte qui s'ouvrit sur une domestique d'une quinzaine d'année.* Oh mademoiselle Tanneur...Qu'est ce que vous faites ici ?! *L'adolescente vit ensuite Vincent et rougit brusquement* Oh pardon...Madame Montespan je voulais dire...Monsieur le Marquis...*Elle se colla contre le mur pour les laisser passer. Elisabeth avait pris la main de Vincent pour l’entraîner avec elle.* Nadine reste calme on ne fait que passer...! *Et les voila déjà repartit. Elle se précipita dans le grand hall et tourna sur elle même faisant virevolter sa robe.* Le Grand Hall ! *Elle montra du doigt une lourde porte* Derrière le grand salon, et d'autre salle qui ne serve à rien...Puis plus loin encore une grande porte avec plein de vitre et quelques plantes c'est là où je vais lire quand il pleut, et cela donne sur le jardin où la réception va avoir lieu ! Mais venez j'ai d'autre endroit à vous montrez !! * Vincent acquiesça, elle semblait tellement heureuse que cela le rendait lui aussi heureux. Elle monta à toute allure les marches d'un magnifique escalier en marbre.* Plus vite j'entend déjà les grandes grilles du domaine qui s'ouvre...*Vincent la suivit en fronçant les sourcils* Elisabeth, je n'entend rien de tel...Etes vous sure mon amour ? * Elle s'arrêta en haut des marches les poings sur les hanches* Des plus sure même ! Et si vous doutez déjà de moi, j'hésite à vous faire découvrir plus de la demeure...*Il fit une mine abasourdit et la jeune femme en blanc repris sa visite* Et ne faites pas cette tête je suis des plus sérieuse..! *Vincent sourit* C'est bien cela qui me fait peur, je sais très bien que vous êtes sérieuse. * Elle posa son doigt sur une porte* Un petit salon privé ici, *elle en montra une autre* Une salle avec un magnifique clavecin, *Elle s'arrêta devant une porte après avoir monter d'autre marche et y posa le plat de sa main* Ici c'est ma chambre, mon ancienne chambre je veux dire, mais cette pièce restera la mienne et ne tenter pas d'y entrer, j'y ai mes secrets. *Elle lui fit un clin d’œil et courut jusqu'à une autre pièce qui avait une énorme porte en bois plusieurs marche plus haut et s'y adossa* Vous êtes près à découvrir un de mes endroits favoris ? *Il la pris par la taille en tournant la poignet* Je n'attend que cela...*Il lui avait susurré ces mots en poussant la porte. Devant leurs yeux, des centaines de livres dans des dizaines d'étagères qui recouvraient complètement les murs, une table, un fauteuil et un magnifique canapé avec plein de coussin au sol meublaient le reste de la pièce.* C'est magnifique Elisabeth....*Elisabeth se dirigea vers la fenêtre pour regarder dehors. Voilà que leurs parents respectifs arrivaient déjà près de la grande porte d'entrée. Les serviteurs cachaient leur panique en annonçant aux parents des jeunes mariés que ceux-ci avaient disparut. La jeune Marquise pouffa doucement de rire* Mon tendre amour....? * Il tourna la tête vers elle avec une mine interrogative* Nos parents sont là et je pense que nous disposons d'une dizaine de minutes avant qu'une chasse à l'homme soit lancée pour qu'on nous trouve.... J'ai encore deux trois pièce à vous faire avoir...*Il sourit et l'attira contre lui, avant de déposer un baiser dans son cou.* Laissez les nous chercher...Ils vont attendre que ma femme me montre ces deux trois pièces avant de lâcher les mousquetaires de mon père qui tiennent tant à vous d'ailleurs...*Elisabeth rougit un peu au sous entendu qu'il faisait, un petit reproche qu'il ne fera plus quand elle aura enfin un peu de temps pour tout lui dévoiler.* Allons y alors...*Elle referma doucement la porte de son havre de paix et alla vers le fond du couloir avant de pousser une porte* Voici la pièce qui à présent est votre bureau....On peut voir le petit étang dont je vous parlais quand on est assis à la chaise du bureau... Et de cette fenêtre-ci on peut voir le parc...*Elle fit un signe de main pour l'inviter à regarder. * Vincent fut des plus surpris de découvrir qu'il avait déjà une pièce rien que pour lui. D'ailleurs une bonne partie de ces affaires personnelles se trouvaient déjà disposées dans cette pièce à diverse endroit. Il semblait heureux. Elisabeth l'observait des plus amoureusement pendant qu'il regardait chaque recoin de cette pièce.* Cela vous plait..? * Il alla vers elle et la souleva par la taille ce qui la fit hurler de surprise avant de rire de pleine gorge* Je suis l'homme le plus heureux en ce jour si beau !! *Elle lui donna une tape sur l'épaule* Posez moi au sol que je puisse enfin vous montrez notre chambre...* Il la déposa délicatement sur le sol et eux qui jusque là n'avait cessé de courir dans les sens marchèrent doucement en direction de leur chambre main dans la main. Une fois devant la porte, elle fit une magnifique révérence.* A vous l'honneur...! *Le marquis poussa délicatement la porte et regarda autours de lui entraînant son épouse avec lui. Il semblait surpris. La chambre était des plus humble et de très bon gout. Pas de meuble superflus, ni de broderie des plus immondes.* J'ai choisi moi même la décoration et les meubles...J'espère que cela vous plait...*Il se tourna vers elle et commença une sorte de valse un sourire aux lèvres* Exactement comme je l'imaginais à vrai dire ! * Chose qui devait arriver arriva Clèves leur passa entre les jambes et cela les fit tomber grâce à dieu sur le lit. Ils échangèrent un regard un peu gêné, ils ne s'attendaient pas à se retrouver de si tôt dans leur lit conjugal. La Duchesse se releva rapidement et se recoiffa correctement à l'aide du miroir de sa coiffeuse qui se trouvait dans un coin.* J'ai encore un endroit à vous montrez et je pense que vous y passerez beaucoup de temps...! *Vincent hocha de la tête et se releva à son tours.* ELISABETH.....?? VINCENT....?? MONSIEUR MONTESPAN ?? MADEMOI...MADAME MONTESPAN ?? * Les jeunes époux se regardèrent? On les cherchait déjà. Vincent sortit de la pièce et se pencha pour regarder ou se trouvait les personnes à leur recherche.* Elisabeth...Pensez vous pouvoir me montrer ce lieu avant que ces messieurs les mousquetaires nous trouve ? Ils sont déjà au niveau du salon privé. * Elisabeth rit doucement et hocha la tête* Bien sur, dépêchons nous...* Elle lui pris la main et pris dans son autre main les pans de robes qui l'empêchaient de courir. Elle descendit les marches jusqu'à l'étage de sa chambre, il n'y avait qu'un palier entre eux et les mousquetaires. Vincent cru un instant qu'elle était complètement folle. Mais Elisabeth se dirigea vers sa chambre et poussa une tapisserie non loin de sa porte de chambre  qui révéla un escalier mal éclairé et des plus étriqué. Ils descendirent quatre à quatre les marches et arrivèrent sur une autre petite porte qui donnait sur le côté Est de la maison derrière un énorme buisson.* Personne en vu ? * Ils regardèrent de tout les côtés* Non c'est bon...*chuchota son époux. Elle l'attira donc en longeant le mur vers un petit bâtiment collé à l'immense demeure. Une fois dedans il comprit immédiatement* Les écuries...*Elisabeth hocha la tête* Votre cheval est déjà là, dans le plus grand box à gauche...Vous pouvez être certains que ce n'est pas ici que je vais venir vous dérangez..! *Il caressa son cheval quelques minutes puis alla d'un pas rapide vers Elisabeth et l'embrassa avec fougue et passion. Elle fut au début très étonner mais lui rendit rapidement son baiser. Après plusieurs longues minutes de tendresse, ils se détachèrent l'un de l'autre* Je pense que nos invités nous attendent.
* Vincent avait raison... Elisabeth posa sa main baguée sur son avant bras et l’enjoint à alla vers le jardin où se déroulait la réception et où se trouvait leur parent qui semblaient pour Monsieur le Duc très amusé et pour Madame de Montespan très irritée. Elisabeth fit un grand signe de main aux invités et entraîna avec grâce son époux en haut des marches d'une magnifique escalier* Je vous pris de nous excusez mais mon époux souhaitait vérifier que son fidèle destrier était bien dans les écuries !! *Elle déplia son éventail et sourit derrière pour cacher son mensonge. Après s'être éventer rapidement elle sourit avec délicatesse et fit un geste de la main pour montrer les buffets et domestiques qui déambulaient parmi les invités* Je suis des plus ravis de vous avoir à nos côtés aujourd'hui pour fêtez dans la joie et la bonne humeur le premier jour de notre vie à deux. Que Dieu soit des plus bienveillant avec nous et nous accorde prospérité...*Elle vit le regard de Madame de Montespan* et un héritier au plus vite. Sur ce nous  vous invitons donc à profitez comme il se doit de la réception !! *Vincent fit un pas en avant était venu son tour de faire un petit discours.*





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MessageSujet: Re: Le Premier Jour du reste de notre vie [rp en cours entre Vincent et Elisabeth]   Lun 5 Mai - 0:13



Le premier jour du reste de notre vie

Tous les regards se braquèrent sur le Montespan. Il se sentit obligé de faire un pas en avant. Quelle idée de faire un discours... Elisabeth était bien plus sociable que lui et il comprit qu'à l'avenir ce serait sa femme qui s'occuperait de leur relationnel à la cour. Elle lui lança un regard scintillant. C’est aussi ce que j'aime chez elle. Son côté chaleureux et ouvert. Vincent haussa la voix pour se faire entendre alors que les voitures arrivaient au grand galop les unes après les autres.
" Je vous remercie tous d'être venus célébrer notre amour naissant. Puissions nous mieux nous connaitre à partir de ce jour... Ou nous connaitre tout court, puisque je ne pense pas connaitre un seul visage dans l'assemblée.
Quelques rires s'échappèrent de la foule.
_ Je ne vais pas m'étendre sur notre bonheur car j'entends déjà quelques ventres crier famine. Personne n'aime écouter de jeunes mariés étaler leur joie après tout. Il fit un sourire amusé en voyant que l’auditoire était réactif.
Un homme d'un certain âge donna un coup de coude à sa femme qui lui lança un regard agacé.
_ Vous voyez, il n'y a pas que moi qui pense ça! Souffla t il.
Un domestique s'avança vers l'homme du jour avec des boissons et Vincent en attrapa une pour lever son verre.
_ Profitez de la fête autant que nous, mangez, buvez, dansez car... tel est notre bon plaisir.
Les applaudissements allèrent crescendo et l'on emboita le pas des jeunes mariés pour entrer dans la salle de bal, fuyant le nuage de poussière que causait l‘entrée des invités. La Montespan cacha son visage avec sa main, mortifiée devant le discours de son fils.
_ Je rêve ou le marquis vient de se foutre du roi? Guillaume restait dans un état second en haut de coursier. Adèle esquissa un sourire en descendant de son cheval. En l'absence de réponse de sa part, le mousquetaire se tourna vers son amie.
_ C'est pas un crime de lèse majesté?
_ Pas si c’est drôle.
Répondit calmement le capitaine des mousquetaires près d’eux.
La marquise travestie attrapa par la bride son cheval et celui de Guillaume pour les guider vers les écuries en lui lançant un regard lourd de sens. ça ne servait à rien de déblatérer. Parfois Guillaume était un peu lent à la détente.
Il finit par sourire à son tour et conclut à haute voix:
_ Je l'aime bien finalement ce bâtard.
_ Dis le plus fort, je crois que sa mère n'a pas bien entendu là bas.

_ Madame de Montespan, quel plaisir de vous revoir.

Elisabeth avala rapidement sa gorgée pour se tourner vers la provenance de la voix. Le prêtre dans sa robe de velours fit une révérence bien trop basse pour l'occasion et prit la main de la mariée.
_ Monseigneur de Guise! Merci de vous joindre à nous.
_ Je vous souhaite tous mes vœux de bonheur à vous et à votre charmant époux.
Jacques de Guise fit en l'air le signe de croix, un chapelet dans le creux de son pouce. Vincent le remercia d'une inclination de la tête.
_ Monseigneur a été là pour me guider à travers la foule lors de l’anniversaire de sa majesté.
Un tension parcourut la nuque du marié. Il n'avait aucune envie de se souvenir de cet épisode.
_ Et bien, je en vous remercie. Cela fait chaud au cœur de voir que les hommes d’Église se montrent toujours à la hauteur de leur réputation.
Jacques courba l'échine, se fendant d'un sourire. Il agita une main modeste pour balayer ce compliment:
_ Voyons ce n'était rien.
Vincent posa sa coupe de champagne vide sur le buffet, inscrivant dans son esprit qu’il en était à une coupe pour ne pas finir dans un sale état ce soir. L’heure était à la fête et on se laissait facilement aller dans ce type d’ambiance. S’occuper les mains et éviter d’avoir l’air idiot lorsqu’on ne savait pas quoi répondre au duc qui vous tenait la grappe depuis vingt bonnes minutes à propos de la chasse des sangliers bruns, là était l’origine de l’alcoolisme noble.
_ Vous officiez dans une église de Paris?
_ Une bien petite chapelle rue de Beauvois monsieur. Je serais ravi de vous accueillir pour une messe ou une confession si vous sortiez vous promener hors de la cour. Bien que cela serait très peu probable quand vous avez à votre disposition la chapelle du château. Je m’octroie le droit de rêver un peu.

Vincent sourit à sa remarque, il avait l’impression que chaque invité cherchait à se vendre. Au moins ce prêtre ne se faisait pas d’illusions.
_ Vous prêchez pour votre paroisse, je ne peux vous en blâmer.
Un petit homme à la perruque noire démesurée agita ses mains d’un air jovial et se fit une place vers Vincent.
_ Mon neveu! L’on se rencontre enfin!
Le marquis fit des yeux ronds. Il échangea un regard avec sa mère qui n’était jamais très loin, s’interrogeant sur la réelle signification du mot neveu dans la bouche de cet homme.
_ Monsieur, quel plaisir de voir que vous vous êtes libéré pour l’occasion. Susurra la Montespan en baisant la main du frère du roi.
_ Allons, je n’aurais manqué cela pour rien au monde! Les mariages sont mes fêtes préférées. Gloussa-t-il en passant son bras autour d’un jeune freluquet tout aussi pomponné que lui. Présentez moi à votre femme!
Elisabeth fit une révérence et lui fit la conversation sur un ton d’infinie politesse, offrant le temps qu’il fallait à Vincent pour reprendre contenance. On lui avait vaguement parlé d’un petit frère du roi qu’il avait toujours croisé de loin cependant, vu qu’il ne s’intéressait pas aux rumeurs, ce fut un choc de constater que Monsieur était plus efféminé que sa femme et qu’il ne s’en cachait pas. Pendant que son oncle parlait, Vincent ne pouvait détacher son regard de ses lèvres fines maquillées d’un rouge agressif. Son expression fit naitre le quiproquos que le Montespan était subjugué par ce que lui disait son oncle.
_ Vous êtes tout à fait adorables tous les deux. Je vous souhaite de vivre une aussi belle union que ma défunte femme et moi-même.
Les mariés le remercièrent avec un regard désolé.
_ A ce propos toutes mes condoléances… Je me souviens avoir été présente à vos fiançailles. Une femme charmante. Glissa l’air de rien la rouquine.
_ Oui c’est vrai. Répondit le duc d’Orléans d’un air distrait qui prouvait qu’il s’en fichait royalement. Il sourit à son neveu qu’il trouvait déjà assez sympathique pour lui parler boutique. Vous avez sûrement remarqué mon petit valet? Le garçon de quatorze ans tout au plus qui se tenait à côté croisa son regard. Je viens de m’offrir ses services. N’est il pas gracieux? Il fera un beau jeune homme plus tard.
_ Certainement.
Se contenta de répondre la mère du marquis.
Vincent ne plus réprimer un frisson de gêne. Elisabeth ressentait peut être la même chose puisqu’elle permit de se dérober aux mondanités.
_ J’aperçois Marc. *Elle tira légèrement la manche de son époux* Vous vous souvenez, c’est mon ami mousquetaire que je tenais à vous présenter. *Elle s’inclina respectueusement auprès du petit comité* Veuillez nous excuser.
_ Faîtes dont!
Répondit paternellement Monsieur.
_ J’entends que l’on m’appelle également…

Le coquet maintient fermement le poignet de l’ancienne favorite. Elle retourna, le regard froid.
Assistant aux retrouvailles des deux personnages, monseigneur de Guise se détourna pour prendre un chou à la crème.
_ Ne désirez vous pas entendre des nouvelles de sa majesté le roi?
Athénaïs dégagea son bras d’un geste ferme. Elle défia du regard Philippe qui finit par détourner le sien. « Mademoiselle de Tonnay-Charente » comme on aimait la nommer autrefois à la cour, se dérida en voyant qu’elle aurait toujours l’ascendant sur ce pathétique ersatz de sang royal. Philippe avait l’âme d’une femme et la Montespan bien moins, que pouvait on y faire? S’il n’avait jamais aimé l’amante de son frère, son regard de jade l’impressionnerait toujours. Une partie de croquet revint en mémoire de la mère du marié où elle avait laminé tout le monde sous le rire éclatant de Louis et le duc d’Orléans s’était défoulé sur des domestiques.
_ Sa grâce me fait toujours l’honneur de me donner des nouvelles à chaque noël. Mais je vous remercie de votre attention.

Adèle se mit à part pour pouvoir parler tranquillement.
_ Vincent, je vous présente Marc.
Elle enleva son chapeau avant de serrer franchement la main de Vincent.
_ Toutes mes félicitations! Je ne vous souhaite pas tout le bonheur du monde puisque je sais que vous l’aurez avec Elisabeth.
Le jeune marié essaya tant bien que mal de ne pas se faire broyer la main par la poigne du mousquetaire. Il avait un visage angélique presque androgyne du fait de ses joues bien rasées mais possédait des manières de soldat. Après avoir entendu chantées ses louanges par sa femme, Vincent aurait voulu le détester, ce rival qui connaissait depuis bien plus longtemps son aimée que lui même. Cependant face à ce sourire bienveillant, les choses s’avéraient plus compliquées que prévues.
_ Certainement. *Il fit un demi sourire avant de commencer la joute verbale pour savoir réellement à qui il avait à faire. Ami fiable ou premier amour platonique?* Alors comme ça vous êtes un ami de longue date d’Elisabeth?
_ Vincent…
Maugréa Elisabeth dans sa barbe, n’aimant pas le ton de sa voix.
Adèle échangea un regard avec sa meilleure amie:
_ On peut dire ça comme cela. *Il y eut un petit silence gêné où Vincent ne savait plus quoi demander sans être impoli* Vous avez pu un peu visiter votre nouveau foyer? Il est vraiment magnifique! Non loin de Versailles, vous pourrez vous esquiver facilement jusqu’à chez vous lorsqu’il y aura trop de monde. Plaisanta-t-elle à peine.
Elisabeth sourit:
_ Tout à fait! C’est plus ou moins ce que mon père et moi faisions chaque semaine à vrai dire…
_ Trop de cour tue la cour.
Annonça tout fier de sa trouvaille Guillaume qui s’avançait vers le petit comité.
Adèle remit sa cape droite par réflexe:
_ Guillaume tu te souviens de la mariée… Je te présente monsieur de Montespan. Guillaume est un de mes coéquipiers.
_ Enchanté monsieur.
_ Félicitations au fait!
_ Ce qui est bien maintenant, c’est que je ne risque plus être écrasé par la foule avec deux mousquetaires comme amis.

Adèle et Guillaume éclatèrent de rire. Vincent laissa sa garde de côté pour faire plaisir à Elisabeth d’une part et d’autre part car c’était le moment où jamais de se faire de véritables amis à cette réception. Je dois apprendre à me détendre maintenant… Je ne suis plus tout seul chez moi. Se répéta-t-il intérieurement pour se faire violence. Fi de son caractère associable. Il commençait une nouvelle vie et Elisabeth lui en voudrait certainement plus tard de ne pas avoir été sympa avec les mousquetaires qu’elle admirait tant.
_ … En tout cas, merci de m’avoir invitée, les autres dehors sont très envieux.
_ C’est normal! Si j’avais pu inviter toute votre garnison au lieu de ces gens je l’aurais fait, mais ma belle mère a souligné avec justesse qu’il n’y avait plus de place.
_ Ce qu’elle n’a pas osé te dire c’est sûrement qu’elle avait peur de se retrouver avec des meubles cassés et plus aucune nourriture pour les hôtes de marque. Et je la comprends!
_ Marc a pas tort, ce sont de vrais animaux même en société.
_ Dit il alors qu’il ne s’est même pas décoiffé…

Guillaume leva les yeux vers son crâne constatant son oubli.
_ Ah désolé. Vous pouvez me tenir ça? Demanda-t-il à Vincent en lui tendant son assiette contenant une part de gâteau. Vincent s’exécuta poliment et Elisabeth prit Adèle par le bras pour aller marcher plus loin avant qu’elle ne dise quoi que ce soit sur le comportement de Guillaume.
_ Laisse, ça ne lui fera pas de mal d’avoir une vraie conversation d’égal à égal avec quelqu’un d’autre. Ça doit sûrement être la première fois qu’il tient le couvert de quelqu’un d’autre.
En voyant Elisabeth pouffer de rire, la marquise de Jarjais se laissa entrainer plus loin.
_ Qu’est-ce que tu penses de lui? Sincèrement.
Adèle prit le temps de la réflexion.
_ Au départ quand j’ai compris que c’était lui qui t’avais fait pleurer, j’avais une appréhension sur cette union. Tu dois savoir que ça parle beaucoup sur vous dans tout Paris à cause de vos familles respectives mais… En vous voyant tous les deux je comprends que c’est justement parce qu’il a le pouvoir de te faire pleurer qu’il compte beaucoup pour toi. Donc… D’accord, je te donne ma bénédiction! Achevait elle avec un sourire mutin.
_ Quel honneur, merci! Répondit la mariée en rigolant. C’est vrai que c’était un peu compliqué ce jour là… Mais si tu me dit que s’il me fait à nouveau pleurer tu iras le battre pour de vrai, je me sentirais en sécurité.
Adèle fit la moue:
_ Te moque pas de moi… C’est venu comme ça quand je t’ai vu pleurer. Réflexe de mousquetaire ok?
_ Non mais c’était très noble…
La taquina Elisabeth avant de lui sourire.

_ Votre rencontre avec votre oncle aurait pu être pire. Il n’a pas amené son… ami de longue date.
Vincent reprit une coupe de champagne et jeta un coup d’œil à la dérobée à Jacques de Guise qui était revenu dans son périmètre comme par enchantement.
_ Oscar?
Jacques prit un air surpris:
_ Vous le connaissez?
_ Non pas vraiment… Je l’ai croisé à l’église. Quel affreux personnage…
_ Vous avez bien raison. Pour un homme d’Eglise comme moi, cela représente plus qu’un défi.
_ Si vous arrivez à le trainer dans un confessionnal, je m’engage à faire une donation pour votre paroisse.

La foule se fendit en deux pour laisser passer un octogénaire tremblotant qui se faisait aider par vraisemblablement sa fille. La Montespan vint l’accueillir avec le duc Tanneur.
_ Mon général! Il ne fallait pas vous donner cette peine…
_ C’est le plus vieux soldat de l’armée du roi. Il a servi pour Louis XIII. Expliqua monsieur de Guise.

Vincent hocha la tête en admirant les médailles sur sa redingote.
On se tut pour écouter la sagesse sortir de sa bouche. Il était très respecté bien que vieillissant de jour en jour.
_ Mariage pluvieux… … Mariage heureux!
Vincent et l’assemblée tournèrent leur regard vers les fenêtres qui laissaient passer les rayons du soleil.
_ Allez papa… »
Le général s’assit sous l’insistance de sa fille qui avait l’air d’avoir l’habitude des absences du vieil homme. Les conversations reprirent de plus belles étouffant quelques rires.
Le premier violon joua trois notes. Vincent se figea avant de chercher du regard Elisabeth pour qu’ils ouvrent la première danse. Elle posa sa main sur son épaule.

***

« Bon retour madame la comtesse!
L’au revoir de la Montespan résonna dehors. Adèle sortait d’une porte dérobée sous les applaudissements des mousquetaires qui avaient passé toute la journée à monter la garde dehors.
_ Bon j’ai réussi à sauver que 8 parts de gâteau, démerdez vous avec.
_ Y’en a au citron?

_ ça s’est plutôt bien déroulé non?
Demanda d’un ton tranquille le père d’Elisabeth sur le perron du domaine.
Athénaïs lui sourit:
_ A merveille.
_ Nos enfants resplendissaient, surtout au moment de la danse. Ça m’a rappelé mon propre mariage.
_ J’ai vu des joues pâlir de jalousie.
Se ravit la marquise.
Le duc fronça les sourcils avant de changer de sujet:
_ Il reste à se préparer pour la partie la plus importante. Je vous attends à l’intérieur.

Voyant la salle se désemplir, Vincent prit Elisabeth par la main et l’entraina de mémoire dans leur chambre. Il s’écroula sur le matelas, accueilli par les aboiement de Clèves.
_ Je ne sens plus mes pieds à force d’avoir dansé!
Ils se regardèrent et éclatèrent de rire.
_ Tu t’es bien amusée?
_ Oui!
S’exclama-t-elle en se décoiffant.
Il la détailla des pieds à la tête suivant du regard ses boucles châtains tomber le long de son dos. C’est ma femme. Il se le disait comme pour se persuader. La Montespan brisa ce moment de flottement où tout semblait possible sans frapper.
_ Très bien vous êtes là. Vous pouvez vous préparer. Vincent venez, on vous a libéré la chambre d’à côté pour te mettre en tenue. *Elle poussa un cri de terreur* Qu’est-ce que c’est que ça?? *Elle pointa son index vers la boule de poil qui s’était réfugié derrière le pied de lit en entendant les cris.*
_ Ah… C’est Clèves. On a décidé d’avoir un animal de compagnie pour commencer notre vie à deux…
Athénaïs fut parcourue d'un violent frisson et fit un pas en dehors de la pièce:
_ Quelle idée saugrenue... *Elle se protégea le nez avec sa main* Bon pressons, pressons!
Vincent arqua un sourcil, surpris et heureux de ne plus avoir à supplier sa mère de ne pas tuer le chien. Il se leva et suivit la marquise dans la pièce voisine. Son fidèle domestique l’attendait avec son habit de nuit.
_ Je vous laisse. La porte se referma en un claquement. Vincent et son valet se regardèrent en chien de faïence avant que ce dernier ne brise le silence.
_ Voulez vous vous retrouver seul avant le grand soir? »
Le marquis eut le souffle coupé et s’assit sur un fauteuil pour reprendre sa respiration. Il s’était plus ou moins préparé à cette soirée avec des livres interdits par la censure mais la journée l’avait distrait jusqu’à en oublier le stress de la nuit de noce. Il plongea sa tête dans ses mains et son valet posa ses affaires sur le dossier de sa chaise pour le laisser tranquille.

***

La Montespan se tenait bien droite à côté du lit pour regarder Elisabeth se mettre en chemise de nuit.
« Ne vous en faîtes pas si rien ne s’écoule, j’ai déjà prévenu votre père de cette éventualité.
La mariée fit volte face:
_ Je vous demande pardon?
La mère lui lança un regard désabusé d’un air de dire « pas de ça entre nous ». Elle était en effet persuadée que le mariage avait été consommé bien avant l’heure.
Le duc Tanneur entra dans la pièce et se mit derrière Athénaïs, fixant le sol.
Quand Vincent entra à son tour, tout de blanc vêtu, il avança lentement en direction d’Elisabeth. Il avait le cœur battant si bien qu’il s’arrêta juste devant elle pour attendre que l’on ferme la porte aux domestiques. Elisabeth tourna la tête vers les beaux parents avant de lancer un regard désemparé à son époux.
_ Je ne peux pas faire ça. Je suis désolée. Vincent, faîtes quelque chose pour contourner la tradition. Ce sont nos parents… Je ne veux pas qu’ils nous regardent… Consommer le mariage!
Elle avait murmuré sa requête, faisant s'interroger les parents sur ce qu'il se passait. Vincent prit une profonde inspiration. Lui aussi cela le gênait affreusement mais il savait que c’était indispensable pour officialiser le mariage. Il avait déjà essayé de parlementer avec sa mère quelques semaines plus tôt et cela avait finit par une conversation très déplaisante pour une mère et son fils.
Il se calma pour deux et encercla le visage d’Elisabeth de ses mains, l’obligeant à plonger son regard dans le sien.
_ Il n’y a que nous deux. »
Elisabeth voulut lancer un regard ailleurs mais il la maintint. Il goûta longuement ses lèvres avant de l’allonger sur le lit.



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MessageSujet: Re: Le Premier Jour du reste de notre vie [rp en cours entre Vincent et Elisabeth]   Mar 19 Aoû - 21:46


Le Premier Jour du reste de notre vie
Vincent & Elisabeth



*La jeune mariée ne savait plus où se mettre. Elle se sentait très bizarre, elle n'avait pas réellement appréciée. Evidemment elle avait toujours su que ce ne serait pas une partie de plaisir, ni même le moment le plus beau de son mariage et qu'elle ne vivait pas dans un conte de fée. Mais là, à ce moment précis elle se sentait des plus humiliées. Sa suivante l'avait aidée à se rhabiller après l'acte pour que les parents puissent observer les draps. Elisabeth avait bien saigné comme toutes les vierges et Madame la mère de son époux semblait des plus surprise. Son père osait à peine lever les yeux vers eux et se recula rapidement dans le fond de la chambre.* Puisse un héritier suivre de cette union rapidement...*Puis il ouvrit la porte. Madame de Montespan regardait sa belle-fille avec insistance et  se questionnait intérieurement au pourquoi du comment. Vincent qui s'était lui aussi remit en tenue de nuit regarda sa mère d'un regard noir.* Sortez mère maintenant. * Elisabeth était tournée vers la fenêtre qui donnait sur le jardin, et ferma doucement les yeux en entendant la porte se refermer sèchement. Son époux s'approcha près d'elle et l'entoura de ses bras délicatement.* Désolé mon tendre amour...*Elisabeth se retourna contre son époux et fondit en sanglot dans les bras de celui-ci.* Je ne me suis jamais sentit autant humiliée de toute ma vie Vincent...Votre...ta mère pensait que nous avions déjà consommé le mariage..Et sentir leurs regards...Je...*Elle leva ses yeux pleins de larmes vers lui* Ne laissez plus personne m'humilier de la sorte, je vous en pris..! *Il lui caressa la joue en lui essuyant doucement avec son pouce les larmes qui coulaient délicatement sur ses joues.* Je vous le promet.

***

*Plusieurs jours étaient à présent passés depuis le mariage. Elisabeth et Vincent passaient leurs journées à lire, parler ou bien se promener. Ce jour là était un jour merveilleusement beau. Le jeune Marquis était parti faire une balade à cheval pour faire le tour du domaine, une énième fois. La petite brunette avait déposé une grande nappe sur l'herbe et lisait allongée dessus, Clèves endormis contre elle. A vrai dire, Elisabeth était devant la même page depuis plus d'une heure sans jamais n'en lire le moindre mot. Elle avait la tête ailleurs. Vincent et elle avait réitéré l'expérience du premier soir et à dire vrai, elle avait pris beaucoup de plaisir à cette activité et sentait en elle des sensations que jamais elle n'avait ressentit avant cela. On sonna à la grande porte et en entendit la cloche, Elisabeth se releva rapidement et retroussa sa robe pour courir, pieds nus, vers la porte d'entrée. Elle ouvrit avant la domestique qui rit doucement. Depuis que le jeune couple avait emménagé dans la grande demeure, un air de cours de jeux c'était déployé. Elisabeth et Vincent se couraient après en riant dans la maison pour jouer, des parties de cache-cache étaient organisées régulièrement. Une atmosphère enfantine était présente et amusait beaucoup les serviteurs. Derrière la porte se trouvait un mousquetaire , que la jeune femme serra contre elle* Adèle...! Je suis tellement heureuse que tu es pu venir. * La mousquetaire fit de gros yeux en entendant son véritable prénom puis en voyant sa meilleure amie mettre son chapeau sur sa chevelure folle elle ne pu retenir un rire* Tu as insisté, et je ne pouvais pas te refuser ça. * Les amies se prirent par la main et la maîtresse de maison emmena son invitée sur la nappe dehors et demanda à ce qu'on leur apporte du thé et des sucreries* Adèle...Cette nuit..*Elle jeta des coups d’œil autours d'elle en baissant la voix sur le ton de la confidence* cette nuit, Vincent et moi-même avons...fait..*elle rougit et se racla la gorge* nous avons fait l'amour...Et tu n'imagines même pas ce que ça peut-être bon quand personne ne t'observe et que tu prend ton temps pour savourer le moindre moment, la moindre parcelle du corps de l'autre..*Les deux jeunes femmes explosèrent de rire quand la mousquetaire donna un claque sur le bras de son amie pour la faire taire. Les deux jeunes femmes prenaient tranquillement le thé en parlant à voix basse de secret quand un raclement de gorge se fit entendre. Elles se relevèrent rapidement et se retrouvèrent en face du marquis. Elisabeth retint un rire et alla déposer un baiser sur les lèvres de son époux qui ne semblait pas spécialement heureux de la position dans laquelle il les avait surprise ne connaissant toujours pas le secret d'Adèle.* Nous parlions justement de toi Ad...Admirable époux que tu ais *rattrapa t-elle comme elle pu* Marc et moi ! *Vincent et Marc se serrèrent la main. Adèle repris délicatement son chapeau qui était toujours sur la tête d'Elisabeth* Je vais vous laissez avec votre époux Madame de Montespan...j'ai assez abusée de votre hospitalité ! *Vincent hocha la tête et allait dire un truc quand Elisabeth fronça les sourcils et mis sa main devant elle pour ordonner le silence de son époux* Non. Je pense qu'il serait temps de dire notre secret à mon époux, qu'il comprenne plus amplement  notre relation et cesse de faire sa mine renfrogné de canasson à chaque fois qu'il te voit.  *Elle n'avait pas posée la question, même si son visage se voulait bienveillant comme toujours sa voix était autoritaire et sans aucune échappatoire. Adèle la regarda en chien de faillance ne sachant pas trop comment annoncer la chose ni même si elle avait assez confiance en Vincent pour lui faire parte de son secret qui s'il était révélé détruisait toute sa vie. Elisabeth soupira bruyamment voyant que son amie ne comptait pas pendre la parole. Son époux fronça les sourcils* Oh et toi ne me regarde pas comme ça ! Si Marc ne veut pas te dire, je ne peux prendre l'initiative de tout te dire à sa place...Sur ce je vous laisse tout deux seuls j'ai des choses à faire. * Elle déposa un baiser sur la joue de sa meilleure amie et un sur la commissure des lèvres de son mari. Les deux "hommes" la regardèrent en haussant un sourcil avec une mine interrogative.* Oh Pitié Vincent...Nous dînons à Versailles ce soir. Je dois me préparer et cela va prendre plus de temps que pour toi, regarde mes cheveux !! *Elle secoua sa tignasse en riant et partie d'un pas dansé vers l'intérieur de la demeure. Une domestique était venue pour ranger le goûter de Madame et sourit en la regardant fortement amusé et en s'éloignant laissa échapper un "J'aime quand ses cheveux sont fou comme elle les a ici"*




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MessageSujet: Re: Le Premier Jour du reste de notre vie [rp en cours entre Vincent et Elisabeth]   Ven 17 Oct - 23:00



Le premier jour du reste de notre vie


Vincent détourna son regard azuré du paysage de la calèche pour annoncer qu'on pouvait encore faire demi tour.
"Vincent... Susurra sa femme attendrie.
_ Personne ne remarquera notre absence au milieu d'un dîner. Et si on nous demande où nous étions, on aura qu'à dire qu'on se tenait dans le petit salon. Personne ne va jamais vérifier le petit salon.
Son sourire qu'il aimait tant fit fondre son stratagème.
_ Et décevoir nos admirateurs? Elle sortit de ses jupons une feuille de papier froissé. Un dessin y trônait, plus caricature qu'oeuvre d'art, représentant le jeune couple Montespan en train de se monter sur le trône derrière le dos du roi. Vincent lui prit la satyre des mains pour la poser sur la banquette. Il lui fit des yeux de cocker en se rapprochant de son visage.
_ Tu ne préférerais pas qu'on s'enferme à nouveau dans la chambre en se nourrissant de tartines et de tasses de chocolat comme on l'a fait la semaine suivant notre nuit de noces? * Il rit en y repensant* Mon valet m'a avoué que les domestiques s'étaient fait un sang d'encre mais n'osaient pas venir nous déranger pour nous demander si l'on désirait autre chose à manger.
_ C'est notre première apparition depuis notre mariage, les courtisans vont nous attendre au tournant. Nous faisons partie de ce milieu à présent, qu'on le veuille ou non."
Elle lui donna un peu de courage en l'embrassant tendrement. Le marquis battit en retraite et se rassit à sa place. Il faisait volte face à sa femme mais avait laissé sa main posée sur la sienne pour lui faire comprendre que ce n'était pas à elle qu'il en voulait. Elle était simplement la voix de la sagesse et ce n'était pas celle qu'il aimait le plus. Il aurait préféré l'entendre parler comme la camarade de jeux qu'elle était depuis leur union. Lorsqu'elle était déraisonnable, il se sentait pousser des ailes comme si rien n'était impossible. Leur nouvelle vie faite de liberté lui avait presque fait oublier qu'une fois mariés, les nobles se devaient de se plier à l'étiquette. Cela aurait été vécu comme un grand affront à la cour s'ils manquaient régulièrement les réunions à Versailles. Pourquoi faut il que cela se passe comme cela? Si père me laissait en paix, nous pourrions faire tout ce dont nous avons envie dans notre chez nous et nous ne le croiserions plus jamais... Il en serait aussi ravi que moi j'en suis certain. Mais voilà sa majesté avait dans l'idée d'asservir ses nobles pour qu'ils n'aient pas l'envie de le détrôner. Il en faisait des courtisans, de vulgaires marionnettes à la recherche d'un peu d'attention et les gardait au plus près de lui pour mieux les surveiller. Vincent ne savait comment réagir à ce retour à la réalité. On lui avait donné pour la première fois de sa vie l'opportunité de vivre comme il l'entendait et à présent il devait se placer dans la société mondaine en une toute autre personne. Ce soir il définirait comment les autres le verraient. Ce soir, c'était leur première. Mais le jeune homme ne savait pas très bien comment il aimerait qu'on le perçoive. Devait il rester avare de mots en grand seigneur distingué ou pouvait il se permettre quelques bons jeux de mots qui feraient de lui un ami recherché et controversé?
Pouvait il seulement se permettre d'être lui même ce soir?
"Après tout ce n'est qu'un dîner..." Souffla dans un soupir Vincent comme pour se persuader. Il crut sentir Elisabeth acquiescer dans son dos. Il se retourna vers elle. Etait elle nerveuse elle aussi? Si tel était le cas, elle n'en laissait rien paraitre. "Ma belle et fière femme."
Elle esquissa un sourire avant de détourner son regard, modeste sous ses compliments. Il lui caressa la joue d'un revers de main. Sa peau était anormalement froide.

***

"Sur ce je vous laisse tous deux seuls, j'ai des choses à faire!"
Adèle échangea un regard gêné avec le jeune marié. Un silence angoissant envahit la pelouse, laissant Adèle cogiter dur. Ce n'était pas juste ce qu'Elisabeth lui faisait endurer. Elle comprenait tout à fait son désir d'aplanir les choses avec son époux, c'était bien la dernière chose que la mousquetaire voulait que de créer des conflits là où il n'y en avait pas mais... Se rendait elle compte de l'ampleur de ses secrets? Toute sa vie était basée sur des mensonges et cela n'allait pas aider si la jeune femme commençait à révéler son identité à qui mieux mieux. Pendant un bref instant elle se maudit d'avoir jamais avoué son sexe à Elisabeth. Cela aurait été beaucoup plus simple si elle avait pris sur elle.
"Ahem... Que devez vous tant me dire monsieur que cela ne peut point attendre?
_ Que...? Et bien..
" Elle scruta le visage de son interlocuteur tout en tripotant nerveusement la plume sur son chapeau. Il n'avait pas l'air digne de confiance. Je suis désolée de penser ça Eli' mais il a beau être ton mari j'ai un mauvais pressentiment... Quelque chose dans son regard bleu électrique lui donnait la chair de poule. Pourtant ses traits étaient doux derrière une apparente austérité. L'idée lui vint subitement qu'il avait la même prestance que son père. C'était flagrant maintenant qu'elle y pensait. Peut être était ce ça qui la mettait mal à l'aise. Avec tous les préparatifs de son départ à bord de l'expédition espagnole, Adèle ne savait plus où donner de la tête. Ainsi elle ne se fia pas à son instinct pour cette fois, et espéra que le sang royal qui coulait dans ses veines faisait de lui quelqu'un d'aussi digne de confiance que sa majesté.
La mousquetaire pointa un index accusateur vers le visage surpris de Vincent.  "Jurez sur votre honneur que vous ne révélerez jamais rien de ce qui sera dit en cet instant. Jurez sur votre amour pour Elisabeth.
Que pouvait il bien avoir à dire de si important que cela nécessite presque un serment sacré? Ce petit jeu commençait à l'agacer mais le marquis prit sur lui car il percevait que quelque chose dans cette situation lui échappait et ce quelque chose allait lui être révélé. Il inclina respectueusement la tête.
_ Soit, je le promets. Je ne trahirais jamais votre secret... Pour Elisabeth.
La bouche de la jeune femme demeura scellée. Elle avait la gorge sèche.
_ ... Votre femme ne sera jamais qu'une grande amie pour moi. Il ne pourra jamais rien se passer entre elle et moi.
Vincent arqua un sourcil.
_ Encore heureux.
Adèle fut piquée au vif par la remarque désabusée du marquis. Se foutait il de sa gueule alors qu'elle était sur le point de remettre sa vie entre ses mains?
_ Croyez vous que cela est une sorte de farce? Nous nous connaissons à peine et je suis sur le point de vous révéler que je suis ...
_ Et bien?
_ ...
_ Etes vous désolé de me faire perdre mon temps?

C'était sorti tout seul.
Adèle explosa:
_ Rha que vous pouvez être prétentieux! C'est insupportable! Il est hors de question que je vous donne un prétexte pour me pendre haut et court juste parce que votre petit égo de mâle bourgeois vous commande d'agir de manière hautaine avec l'ami de votre femme. Si vous ne pouvez me faire confiance, faites au moins confiance à Elisabeth! Pour qui la prenez vous? Pour une femme de petite vertu qui se trimballe avec son amant mousquetaire partout où bon lui semble?
Les joues de Vincent virèrent au rouge écarlate.
_ Comment osez vous insinuer de telles choses?
_ Non c'est vous qui les insinuez avec votre regard et votre tête de six pieds de long à chaque fois que l'on se croise. Soyez un homme en étant franc!

Vincent ne put expliquer ce qu'il ressentit à ce moment là. C'était bien la première fois de sa vie qu'il était honteux. Marc était la première personne à lui faire face avec ses erreurs et à les agiter sous son nez. Il perdit de sa contenance et le Montespan se calma, amer.
_ Peut être bien... que j'étais jaloux. Mais admettez que la situation prête à confusion."
Adèle fit la moue. Elle avait crié un peu trop vite et un peu trop longtemps qu'elle n'aurait voulu. Elle se maudit intérieurement d'avoir été aussi abrupte mais il le méritait. En quelques sortes il l'énervait un peu et elle ne savait pas pourquoi. Mais maintenant qu'elle lui avait dit ses quatre vérités elle ne pouvait faire machine arrière. Adèle ne sut que rajouter, alors elle se décoiffa, laissant ses longs cheveux flotter au vent.

***

La vision de cet après midi le perturba alors qu'ils étaient bientôt arrivés. "Quel homme tout de même. Enfin..
Le rire d'Elisabeth emplit la cariole, tous deux savaient très bien de qui il parlait.
_ Je vois tout à fait ce que tu veux dire. Mais ne souffle mot à personne c'est entendu?
_ Je vous l'ai déjà promis des centaines de fois. Je voulais juste re dire que... Ton amie était digne d'être le héros d'une des histoires que tu aimes tant.
*Il baissa un peu la voix pour ne l'admettre qu'à demi mot* Je m'en veux un peu de m'être comporté de la sorte quand vous étiez ensemble.
_ C'est pardonné."


Si vous le dîtes à qui que ce soit, je vous embroche au bout de ma lame. Est ce clair?

Vincent déglutit en entendant résonner la menace d'Adèle dans sa tête. Maintenant qu'il savait qu'il était une femme, cela l'angoissait peut être davantage. Au moins ses menaces ne pourraient être mises à exécution avant un bon bout de temps maintenant qu'Adèle avait annoncé au couple son prochain départ.
Maintenant qu'il avait la preuve vivante qu'une femme pouvait se comporter en meilleur homme d'honneur que n'importe qui, Vincent se dit qu'il se devait d'être la hauteur en tant que mari. C'était un peu blessant pour son orgueil de se comparer à elle.


Un coup de bâton. Deux coups. trois coups.

"Le marquis et la marquise de Montespan!"
Les convives se levèrent pour les accueillir. Ils avaient manqué l'entrée.


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MessageSujet: Re: Le Premier Jour du reste de notre vie [rp en cours entre Vincent et Elisabeth]   Sam 10 Jan - 18:11


Le Premier Jour du reste de notre vie
Vincent & Elisabeth




* Mon dieu, elle qui avait pourtant passé une bonne partie de sa vie ici voilà le moment qu’elle redoutait le plus au monde. Sa véritable entrée en tant que femme marié, au bâtard du moins rien que ça, dans la haute société. Elle avait sortit une de ces plus belles robes, peut-être en avait-elle trop fait ? Quand les portes s’ouvrirent devant eux, elle se rendit compte qu’elle n’en avait surement pas fait assez. Elisabeth serra le bras de son époux pour lui faire comprendre qu’elle le soutenait quoi qu’il ne puisse se passer. Elle s’inclina une première fois, puis ils allèrent près de la table du Roi où ils s’inclinèrent une nouvelle fois. * Veuillez accepter nos plus plates excuses pour ce retard. * Le Roi observa Elisabeth et son fils avec un regard vide, Monsieur rit doucement en secouant la main* On excusera les jeunes mariés pour cette fois-ci ! * Le couple s’inclina à nouveau et partit à leurs places. Elisabeth se trouvait à côté d’une bourgeoise d’une trentaine d’année* Mademoiselle Tanneur, Oh excusez moi très chère, Madame la Marquise de Montespan ! * La bourgeoise pouffa de rire derrière son éventail* Vous êtes resplendissante. * Elisabet sourit amicalement* Mais vous de même et encore plus encore je pense Madame Auzac. Quel plaisir de vous revoir. * La noble hocha la tête doucement. Puis se retourna vers le Roi. Elisabeth trouvait cela atrocement long et ennuyant. Tant que le roi n’avait pas fini, ils ne pouvaient pas toucher aux petits fours. La jeune femme sentait déjà qu’elle allait avoir beaucoup de mal à tenir. Mais fut des plus agréable quand on lui adressait la parole et des plus souriantes avec chaque personne qui tournait un regard curieux en direction du couple. Une fois que le Roi eu fini il se leva et alla s’installer dans un grand siège indiquant aux courtisants qu’ils pouvaient à leur tours se remplirent la panse. Un soupir s’échappa de la bouche d’Elisabeth en se retenant à Vincent* J’ai bien cru que j’allais devoir manger ma voisine * lui chuchota t-elle, arrachant un sourire à son époux.* A présent, à nous de jouer ! * Elle voulu l’embrasser mais cela ne convenait pas aux bonnes moeurs d’embrasser, même son époux, devant tant que monde. Elle venait à peine d’attraper un petit truc à avaler qu’on lui tirait le bras* Elisabeth..! Votre mariage était somptueux,…. et votre robe,…. votre demeure..Votre époux est un très beau partit !….Nous avons hâte de voir le magnifique angelot que vous allez, nous l’espérons tous, bientôt concevoir.…* Les remarques de chacune des courtisanes qu’elle avait pu côtoyer durant ses temps à Versailles fusaient dans tous les sens. Elisabeth hochait la tête à ceci, souriait à cela, se cachait le visage de son éventail pour rire ou rougir un peu. Elle semblait parfaite dans son rôle. Le monde pullulait autours d’eux « comme des abeilles autours d’une fleur, ou des vautours au dessus d’une charogne » pensa la Marquise. Elle regarda au dessus de son épaule son mari qui lui aussi était abordé de tous les bords. La pauvre Elisabeth ne savait plus ou donner de la tête. Elle espérait que Vincent se comporte correctement et ne faisait pas son homme bourru comme il peut si bien le faire. Une fois libre de souffler un peu, la jeune femme se dirigea d’un pas délicat vers son époux et passa doucement son bras sur le sien pour le faire comprendre qu’à deux ils étaient fort et qu’elle était présente pour lui si jamais il se trouvait dans l’embarra. Elisabeth savait en effet comment se dépatouiller de n’importe laquelle des situations un peu embarrassante.*




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